Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Michel Pagel (Traducteur)

ISBN : 2846261474
Éditeur : Au Diable Vauvert (2009)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Les histoires, tels les gens, les papillons, les oeufs d'oiseaux, les coeurs humains et les rêves, sont des choses fragiles faites d'un matériau aussi peu solide ou durable que vingt-six lettres et une poignée de signes de ponctuation. Ou des paroles faites de sons e... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (7)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Myrtle, le 16 juillet 2011

    Myrtle
    « Il y a tant de choses fragiles après tout »
    Le dernier recueil de nouvelles de Neil Gaiman étonne par la diversité de ses thèmes : horreur, merveilleux, poèmes, Gaiman, comme à son, habitude, s'amuse à entraîner son lecteur dans des mondes étranges, où le conventionnel n'a pas sa place.
    Le lecteur fan de notre auteur se délectera donc de la trentaine de nouvelles, tandis que le novice découvrira un univers aux multiples facettes, déroutant au début, puis terriblement attirant.
    Rappelons que Neil Gaiman collectionne à ce jour les prix littéraires, qu'il est un incorrigible touche-à-tout (bande dessinée, roman, poésie, cinéma, journalisme, chanson, théâtre !) et surtout qu'il est l'auteur des best-sellers Neverwhere, Sandman (un comic-book mondialement reconnu), American Gods (paru au Diable Vauvert), ou encore Coraline (récemment adapté au cinéma).
    Ainsi, sa renommée n'est plus à faire. Avec ce recueil, gageons qu'il satisfera ses fans autant qu'il se fera de nouveaux adeptes !
    Aucune nouvelle du recueil ne se ressemble. « Une étude en vert » est un mélange entre une histoire mi-Sherlock Holmes, mi-Lovecraft pour les monstres à tentacules qu'elle fait intervenir…
    « La présidence d'Octobre » met en scène les différents mois de l'année, réunis autour d'un feu de camp, occupés à se raconter des histoires.
    « le chemin caillouteux » narre quant à elle une anecdote réellement vécue par Neil Gaiman, qui s'est trouvé sur la route d'un fantôme… Ce dernier n'est évidemment pas la seule créature effrayante du recueil : vampires, morts vivants, hulster ou encore Ombre, le héros d'American Gods se promènent dans ces courts récits.
    Des choses fragiles comprend également une poignée de poèmes, d'une ou deux pages pour la plupart. Notre auteur revisite ainsi le conte de Barbe Bleue dans « La chambre dissimulée ». Il s'amuse à raconter les pensées d'un vieillard hantées par les fées dans « La grand'roue féérique ».
    De nombreux thèmes dans de courts textes très amusants à lire à haute voix selon leur auteur (Nous confirmons !)
    Placés sous le signe du rêve, le quotidien n'est pas absents de ces histoires : dans « Comment parler aux filles pendant les fêtes », ce sont deux jeunes adolescents qui découvrent de séduisantes filles de leur âge, malheureusement venues d'ailleurs…
    On trouve donc une bonne d'ose d'humour noir et même de cruauté dans ces nouvelles qui risquent de beaucoup vous amuser. C'est ici que le format de la nouvelle nous fait enragé : plongé dans une nouvelle, la dévorant, nous sommes en un clin d'oeil arrivé à sa fin… alors que nous en voulons encore ! Pas de panique, heureusement, Des choses fragiles comprend une trentaine de courts récits addictifs.
    Les aficionados et ceux qui veulent en savoir plus sur Gaiman n'ont pas été oubliés par les éditeurs du Diable vauvert. le livre comprend ainsi une introduction de l'auteur qui nous révèle le sens du titre du recueil : « Je crois que je préférerais me souvenir d'une vie gaspillée en choses fragiles que passée à éviter toute dette morale. » Ces mots me sont venus dans un rêve et je les ai couchés sur le papier à mon réveil, sans trop savoir ce qu'ils signifiaient ni à qui ils s'adressaient. »
    Il explique également l'origine de chaque nouvelle, pour qui il l'a initialement écrite et pour certaines, ce qu'elle représente. On apprend ainsi que la nouvelle « D'étranges petites filles » est à la base une série de très courtes nouvelles, écrites pour accompagner le CD de Tori Amos, Strange Little Girls.
    Pour « Goliath », Neil Gaiman indique : « Ils veulent que tu écrives une nouvelle, m'a appris mon agent il y a plusieurs années. Elle sera publiée sur le site web d'un film qui n' est pas encore sorti : Matrix. Tu vas recevoir le scénario. J'ai lu ledit scénario avec intérêt et j'ai écrit ce texte qui a été mis en ligne environ une semaine avant la sortie du film. Et qui y est toujours. »
    Des informations croustillantes que dévore le lecteur ! Idem pour l'annexe en fin d'ouvrage. Une rapide biographie de l'auteur renseigne les nouveaux fans et une interview nous renseigne de ses derniers projets…
    Un ouvrage qui contente autant notre quête d'imaginaire que notre côté fan boy/fan girl !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par snybril, le 23 juillet 2010

