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> Michel Pagel (Traducteur)

ISBN : 2846261474
Éditeur : Au Diable Vauvert (2009)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 82 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Les histoires, tels les gens, les papillons, les oeufs d'oiseaux, les coeurs humains et les rêves, sont des choses fragiles faites d'un matériau aussi peu solide ou durable que vingt-six lettres et une poignée de signes de ponctuation. Ou des paroles faites de sons e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Myrtle, le 16 juillet 2011

    Myrtle
    « Il y a tant de choses fragiles après tout »
    Le dernier recueil de nouvelles de Neil Gaiman étonne par la diversité de ses thèmes : horreur, merveilleux, poèmes, Gaiman, comme à son, habitude, s'amuse à entraîner son lecteur dans des mondes étranges, où le conventionnel n'a pas sa place.
    Le lecteur fan de notre auteur se délectera donc de la trentaine de nouvelles, tandis que le novice découvrira un univers aux multiples facettes, déroutant au début, puis terriblement attirant.
    Rappelons que Neil Gaiman collectionne à ce jour les prix littéraires, qu'il est un incorrigible touche-à-tout (bande dessinée, roman, poésie, cinéma, journalisme, chanson, théâtre !) et surtout qu'il est l'auteur des best-sellers Neverwhere, Sandman (un comic-book mondialement reconnu), American Gods (paru au Diable Vauvert), ou encore Coraline (récemment adapté au cinéma).
    Ainsi, sa renommée n'est plus à faire. Avec ce recueil, gageons qu'il satisfera ses fans autant qu'il se fera de nouveaux adeptes !
    Aucune nouvelle du recueil ne se ressemble. « Une étude en vert » est un mélange entre une histoire mi-Sherlock Holmes, mi-Lovecraft pour les monstres à tentacules qu'elle fait intervenir…
    « La présidence d'Octobre » met en scène les différents mois de l'année, réunis autour d'un feu de camp, occupés à se raconter des histoires.
    « le chemin caillouteux » narre quant à elle une anecdote réellement vécue par Neil Gaiman, qui s'est trouvé sur la route d'un fantôme… Ce dernier n'est évidemment pas la seule créature effrayante du recueil : vampires, morts vivants, hulster ou encore Ombre, le héros d'American Gods se promènent dans ces courts récits.
    Des choses fragiles comprend également une poignée de poèmes, d'une ou deux pages pour la plupart. Notre auteur revisite ainsi le conte de Barbe Bleue dans « La chambre dissimulée ». Il s'amuse à raconter les pensées d'un vieillard hantées par les fées dans « La grand'roue féérique ».
    De nombreux thèmes dans de courts textes très amusants à lire à haute voix selon leur auteur (Nous confirmons !)
    Placés sous le signe du rêve, le quotidien n'est pas absents de ces histoires : dans « Comment parler aux filles pendant les fêtes », ce sont deux jeunes adolescents qui découvrent de séduisantes filles de leur âge, malheureusement venues d'ailleurs…
    On trouve donc une bonne d'ose d'humour noir et même de cruauté dans ces nouvelles qui risquent de beaucoup vous amuser. C'est ici que le format de la nouvelle nous fait enragé : plongé dans une nouvelle, la dévorant, nous sommes en un clin d'oeil arrivé à sa fin… alors que nous en voulons encore ! Pas de panique, heureusement, Des choses fragiles comprend une trentaine de courts récits addictifs.
    Les aficionados et ceux qui veulent en savoir plus sur Gaiman n'ont pas été oubliés par les éditeurs du Diable vauvert. le livre comprend ainsi une introduction de l'auteur qui nous révèle le sens du titre du recueil : « Je crois que je préférerais me souvenir d'une vie gaspillée en choses fragiles que passée à éviter toute dette morale. » Ces mots me sont venus dans un rêve et je les ai couchés sur le papier à mon réveil, sans trop savoir ce qu'ils signifiaient ni à qui ils s'adressaient. »
    Il explique également l'origine de chaque nouvelle, pour qui il l'a initialement écrite et pour certaines, ce qu'elle représente. On apprend ainsi que la nouvelle « D'étranges petites filles » est à la base une série de très courtes nouvelles, écrites pour accompagner le CD de Tori Amos, Strange Little Girls.
    Pour « Goliath », Neil Gaiman indique : « Ils veulent que tu écrives une nouvelle, m'a appris mon agent il y a plusieurs années. Elle sera publiée sur le site web d'un film qui n' est pas encore sorti : Matrix. Tu vas recevoir le scénario. J'ai lu ledit scénario avec intérêt et j'ai écrit ce texte qui a été mis en ligne environ une semaine avant la sortie du film. Et qui y est toujours. »
    Des informations croustillantes que dévore le lecteur ! Idem pour l'annexe en fin d'ouvrage. Une rapide biographie de l'auteur renseigne les nouveaux fans et une interview nous renseigne de ses derniers projets…
    Un ouvrage qui contente autant notre quête d'imaginaire que notre côté fan boy/fan girl !
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    • Livres 5.00/5
    Par Taraxacum, le 25 mars 2014

