ISBN : 2742792856
Éditeur : Actes Sud (2010)


Note moyenne : 3.4/5 (sur 100 notes) Ajouter à mes livres
Alors que le Festival d'Avignon 2003 s'enlise dans la grève des intermittents, une actrice célèbre retrouve sa ville natale, après dix ans d'absence. Elle y a vécu un amour passionnel avec le directeur d'un théâtre du festival off, qu'elle a quitté pour faire carrière. ... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (40)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    Nous sommes en Avignon. le festival de théâtre bat son plein. Ou plutôt devrait. Car cette année, la contestation agite le milieu théâtral. Les intermittents du spectacle sont en grève, des représentations sont annulées et la gronde sourde à travers les remparts de la ville.
    Odon Schnadel est metteur en scène. Il a monté "Nuit rouge", la pièce d'un illustre inconnu, Paul Selliès, et la fait jouer dans son propre théâtre "Le chien fou". Mais cette année, il va devoir se battre avec les techniciens en grève, avec sa fille qui préfère manifester plutôt que de jouer son rôle, avec la chaleur accablante, mais aussi avec lui-même et ses propres sentiments. Mathilde, celle qu'il a aimé plus que tout, devenue désormais la célèbre Jogar, revient jouer dans la ville qui l'a vue grandir. Et puis, il y a aussi Marie, cette jeune fille qui se dit la soeur de Paul Selliès et vient chercher des traces de son frère mort. L'été sera difficile et personne n'en sortira indemne.
    Claudie Gallay m'avait enchanté avec "Seule Venise", emporté avec "les déferlantes". J'attendais avec impatience son nouveau roman, et puis j'ai fait trainer. J'aime le théâtre mais les résumés de "L’amour est une île" ne m'exaltait pas plus que ça". Nénanmoins, j'ai finir par y plonger. Et je n'ai pas su lâcher ce roman... qui m'a une fois de plus bouleversé...
    J'aime la petite musique de l'auteur, le rythme qu'elle donne à ses phrases, les personnages écorchés par la vie et leur tentative vaine d'être heureux.
    Odon vit à l'écart des hommes, sur une péniche en dehors de la ville. Son amour pour Mathilde a bouleversé sa vie et sa famille. Ils se sont aimés et puis Mathilde est partie. Sa simple évocation est une souffrance. La savoir près de lui, revenue dans la ville n'en rend les choses que plus douloureuses. Il se sent coupable de ça et de bien d'autres choses que l'on découvrira plus tard.
    Mathilde, elle, est la Jogar. Elle est devenue une comédienne célèbre mais a peut-être dû sacrifier des choses pour y arriver, comme l'Amour. Elle a dû se battre contre son père pour faire ce qu'elle aime. Un père qu'elle aime et hait à la fois et dont les marques d'amour lui manquent...
    Et puis, il y a Marie, la plus écorchée de tous. Marie, hanté par son frère mort, qui veut à tout prix se fondre dans ce qu'il reste de son frère. Marie qui porte sur elle, les cendres de Paul et s'automutile les bras, chargés de cicatrices.
    Enfin, il y a tous ces personnages secondaires, si merveilleusement traités : Odile et ses 4 enfants de pères différents, qui ne sait pas quitter sa maison ; LA vieille Isabelle, sa gentillesse et ses souvenirs pleins de théâtre, le pauvre Jeff qui rêve de partir dans le Minesotta, Julie la fille d'Odon qui se cherche, ...
    La chose qui les relient tous entre eux, c'est Paul Selliès. Même mort, sa présence remplit le cadre de l'histoire et cristallise les émotions.
    Certains se cachent sous les masques de la comédie, d'autres se mentent à eux-même, d'autres encore se révèleront. Mais tous sont seuls face à leurs choix. Bons ou mauvais. Coupables ou innocents.
    On suit va suivre nos personnages dans le théâtre de la vie. le récit progresse doucement et peu à peu, aux détours subtils des phrases, la vérité se fait jour. Les failures resurgissent, les masques tombent et la vraie tragédie commence.
    Et pendant ce temps là, le théâtre continue à Avignon....
    Un roman bouleversant que celui-là, un drame qui m'a emporté, secoué
    et dont la chute inattendue m'a laissé chaos...
    Chère Claudie Gallay, continuez à faire de si parfaits bijoux !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-l-amour-est-une-ile-cl..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 16 juin 2011

