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ISBN : 2889230392
Éditeur : Atrabile (22/01/2016)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Belgique, début des années 90 : chacune de leur côté, Mathilde et Valentine font l’expérience d’une enfance « normale » : école, lecture, dessin, meilleure amie et ennemie-chipie, toute une magie du quotidien retranscrit ici avec beaucoup de justesse et d’acuité. Mais au détour d’une phrase, d’un geste, d’un film, le « monde des adultes » s’invite inexorablement, et plus spécialement quand une certaine menace se fait ressentir, distillant dès lors une forme de tensi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
alouett
14 mars 2016
« Pendant que le loup n'y est pas » est l'histoire qui précède une rencontre. Celle de Mathilde et de Valentine. A cette époque, elles ont une dizaine d'années.
Début des années 1990. Les parents de Valentine décident de déménager à Bruxelles suite à un concours obtenu par la mère de la fillette.
Mathilde habite également à Bruxelles et même si les deux enfants ne se connaissent pas, elles vont vivre sensiblement la même chose. En effet, à cette période-là, des fillettes sont enlevées dans les rues de la ville. L'inquiétude monte chez les parents. Peu à peu, les fillettes perçoivent un changement dans leurs habitudes quotidiennes. Les jardins des maisons sont sécurisés, les parents se relayent pour encadrer le pedibus. L'incompréhension et la peur s'installent dans les conversations quotidiennes. Puis, les petits corps sont retrouvés, la colère gronde dans la bouche des parents. L'hystérie gagne toute la communauté bruxelloise, les adultes sensibilisent les enfants, leur interdisent de parler à des inconnus et de les suivre.
Mais lorsqu'on a 10 ans, qu'on est encore très pris par l'imaginaire propre à l'enfance, que réaliser un dessin est synonyme de voyage, que jouer à la poupée n'est qu'une prolongation de soi et que la sexualité est quelque chose qui nous est totalement inconnu, les propos des adultes ont de quoi terroriser. « Viol », « pédophilie », « mort » sont dans toutes les petites bouches. La question est traitée en cour de récréation. Chacune cherche à comprendre, à se représenter de quoi il en retourne. Progressivement, cette peur viscérale de l'enlèvement gangrène les jeux les plus anodins. Et chacune, à sa manière, observe son corps qui se transforme peu à peu et revêt les premiers atours qui la change doucement en femme. Des seins, de nouvelles rondeurs qui sont autant de tentations alléchantes pour le prédateur qui rôde dehors.

Pour le lecteur, tout commence dès le visuel de couverture. Que fait-elle cette petite fille en salopette rouge qui est accoudée au rebord de fenêtre. Attend-elle des amies qui sont en retard à la fête d'anniversaire ? Compte-t-elle à voix haute jusqu'au moment d'arriver à ce nombre exact qui lui octroi le droit d'aller débusquer les autres dans leurs cachettes ? Est-elle triste ? Regarde-t-elle un parent en train de partir pour le travail ? Pourquoi est-elle si songeuse, seule dans ce grand salon bleu ? On suppose, on est déjà dans la lecture en quelque sorte.
Puis on tourne cette couverture souple afin d'entrer dans l'album. On atterrit derechef dans le jardin d'une petite maison bruxelloise. Aux côtés d'une fillette, on observe la faune et la flore. Avec elle, on est fasciné par une colonne de fourmi qui avance de façon disciplinée. La vue d'une plume puis d'une toile d'araignée tendue entre les brins d'herbe nous fait rebondir d'idée en idée, d'action en action. Ailleurs, une autre fillette se rend à la hâte à la kermesse de fin d'année de son école. Elle et ses parents sont pressés, ils sont en retard et les festivités ont déjà commencées.