    Taraxacum
    Des choses fragiles contient tellement d'univers différents qu'il faudrait pouvoir mettre une note pour chacun des textes! C'est d'ailleurs souvent le cas pour les recueils de nouvelles.... le plus marquant , tout du moins pour moi, c'est la superbe réécriture d'"Une Étude en rouge", "Une étude en vert" où quand Doyle rencontre Lovecraft. C'est brillant, bien écrit, parsemé de petits indices qu'un lecteur attentif et au fait du canon holmésien relève, plutôt à la seconde lecture d'ailleurs, une fois que la révélation finale lui ouvre les yeux!
    Celle-ci, donc, de nouvelle, est géniale mais ça ne veut pas dire que le reste du recueil ne m'a pas plu: certaines étaient un peu moins prenantes que d'autres, mais c'est , à mon avis, empli de suffisamment de perles pour satisfaire les lecteurs les plus difficiles.
    C'est la première fois que je lisais un ouvrage de Neil Gaiman nouvelliste et je l'ai trouvé à la hauteur de ses romans.
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    • Livres 4.00/5
    Par snybril, le 23 juillet 2010

    snybril
    J'aime l'imaginaire de Neil Gaiman, j'admire sa connaissance encyclopédique des mythes et des légendes, je me prosterne devant son talent et la magie de ses contes de fées modernisés, puissants, dramatiques et oniriques. A l'instar des groupies face à la belle gueule d'un chanteur de variétés douçâtres, je perds toute raison devant mon romancier favori.
    La parution d'un nouveau livre de sa plume est chose rare et imprévisible. Et soudain, au détour d'un rayonnage chargé de papier, je l'aperçois. le désir monte alors et je me soumets docilement à l'acte d'achat, tel une preuve de ma soumission. Mes autres lectures en cours sont alors oubliées, délaissées, le temps que je comble ma soif.
    Mais la gloire et l'estime ne reposent finalement que sur des Choses Fragiles, tel est le titre du dernier livre de Neil Gaiman que je m'apprête à critiquer.
    Première constatation, il s'agit d'un recueil de nouvelles. J'avais adoré son premier recueil Miroirs et fumées. Surtout, que mu par une sorte de d'égocentrisme de bon aloi, Neil Gaiman se fend toujours d'une préface à rallonge dans laquelle il présente ses textes. Petites anecdotes, réflexions sur la quête de l'inspiration, tranches de vie et parfois il révèle ses trucs de magicien, quelques recettes qui rendent ses textes exceptionnels. Lire la préfaces à postériori éclaire souvent les nouvelles d'une lumière originale, échauffe l'imagination, raccourcit la distance entre le créateur et ses fidèles.
    Je me suis donc attelé à lire la première nouvelle, la rencontre entre le monde de la logique froide du célèbre Sherlock Holmes et les tentacules visqueux de H.P. Lovecraft. Si le texte est bon, j'avoue avoir été déçu de découvrir par la préface que le thème original et excitant n'était qu'une contrainte imposée d'un appel à texte.
    La qualité des textes est inégale, elle oscille entre le moyen et le très bon. Si l'art du maitre transpire à chaque page, je n'ai pas trouvé trace de l'exceptionnel auquel j'étais habitué. Parfois Neil Gaiman reconnaît avoir raclé les fonds de tiroirs, remplis de vieux textes non publiés et à peine remaniés afin de remplir le recueil.
    Il reste quelques perles comme cette histoire de zombie, ces poésies pleines de rythme, autant de trouvailles qui me réjouissent et me confortent dans mon adoration pour le romancier. Peut-être suis-je partial ? Que je ne veux pas voir la flamme du talent qui s'étouffe ? Il n'empêche que je suis resté un peu sur ma faim.
    Malgré tout, le moindre des brouillons de Neil Gaiman surpasse aisément les textes dont je me contente habituellement. Quand on est monté aussi haut, il faut du temps pour redescendre.

