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> Dave McKean (Illustrateur)
> Valérie Le Plouhinec (Traducteur)

ISBN : 2226189548
Éditeur : Albin Michel (2009)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 369 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brulée vive autr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Pouchou, le 26 mars 2010

    Pouchou
    Il est dit, sur la quatrième de couverture que:"L'Étrange Vie de Nobody Owens est un roman enchanteur, noir, magique, tendre et profond."
    Habituellement je me soucie peu des présentations d'éditeurs, des critiques de grands noms de la littérature et des prix qu'a reçu le livre que je tiens entre mes mains ... Mais en ce qui concerne L'Etrange vie de Nobody Owens, j'ai beau chercher, je ne parviens pas à trouver mieux que ces cinq mots pour décrire cet ouvrage: enchanteur, noir, magique, tendre, profond ...
    j'ai aimé ce livre, d'un bout à l'autre. Dès les premières pages, je me suis laissée entraînée dans cet univers...
    J'ai été Intriguée par l'histoire et le devenir de ce bébé pris en chasse pour on ne sait quelle raison par un Jack qui ne nous laisse aucun doute quant à sa nature malfaisante, séduite par l'étrange façon dont ce petit être innocent s'en sortira en étant adopté par couple de fantômes habitant le cimetière du coin... J'ai été séduite, également, par le style léger, fluide et fort agréable à lire de Neil Gaiman ainsi que par les quelques illustrations qui ponctuent ça et là le roman...
    Au final, mon seul regret aura été de dévorer cet ouvrage bien trop vite à mon goût...
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    • Livres 4.00/5
    Par Bouchondesbois, le 01 février 2013

    Bouchondesbois
    Quelle belle lecture ! Les illustrations, tout d'abord : quel plaisir de tourner les pages et de les admirer ! La lecture prend une toute autre dimension. Et puis, cela renforce la poésie de l'écriture. Que j'ai trouvé très belle, soi dit en passant. J'ai traversé ce livre sur un nuage, ayant aussi peu de matérialité que Monsieur et Madame Owens, les parents adoptifs de Nobody. Quelle aventure extraordinaire ! C'est touchant, drôle, parfois triste, mais toujours passionnant. On se demande aisément ce qu'il peut bien y avoir d'intéressant dans un cimetière. Mais imaginez : si vous pouviez voir les fantômes de personnages extraordinaires venus des livres d'histoire eux-mêmes, si vous aviez la possibilité de papoter avec une véritable sorcière brûlée sur le bûcher, si vous pouviez apprendre à hanter les gens, et à disparaître aussi facilement qu'un fantôme... Aucune chance de s'ennuyer ! Pensez donc : Nobody apprend à lire grâce aux inscriptions sur les tombes. Si c'est pas fun . On suit donc les aventures de ce petit garçon, rocambolesques. Il évolue dans un monde assez gothique qui, à bien des égards, peut nous faire penser aux créations de ce cher Tim Burton, mais également aux mondes fantastiques dépeints par Lewis Caroll et Roald Dahl. Je me suis d'emblée plongée dans l'atmosphère de ce roman, pour n'en ressortir qu'à la fin. Si l'on ressent le côté "jeunesse" de la lecture, ce n'est pas pour autant gênant : j'ai trouvé à ce roman une profondeur tout sauf futile, qui conviendra aux petits comme aux (très) grands. J'ai beaucoup aimé le personnage de Nobody, mais encore plus celui de Silas, son tuteur. Il dégage une telle tristesse que l'on ne souhaite qu'une chose : le serrer dans ses bras, quitte à ce qu'il nous passe au travers.
    C'est donc rêveuse que je quitte ce roman, mais je compte bien poursuivre ma découverte de l'oeuvre de cet auteur qui, décidément, a su me charmer.
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  • Par christianebrody, le 20 mai 2012

