ISBN : 9782081255173
Éditeur : Flammarion (2011)


Note moyenne : 3.48/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Ils disent que le Messie est toujours vivant.
Qu'il vit à New York en plein XXIe siècle.
Qu'il a des liaisons avec des hommes, engrosse les filles, soigne les malades et euthanasie les mourants...
Ils disent qu'il défie le gouvernement et bafoue le ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par kllouche, le 17 décembre 2011

    kllouche

    Roman particulièrement difficile à aborder de prime abord, j'ai eu du mal à trouver ma place dans cette lecture à vocation polémique.
    La couverture est particulièrement réussie. J'aime beaucoup la texture et je n'ai pas arrêté de la caresser tout le long de ma lecture. Les tâches de sang sur la tranche interpellent : si je ne m'abuse, tout est fait pour laisser penser que ce serait celui du Christ. Un clin d'œil que je trouve cohérent à la découverte du récit. Si l'aspect extérieur du roman est parfait, l'intérieur me dérange. le texte n'est pas justifié. Certaines lignes en sont donc fortement déséquilibrées. Et ça saute aux yeux.
    Le contenu lui me laisse plus perplexe. Nous découvrons la vie de Ben Zion Avrohom à travers les yeux des personnes qui ont partagées un moment de leur existence à ses côtés. On capte ainsi tous les différents aspects de sa vie, les différents éléments qui ont guidés son chemin. L'auteur nous montre l'aspect ambivalent du personnage. Il touche tout le monde, sans distinction sociale ou culturelle. le style de l'auteur rend d'ailleurs très bien compte des différents niveaux sociaux des personnages, Frey est parvenu à les caractériser par leur façon de parler.
    Je ne saurai dire si j'ai vraiment aimé. Malgré un thème/sujet polémique, l'histoire ne m'a pas plus intrigué que ça certainement parce que le personnage principal ne m'a pas vraiment convaincue. Je m'attendais à ce que l'auteur exacerbe davantage la transformation du Messie. Les milieux décrient en parallèle de celui de Ben Zion ne renversent pas assez les codes de la religion ou quand ils le font, les passages sont trop succincts. Je m'attendais à quelque chose de blasphématoire. Je l'ai eu mais ce n'était pas assez approfondi. Entendons-nous bien : le bouleversement du sacré m'a plu, la révolte était là et l'histoire de Ben Zion m'a touchée. Il aurait juste fallu un petit peu plus. L'idée est excellente, je suis un peu moins convaincue par son exploitation.
    Le message est simple : aimez-vous les uns les autres. C'est, à mes yeux, une façon bien trop réductrice de concevoir la venue du Christ comme elle est décrite par les catholiques. de même, Ben Zion est conçu comme l'antipode du Christ. Je ne suis pas du tout d'accord avec, une nouvelle fois, cette vision du personnage. Mais tout est question de conception des croyances.
    Au final, cet ouvrage m'a laissée septique. J'ai gardé mes distances avec le sujet sans parvenir à me faire un avis définitif. Il n'empêche que James Frey a parfaitement rempli sa mission : ce roman porte à débat !
    Merci Babelio et Flammarion pour l'envoi du livre.
    PS : nouveau florilège de fautes de frappe. Ca en devient n'importe quoi.
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    • Livres 3.00/5
    Par ATOS, le 26 mai 2012

