(édition numérique)
Où est la fiction ? Et si la vérité possible ou essentielle de l’écriture était d’abord dans ce bousculement de toute certitude quant à la fiction ? Qu’on avait alors une chance possible de passer au-delà l’illusion du langage et le jeu des si... > voir plus
cette langue souple et apparemment simple, cette façon de « creuser ». le corps soigné, le corps écrit comme à contre coeur, le corps souffrant, le corps qui peint sa maladie et sa douleur cachée, l'intérieur peint, l'intérieur photographié, opéré, et puis le corps aimé et qui se sculpte, le corps nu et le sexe photographié. Tissage repris avec une ténacité distante et approfondissement.
L'intimité, le pouvoir médical et l'impuissance à penser le corps qui vit, l'amour et les corps, l'élan artistique et le besoin de reconnaissance, la vulnérabilité de l'artiste, la critique etc... en 85 pages.
Présentation du corps : j’ouvre, j’enlève, je referme, résume l’acte chirurgical éminemment plus complexe, se dit-on entre dieux que nous sommes presque.
Présentation des mots du corps et des mots de l’image du corps, et non autour, je rouvre la forme à donner, je reprends les mots, je les retourne, je ferme ce texte à la vie à lui donner, les formes sont multiples
elle n’a pas exposé les difficultés à traduire son corps dans la peinture comme toi dans la sculpture, nous ne partageons pas ses doutes ni mes doutes que je t’expose amplement sur l’écriture autour de chaque texte à chaque fois que tu en liras un, il n’y a qu’avec toi que je partage les moments de l’écriture en train de se faire, au moins les moments qui suivent et ceux qui précèdent, au plus près du corps qui s’écrit dans notre mouvement du jour, imprimant sa marque, le jour influence ou oriente le contenu du texte.
Les tabous donc qu’on ne transgresse pas : sexualiser un corps malade à soigner, son corps de l’autre côté du bureau est désexualisé, la pensée n’atteint pas cette sphère du corps..
..je m’occuperai de vos peintures, je m’occuperai de vos cordes malades, je ne m’adresse pas à la même personne, celle qui a peint, celle qui est malade, elles occupent le même corps, ont la même voix malade, se réunissent dans celle qui accomplit le geste de confier ses vingt et une peintures
Ces photos de nos cerveaux, anonymes et interchangeables, ne révèlent aucune clé ouvrant sur vos peintures, aucun germe d’un désir de peinture chez vous pourquoi chez vous et pas chez les autres ou chez moi ?, on ne peut comprendre que nous nous accordions autour de vos peintures, ni que plus tard si le désir vous en prend vous débordiez hors de cette peinture qui n’a pas de limites ou qu’il me prenne de déborder mon rôle d’aborder vos peintures,