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ISBN : 2841569349
Éditeur : Editions du Rouergue (2008)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 1215 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La Hague... Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu'il arrache les ailes des papillons. Sur ce bout du monde en pointe du Cotentin vit une poignée d'hommes.
C'est sur cette terre âpre que la narratrice est venue se réfugier depuis l'automne. Employé... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Tempuslegendae, le 13 décembre 2012

    Tempuslegendae
    Le vent est si fort qu'il arracherait les ailettes des papillons. Nous ne sommes pas à Marseille mais bien à la Hague, lieu où se situe l'intrigue de Claudie GALLAY. Tout comme le vent, nous sommes face à un roman qui a du souffle, et pour lequel on aurait parfois tendance à retenir le notre.Imaginez un étrange décor agrémenté d'une obscurité abyssale. On aborde une portion de territoire sur la pointe du Cotentin, non loin de Cherbourg, à présent la mer fait barrage. Et, cette fois-ci, c'est la romancière qui continue «sa route» par le texte. Sa première idée romanesque lui est insufflée par un poème de Prévert, heureusement qu'ils sont à portée d'écriture les poètes. Enfin, c'est l'histoire d'un gardien de phare qui aimait tellement les oiseaux qu'il avait décidé d'éteindre le fanal, la nuit, pour que ceux-ci ne viennent plus se heurter contre la lumière crue et balayant le large.«les déferlantes», c'est essentiellement une histoire d'hommes et de femmes, chacun rongé par la solitude, l'âme congestionné par un profond secret. C'est dur de réapprendre à vivre, lorsque, amputé par un amour on utilise pour seule voie, la falaise escarpée sous un vent menaçant, et que la pensée lancinante émet son mauvais refrain: comment vais-je pouvoir survivre à la disparition des miens?Le récit de C. GALLAY est tout simplement magistral, c'est l'histoire d'une mer qui emporte hommes et bateaux. Ce n'est pas toujours une chance d'échapper au naufrage, on peut rester écorchés vifs. les déferlantes fascinent par la force des humains, celle des émotions et la substance magique qui les oriente.Richesses dans le texte, les descriptions et le style, sont les ingrédients d'une pure réussite littéraire.J'ai appris que ce roman avait été nominé près de vingt fois, ça n'a rien d'étonnant.
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    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun, le 06 avril 2012

    MachaLoubrun
    Dès les premières lignes, « les déferlantes » est un gros pavé qu'on ne lâche plus. L'héroïne dont on ne connaît pas le nom, croise Michel au sein d'un village où vivent plusieurs personnes mystérieuses. C'est une sorte de huis clos à La Hague et le vent de la lande tourbillonne à vous rendre fou…
    L'intrigue tient en haleine et nous entraine du café du village jusqu'au bord de la mer en passant par les habitations…
    Claudie Gallay, avec un souffle inouï, traduit l'indicible, l'amour, la rancœur ou le pardon, l'impossible deuil des êtres aimés, la complexité des liens familiaux…
    C'est un livre d'une rare subtilité sur la brutalité des sentiments, râpeux comme la lande, vigoureux comme le vent et dont les vagues d'émotions nous touchent à chaque page.
    Un livre fort et inoubliable.
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  • Par sylvie, le 04 septembre 2008

    sylvie
    'au début, je me suis posée des questions... L'ambiance très particulière de ce roman ne m'a pas plu dès les premières lignes : trop lourde, trop glauque, trop triste... Un brin pesant tout ça... Ces vagues effrayantes, cet océan violent et dangereux, ce petit village peuplé d'êtres étranges et mortellement enfermés dans une solitude que rien ne semble pouvoir entamer, agissaient un peu en repoussoir...Mais peu à peu, j'ai été harponnée par l'intrigue superbement construite et je me suis attachée aux personnages extraordinairement singuliers, au point de ne pas pouvoir lâcher ces quelques 500 pages.
    Nous assistons à un long et lent cheminement de deux personnes qui se rencontrent, s'attirent et finiront par accepter de s'aimer et de dire oui à la vie.
    Pour arriver à ce dénouement heureux, il aura fallu qu'ils aillent jusqu'au bout de leur souffrance, qu'ils fouillent loin dans les ressacs de leurs deuils respectifs.
    Lambert vient vendre la maison familiale, celle où un matin on est venu lui annoncer la mort de ses parents et la disparition de son petit frère en mer. Mais il ne croit pas à la version officielle de l'accident. Il croit dur comme fer que le gardien du phare l'a éteint et il lui en veut depuis 20 ans.
    La narratrice, qui n'a pas de prénom, est venue se réfugier dans cette pointe de terre désolée et assaillie par la mer pour tenter de vivre avec le deuil qui l'habite toute entière. Son amant est mort de maladie et elle a tout quitté pour s'installer à La Hague.
    Ils vont se rencontrer, et la narratrice va se prendre dans les filets de l'histoire de Lambert et tenter d'en dénouer les nœuds.
    Secrets, mensonges et lâchetés, vont petit à petit accepter de revenir à la surface, et nous découvriront la face cachée des êtres qui vivent là, repliés sur eux mêmes et sur leur mal-être pétris de culpabilité et de non-dits.
    C'est un livre dense, fort et très sombre dans lequel danse la petite lumière douce du fantôme de Prévert qui s'est aussi retiré dans ce coin...
    Le phare et son gardien en sont les personnages clés.
    Des liens sur http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/09/les-dferlantes-claudie-gallay.html
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    • Livres 3.00/5
    Par asphodele85, le 22 juin 2011