    ATOS
    James Frey mériterait sans doute d'être lu dans la langue d' Uncle Sam. Mais Michel Marny nous donne ici une traduction collant parfaitement aux écritures de ce dernier testament.
    Et si cet écrit peut tourmenter nombre de lecteurs, on se doit de l'accepter pour entendre la parole de ce dernier messie créé de toute pièce par le désir des hommes. Car si ce messie prend corps c'est uniquement en réponse à l'attente séculaire des hommes. C'est sans doute le point le plus intéressant à retenir de ce récit.
    Les entrailles de New York sont habités par des peuples qui se voudraient prothétiques. La seule issue de notre survie serait l'amour décrit ici comme un coït planétaire. L'amour ou plus exactement le plaisir dans l'amour se voudrait être la seule voie menant à notre salut. Texte extrêmement pessimiste et regard trop restreint porté sur l'homme. L'homme mérite plus que le bonheur.
    Nous aurions aimé que James Frey nous voit avec plus de grandeur et que Ben,, le messie désigné nous éclaire sur l'épître de Mathieu 10,34 : Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée.
    Astrid SHRIQUI GARAIN
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    • Livres 4.00/5
    Par petite_fleur, le 02 janvier 2012

    petite_fleur
    Ce qui frappe de prime abord, c'est la sobriété de la couverture. Puis, on découvre la tranche du livre, intégralement recouverte de gouttes de sang. Enfin, quand je l'ai ouvert, j'ai tout de suite noté que le texte n'était bizarrement justifié que sur la gauche et qu'il n'y avait aucune marque du dialogue. Il s'agit en fait du récit de la vie de Ben Zion Avrohom, Messie du XXIe siècle, raconté par différentes personnes qui l'ont croisé : voisins, famille, rabbin, médecin... de la fille un peu paumée au médecin, tout le monde voit sa vie complètement chamboulée par sa rencontre avec Ben.
    Pourtant, le premier personnage nous le présente simplement comme un gars de banlieue, dans une zone un peu mal-famée, qui se drogue, vit au jour le jour grâce à un boulot de vigile sur un chantier. Jusqu'au jour où un grave accident, inexplicable, l'envoie à l'hopital où il va se remettre miraculeusement des blessures qui auraient dû le tuer. Il semble alors développer des pouvoirs de compréhension et d'appréhension de connaissances qui dépassent le commun des mortels. Dieu lui parle. Et son message est fait uniquement d'amour : il faut s'aimer, tous, quelque soit les considérations de sexe, d'âge, de religion, de couleur.
    Tous les témoins quasiment (exception faite du médecin et du chef de chantier peut être) sont des personnes perdues, à la recherche d'une rédemption, d'un signe, d'une main tendue. du coup, ces "témoignages" semblent vite orientés. Les personnages sont glauques, paumés, dépravés parfois, extrêmes. On observe à travers leurs yeux, dans leur langage propre, une société à la dérive, où tout est bon pour faire de l'argent. Celui-ci a pris le pas sur tout sentiment humain. Nous sommes proches de la Fin. Ben Zion est le seul à ne pas prendre la parole. Il n'a pas de Parole. Il est, il éprouve, il ressent mais surtout il fait ressentir aux autres, à ceux qu'il croise.
    Ce qui choque le plus au final, c'est qu'à travers cette critique de la société, à travers ce refus de toutes les religions, pour se recentrer sur la notion d'Amour, on se rapproche étrangement du message principal de toutes religions justement : s'aimer les uns les autres avant tout ! Dans un monde où les textes sacrés semblent complètement coupés des réalités de la vie moderne, ce texte fait réfléchir aux comportements des individus qui suivent aveuglément des directives qui leurs sont données, sans réfléchir à ce qu'ils veulent et à ce qui est bien. Ce message est vraiment bien traité et intéressant.
    Par contre, on pourra reprocher à l'auteur d'avoir parfois voulu en faire trop : certaines scènes virant à la provocation inutile où à la partouze collective ne sont peut être pas nécessaires. Et puis, cette vision des choses est peut être un peu simpliste par moment. Même si, je pense que le propos est surtout de recentrer sur l'essentiel, en mettant volontairement de côté tout ce qui est accessoire.
    Quant au style, j'ai plutôt apprécié cette approche par témoignages successifs, certains personnages revenant 2 ou 3 fois. Quelques longueurs sur la fin, ainsi qu'un final que je craignais plus sanglant (couverture + fin du Messie original obligent) et qui n'est qu'une pirouette un peu déroutante.
    En bref, un roman sûrement dérangeant pour certains. Mais que j'ai trouvé plutôt osé et intéressant, et qui porte à réflexion !
    Une petite citation pour finir : "Comme le Christ, Ben aimait de manière inconditionnelle et sans jugement ; il aimait les hommes et les femmes également, et ne faisait pas de distinction entre l'amour pour les femmes et l'amour pour les hommes ; il faisait sentir son amour à tous ceux qu'il rencontrait, et d'une manière qui n'avait rien à voir avec ce qu'ils avaient jamais ressenti ; et il comprenait que la religion ainsi qu'elle était pratiquée avait peu de rapport avec l'amour. L'amour est quelque chose que nous devons ressentir dans nos cœurs, et dans nos corps, et quelque chose que nous devons exprimer sans crainte d'être jugés ou damnés. L'amour est quelque chose qui est au-delà des règles et des dogmes. L'amour est au-delà du bien et du mal, de ce qui est permis et de ce qui est interdit. Et l'amour est au-delà de ceux qui n'en ont qu'une connaissance infime et n'en ont aucune expérience et qui décident de la manière dont il doit être éprouvé ou de qui a le droit de l'éprouver ou de l'exprimer."


    Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com/2012/01/le-dernier-testam..
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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 22 mars 2012

    Corboland78
    L'écrivain américain James Christopher Frey est en 1969 à Cleveland, Ohio. Ecrivain provocateur, son premier roman Mille morceaux, évoquait son addiction à la drogue et son parcours pour en sortir, un succès colossal aux Etats-Unis mais par la suite il devait avouer que tout n'était qu'invention, obligeant son éditeur à rembourser les lecteurs ! Depuis, il s'est créé un certain nombre de détracteurs et chacun de ses bouquins attise la polémique sur sa personnalité.
    Son nouveau roman, Le dernier testament de Ben Zion Avrohom, pourrait lui aussi soulever la controverse, cette fois dans les milieux religieux et intégristes, puisque James Frey imagine que Jésus est revenu sur Terre, à New York, de nos jours.
    Bien entendu, il s'agit d'un Jésus pas très orthodoxe ! Ben, ouvrier sur un chantier, réchappe quasi miraculeusement d'un accident qui aurait dû être mortel, aux dires des témoins et du médecin qui le traita, « Quelque chose ou quelqu'un, je ne sais quoi, ne voulait pas qu'il meure », avant de disparaître sans laisser de traces. Treize personnes qui ont croisé son chemin, donnent leur version de l'histoire. Sa famille, son frère, sa sœur et sa mère, confirment que dès sa naissance il présentait les signes d'un nouveau Messie, « son sang davidique, le jour de sa naissance qui était celui de la destruction du Temple de Salomon, le fait qu'il soit né circoncis. » D'autres encore, témoins indépendants (un avocat, un prêtre, une voisine, une jeune fille solitaire, un flic) l'ayant croisé à un moment ou un autre de leur vie, rapportent l'étrange charisme de cet homme qui se fait appelé Ben et son influence bénéfique sur leur existence. Tous sont formels, cet homme est le Messie revenu sur Terre, même si lui ne l'admets jamais formellement.
    A travers leurs témoignages, on voit Ben se dessiner sous nos yeux, un homme solitaire, très maigre, le corps couvert de cicatrices, ne mangeant pour ainsi jamais, connaissant les livres sacrés par cœur sans les avoir jamais étudiés, parlant des langues anciennes qui transfigurent ceux à qui il chuchote à l'oreille.
    Ben n'a qu'un seul message, l'Amour. Et c'est là que ça risque de faire grincer des dents, l'amour entre hommes et femmes certes, mais aussi entre hommes, entre femmes, partouzes pourquoi pas. James Frey balance quelques impertinences histoire de faire bouillir de rage les intégristes, « La Bible a été écrite il y a deux mille ans. le monde est différent aujourd'hui. Il faudrait considérer ces livres de la même manière que nous considérons tout ce qui est de la même époque (…) ils sont la parole des auteurs. Des hommes qui racontent des histoires. »
    Si vous n'aimez pas les romans d'apocalypse, passez votre chemin, par contre si vous êtes curieux, plongez-vous dans ce bouquin qu'on dévore, pressé de savoir comment il se termine, mais dont je ne vous dirai rien, bien évidemment. Personnellement, j'ai bien aimé, avec un petit bémol car ayant lu un exemplaire d'épreuves non corrigées, j'ai constaté des passages pas très bien écrits ou en mauvais Français, mauvaise traduction ( ?), j'espère qu'il n'en est rien dans la version commercialisée.
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    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 07 novembre 2011