    Lien : http://oiseauchanteur.blogspot.com/2010/07/ladmiration-dun-oiseau-ch..
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    • Livres 5.00/5
    Par LeManegeDePsylook, le 30 octobre 2013

    LeManegeDePsylook
    J'ai lu ce livre dans le cadre du thème d'octobre: Horreur/Halloween.
    Il fait 477 pages et j'ai mis 3 petits jours pour le lire tellement j'ai aimé. Il contient 31 nouvelles et poèmes tournant tous autour du thème du fantastique, pourtant, il entre tout à fait dans la thématique du mois car l'atmosphère en est plutôt sombre.
    Je n'étais nullement perdue dans les mondes créés pour la simple et bonne raison que pas mal de textes tournaient autour de grands mythes de la littérature du genre: Cthulhu, le phoenix, Matrix, les vampires, le Grendel, etc…
    Le style de l'auteur est particulièrement agréable, très facile à lire, rapide également, on entre facilement dans les histoires – j'avoue que c'est ce que je redoutais le plus, que les nouvelles soient trop courtes et que je n'arrive pas à m'immerger dans les différents récits… mais non, je m'y suis retrouvée comme un poisson dans l'eau.
    Par contre, j'ai eu une grosse préférence pour les nouvelles qui faisaient moins de 20 pages: ce sont celles qui sont, pour moi, les plus fortes émotionnellement parlant, je les ai trouvé plus angoissantes que les autres ou finalement, j'ai trouvé les nouvelles trop longues et on s'y perd. Heureusement, il n'y en avait quand même pas beaucoup.
    En conclusion, j'ai vraiment adoré et je tenais à remercier la super amie qui me l'a offert pour Noël 2010: merci Jess, tu as fait un choix excellent. Oui, je sais, 2010, ça fait presque 3 ans maintenant, mais ne raffolant pas des nouvelles, je craignais de ne pas aimer…
    Bref, si vous aimez le fantastique, si vous aimez les histoires un peu bizarres, parfois glauques, je ne peux que fortement vous conseiller ce recueil de nouvelles. Dans le genre, ce fut juste un régal !

    Lien : http://arestismomenta.wordpress.com/2013/10/30/des-choses-fragiles-n..
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    • Livres 4.00/5
    Par Sephrenia, le 29 novembre 2010

    Sephrenia
    J'adore les recueils de nouvelles parce que ça se picore comme une boîte de chocolat et que, même s'il y'a une unité, rien n'oblige à les lire toutes. J'en ai gardé certaine pour plus tard, soigneusement rangée dans un coin de mon esprit. "Des choses fragiles" est une petite merveille bourrée de poésie et de fantastique. le style de Gaiman est léger et sombre à la fois, nous amenant tranquillement d'une Londres victorienne peuplée de créatures lovecraftiennes en passant par une assemblée de mois de l'année jusqu'à une histoire qui aurait eu sa place dans "American Gods".
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Citations et extraits

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  • Par Myrtle, le 16 juillet 2011

