Par Gabriel Trujillo Munoz

Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes)
Les Allusifs Editions 2009
ISBN : 2923682017  
Ajouter à mes livres

  > Lire > Modifier > Historique

QUATRIÈME ENQUÊTE DE MORGADO, LE PLUS PRIVÉ DES PRIVÉS. Mezquite Road nous entraîne beaucoup plus loin que les romans précédents dans l’enfer de la frontière entre la Californie et la Basse-Californie. La guerre qui oppose narcotrafiquants, proxénètes, patrons de salles de jeux, agents infiltrés du FBI, de la DEA, et autorités mexicaines corrompues est cette fois très sanglante et très explicite sur les rapports entre les latinos et leurs tout-puissants voisins du Nord. Chargé de retrouver un disparu, Morgado va nous montrer, en rebondissant à toute allure d’un règlement de compte à l’autre, que le vent qui souffle sur la frontière pue.

> voir plus

> voir toutes (3)

Critiques et avis sur Mezquite Road


Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par hoel, 2010-03-01 22:32:24

    bibliothèque

    Des années après l'avoir quittée, Miguel Angel Morgado retrouve à l'occasion d'une affaire la ville de Mexicali, celle-là même qui l'a vu grandir.

    Il est contacté par Atanasio, l'un des ses meilleurs amis, qui voudrait voir l'avocat enquêter sur la mort d'un autre ami, accro au jeu et retrouvé mort dans un hôtel minable, de la cocaïne avec lui. Certaine que la poudre blanche a été mise là pour l'incriminer, la veuve de la victime, qui aimerait bien le venger, demande à Morgado de découvrir qui l'a tué, et pourquoi.



    Morgado, rencontré tout d'abord dans Tijuana City Blues, est de retour dans ce qui est ici sa quatrième enquête. L'avocat, détective à ses heures perdues, est toujours un ardent défenseur des droits de l'Homme et travaille maintenant avec Amnesty International, ce qui n'est pas pour plaire à tout le monde.

    Comme dans ses précédents romans, Gabriel Trujillo Muñoz excelle dans les descriptions du Mexique, et plus encore dans celles de la frontière et de Mexicali, sa ville natale, où il est aujourd'hui professeur d'université... comme le personnage d'Atanasio.

    Ce dernier et l'avocat, amis de jeunesse, ayant combattu ensemble pour leur idéal politique, l'anarchisme, ne peuvent que constater les dégâts, observant ce qu'est devenu le Mexique d'aujourd'hui. Corruption des autorités, criminalité galopante, rapports conflictuels avec le voisin... : désabusés, et voyant leurs rêves de révolution s'éloigner, les deux hommes se contentent alors de refaire le monde.

    L'intrigue, quant à elle, est de bon niveau, avec ce qu'il faut d'action et de rebondissements pour tenir le lecteur en haleine.



    Dans la continuité des précédentes enquêtes de Morgado, Trujillo Muñoz poursuit avec Mezquite Road l'élaboration cohérente d'un cycle de grande qualité sur le Mexique d'aujourd'hui. Plus long, mais aussi plus abouti, ce roman noir allie intelligence du propos, écriture de talent et intrigue de qualité. Il n'y a plus qu'à espérer avoir des nouvelles de Morgado...

    Lien : http://hanniballelecteur.over-blog.com/article-mezquite-road-gabriel..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kathel, 2010-02-26 12:45:51

    bibliothèque

    Tout d’abord, la collection des Allusifs, 3/4 polar est une belle réussite, très soignée, avec son marque-page assorti, son beau papier et son format agréable. Les romans ne sont pas longs et conviennent à une lecture courte, entre deux, ou à des lecteurs moins boulimiques que d’autres ! Gabriel Trujillo Muñoz inaugure cette collection avec quatre romans concis, à classer en romans noirs, plutôt que policiers. Le personnage, Morgado, en est le même, mais commencer par le quatrième ne m’a pas gêné du tout dans ma lecture.

    Il faut se préparer en ouvrant ce livre à entrer tout de suite dans le vif du sujet. Le livre est court, mais aucune ligne n’est inutile, pas même dans les dialogues. Mezquite road est surtout passionnant pour sa descente dans les bas-fonds de la Basse-Californie : cercles de jeux clandestins, trafic de drogue, prostitution, flics véreux, intrusion d’agents du FBI… Ce n’est pas de tout repos pour Morgado de vouloir comprendre ce qui s’y passe réellement et l’action n’accepte aucun temps mort. L’amour de l’auteur pour sa ville de Mexicali, non dépourvu de la conscience de tout ce qui la gangrène, apparaît tout au long du roman, et le rend fort sympathique. J’ai trouvé quelques petites faiblesses dans la description des personnages féminins, et bien sûr, la brièveté du roman est un peu frustrante, mais je vous conseille de le découvrir si vous en avez l’occasion.



    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-gabriel-trujillo-munoz-m..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 0.00/5
    Par lostinbooks, 2010-02-18 21:47:45

    bibliothèque

    Bienvenue dans l’enfer de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis.



    Miguel Morgado, avocat et militant des droits de l’homme à Mexico, mais aussi privé à ses heures, revient, à contrecoeur, à Mexicali, ville de son enfance, à la demande de son ami anarchiste Atanasio.



    Morgado, défenseur de la veuve et l’orphelin, se trouve cette fois engagé par doña Teresa Sifuentes, veuve d’Hériberto, qui veut prouver au monde, en tout cas à la ville de Mexicali, que son mari assassiné, bien que joueur invétéré et coureur de jupons, n’était en aucun cas un narcotrafiquant.