    asphodele85
    Ce livre avait tout pour me plaire : le titre, le phare, La Hague, ce bout du monde du Cotentin mais je suis restée à la porte, y entrant huit jours après sans perdre le fil tant les redites nous permettent de suivre cette sombre histoire sans risque de nous égarer. Ce roman est un cliché, tout comme les personnages caricaturés plus que dépeints : Lambert, l'étranger qui ressurgit 40 ans après pour expliquer le naufrage de sa famille ; Lili, la tenancière du bistrot où on boit, où on mange, tout en observant la faune locale et surtout on y « ragote » à longueur de journée, cinquantenaire acariâtre, qui s'occuppe de la Mère (la sienne) après avoir fui la maison du père, Théo, ancien gardien du phare et ornithologue en retraite que la narratrice vient remplacer dans ce travail mais aussi Père de Lili et ex-mari de la Mère, qui ont toutes deux quitté la maison familiale car il a toujours été amoureux de Nan ; les colocataires de la narratrice : Raphaël, le sculpteur illuminé et talentueux, sa soeur, Morgane trentenaire appétissante en mal d'amour et mal fringuée, punkette déshinibée ne se baladant jamais sans son rat ; Max, amoureux de Morgane, innocent du village qui retape un bateau et en sait beaucoup plus long qu'il n'en dit ; Monsieur Anselme, vieux garçon affété, obsédé par Prévert, enfant du pays, et qui perpétue sa mémoire, La Cigogne, petite fille triste au bec-de-lièvre, qui circule, silencieuse et amoureuse de Max entre tous ces adultes…et Nan (Florette de son vrai nom), une folle magnifique qui erre sur la grève les jours de tempête, attendant que la mer lui rende le corps de Michel, son fils adoptif disparu, en portant ces jours là d'amples robes noires où sont brodées à l'intérieur le nom des enfants qu'elle a élevés au Refuge, orphelinat de fortune. Elle coud les linceuls des morts et inspire beaucoup Raphaël qui sculpte des femmes au ventre creux…
    Dans cette atmosphère lourde de non-dits, elle qui souffre et se complait dans sa douleur, qui ne veut surtout pas arrêter de souffrir car après la douleur c'est « le vide », spectatrice de sa vie, elle devient actrice de celle des autres. Mais là où elle aurait pu recueillir des indices en 5 jours, elle en met dix, ne nous épargnant aucun petit détail qui dilue les jolis passages dans une logorrhée insupportable. Elle distille à chaque page des sentiments sur son amour perdu chaque fois qu'un geste, une odeur le lui rappelle. Elle questionne Théo, le vieux gardien du phare, taiseux, qui ne vit plus que pour ses chats et ses regrets de ne pas avoir épousé Nan qu'il a toujours aimé. A la page 160, le « secret » s'évente et qu'elles sont loooongues les 400 dernières pages… Tout en continuant à voir Lambert de ci de là. de lui ramener un indice glané par hasard… et se perdant dans des détails, des descriptions interminables qui n'ajoutent rien au roman. Tout se terminera bien pour les principaux héros, moins bien pour ceux qui continueront à remâcher leurs aigreurs et leurs rancunes aussi tenaces que le varech accroché aux rochers et deux s'en sortiront grâce à la rédemption et au pardon.
