ISBN : 2746714361
Éditeur : Autrement (2010)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 54 notes) Ajouter à mes livres
Après une carrière dans la fonction publique - rayon « aides sociales » -, le narrateur, qui vient de partir à la retraite, adopte Léo (99 ans), qu’il croisait régulièrement dans la maison de retraite où il rendait visite à sa tante.

Léo est d’accord pour... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par marysedepe81, le 25 mai 2012

    marysedepe81
    Au cours des visites régulières à sa tante, l'auteur (50 ans) se lie avec Léo(99 ans), résident lui aussi dans la même maison de retraite. A la mort de celle-ci, il décide d'adopter Léo qui lui manquait trop. Entre les papiers d'adoption, les travaux à effectuer pour adapter sa maison à l'arrivée de Léo, et les copains perplexes, il se pose la question :"qu'est-ce qui me prend d'aimer les vieux? Un roman très court, trop peut-être? Une nouvelle plus qu'un roman qui fait que l'auteur ne fait qu' effleurer les choses et, malgré une certaine frustration, on prend plaisir à lire cette jolie histoire qui raconte avec pudeur et tendresse le naufrage de la vieillesse et le bonheur des tous petits riens d'un quotidien vécu à deux avec l' amitié en toile de fond.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par tessgeffroy, le 23 février 2012

    tessgeffroy
    une histoire d'adoption, très tendre, entre un homme et un parfait inconnu de 99 ans. La découverte peu a peu de l'un et de l'autre. des petits riens qui font du bien, qui font sourires, rires, une improbable entente. Mais la vieillesse arrive a grand pas avec tous ses tourments ....
    un livre tout a fait charmant sur les bons sentiments qu'on arrive si souvent à détourner, de peur de s'embarrasser ? (Ou de s'enrichir ?) 
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    Le narrateur de ce petit roman est un jeune retraité encore actif. Alors qu'il rend visite régulièrement à sa tante en maison de retraite, il finit par s'attacher à un des résidents, Léo. Aussi un jour lui vient l'idée d'adopter Léo, qui accepte de venir habiter à son domicile.
    "Je l'aimerai comme un enfant, sans avoir à l'éduquer"
    Léo a 99 ans et est un pensionnaire facile à vivre qui se contente de peu et sait rester immobile pendant des heures. Leur quotidien se déroule sans accroc, chacun trouvant dans l'autre une présence rassurante qui comble leur solitude.
    " Certains jours, en après-midi, il n'a envie de rien. Il s'installe alors au salon pour ne plus bouger. Il peut y demeurer pendant des heures. Je glisse un oreiller derrière son dos pour l'aider à tenir. Il attend quelqu'un… Plus tard, devant l'évidence que personne ne viendra, il se remet en route pour sa chambre ou la salle de bains. Voilà, c'est tout. Ça s'appelle vieillir. Jamais on ne raconte ces choses-là, bien sûr. Ça n'intéresse personne."
    Jusqu'au jour où Léo fait une chute... Hospitalisé, Léo finira par rentrer mais il ne sera plus jamais vraiment pareil. Léo perdant peu à peu toute sa tête, le narrateur va devoir faire face à la vieillesse et à la dégradation inexorable qui l'accompagne.
    " Il a suffi d'une chute et il est devenu vieux".
    Voilà un thème original sur un sujet assez peu traité : la vieillesse.
    Partant du postulat un peu improbable de l'adoption d'un ainé, Pierre Gagnon fait un portrait touchant de ces 2 hommes qui trouvent l'un dans l'autre une sorte d'amitié forte. On y trouve de belles pages sur les liens qui se créent, sur leurs silences et leurs non-dits. Pourtant ils se suffisent à eux-même.
    Mais c'est également une vision plus difficile de la vieillesse qui est donné : la mémoire qui s'en va par petits bouts, la perte d'autonomie et la folie qui guette. de son côté, le narrateur doit faire face à l'incompréhension des proches, la difficulté "pratique" de s'occuper d'une personne sénile, etc...
    "Un soir, je me suis allongé près de lui et j'ai lu, à haute voix, le Vieil Homme et la Mer. "Quand le jour pointa, le vieux avait parcouru plus de chemin qu'il ne l'espérait..." Ensuite, j'ai parlé à mon père décédé. Plus tard, aussi étrange que cela puisse paraître, j'ai eu une pensée pour le bureau, à cette période de ma vie où toute mon équipe appuyait mes décisions. Maintenant, je fais face à la prise de décision la plus difficile de ma vie, et je dois l'affronter seul. Je ne connais presque rien de Léo et j'ai réussi à l'aimer. Je suis fier de moi. Bientôt, il me faudra le rendre. Il me semble que l'on ne fait que ça de notre vivant, abandonner ceux qu'on aime."
    Pourtant, hélas, j'ai été un peu déçue par ce roman. Bien trop court, l'auteur ne fait finalement que survoler le sujet. J'aurais souhaité pénétrer au coeur de leurs pensées mais le ressenti de Léo n'est finalement qu'assez peu abordé et celles du narrateur ne sont qu'à peine suggérées.
    Si les thèmes sont difficiles, le recul un peu ironique du narrateur permet d'alléger le récit sans pour autant offrir à son texte la force que j'attendais.
    Bref, je suis restée sur ma faim...