    J’habitais toujours Edgware et me rendais au travail par la Northern Line. Un soir que je rentrais chez moi en métro, nous venions de passer la gare d’Euston ; la moitié des passagers étaient descendus -, j’observais mes compagnons de voyage au-dessus de mon Evening Star et me demandais qui ils étaient, qui ils étaient réellement, à l’intérieur : la mince jeune femme noire qui griffonnait dans son bloc-notes, la petite vieille dame au chapeau en velours vert, la fille au chien, le barbu au turban… La rame s’arrêta dans le tunnel. Du moins ce fut ce que je crus : je crus que le métro s’était arrêté. Tout devint très silencieux. Puis nous arrivâmes à Euston ; la moitié des passagers descendirent. Puis nous arrivâmes à Euston ; la moitié des passagers descendirent. J’observais les autres en me demandant qui ils étaient, qui ils étaient réellement, à l’intérieur, quand le train s’arrêta dans le tunnel et tout devint très silencieux. Ensuite nous fûmes secoués avec une telle violence que je crus à une collision avec un autre train. Puis nous arrivâmes à Euston ; la moitié des passagers descendirent. Puis le train s’arrêta dans le tunnel et tout devint très… (Le service normal reprendra dès que possible, chuchota une voix au fond de ma tête.) Cette fois, quand le train ralentit à l’approche d’Euston, je me demandai si je n’étais pas en train de devenir foi : il me semblait être prisonnier d’une boucle vidéo. J’avais conscience de ce qui se produisait, mais je ne pouvais rien faire pour y changer quoi que ce fût, rien faire pour en sortir. La jeune femme noire assise près de moi me fit passer un mot : SOMMES-NOUS MORTS ? avait-elle écrit.
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  • Par Myrtle, le 16 juillet 2011

    J’habitais toujours Edgware et me rendais au travail par la Northern Line. Un soir que je rentrais chez moi en métro, nous venions de passer la gare d’Euston ; la moitié des passagers étaient descendus -, j’observais mes compagnons de voyage au-dessus de mon Evening Star et me demandais qui ils étaient, qui ils étaient réellement, à l’intérieur : la mince jeune femme noire qui griffonnait dans son bloc-notes, la petite vieille dame au chapeau en velours vert, la fille au chien, le barbu au turban… La rame s’arrêta dans le tunnel. Du moins ce fut ce que je crus : je crus que le métro s’était arrêté. Tout devint très silencieux. Puis nous arrivâmes à Euston ; la moitié des passagers descendirent. Puis nous arrivâmes à Euston ; la moitié des passagers descendirent. J’observais les autres en me demandant qui ils étaient, qui ils étaient réellement, à l’intérieur, quand le train s’arrêta dans le tunnel et tout devint très silencieux. Ensuite nous fûmes secoués avec une telle violence que je crus à une collision avec un autre train. Puis nous arrivâmes à Euston ; la moitié des passagers descendirent. Puis le train s’arrêta dans le tunnel et tout devint très… (Le service normal reprendra dès que possible, chuchota une voix au fond de ma tête.) Cette fois, quand le train ralentit à l’approche d’Euston, je me demandai si je n’étais pas en train de devenir foi : il me semblait être prisonnier d’une boucle vidéo. J’avais conscience de ce qui se produisait, mais je ne pouvais rien faire pour y changer quoi que ce fût, rien faire pour en sortir. La jeune femme noire assise près de moi me fit passer un mot : SOMMES-NOUS MORTS ? avait-elle écrit.
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  • Par MarcBibliotheca, le 12 janvier 2011

    Les histoires, tels les gens, les papillons, les oeufs d'oiseaux, les coeurs humains et les rêves, sont des choses fragiles faites d'un matériau aussi peu solide ou durable que vingt-six lettres et une poignée de signes de ponctuation. Ou des paroles faites de sons et d'idées, abstraites, invisibles, disparues sitôt prononcées. Et pourtant certaines, simples et minuscules, ont survécu à ceux qui les ont racontées.
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  • Par Naanou, le 21 septembre 2012

    Tout ce qu'il avait jamais fait et qu'il eût été préférable de ne pas faire. Tous les mensonges qu'il avait proférés - à lui-même ou à d'autres. La moindre petite douleur, et tout les grandes. Tout cela lui fut soutirée détail par détail, lambeau par lambeau. Le démon arracha la couverture de l'oubli, arracha encore et encore jusqu'à dénuder la vérité - et ce fut plus douloureux que tout le reste.
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  • Par TrepanBouB, le 06 juillet 2011

    1. Le Bateleur (Le Magicien)

    On demanda au valet du conte de Saint Germain si son maître vivait bien depuis mille ans comme, selon la rumeur, il le prétendait.
    "Comment le saurais-je ? répondit l'interpellé. Je ne suis au service du maître que depuis trois cents ans."

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