    christianebrody
    C'est toujours un régal de lire Neil Gaiman. Il exhale de ses histoires un parfum charmant, original, drôle, suranné, respirant quelque chose de neuf et qui pourtant aurait déjà la valeur de l'âge. Nobody Owens est un conte pour enfants & adolescents. On sait dès l'origine où va nous conduire ce roman initiatique, car c'est le propre du conte ; presque toujours, la morale est attendue : on sait que la tortue va doubler le lapin, on sait que le prince va libérer la princesse et terrasser le dragon, on sait que que le petit poucet retrouvera son chemin. La joie du conte, ou du roman initiatique, ce n'est pas la destination, c'est le voyage.
    Alors qu'il n'était qu'un tout jeune bébé, Nobody Owens échappe par chance, par miracle, par la force du destin, au Jack, tueur cruel et impitoyable qui décime toute sa famille. Il est recueilli et protégé par les fantômes d'un cimetière voisin, qui font de lui un « citoyen libre » du cimetière, ce qui lui donne accès aux pouvoirs normalement réservé aux revenants : par exemple, l'Effacement, l'Effroi, la Songerie.Il grandit parmi les fantômes et revenants, truculents et amicaux, bien loin des traditionnels clichés de films de maisons hantées. Car la seule différence entre les morts et les vivants, c'est que les vivants sont les seuls à pouvoir changer la course du monde : les revenants sont réduits à un rôle d'éternels spectateurs.
    Pour autant, Bod est vivant, et son tuteur, une figure hiératique et puissante dont l'appartenance à une famille bien connue de non-vivants n'est jamais vraiment explicitée mais ne fait aucun doute, s'occupe de son éducation et de sa protection. Et il a bien du travail, car Bod est curieux, charmant, intrépide et naïf, et ne manque jamais de se mettre dans des situations cocasses ou dangereuses. Bien que circonscrit à la proximité du cimetière, la vie ne manque pas de piquant et de mystères au royaume de l'au-delà.
    Et puis le Jack rôde toujours, déterminé à finir son travail et faire trépasser ce petit garçon qui a échappé à la lame de son couteau…
    Je vous engage à découvrir la suite, car mon rôle n'est pas de gaspiller les nombreuses surprises de ce roman inventif destiné – selon moi – à devenir un classique. Mais je l'ai annoncé dès le début : j'adore Neil Gaiman, sa faculté à reprendre des thèmes connus, éculés, magiques, imaginaires, et à leur donner l'élan qui les fait entrer au 21ème siècle, avec une écriture simple et déliée, facile, sans fanfaronnade, évidente et magnifique – alors je ne suis pas objectif. Mais le plaisir de la lecture, n'est pas objectif, il est intime, et je crois plus facilement aux sorcières qu'à l'objectivité !
    Quick Tip : si vous avez apprécié l'Étrange Noël de Monsieur Jack, vous aimerez certainement l'Étrange Vie de Nobody Owens. C'est un roman qui rappelle obstinément ce que veut dire le mot « éduquer », étymologiquement : « sortir de » – c'est donner à vos enfants assez de savoir pour qu'un jour ils vous quittent…

    Lien : http://www.immobiletrips.com/non-classe/letrange-vie-de-nobody-owens..
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 10 juin 2012

    Luniver
    Cette critique ne sera certainement pas objective, étant désormais un Gaimanophile convaincu : mon premier réflexe en entrant dans une librairie est de consulter les rayons où il est susceptible d'apparaître, et de stocker précieusement ses livres en attendant la première petite baisse de morale pour en ressortir un. Mes proches en reçoivent fréquemment comme cadeaux d'anniversaire ou de Noël. Quand je surprend quelqu'un avec un de ses livres en main, je dresse mentalement la liste des objets à proximité qui pourraient me servir d'armes de jet au cas où l'imprudent se risquerait à une moue dubitative ou à un soupir exaspéré.
    La première phrase du roman donne immédiatement le ton : «Il y avait une main dans les ténèbres, et cette main tenait un couteau». Un Jack a été envoyé pour éliminer une famille entière. le plus gros du travail a été effectué, il ne reste qu'un nourisson à supprimer. Mais ce dernier est plutôt vif, et s'est fait la malle dans la rue, jusqu'à parvenir dans un cimetière. Après une brève délibération, un couple de fantômes, les Owen, décide de l'adopter et de l'élever. Un autre habitant, Silas, qui n'est ni mort ni vivant, pourra lui fournir la nourriture dont il a besoin. Comme il n'y a aucun indice sur le prénom de l'enfant, on le baptise Nobody. Les esprits se relaient pour instruire Nobody : il apprend à lire en observant les épitaphes sur les pierres tombales, on lui apprend à se rendre invisible, à effrayer et à hanter les vivants, et à connaître le bestiaire des créatures d'outre-tombe. Mais le Jack rôde toujours dans les parages pour terminer sa mission, et Nobody doit se préparer à leur ultime affrontement.
    Neil Gaiman reprend des monstres connus (ou un peu moins connus) : les goules, Jack l'Eventreur, la Vouivre, ..., et parvient à les réintroduire dans un univers original. Des situations surréalistes, un humour subtil et un peu grinçant, quelques expériences amères (Les vivants ont parfois du mal à accepter Nobody) : tous les ingrédients sont réunis pour ce conte très réussi.
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    • Livres 5.00/5
    Par Melisende, le 11 novembre 2011

