Révélation incontestable de lautomne 2002, Les Corrections ont fait de Jonathan Franzen une « star » de la littérature internationale. Paradoxe : cet écrivain discret et pessimiste avait publié, quelques années au... > voir plus
Sans cesse les lecteurs disaient la même chose :
Lire me permet de maintenir un sentiment de quelque chose de substantiel (mon intégrité éthique, mon intégrité intellectuelle). La "substance" est plus que "ce gros livre". Lire me donne à "moi" de la substance. Cette substance est ressentie comme dotée de permanence.
Ce que la religion et la bonne littérature ont en commun, c'est que les réponses ne sont pas là, il n'y a pas de fermeture. Le langage des œuvres littéraires fait entendre quelque chose de différent à chaque lecture.
Mais quand Platon pleure la tradition orale et l'atrophie de la mémoire qu'induit l'écrit, moi, à l'autre extrémité de l'Ere de l'Ecrit, je suis étonné par la robustesse et la fiabilité des mots couchés sur papier.