    jostein
    Nul doute que ce roman de James Frey ne laissera pas indifférent. Il peut choquer, notamment les croyants car, Ben Zion Avrohom, sans toutefois jamais s'exprimer directement, remet en cause les religions actuelles.
    Mais, c'est aussi un livre passionnant, car sous la forme d'une vulgarisation, l'auteur reprend les grandes notions philosophiques sur la foi, l'amour et le pouvoir.
    Regardons tout d'abord la forme. Treize personnages ayant approché Ben s'expriment tour à tour et évoquent leurs impressions suite à cette rencontre. Unanimement tous reconnaissent son physique christique et le réconfort, le calme qu'il leur a apportés. le style des paragraphes est très différent puisque l'auteur l'adapte au narrateur. Et, je dois avouer que j'ai eu du mal à supporter certains langages. Mais l'auteur colle parfaitement au caractère de son narrateur.
    Visuellement, le livre de Flammarion fait inévitablement penser au sang tant répandu de Ben puisque les tranches du livre sont couvertes de tâches rouges. Plus on avance dans le récit et plus on pense à ces éclaboussures de sang.
    Maintenant, voyons ce que j'ai pensé du fond. Même si je n'adhère pas à toutes les réflexions de Ben, je reconnais que le sujet est parfaitement traité. Tout d'abord, Ben est epilleptique et cette maladie a souvent touché de nombreuses personnes ayant eu des apparitions (Jeanne d'Arc, Sainte Thérèse...).Ensuite, l'auteur remet en évidence le pouvoir abusif des religions, leur refus d'évoluer avec notre siècle, leur volonté millénaire de maintenir les hommes dans la peur, de les amener à gâcher une vie terrestre au profit d'une hypothétique vie éternelle. Ben Zion Avrohom remet en cause les livres saints qui ne sont ni plus ni moins que des romans dépassés, ne pouvant plus s'appliquer à notre époque moderne.
    " Il faudrait considérer ces livres de la même manière que nous considérons tout ce qui est de la même époque, en reconnaissant leur importance historique, mais sans leur accorder la moindre valeur."
    Dieu est infini, Dieu est amour. Ces deux notions sont parfaitement expliquées par notre messie. Par contre, la dérive de l'Amour vers des rapports sexuels multiples me fait davantage faire penser à une secte. Ben explique que le meilleur de rencontrer Dieu est au cours d'un orgasme. Dans les discours et les comportements de Ben, j'ai plus d'une fois penser à une secte bien que le leader très charismatique ne retienne pas ses fidèles contre leur gré et ne leur demande pas d'argent.Toutefois, son charisme pousse les gens à accepter n'importe quoi.
    " Nous le croyions, nous croyions tout ce qu'il disait, même quand c'était bizarre."
    Globalement, il me semble que ce roman exprime bien le malaise de la religion à l'heure actuelle, les contraintes que les religieux ou les dirigeants politiques imposent au peuple, soi disant pour le bien des hommes et des nations mais surtout pour assouvir leurs besoins de pouvoir.
    Dans ce monde actuel où l'homosexualité est reconnue, où les maladies nécessitent des modifications de comportement, où l'homme égoïste détruit la planète, comment doivent évoluer les instances religieuses?
    Comme toute foi implique le doute, l'auteur nous laisse avec beaucoup de questions à la fin de ce roman.
    James Frey a le courage de poser clairement les questions qui dérangent.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-le-dernier-testamen..
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Critiques presse (1)