    Melisende
    Neil Gaiman commence à prendre une place certaine dans ma bibliothèque (on m'a encore offert deux de ses titres récemment). Si, il y a quelques mois, j'avais apprécié Stardust et Coraline, mais leur avait tout de même préféré leur adaptation respective ; j'ai vraiment eu un petit coup de cœur pour L'Etrange vie de Nobody Owens. Titre jeunesse sélectionné pour mon Read-A-Thon il y a trois semaines déjà (j'ai vraiment un retard monstre dans mes chroniques !), je me félicite encore de ce choix, la plus belle lecture du marathon !
    J'ai cru lire dans la blogosphère que plusieurs lecteurs étaient déçus par cette histoire. Que mes anciennes prédispositions « gothiques » aient parlé ou que le moment était idéal pour cette découverte ; j'ai adoré ! Mais la rédaction de ce billet est un exercice difficile (encore plus que d'habitude), car j'ai du mal à expliquer ce que j'ai pu ressentir pendant ma lecture… L'idéal serait que vous testiez par vous-même !
    Neil Gaiman est un nom souvent associé à celui de Terry Pratchett (son pote anglais) mais également à celui de Tim Burton et Henry Selick, notamment depuis l'adaptation de Coraline par ce dernier. Avec de telles comparaisons, vous vous doutez bien que les lapins roses chantant des comptines, ne sont pas au programme… alors effectivement, si le côté un peu « gothique » vous rebute, ce n'est peut-être pas un titre pour vous (et vous pouvez également rayer l'auteur et les deux réalisateurs de votre liste).
    Cela dit, L'Etrange vie de Nobody Owens est avant tout un livre destiné à la jeunesse. Alors oui, l'action se situe principalement dans un cimetière hanté par des fantômes et autres créatures non humaines ; mais ça n'en reste pas moins l'histoire d'un petit garçon qui grandit et fait l'apprentissage de la vie par l'intermédiaire de plusieurs petites aventures.
    Nobody Owens - surnommé plus communément Bod par l'ensemble des habitants du cimetière - est un petit garçon qui aurait pu n'être qu'un petit garçon parmi tant d'autres si sa famille n'avait pas été assassinée lorsqu'il n'était encore qu'un bambin, et si les fantômes du coin ne l'avaient pas adopté.
    Seul vivant évoluant entre les tombes, il surprend par sa maturité et touche par sa différence et son désir d'apprendre. Grâce à son tuteur Silas - un personnage bien mystérieux - et d'autres professeurs, Bod découvre l'univers qui l'entoure… sans jamais quitter les limites du cimetière !
    Plus les années passent et évidemment, plus l'enfant à envie d'en apprendre plus sur le monde des vivants, mais pour sa sécurité - l'assassin de sa famille court encore et le cherche sans aucun doute - il ne peut pas passer les grilles… enfin, en théorie !
    Chaque chapitre offre une aventure différente de la vie du héros. Certaines sont plus marquantes que d'autres (le passage chez les goules, la découverte de la vouivre,…), d'autres plus touchantes (la rencontre avec la petite Scarlett, le court épisode à l'école,…) mais chacune apporte un éclairage sur le caractère de Bod et est utile à son apprentissage.
    Il faut en revanche attendre la deuxième partie du texte pour retrouver véritablement les éléments de l'intrigue de départ : l'assassin de la famille de Bod, toujours à la poursuite de celui-ci.