    canel
    Le Festival d'Avignon est perturbé par la grève des intermittents du spectacle. Odon Schnadel met en scène "Nuit rouge", la pièce de Paul Selliès, un auteur inconnu, décédé à vingt-cinq ans. Marie, la jeune soeur de ce dernier, est venue de Paris pour assister aux représentations. La célèbre actrice surnommée "la Jogar" revient jouer à Avignon, sa ville natale, pour la première fois depuis cinq ans. Elle fut la maîtresse d'Odon cinq ans plus tôt, il l'aime encore...
    Comme dans les déferlantes, toute une galerie de personnages gravite autour d'une personne (Odon) qui tente de cicatriser une passion brisée : sa soeur, son ex-femme, son ancienne maîtresse, sa fille actrice, le reste de la troupe, un prêtre. L'amour, l'amitié, la tendresse unissent ces individus, mais tout cela m'a semblé tiède, fade, à tel point que j'ai failli abandonner... Il m'a fallu dépasser la moitié du récit pour commencer à savourer ma lecture, et être enfin sensible au style de Claudie Gallay qui me charme tant habituellement. le destin du manuscrit de Paul, Anamorphose, m'a alors captivée, de même que les échanges âpres entre Marie et Odon, les photos prises par la jeune femme, son urne à pensées, son deuil douloureux, sa quête... L'histoire terne et sans surprises d'une passion pas éteinte est enfin passée au second plan - tant mieux.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par BoulieBouffeTout, le 09 septembre 2010

    BoulieBouffeTout
    Du Gallay tout craché !
    L'ensemble de mon point de vue ICI : http://www.anatole-mydoglife.com/article-l-amour-est-une-ile-56822772.html
    Tout y est...
    Une ambiance, des descriptions telles que vous y êtes, un style court, violent parfois et en même temps tout en douceur.
    Comment décrire un acte sanglant de façon délicate ? Demander à Claudie Gallay...
    Elle écrit divinement bien.
    Totalement emballée par "les déferlantes" je l'ai été par "L’amour est une île".
    Je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent que c'est un copié/collé d'ailleurs.
    Tout est différent SAUF son style à elle...
    Certes elle est attachée à mettre en scène des personnages 'border line', écorchés vif, des gens cabossés par la vie, qui tentent de survivre ou pas mais ça fait partie de SON style...
    Le style d'un auteur n'est pas à mon sens uniquement sa façon d'écrire.
    A lire absolument
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par dreulma, le 09 juillet 2011

    dreulma
    La 1ère moitié du livre ne représente pas du tout le talent de Claudie Gallay, et est longue et fastidieuse, dans le sens qu'on voit pas où elle veut en venir, et rien dans la 2ème partie me semble justifier la 1ère.
    Cela m'a bien déçue, car c'est la 1ère fois que Claudie me déçoit, héhé !!!
    Mais sitôt embarquée dans la 2ème moitié, j'ai retrouvé avec émerveillement la simplicité direct et le sens spontané de l'intérieur humain de cette auteur qui aborde avec une délicate (et pourtant sans détour) intelligence des thèmes pas forcément aisés, tel l'automutilation, l'adultère, la vieillesse, le suicide... et bien sûr, ce qui me semble être le thème principal du livre, thème dont je raffole, la loyauté.
    J'ai bien apprécié les références artistiques de tout poil, théâtre, bien sur, mais aussi musique, lectures, sculptures et photographie ...
    Je ne conseillerais donc pas ce livre pour débuter avec cette auteure, et de lire plus ou moins en diagonale la 1ère partie....avant de se plonger dans l'excellente 2ème :-)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Marguerite87, le 02 janvier 2011