    L'histoire commence avec l'arrivée de Lambert, le jour de la grande tempête qui vient chercher des réponses au naufrage du voilier de ses parents et à la disparition de son frère cadet (jamais retrouvé) quarante ans plus tard. Elle ne déferle hélas que pendant les 20 premières pages…cette tempête. On comprend tout de suite que l'ornithologue (elle n'a pas de nom la narratrice, sauf au milieu du livre où Lambert l'appellera une seule fois La Ténébreuse) a un penchant immédiat pour lui, alors qu'elle est venue tenter d'oublier son grand amour mort d'une longue maladie et dont elle nous distille à chaque page, un peu plus de leur histoire. Tous ces personnages sont liés par un secret « terrible », « monstrueux », une chaîne aux maillons rouillés par la haine, la rancoeur, les mensonges, les silences et la mesquinerie. A l'image de leur vie qui, quarante ans plus tôt s'est brisée en se refermant sur ce secret. La Ténébreuse va se passionner d'un coup d'un seul pour la quête de Lambert (l'enquête), ancien flic cinquantenaire en rupture de ban, visiblement, et essayer de faire parler Théo, qui ne concède à parler que d'oiseaux et de ses chats, lui faire avouer s'il a éteint le phare dix minutes, le jour du naufrage des parents de Lambert. Tout le monde sait et se tait. La narratrice se réfugie à la Griffue où elle demeure, un ancien hôtel qui avance dans la mer, reconverti en appartements. Là, elle se laisse aller à sa douleur qui étouffe peu à peu le lecteur. Il existe bien sûr des douleurs indécentes, l'auteure en supprimant 300 pages aurait pu en restituer la violence avec pudeur, mais la plume de Claudie Gallay ne flamboie pas, elle ressemble aux lumières pastel du Cotentin, virant trop peu souvent à l'écarlate sauf quand elle passe des soirées arrosées de whisky et de grands crus avec Lambert.
    POURQUOI JE N'AI PAS AIMÉ
    Tout d'abord à cause du style insupportable de Jacques-a-dit. Pas une phrase, pas une réplique qui ne se finisse par, il a dit, elle a dit, j'ai dit. Un exemple ? Toutes les pages si vous voulez, allez un deux, bien énervants : » Tiens, te v'là ! elle a dit. (…) C'était déjà comme ça avant, il a dit » (…) »J'ai vieilli il a dit. »(p.76-77) Et ainsi de suite. Que ce style grammaticalement incorrect, plaise à certains, soit, moi je m'y suis heurtée comme aux rochers tranchants sur lesquels l'héroïne pose les pieds chaque jour. le talent ne se mesure pas au kilomètre non plus, aussi quand ce genre de digression « inutile » au texte vient en hacher encore le cours, je vous laisse apprécier page 426 : « J'ai regardé mon visage. J'ai fait couler l'eau. Il y avait un savon dans une coupe. C'était un petit savon blanc, de forme rectangulaire, Ph neutre. Ce n'était pas une coupe spéciale savon (ici, dans ce sens, spécial ne prend pas d' »e » à la fin), un peu d'eau stagnait au fond. le savon avait trempé dedans. Il était mou. Quand je l'ai pris, je l'ai gardé dans ma main. Impossible à reposer ». Passionnant non ? Je vous épargne la page où les menstrues reviennent ni celles où le blouson de Lambert est un second rôle permanent (ah ce blouson, sa madeleine de Proust certainement). La sensibilité oui, pas la sensiblerie. Et je le répète, il y a allègrement 300 pages superflues. Je souhaite le meilleur à Claudie Gallay, qu'elle continue d'écrire ses rêves tristes si tel est son choix, mais qu'elle essaie d'offrir du rêve à ses lecteurs, tout simplement !