    Le dénouement est à la fois plein d'espoir et assez mélancolique et représente bien, à mon goût, le travail d'auteurs comme Neil Gaiman et de réalisateurs comme Tim Burton et Henry Selick. Des univers sombres où la Mort (les Morts) ont une place à part entière mais où subsiste toujours une touche de couleurs, une éclaircie…
    A l'aide d'un point de vue externe, Neil Gaiman nous offre de jolies descriptions. Il est donc très facile de s'imaginer les décors, les scènes et l'ambiance générale de cette histoire. Grâce aux ellipses narratives insérées entre chaque chapitre, Bod grandit rapidement (on le découvre alors qu'il n'a pas deux ans et on le quitte alors qu'il a passé les quinze ans), ce qui donne un certain rythme au texte et donc à la lecture.
    Même s'il est estampillé jeunesse et est donc abordable pour les plus jeunes lecteurs, L'Etrange vie de Nobody Owens n'est pas non plus simpliste et conviendra également aux adultes. Roman d'apprentissage, conte « gothique »,… n'ayez pas peur et laissez-vous tenter !
    A noter : le personnage de Silas, tuteur mystérieux, créature que l'on peine à catégoriser au début mais qui se révèle finalement (je m'y attendais mais j'aime assez ce que Gaiman fait de ce genre de créatures).
    Je félicite également Albin Michel (collection Wiz) pour le livre en tant qu'objet : le format, le dessin de couverture et surtout les nombreuses illustrations (en noir et blanc) entre chaque chapitre (signées Dave Mckean) ; J'ADORE !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/l-etrange-vie-de-nobody-ow..
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 17 février 2012
    Lecture Jeune, n°130 - juin 2009 - L'Étrange vie de Nobody Owens s'ouvre sur un massacre sanguinaire. Alors que toute sa famille est assassinée par « le Jack », seul un tout-petit âgé de 18 mois parvient à s'échapper et à se réfugier dans le cimetière voisin. Un couple de fantômes, Mr et Mrs Owens, décide d'adopter l'enfant et de l'élever à l'écart des dangers du monde. Chapitre après chapitre, le lecteur découvre l'univers fascinant du cimetière. Mais l'intrigue met du temps à reprendre le dessus. Il faudra attendre une centaine de pages pour que « le Jack » revienne à la poursuite du jeune survivant, Bod... Avec ce roman d'apprentissage sombre et émouvant, Neil Gaiman rend hommage au Livre de la jungle de Rudyard Kipling. S'il s'inspire ouvertement de grands auteurs - Coraline était la petite soeur d'Alice de Lewis Carroll - son talent de conteur crée des univers oniriques uniques. Neil Gaiman nous entraîne dans une histoire surnaturelle, macabre et poétique où les cimetières sont des sociétés communautaires et où les fantômes se révèlent sages, affectueux et solidaires. C'est dans cette enclave protégée que Bod va grandir et acquérir son autonomie. Peu à peu, il va découvrir les résidents de cet étrange village et explorer des pierres tombales qui s'ouvrent sur des mondes parallèles et des caveaux dont on ne revient jamais... Le roman est superbement mis en valeur par les illustrations de Dave McKean. L'Étrange Vie de Nobody Owens va être adapté au cinéma par Neil Jordan, le réalisateur du film Entretien avec un vampire. Il ne reste qu'à espérer que le film fasse honneur à l'ambiance mélancolique et fantaisiste de ce roman. Rozenn Muzelec