Les chapitres de l'album sont courts. A tour de rôle, ils alternent entre le récit de Mathilde et celui de Valentine. Chaque auteure illustre au crayon de papier leur histoire respective. Mathilde van Gheluwe et Valentine Gallardo s'attardent dans un premier temps à décrire ce monde merveilleux et si précieux qu'est celui de l'enfance. L'importance de l'imaginaire, le naïf émerveillement à l'égard de ce qui les entoure. Un univers de tous les possibles qui se superpose en permanence à la réalité… deux mondes dont les contours sont perméables, la frontière entre l'un et l'autre se franchi sans aucune difficulté et de façon permanente.
(...)
Lire l'avis complet sur le site : https://chezmo.wordpress.com/2016/03/14/pendant-que-le-loup-ny-est-pas-gallardo-van-gheluwe/
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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Powoui
06 avril 2016
★★★★★
★★★★★
Un jardin sauvage, des dinosaures en poches, les pieds camouflés dans des bottes lézardées, une araignée qu'on observe du bout d'une plume, qu'on chatouille légèrement, une fourmi qu'on enlève de sa ligne bien droite pour la déposer sur la toile du prédateur… le récit à quatre mains de Valentine Gallardo et Mathilde van Gheluwe commence avec l'insouciance de l'enfance, la découverte du monde du bout des doigts et de la curiosité plein les mirettes. Nous sommes à Bruxelles dans les années 90, quand des enfants disparaissaient sans raison, semant l'inquiétude chez les parents. Nous rencontrons deux petites filles et suivons simultanément leur histoire.
Voilà pour situer un peu le récit, mais il faut vraiment aller plus loin, et trouver dans ce contexte un prétexte pour parler avec subtilité et justesse de la transformation des corps, de la fin lente et parfois cahoteuse et inacceptable de l'enfance. Trop rapide aussi. À l'image de ces deux corps qui plongent dans l'eau plus par menace d'un nouveau regard que par jeu. Deux corps pêle-mêle dans l'eau, arrivés à toute vitesse – trop vite beaucoup trop vite.
Le trait, aussi abrupte que doux, magie du clair et du sombre et de toutes les nuances possibles du gris crayonné, illustre à merveille ce sujet délicat. le lecteur est transporté à hauteur d'enfant, il vogue sans cesse entre imaginaire et réalité, et se laisse attirer parfois avec un brin de cruauté vers les rêves de ces gosses dont le monde leur saute petit à petit à la figure.
Alors qu'un chat devient tigre dans la rue, il n'est plus pour longtemps la seule menace. C'est désormais tout le monde et personne à la fois, c'est l'inconnu qui est partout, c'est la métamorphose du corps. le tout mélangé à l'imagination sans limites de l'enfance.
Pendant que le loup n'y est pas est un subtil mélange de deux traits différents, de la réalité et de l'imaginaire, de la naïveté de l'enfance et de la cruauté du monde adulte. Tous ces petits bouts s'harmonisent pour créer une bande dessinée délicate sur l'enfance et sa fin souvent prématurée… Ça touche quelque chose tout au fond, ça fait réfléchir et penser, ça fait se souvenir. Une très belle lecture qui a su faire résonner à nouveau mon coeur de petite fille de dix ans.

Lien : https://horspistes.wordpress..
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JulieDionaea
18 juin 2016
★★★★★
★★★★★
Dans Pendant que le loup n'y est pas, nous faisons la connaissance de Mathilde et Valentine, deux petites filles du même âge qui ne se connaissent pas encore. Valentine doit quitter ses amis alors qu'elle déménage avec sa famille Bruxelles. Mathilde y vit déjà. Leur quotidien à toutes les deux va progressivement changer alors que, dans la ville, des fillettes se font enlever.
J'ai adoré les graphismes, un peu moins le style narratif.
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Les critiques presse (1)
BoDoi10 mai 2016
L’intérêt de Pendant que le loup n’y est pas réside moins dans son « scénario » que sa mise en scène et l’interprétation graphique qu’en donnent les deux auteures.
Lire la critique sur le site : BoDoi
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