  • LesEchos , le 30 août 2011
    Le messie s'invite à New York. Un évangile libertaire. Un livre sensation.
    Lire la critique sur le site : LesEchos

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Citations et extraits

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  • Par Myrtle, le 19 août 2011

    Comme le Christ, Ben aimait de manière inconditionnelle et sans jugement ; il aimait les hommes et les femmes également, et ne faisait pas de distinction entre l'amour pour les femmes et l'amour pour les hommes ; il faisait sentir son amour à tous ceux qu'il rencontrait, et d'une manière qui n'avait rien à voir avec ce qu'ils avaient jamais ressenti ; et il comprenait que la religion ainsi qu'elle était pratiquée avait peu de rapport avec l'amour. L'amour est quelque chose que nous devons ressentir dans nos cœurs, et dans nos corps, et quelque chose que nous devons exprimer sans crainte d'être jugés ou damnés. L'amour est quelque chose qui est au-delà des règles et des dogmes. L'amour est au-delà du bien et du mal, de ce qui est permis et de ce qui est interdit. Et l'amour est au-delà de ceux qui n'en ont qu'une connaissance infime et n'en ont aucune expérience et qui décident de la manière dont il doit être éprouvé ou de qui a le droit de l'éprouver ou de l'exprimer.
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  • Par Myrtle, le 15 août 2011

    Ma vie a été comme toutes les vies, longue, difficile, pleine de tristesse, de confusion et d'horreur, un rêve effrayant et difficile ponctué de brefs moments de joie. Et ainsi qu'il en est de toutes les vies, les moments de joie ne sont jamais assez fréquents ni jamais assez longs. Ils m'aident à continuer, de la même façon qu'un verre d'eau ou l'idée d'un verre d'eau pourrait m'aider à traverser le désert, sauf que le désert ne finit jamais, il fait des millions de kilomètres de long, et il ne finit jamais.
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  • Par Myrtle, le 15 août 2011

    J'ai commencé à aller pas bien, je commençais à réaliser que j'aurais peut-être besoin du crack que j'avais balancé. Je suis allée à la fenêtre et il était toujours là. C'était un genre de miracle qu'il avait pas été ramassé. Je sais que dans la Bible ils disent que les miracles c'est faire flétrir un figuier ou je sais pas quoi, mais dans le monde où je vis, le vrai putain de monde, un miracle c'est un flacon de crack qui reste par terre dans une cité plus de trois putain de minutes.
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  • Par Corboland78, le 01 novembre 2011

    Certains il les faisait asseoir à côté de lui sur le canapé pour leur prendre les mains et les regarder dans les yeux. Parfois il allait à la fenêtre pour leur parler tout bas. Certains il les emmenait dans la chambre, hommes et femmes, et il fermait la porte, et je savais qu’il les baisait, et les aimait, et les rendait meilleurs, comme il avait fait pour moi. Certains il prenait leur figure dans ses mains et les embrassait super léger. Je sais pas ce qu’il disait ou faisait à ces gens, mais ils partaient en se sentant mieux. Ils partaient différents. Ils partaient avec cette vraie foi dans leur cœur. Et ils en parlaient aux autres
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  • Par jostein, le 07 novembre 2011

    Il n'y a pas de parole de Dieu sur terre. Ou sinon, on ne la trouve pas dans les livres.
    Alors où la trouve-t-on?
    Dans l'amour. Dans le rire des enfants. dans un cadeau. Dans une vie sauvée. dans le silence du matin. Dans le bruit de la mer, le bruit d'une voiture. On la trouve dans n'importe quoi, n'importe où. c'est le tissu de nos vies, de nos sentiments, des gens avec qui nous vivons, des choses que nous savons être réelles.
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