    Marguerite87
    Lors de mon voyage sur le vieux continent, j'ai eu la chance de visiter Avignon, de m'y promener dans les rues et ruelles et d'y prendre un cocktail à une terrasse pendant le festival de théâtre. Je n'ai vu aucune pièce mais j'ai beaucoup aimé l'ambiance avec des gens déambulant partout, ces murs placardés d'affiches de spectacles et les petits concerts des musiciens de rues. J'ai retrouvé cette ambiance dans ce roman et j'en suis très heureuse. Il partait déjà gagnant !
    En plus de l'ambiance, dans L’amour est une île, les personnages ont tous des secrets bien enfouis dans leurs passés mais qui se révèlent au fur et à mesure pour notre plus grand plaisir. On les suit dans le quotidien de cet été spécial, un été différent des autres pour toutes sortes de raisons. Il y a des personnages intéressants comme Marie, la jeune femme en deuil de son frère qui vit avec une colère constante et une culpabilité qu'elle tente de léguer à ceux qu'elle rencontre. Mais le personnage qui m'a le plus plu est Odon, le propriétaire du vieux théâtre du Chien-Fou. Cet ancien amant de la Jogar est mystérieux et complexe.
    Ce que je pourrais toutefois reprocher à ce roman c'est de contenir quelques longueurs vers le milieu. Heureusement, la mise en page aérée m'a aidé à poursuivre avec un bon rythme car la fin est géniale : un mélange de tragédie et de révélations insoupçonnables (à moins d'être très attentif ce qui ne devait pas être mon cas). J'ai adoré me faire surprendre. En somme, malgré un deuxième tiers plus ennuyant, ce fut un bon moment de lecture.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (47)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Chrys, le 23 septembre 2010

    P144: " - C'était une si belle histoire vous deux, dit Isabelle. Tu ne regrettes pas?
    Un sourire passe sur le visage de Mathilde. Parfois, Odon lui manque, sa tendresse, son amour aussi, les étreintes de son corps lourd. Elle laisse glisser sa cuillère sur la tranche de pain perdu.
    - L'amour est une île, quand on part on ne revient pas.
    Elle se lève, s'approche de la fenêtre. Des insectes bruissent furieusement dans les plantes du balcon. Les feuilles brûlent de tant de soleil. Isabelle vient la rejoindre.
    - Tu aimes encore?
    - Oui... J'aime mon métier, j'aime les mots, mes amis. J'aime la terre, la nature...
    - Et les hommes?
    - Les hommes aussi quelquefois. Je les aime tellement que je ne les aime qu'avec passion... Mais je m'ennuie vite avec eux. Ils me font perdre mon temps, me prennent mon énergie."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par She_Night, le 02 janvier 2011

    Crier, elle ne sait pas. Cogner non plus. Ses colères, elle les garde. Elle rentre tout. Elle met la fatalité par-dessus, finit par dire que ce n'est pas si grave, que ce n'est pas vraiment de la colère. Et elle enterre. Elle enterre profond. Ça lui nécrose les chairs. Les griffures c'est pour suinter.
    Citation de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par Chrys, le 23 septembre 2010

    P154: "Odon sort. Il trouve le curé assis à la table du jeu d'échecs. Il prend la chaise en face. Il a le visage sombre.
    - A quoi tu penses? demande le curé.
    - A tout ce que je voudrais faire et que je ne ferai pas.
    - Et alors?
    - Alors rien.... Ça me désespère.
    Il s'est disputé avec Julie. Elle dit qu'il est de droite. Ça l'a blessé. Il n'est pas de droite. Plus de gauche. Elle, elle est vraiment de gauche, idéaliste, sentimentale, elle croit que l'homme est bon. Depuis quelque temps, les bons sentiments, la fraternité, ça l'agace. Il lui arrive même de penser que l'homme est pervers, médiocre et jaloux.
    Est-ce qu'il vieillit?"
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par She_Night, le 29 décembre 2010

    Elle tend la main, elle veut toucher Isabelle, entendre battre son cœur. Elle a toujours cherché cela, à travers la peau des autres, les battements du sang. Déjà dans la cour de l'école on se méfiait d'elle. Les filles l'évitaient, elles allaient se plaindre à leur mère, ça faisait des histoires. Son frère lui expliquait. On ne peut s'approcher que des cœurs des gens que l'on aime très fort.
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par BoulieBouffeTout, le 09 septembre 2010

    "Vieillir ce n'est rien quand on se souvient. C'est l'oubli qui fait la souffrance."
    Citation de qualité ? (21 votes positifs)

> voir toutes (10)

Videos de Claudie Gallay

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Claudie Gallay

Rencontre avec Claudie Gallay autour de son dernier roman " L' amour est une île " au Family de Landerneau le 14 septembre 2010.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir L'amour est une île par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (172)

> voir plus

Quiz