    A peine entré en scène, notre ami Morgado se retrouve en pleine guerre entre narcotrafiquants, proxénètes, patrons de salles de jeux clandestines, agents de la CIA et du FBI, autorités mexicaines et femme fatale, tous corrompus jusqu’à la moelle.



    Ca bouge, ça cogne et ça tire. Gabriel Trujillo Muños entraîne son lecteur dans une intrigue très noire, efficace et musclée. J’ai retrouvé ici le punch de la première aventure de Morgado, le plus privé des privés, qui m’avait (un peu) déçue dans les deux titres suivants ("Loverboy" et "Mexicali City Blues"). Ici, le personnage de Morgado s’enrichit et dévoile de nouvelles facettes de sa personnalité, laissant l’espoir d’une suite prochaine de son histoire. C’est en tout cas ce que j’espère.

    Lien : http://perduedansleslivres.blogspot.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (4)

Citations et extraits de Mezquite Road


Ajouter une citation

  • Par hoel, 2010-03-01 22:43:02

    bibliothèque

    « - Et tu donnes des cours, aujourd'hui ?
    - J'ai quelques recherches à faire et je donne des cours, oui. Si j'expliquais à mes élèves comment on prépare un cocktail Molotov, ils seraient les premiers à me faire envoyer à l'asile ou en prison. Les temps héroïques révolutionnaires sont révolus. Aujourd'hui, plus personne ne rêve, Morgado. On ne pense qu'à la réussite, à s'en mettre plein les poches. Les jeunes d'aujourd'hui sont pragmatiques. Ils veulent du fric pour consommer, avoir un statut social, profiter...
    - La rébellion est encore vivante, Atanasio, ne sois pas pessimiste. Elle emprunte seulement d'autres chemins. »
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par hoel, 2010-03-01 22:42:19

    bibliothèque

    Il dut se rendre à l'évidence : à Mexicali, la vie était plus qu'ailleurs précaire, hâtive et saisonnière, et pas à cause de la chaleur extrême. « Une décharge d'électricité, songea-t-il. Un temps compact à l'extrême. Cette ville a plus évolué en un siècle que d'autres en mille ans. Ses habitants ressemblent à des lévriers de course. Ils foncent derrière un lièvre qu'ils ne pourront jamais rattraper, un lièvre qui représente les rêves de tout un chacun : l'argent facile, le pouvoir d'achat, les offres d'emploi, chimères qui deviennent parfois réelles, mais ont alors, pour la plupart, la vie trop brève. Ici, les cycles s'accomplissent en un instant. »
    En s'arrêtant à un carrefour, il eut l'impression de faire corps avec la foule des touristes gringos, des bonimenteurs sans lendemain, des marchands ambulants et des péripatéticiennes, des policiers impuissants ou corrompus, des Mixtèques implorants, des musiciens des rues souriants, des mendiants aveugles, des Chinois impassibles et des prédicateurs de la vieille bonne nouvelle ; de faire corps avec ce cirque de fauves domptés et de dompteurs plus féroces les uns que les autres en train de fermenter, mêlés, dans le même bouillon de culture.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par hoel, 2010-03-01 22:41:50

    bibliothèque

    Morgado ne prêta guère attention à l'avertissement. Dans son esprit miroitaient alors de vieilles images douloureuses du labyrinthe de fausses pistes et d'impasses qu'était devenue sa dernière enquête à Mexico, dans laquelle la bureaucratie policière n'avait cessé de faire obstruction à ses recherches. Le cas qui le préoccupait à présent était très différent, bien sûr, mais non sans points communs avec cette autre affaire. Ici, la victime n'était pas une personnalité, comme là-bas, mais un individu ordinaire, avec de rares qualités et de gros défauts, qui n'avait rien d'héroïque, n'était pas connu. Mais comme à Mexico, Morgado retrouvait des acteurs qui échappaient à la loi, une justice qui n'en était pas une, et la violence comme seul recours. « Arrête de raisonner en avocat, se dit-il, tu n'es pas à une table ronde sur les droits de l'homme mais dans la réalité. Où il y n'y a aucun droit qui vaille. Seulement des crimes irrésolus. »
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par kathel, 2010-02-26 12:46:08

    bibliothèque

    - Que puis-je vous dire de plus ? demanda la veuve en regardant Morgado. C’était malgré tout un brave homme.
    La maison où ils se trouvaient était une fournaise. Un rafraîchisseur d’air ronronnait sans arriver à diminuer un tant soit peu la chaleur qui régnait dans le salon, ce dont ne semblait aucunement se soucier la femme en deuil qui lui débitait une véritable hagiographie de son défunt mari comme s’il s’agissait d’une histoire connue par cœur à force d’être répétée.
    - Mon Heriberto était comme ça. Joueur, coureur, bon père et bon époux. Rien qui sorte de l’ordinaire.
    Morgado n’ouvrait pas la bouche. La chaleur l’abrutissait. Si elle lui avait au moins offert de la bière. Mais il n’y avait même pas d’eau dans la pièce.
    - Voilà pourquoi j’ai demandé à Atanasio, qui était son ami, et qui est le parrain de ma fille aînée, de m’aider à tirer l’affaire au clair. Vous savez à quel point il est difficile, pour une veuve, de demander une chose pareille. D’aller contre l’avis de tout le monde. On me dit de laisser mon Heriberto reposer en paix, de ne pas remuer toute cette gadoue. Mais ce n’est pas dans mon caractère.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

Faire découvrir Mezquite Road par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs de Mezquite Road (6)

Acheter Mezquite Road avec :