    Lien : http://leslecturesdasphodele.wordpress.com
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    • Livres 5.00/5
    Par Elora, le 31 octobre 2012

    Elora
    J'avais déjà lu les déferlantes alors que le roman venait plus ou moins de sortir… Ce fut un énorme coup de coeur, sans forcément savoir comment le dire. J'avais même poussé le vice à acheter le livre neuf, en grand format… C'est pour dire !
    Après avoir découvert d'autres titres de l'auteur (notamment Seule Venise et Dans l'or du temps), j'étais un peu revenue de ses romans qui me décevaient toujours un peu plus au fur et à mesure que je les découvrais.
    Cependant, j'ai été prise d'une folle envie de relire ce roman qui m'avait transportée dans cette contrée si sauvage qu'est le Cotentin et, surtout, La Hague où la terre et les hommes sont façonnés par le vent !
    La protagoniste du roman a fui Avignon car cette ville du Sud de la France lui est terriblement douloureuse. Elle a choisi de se réfugier à La Hague, terre de légendes et de croyances. Tout ce qu'elle souhaite, c'est oublier sa douleur : celle d'avoir perdu l'amour de sa vie. Anciene prof de biologie embauchée par le centre ornithologique de Caen, cette héroïne dont on ne connaitra jamais le nom arpente les landes pour observer et compter les oiseaux migrateurs. Ce nouveau monde est rude et hostile entre les tempêtes et la pluie mais peu importe. Cela lui convient parfaitement : elle a besoin de solitude.
    Le quotidien de cette femme se déroule sans problèmes entre les falaises, l'auberge de Lili, la maison qu'elle partage avec Raphaël et sa soeur, Morgane. Comme le vieux Théo, l'ancien gardien du phare, qui comptabilisait aussi les oiseaux, tous l'ont accepté sans aucun problème.
    Un jour de tempête, un homme arrive à La Hague. Comment s'appelle-t-il ? Lambert. Son comportement questionne beaucoup notre héroïne. Il ne semble pas être totalement étranger à cet endroit. Que recherche-t-il ? Et pourquoi sa présence ennuie-t-elle visiblement certaines personnes, particulièrement Lili ? On apprend vite qu'il est de retour sur les lieux d'un drame qui a eu lieu quarante ans plus tôt. Enfant du village, il a perdu sa famille dans un naufrage. Selon lui, au moment de l'accident, le phare était éteint. Lambert est à la recherche de son passé tandis que la narratrice voudrait oublier le sien. Au fil du temps, des vérités douloureuses vont refaire surface.
    On ne peut que se sentir un habitant parmi les autres tant les personnages sont tous attachants.Que ce soit le mystérieux Lambert, le simplet Max, le sculpteur Raphaël, la narratrice inconnue, l'ancien gardien de phare misanthrope vivant avec ses chats, une serveuse de bistrot « grande gueule » et rancunière, Nan, cette vieille femme un peu folle à la recherche de ceux que lui a volé la mer….
    Autre personnage à part entière : la Mer, la vraie, celle qui, dangereuse, violente, sûre d'elle, décide de parfois garder les hommes qui souhaitent la dompter. Tout au long du récit, le lecteur respire les embruns au même rythme que la narratrice : le jour, la nuit, sur les falaises, dans le vent et les rayons de soleil. On se sent réellement un habitant parmi les autres !
    Quant à l'atmosphère créée par Claudie Gallay, elle est superbe : dense, singulière, emplie de secrets oppressants, de silences et de non-dits pesants, habilement présentés sur l'échiquier des Déferlantes. On est partagé entre l'envie de connaître l'histoire de Lambert, celle de la narratrice, handicapée de l'amour, et le sentiment d'être un intrus présent là où personne ne l'a invité.
    De plus, l'auteure prend tout son temps à tel point que l'on peut être agacé de voir la narratrice compter les oiseaux migrateurs, Max être amoureux de Morgane, Lambert soupçonner la vérité sans oser aller de l'avant, Lili qui sert des cafés… le lecteur a droit d'avoir envie de sauter quelques pages voire d'abandonner mais impossible !
    Il faut également noter la façon d'écrire de l'auteure… Claudie Gallay fait tout passer par des descriptions tout en simplicité, ni trop courte, ni trop longues, des ressentis et des émotions.
    D'ailleurs, elle semble tellement croire à ce qu'elle décrit que le lecteur imagine aisément ce petit coin de mer isolé. La Hague, la mer, les bateaux, le vent tempêtueux… On s'y croirait. On est happé par ce décor sauvage, authentique et plein de mystères.
    Chacune des phrases tape fort, est incisive, tout en sobriété et en pudeur. Les mots sonnent terriblement juste.
    Enfin, les chapitres sont courts voire très courts (parfois, à peine une demi-page !), ce qui permet de stopper sa lecture.
    Pou résumer, il ne faut pas que le nombre de pages (525 pour le grand format) vous rebute ! le livre est très aéré et les scènes brèves (parfois un peu trop !).
    Lisez-le lentement. Prenez le temps. Laissez-vous porter par le vent. Ne cherchez pas à dénouer les secrets. Tout viendra assez vite. Trop vite.