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Citations et extraits

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  • Par Guylaine, le 04 août 2010

    - IL se tuent, tu veux dire?
    Bod avait une huitaine d'années, les yeux curieux et bien ouverts, et il n'était pas idiot.
    - Absolument.
    -Et ça marche? Ils sont plus heureux une fois morts?
    - Parfois. La plupart du temps, non. C'est comme les gens qui s'imaginent qu'ils seront plus heureux en allant vivre ailleurs, mais qui apprennent que ça ne marche pas comme ça. Où que l'on aille, on s'emmène avec soi. Si tu vois ce que je veux dire.
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  • Par Lefso, le 06 mars 2011

    En allant ranger le jean il avait pris une petite faux accrochée au mur de la cabane, dont il se servit pour s’attaquer au coin couvert d’orties du cimetière des pauvres : il envoya valser les mauvaises herbes, taillada et éventra jusqu’à ne laisser que des tiges piquantes au ras du sol.
    Il sortit de sa poche le gros presse-papiers en verre, empli d’une multitude de couleurs vives, ainsi que le pot de peinture et le pinceau.
    Il trempa le pinceau dans la peinture et traça soigneusement, en marron, sur la surface du presse-papiers, ces lettres :

    E.H.

    Et au-dessous il écrivit :

    Ça ne s’oublie pas

    L’heure du coucher approchait, et pour quelque temps encore il serait sage de ne pas arriver en retard pour aller au lit.
    Il posa le presse-papiers sur le sol qui avait été un coin couvert d’orties, le plaça à l’endroit où il estimait que devait se trouver la tête, et, ne s’arrêtant qu’un instant pour contempler son ouvrage, repassa entre les barreaux ; il fonça, d’un pas nettement moins léger, vers le haut de la colline.
    - Pas mal, fit une voix mutine dans le cimetière des pauvres, derrière lui. Pas mal du tout.
    Mais lorsqu’il se retourna pour regarder, il n’y avait personne
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  • Par lilimarylene, le 06 mai 2010

    - Comment tu t'appelles ?
    - J'ai pas de pierre tombale, dit-elle en abaissant les coins de la bouche. Je pourrais être n'importe qui, pas vrai ?
    - Mais tu as bien un nom.
    - Liza Hempstock, pour vous servir, fit-elle d'un ton aigre. C'est pas trop demander, tout de même. Un petit quelque chose pour marquer ma tombe. Je suis juste là, tu vois ? Y a rien que des orties pour montrer où je repose.
    Et elle eut l'air si triste, l'espace d'un instant, que Bod eut envie de la serrer dans ses bras. C'est alors qu'il eut une idée, en se faufilant entre les barreaux de la clôture. Il trouverait une pierre tombale à Liza Hempstock, avec son nom dessus. Il la ferait sourire.
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  • Par facteur84, le 14 août 2010

    Bod frissonna. Il avait envie de prendre sont tuteur dans ses bras, de le serrer et de lui dire qu'il ne le laisserait jamais tomber, mais un tel acte était inconcevable. Il ne pouvait pas plus serrer Silas contre lui qu'il ne pouvait serrer un rayon de lune, non que son tuteur fût immatériel, mais parce que cela ne se faisait pas. Il y avait les gens qu'on pouvait prendre dans ses bras, et puis il y avait Silas.
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  • Par TeaSpoon, le 01 septembre 2012

    Ils se prirent par la main, les vivants avec les morts, et se mirent en mouvement. Bod vit la mère Slaughter danser avec un homme au turban, tandis que l'homme d'affaire dansait avec Louise Bartleby. Dame Owens sourit à Bod en prenant la main du vieux marchand de journaux, et Mr Owens tendit les doigts pour saisir ceux d'une petite fille, sans condescendance, et elle prit sa main comme si elle avait attendu toute sa vie de danser avec lui. Puis Bod cessa de regarder parce que la main de quelqu'un se referma sur la sienne, et le bal commença.
    Liza Hempstock lui fit un grand sourire.
    - Voilà qui est bien, dit-elle tandis qu'ils esquissaient ensemble les premiers pas de danse.
    Puis elle chanta, sur l'air de la musique:
    - En avant, tournez, reculez,
    La Danse macabre est commencée.

    [...]

    Une horloge, quelque part, commença à sonner l'heure, et Bod compta à mesure. Douze coups. Il se demanda s'ils avaient dansé douze heures, vingt-quatre heures, ou l'espace d'un clin d'oeil.
    Il leva la tête et regarda autour de lui. Les morts étaient partis, ainsi que la Dame au cheval blanc. Seuls les vivants restaient, et ils commençaient à rentrer chez eux, quittant le parc d'un pas endormis et raide, comme des gens arrachés à un profond sommeil, marchant sans vraiment s'éveiller.
    Le jardin public était couvert de minuscules fleurs blanches. Comme s'il y avait eu un mariage.
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Conférence de presse Neil Gaiman / Dave McKean 3/3
Conférence de presse de Neil Gaiman et Dave McKean lors des Utopiales 2012 à propos de leur livre Mes cheveux fous publié par le Diable Vauvert








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