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Critiques sur Qu'Il Etait Beau Mon Meccano (4)


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    • Livres 4.00/5
    Par GribouilleChat le 06/09/2009


    "Qu'il était beau mon Meccano! 21 leçons de choses" tient à la fois de Perec (Je me souviens) et de Barthes (Mythologies): l'auteur passe en revue, avec humour et légèreté, 21 objets qu'il a connus dans son enfance et sa jeunesse et qui sont tombés en désuétude aujourd'hui.
    Lire la suite sur mon blog.


    Lien : http://artetlitterature.blogspot.com/2009/09/la-nostalgie-est-toujou..

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    • Livres 5.00/5
    Par missfforde le 05/07/2009


    Qu'il était beau mon Meccano !
    Jacques Gaillard
    (Français)
    Collection Mille et une nuits
    179 pages environ
    Merci à Babelio (Masse critique) & Hachette
    Clic



    21 leçons de choses

    - L'anti-monte-lait

    - le berlingot Dop

    - L'oeuf mimosa

    - Les images du chocolat

    - Les dixièmes de la Loterie Nationale

    - Rintintin

    - La cuti-réaction

    - La "Nénette"

    - le Meccano

    - Les beaux buvards

    - L'Isetta

    - Les oreillons

    - le transistor

    - La laisse pour enfant

    - le cyclorameur

    - La petite Calor

    - L'Adagio d'Albinoni

    - La brique chauffe-lit

    - le slip Kangourou

    - le moulin à café

    - le silence



    Une introduction et un post-scriptum ("1964, signes du temps)


    *





    Il y a dans ce chosier, des choses que j'ai vues, d'autres que je connais, et enfin certaines que j'ai utilisées comme le meccano en fer ou le buvard (moche). & les cartes d'animaux dans les tablettes de chocolat, l'oeuf mimosa ou ce silence d'or ... & comme j'ai ri avec le slip Kangourou ...

    Je suis née en 1980 tout pile, et ce voyage dans le temps a été un vrai délice ... Moi nostalgique ? sans doute ...

    Mais c'est aussi parce que j'ai beaucoup apprécié la subtilité,le style, l'humour et les réflexions de Jacques Gaillard. Avec lui, ces objets qu'on qualifierait trop vite de banals gagnent leur lettre de noblesse. Chaque chose est prétexte à un savoureux voyage dans une "société d'antan" qui est si proche de nous et qui pourtant semble si éloignée ... En effet, l'auteur fait bien ressortir l'accélération des progrès techniques et scientifiques qui ont modifié et modifient radicalement notre façon de vivre (surtout à partir de la deuxième moitié du XXe iècle). A lire la leçon sur le berlingot Dop qui devient une véritable "épopée du Bain" ou encore celle sur la laisse pour enfant.

    "En tout cas, il faisait cloc-cloc-cloc et alertée par ce bruit caractéristique, une main venait couper le gaz. Sans elle, la catastrophe était inévitable. On prête parfois trop de pouvoir aux techniques : en fin de compte, la solution vient plutôt des humains.
    A ce titre, le modeste anti-monte-lait mérite d'être cité au palmarès de l'humanisme. Et honte à ceux qui aujourd'hui le confondent avec un sous-bock ou un cendrier plat."

    Je vous conseille de jeter au moins un oeil à ce très intéressant ouvrage que j'ai beaucoup apprécié. Quant au long post-scriptum c'est une riche reflexion sur le temps qui passe et notre rapport à l'Histoire ... et il amène à se poser de bonnes questions. Je termine d'ailleurs par cet extrait :

    "Comme il y a très longtemps l'eau de la clepsydre et la poudre du sablier, la marche des aiguilles rendaient sensible le temps qui passe. Ce fut d'abord un écoulement. Puis une marche. car une pendule ne peut avancer joliment que si elle marche, avec des aiguilles pour jambes ; et elle peut marcher que si elle prend appui sur du passé accumulé. Lorsqu'elle se contente de faire défiler des nombres, l'horloge est un énoncé sans discours. Ou plutôt, un discours minimaliste, dissipant l'illusion d'une épaisseur du présent. Cela conforte sa fonction de pure information, ou d'injonction irrécusable. Elle donne une heure sans mémoire et sans autre avenir que la minute suivante. Juste ou trompeuse, une telle horloge fonctionne, elle ne marche pas. le discours en tirera des métaphores instructives."