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-mon-vieux-et-moi-pierr..
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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 02 novembre 2010

    ivredelivres
    C'est la photo qui m'a attiré, il était touchant ce vieux avec son pantalon godaillant et sa cravate de traviole.
    Les vieux je connais pour en avoir soigné pendant quelques années et puis parce que j'y vais vers le vieillesse à une vitesse sidérante et qui me fait peur.
    Le narrateur de cette histoire saugrenue est un jeune retraité qui ne rêve ni " de posséder un bateau ou une maison de campagne " , il a une vieille tante pensionnaire d'une maison de retraite, là il a fait connaissance de Léo et il verrait bien Léo lui tenir compagnie, remplir sa vie, il se dit "Je l'aimerai comme un enfant, sans avoir à l'éduquer" donc c'est décidé et une fois que les tracasseries administratives sont derrière lui le voilà avec un colocataire.
    La vie à deux s'organise " Léo est très agréable à côtoyer, fait jamais la gueule. Volontaire il participe à tout" bien sûr parfois il ne fait rien et reste là sans bouger devant la fenêtre " ça s'appelle vieillir. Jamais on ne raconte ses choses là, bien sûr. Ca n'intéresse personne"
    Les deux hommes s'apprivoisent de parties de cartes en virées au marché aux puces, le partage des tâches "Je fais le café, il grille le pain".
    Oui mais voilà avec les vieux il suffit d'un rien pour que tout bascule " Il a suffi d'une chute et il est devenu vieux" et la vie se fait plus difficile, le quotidien est devenu pesant. Léo ne reconnaît plus ses mains, prend le hamster pour un chat, chantonne toute la nuit, sème de l'urine dans toute la maison. Les nuits sont longues " Un soir, je me suis allongé près de lui et j'ai lu, à haute voix, le Vieil Homme et la Mer" notre narrateur est épuisé...parce que c'est dur les vieux, ils " ne dorment plus la nuit, dorment trop le jour (...) gênent le passage, s'emmerdent, souhaitent mourir et n'y parviennent pas"
    Un tout petit livre qui sans avoir l'air d'y toucher aborde tous les thèmes du plus léger au plus grave. L'humour fait tout passer même le plus difficile.
    A faire lire à tous les enfants qui ont de vieux parents, à tous les parents qui seront de vieux enfants, à toutes les familles, à tous les soignants, bref un livre à déclarer d'utilité publique.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/09/20/mon-vieux..
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 16 juin 2011

    canel
    Tout juste retraité de la fonction publique, le narrateur décide "d'adopter" Léo, un vieil homme presque centenaire auquel il s'est attaché en rendant visite à sa propre tante en maison de retraite. Pour cela, il réaménage sanitaires et chambre, et prend un petit animal de compagnie, sur les conseils de gérontologues. Une grande tendresse et un profond respect mutuel unissent les deux hommes, la vie est douce, les moments de grâce se succèdent, et puis... la santé de Léo se détériore. La dégringolade du vieil homme devient éprouvante, désolante mais le narrateur ne baisse pas les bras...
    Un formidable petit roman tour à tour drôle, émouvant, poignant. Une jolie leçon de courage, de tolérance et de respect.
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 16 juin 2011

    Léo est devenu vieux. Les vieux oublient, s'étouffent, font répéter, voient trouble, tombent, n'en veulent plus, en veulent encore, ne dorment plus la nuit, dorment trop le jour, font des miettes, oublient de prendre leurs médicaments, nous engueulent tant qu'on serait tenté de les engueuler à notre tour, pètent sans le savoir, répondent quand on n'a rien demandé, demandent sans attendre de réponse, échappent puis répandent, ont mal, rient de moins en moins, gênent le passage, s'emmerdent, souhaitent mourir et n'y parviennent pas... (p. 49).
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  • Par luocine, le 14 novembre 2010

    Souvent, il m’aide à prendre des décisions. Par exemple, lorsque j’hésite entre une émission télévisée plutôt qu’une autre, je lui cède la télécommande et il éteint, tout simplement.
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  • Par lapublivore, le 18 janvier 2011

    Un jour, Léo m'avait demandé :
    - Si tu l'aimes, pourquoi tu la prends pas avec toi, ta tante ? Tu serais pas obligé de faire tout ce trajet ...
    Depuis, chaque matin, seul devant la glace, cette question revenait me visiter.
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  • Par lapublivore, le 18 janvier 2011

    Je ne connais presque rien de Léo et j'ai réussi à l'aimer. Je suis fier de moi.Bientôt, il me faudra le rendre. Il me semble que l'on ne fait que ça de notre vivant, abandonner ceux qu'on aime.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par lapublivore, le 18 janvier 2011

    Lorsque j'ai accueilli Léo chez moi, les amis ont cru que je n'allais pas tenir, que j'allais le retourner, avec le hamster. Mais dès leur première visite, ils sont étonnés et s'exclament qu'il est formidable. Je ne peux m'empêcher de me demander s'ils pensaient voir un monstre.
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