    snybril
    J'aime l'imaginaire de Neil Gaiman, j'admire sa connaissance encyclopédique des mythes et des légendes, je me prosterne devant son talent et la magie de ses contes de fées modernisés, puissants, dramatiques et oniriques. A l'instar des groupies face à la belle gueule d'un chanteur de variétés douçâtres, je perds toute raison devant mon romancier favori.
    La parution d'un nouveau livre de sa plume est chose rare et imprévisible. Et soudain, au détour d'un rayonnage chargé de papier, je l'aperçois. le désir monte alors et je me soumets docilement à l'acte d'achat, tel une preuve de ma soumission. Mes autres lectures en cours sont alors oubliées, délaissées, le temps que je comble ma soif.
    Mais la gloire et l'estime ne reposent finalement que sur des Choses Fragiles, tel est le titre du dernier livre de Neil Gaiman que je m'apprête à critiquer.
    Première constatation, il s'agit d'un recueil de nouvelles. J'avais adoré son premier recueil Miroirs et fumées. Surtout, que mu par une sorte de d'égocentrisme de bon aloi, Neil Gaiman se fend toujours d'une préface à rallonge dans laquelle il présente ses textes. Petites anecdotes, réflexions sur la quête de l'inspiration, tranches de vie et parfois il révèle ses trucs de magicien, quelques recettes qui rendent ses textes exceptionnels. Lire la préfaces à postériori éclaire souvent les nouvelles d'une lumière originale, échauffe l'imagination, raccourcit la distance entre le créateur et ses fidèles.
    Je me suis donc attelé à lire la première nouvelle, la rencontre entre le monde de la logique froide du célèbre Sherlock Holmes et les tentacules visqueux de H.P. Lovecraft. Si le texte est bon, j'avoue avoir été déçu de découvrir par la préface que le thème original et excitant n'était qu'une contrainte imposée d'un appel à texte.
    La qualité des textes est inégale, elle oscille entre le moyen et le très bon. Si l'art du maitre transpire à chaque page, je n'ai pas trouvé trace de l'exceptionnel auquel j'étais habitué. Parfois Neil Gaiman reconnaît avoir raclé les fonds de tiroirs, remplis de vieux textes non publiés et à peine remaniés afin de remplir le recueil.
    Il reste quelques perles comme cette histoire de zombie, ces poésies pleines de rythme, autant de trouvailles qui me réjouissent et me confortent dans mon adoration pour le romancier. Peut-être suis-je partial ? Que je ne veux pas voir la flamme du talent qui s'étouffe ? Il n'empêche que je suis resté un peu sur ma faim.
    Malgré tout, le moindre des brouillons de Neil Gaiman surpasse aisément les textes dont je me contente habituellement. Quand on est monté aussi haut, il faut du temps pour redescendre.