    Lien : http://missbabooshka.hautetfort.com/archive/2009/06/09/qu-il-etait-b..

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    • Livres 3.00/5
    Par thracinee le 19/06/2009


    Les chroniques sont amusantes à lire. Cet ouvrage regorge d'humour lorsqu'il traite des objets disparus. le ton change à la fin où l'auteur démontre que de simples objets de la vie courante dévoilent nos vies courantes et deviennent par là-même de formidables outils pour les sociologues et historiens.

    Je ne suis pas de la génération de l'auteur. Je ne connaissais pas tous les objets qu'il évoquait. A ce titre, je pense que cet un livre idéal à offrir aux sexagénaires ou aux personnes empruntes de nostalgie...

    Enfin, je donne une mention spéciale pour la couverture. Elle révèle l'esprit du livre tout en indiquant les thèmes abordés.


    Lien : http://thracinee.blogspot.com

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    • Livres 4.00/5
    Par Tamara le 03/06/2009


    Envie de quelques douceurs d'antan sans prendre de poids ? J'ai ce qu'il vous faut : dans Qu'il était beau mon Meccano, l'auteur (que je ne connaissais ni d'Ev de Camélia-Jordana ni de Soan (mettons-nous à la page)), vous fait monter une vague de nostalgie à l'âme, y compris pour des objets que l'on n'a jamais connus, c'est vous dire tout son talent.

    En "21 leçons de choses", Jacques Gaillard évoque tour à tour des objets aussi hétéroclites que l'anti-monte-lait, le berlingot Dop, et l'Isetta, aussi indignes que la laisse pour enfant ou le slip Kangourou, ou des trésors disparus comme les beaux buvards ou le silence. Mais avant tout, son érudition est baignée dans un coulis d'humour fort réjouissant. Ainsi :

    "Au bout de cent soixante-quatre épisodes, Rintintin disparut sans aboyer gare. On espéra pendant plusieurs semaines son retour à l'heure habituelle, comme s'il était parti courir la chienne en chaleur, à la manière banale des médors du quartier. Mais non, il s'était envolé, et Rusty avec lui, sans doute renvoyé dans son collège après ces aventureuses vacances dans l'Ouest."

    ou encore sur la laisse pour enfant :

    "Je vais vous dire le fin mot : la laisse était un truc de ménagère, qui autorisait le port d'un cabas dans l'autre main, et de longues haltes bavardes devant la boulangerie. A l'époque, élever un enfant, jusqu'à l'âge de la maternelle, c'était surtout empêcher qu'il meure de la typhoïde ou se fasse écraser. La laisse réglait la moitié du problème. De plus, elle évitait de laisser roupiller dans la poussette un feignant de trois ans capable de marcher tout seul." (n'est-ce pas ?!!)

    Mais loin d'être un catalogue, ce livre contient bon nombre de réflexions sur la société, son rapport à la consommation et la fulgurante progression de la science appliquée aux arts ménagers qui fait changer nos comportements et perdre la mémoire sur les précédents.

    Le dernier chapitre est un post-scriptum (1964, signes des temps) plus pointu, dans lequel l'auteur y va de ses métaphores et digressions pour mettre en exergue des concepts et des idées (comment l'arrivée du poste de télévision a entraîné la réorganisation des living-rooms autour d'un meuble : le canapé).

    Distrayant, intéressant, mixant légèreté et une véritable analyse de sujets moins futiles qu'ils n'y paraissent, ce recueil de leçons ne demande qu'à trouver place dans vos cartables, à côté des véritables petits biscuits secs…


    Lien : http://www.tamaculture.com/index.php/2009/06/03/quil-etait-beau-mon-..

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