    Lien : http://oiseauchanteur.blogspot.com/2010/07/ladmiration-dun-oiseau-ch..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Sephrenia, le 29 novembre 2010

    Sephrenia
    J'adore les recueils de nouvelles parce que ça se picore comme une boîte de chocolat et que, même s'il y'a une unité, rien n'oblige à les lire toutes. J'en ai gardé certaine pour plus tard, soigneusement rangée dans un coin de mon esprit. "Des choses fragiles" est une petite merveille bourrée de poésie et de fantastique. le style de Gaiman est léger et sombre à la fois, nous amenant tranquillement d'une Londres victorienne peuplée de créatures lovecraftiennes en passant par une assemblée de mois de l'année jusqu'à une histoire qui aurait eu sa place dans "American Gods".
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

  • Par Gromovar, le 25 octobre 2010

    Gromovar
    Sur la couverture du recueil "Des choses fragiles" de Neil Gaiman il est écrit "Nouvelles et merveilles". J'imagine qu'on fait ici référence au "Démons et merveilles" de Lovecraft. Mais si le maitre de Providence nous offrait des démons et des merveilles, le recueil "Des choses fragiles" contient certes des nouvelles, mais en revanche peu de merveilles.
    Neil Gaiman a rassemblé entre deux couvertures un peu tout ce qu'il a écrit : des nouvelles déjà publiées ou non, des poèmes, des textes écrits pour des sites web ou des pochettes de disque, etc... Quel est l'intérêt de cette collection ? Je le trouve plutôt faible. L'ouvrage contient un certain nombre de bonnes nouvelles, dont je vais parler dessous, et beaucoup de pièces totalement inutiles. Artisan d'un fantastique merveilleux à la Méliès, Gaiman produit beaucoup de textes dont la narration est faible, existant seulement pour justifier l'existence d'un contexte. Ce n'est que lorsqu'il s'inspire, volontairement ou non de Lovecraft, que j'ai pris plaisir à le lire.
    Que gardé-je ?

    Lien : http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/10/fragiles-oui-superfe..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par MarcBibliotheca, le 12 janvier 2011

    MarcBibliotheca
    L'auteur britannique Neil Gaiman est depuis quelques années et des romans tels que Neverwhere (1996), Stardust (1999) et American Gods (2001) considéré comme l'une des figures les plus marquantes de la littérature de l'imaginaire en ce début de 21ème siècle. le fantastique, la fantasy, la science-fiction, Gaiman semble réussir tout ce qu'il touche. En 2006 sort le recueil Des choses fragiles : Nouvelles et merveilles, reprenant poèmes, nouvelles et le court roman le Monarque de la Vallée où l'on retrouve le héros d'American Gods.
    Une longue introduction explique la genèse de la plupart des textes et le recueil se termine sur un entretien inédit de l'auteur...
    ...
    Article complet : Cliquez sur le lien ci-dessous !!!

    Lien : http://bibliotheca.skynetblogs.be/archive/2011/01/12/des-choses-frag..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

> voir toutes (9)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par sakura230, le 15 mai 2013

    Elle aura la vie sauve cette nuit là encore, jusqu'a ce qu'il s'ennuie, ou que l'imagination la trahisse. Elle ne sait pas où patientaient les histoires avant d'être contées.
    Mais 40 voleurs cela sonne bien, donc 40 voleurs ce sera. Elle espère avoir gagné encore une poignée de jours.

    Ainsi préserverons - nous nos vies par d'improbables tours.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par sakura230, le 15 mai 2013

    Ainsi donc, comme toutes les irruptions de l'étrange et du bizarre dans mon univers, ces évènements restent inexpliqués. Ils ne sont pas en forme d'histoire.
    Dans ma mémoire ne demeurent qu'un sourire jaune et noir - et l'ombre de la peur qui l'a suivi.

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Myrtle, le 16 juillet 2011

    J’habitais toujours Edgware et me rendais au travail par la Northern Line. Un soir que je rentrais chez moi en métro, nous venions de passer la gare d’Euston ; la moitié des passagers étaient descendus -, j’observais mes compagnons de voyage au-dessus de mon Evening Star et me demandais qui ils étaient, qui ils étaient réellement, à l’intérieur : la mince jeune femme noire qui griffonnait dans son bloc-notes, la petite vieille dame au chapeau en velours vert, la fille au chien, le barbu au turban… La rame s’arrêta dans le tunnel. Du moins ce fut ce que je crus : je crus que le métro s’était arrêté. Tout devint très silencieux. Puis nous arrivâmes à Euston ; la moitié des passagers descendirent. Puis nous arrivâmes à Euston ; la moitié des passagers descendirent. J’observais les autres en me demandant qui ils étaient, qui ils étaient réellement, à l’intérieur, quand le train s’arrêta dans le tunnel et tout devint très silencieux. Ensuite nous fûmes secoués avec une telle violence que je crus à une collision avec un autre train. Puis nous arrivâmes à Euston ; la moitié des passagers descendirent. Puis le train s’arrêta dans le tunnel et tout devint très… (Le service normal reprendra dès que possible, chuchota une voix au fond de ma tête.) Cette fois, quand le train ralentit à l’approche d’Euston, je me demandai si je n’étais pas en train de devenir foi : il me semblait être prisonnier d’une boucle vidéo. J’avais conscience de ce qui se produisait, mais je ne pouvais rien faire pour y changer quoi que ce fût, rien faire pour en sortir. La jeune femme noire assise près de moi me fit passer un mot : SOMMES-NOUS MORTS ? avait-elle écrit.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Myrtle, le 16 juillet 2011

    J’habitais toujours Edgware et me rendais au travail par la Northern Line. Un soir que je rentrais chez moi en métro, nous venions de passer la gare d’Euston ; la moitié des passagers étaient descendus -, j’observais mes compagnons de voyage au-dessus de mon Evening Star et me demandais qui ils étaient, qui ils étaient réellement, à l’intérieur : la mince jeune femme noire qui griffonnait dans son bloc-notes, la petite vieille dame au chapeau en velours vert, la fille au chien, le barbu au turban… La rame s’arrêta dans le tunnel. Du moins ce fut ce que je crus : je crus que le métro s’était arrêté. Tout devint très silencieux. Puis nous arrivâmes à Euston ; la moitié des passagers descendirent. Puis nous arrivâmes à Euston ; la moitié des passagers descendirent. J’observais les autres en me demandant qui ils étaient, qui ils étaient réellement, à l’intérieur, quand le train s’arrêta dans le tunnel et tout devint très silencieux. Ensuite nous fûmes secoués avec une telle violence que je crus à une collision avec un autre train. Puis nous arrivâmes à Euston ; la moitié des passagers descendirent. Puis le train s’arrêta dans le tunnel et tout devint très… (Le service normal reprendra dès que possible, chuchota une voix au fond de ma tête.) Cette fois, quand le train ralentit à l’approche d’Euston, je me demandai si je n’étais pas en train de devenir foi : il me semblait être prisonnier d’une boucle vidéo. J’avais conscience de ce qui se produisait, mais je ne pouvais rien faire pour y changer quoi que ce fût, rien faire pour en sortir. La jeune femme noire assise près de moi me fit passer un mot : SOMMES-NOUS MORTS ? avait-elle écrit.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Naanou, le 21 septembre 2012

    Tout ce qu'il avait jamais fait et qu'il eût été préférable de ne pas faire. Tous les mensonges qu'il avait proférés - à lui-même ou à d'autres. La moindre petite douleur, et tout les grandes. Tout cela lui fut soutirée détail par détail, lambeau par lambeau. Le démon arracha la couverture de l'oubli, arracha encore et encore jusqu'à dénuder la vérité - et ce fut plus douloureux que tout le reste.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

> voir toutes (13)

Videos de Neil Gaiman

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Neil Gaiman


Conférence de presse Neil Gaiman / Dave McKean 3/3
Conférence de presse de Neil Gaiman et Dave McKean lors des Utopiales 2012 à propos de leur livre Mes cheveux fous publié par le Diable Vauvert








Sur Amazon
à partir de :
20,89 € (neuf)
11,88 € (occasion)

   

Faire découvrir Des choses fragiles : Nouvelles et merveilles par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (112)

> voir plus

Quiz

    Les livres de Neil Gaiman

    Coraline découvre un autre monde qui semble plus agréable que la réalité. Mais pour y rester, il faut...

    •   offrir son âme à une sorcière
    •   manger une araignée vivante
    •   se coudre des boutons à la place des yeux
    •   oublier son passé
    •   chanter du karaoké

    10 questions - 38 lecteurs ont répondu
    Thème : Neil Gaiman

    Créer un quiz sur ce livre.