    Lien : http://lireparelora.wordpress.com/2011/09/16/les-deferlantes-claudie..
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Critiques presse (2)


  • LeFigaro , le 25 novembre 2011
    Voilà un roman qui a du souffle. Un souffle aussi puissant que les tempêtes décrites par Claudie Gallay. Un récit au long cours, aussi. Ce que nous avons peu l'habitude de voir en littérature française.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LeFigaro , le 23 novembre 2011
    Voilà un roman qui a du souffle. Un souffle aussi puissant que les tempêtes décrites par Claudie Gallay. Un récit au long cours, aussi. Ce que nous avons peu l'habitude de voir en littérature française. Enfin, en plus d'un décor que l'auteure a su magistralement camper, ses personnages, et ils sont pourtant nombreux, sont d'une richesse et d'une complexité exceptionnelles.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par Neigeline, le 01 mars 2009

    Qu'est-ce qui fait que l'on s'éprend, comme ça, au premier regard, sans jamais s'être vus avant ? Il y a des rencontres qui se font et d'autres, toutes les autres qui nous échappent, nous sommes tellement inattentifs... Parfois nous croisons quelqu'un, il suffit de quelques mots échangés, et nous savons que nous avons à vivre quelque chose d'essentiel ensemble. Mais il suffit d'un rien pour que ces choses là ne se passent pas et que chacun poursuive sa route de son côté.
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  • Par Reka, le 27 septembre 2010

    J'ai serré les poings. Comprendre quoi? Qu'un jour on se réveille et qu'on ne pleure plus? Combien de nuits j'ai passées, les dents dans l'oreiller, je voulais retrouver les larmes, la douleur, je voulais continuer à geindre. Je préférais ça. J'ai eu envie de mourir, après, quand la douleur m'a envahi le corps, j'étais devenue un manque, un amas de nuits blanches, voilà ce que j'étais, un estomac qui se vomit, j'ai cru en crever, mais quand la douleur s'est estompée, j'ai connu autre chose. Et c'était pas mieux.
    C'était le vide. (p. 259)
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  • Par viou1108, le 30 janvier 2013

    Comprendre quoi? Qu'un jour on se réveille et qu'on ne pleure plus? Combien de nuits j'ai passées, les dents dans l'oreiller, je voulais retrouver les larmes, la douleur, je voulais continuer à geindre. Je préférais ça. J'ai eu envie de mourir, après, quand la douleur m'a envahi le corps, j'étais devenue un manque, un amas de nuits blanches, un estomac qui se vomit, j'ai cru en crever, mais quand la douleur s'est estompée, j'ai connu autre chose. Et c'était pas mieux.
    C'était le vide.
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  • Par xst, le 15 octobre 2013

    La première fois que j'ai vu Lambert, c'était le jour de la grande tempête. Le ciel était noir, très bas, ça cognait déjà fort au large.
    Il était arrivé un peu après moi et il s'était assis en terrasse, une table en plein vent. Avec le soleil en face, il grimaçait, on aurait dit qu'il pleurait.
    Je l'ai regardé, pas parce qu'il avait choisi la plus mauvaise table, ni pour cette grimace sur le visage. Je l'ai regardé parce qu'il fumait comme toi, les yeux dans le vague, en frottant son pouce sur ses lèvres. Des lèvres sèches, peut-être plus sèches que les tiennes.
    J'ai pensé qu'il était journaliste, une tempête d'équinoxe, ça pouvait faire quelques bonnes photos. Derrière la digue, le vent creusait les vagues, boutait les courants, ceux du Raz Blanchard, des fleuves noirs venus de très loin, des mers plus au nord ou des tréfonds de l'Atlantique.
    Morgane est sortie de l'auberge. Elle a vu Lambert.
    - Vous n'êtes pas d'ici, elle a dit en lui demandant ce qu'il voulait.
    Elle avait le ton maussade des jours où elle devait servir des clients quand le temps était mauvais.
    - Vous êtes là pour la tempête ? Il a fait non avec la tête.
    - Alors c'est pour Prévert ? Tout le monde vient là pour Prévert...
    - Je cherche un lit pour la nuit, il a fini par dire. Elle a haussé les épaules.
    - On fait pas hôtel.
    - Je peux trouver ça où ?
    - Il y en a un au village, en face de l'église... ou alors à la Rogue. À l'intérieur des terres. Mon patron a une amie, une Irlandaise, elle tient une pension... Vous voulez son numéro ?
    Il a hoché la tête.
    - Et manger, c'est possible ?
    - C'est trois heures...
    - Et alors !
    - À trois heures, c'est jambon-beurre.
    Elle a montré le ciel, la barre de nuages qui avançait. Le soleil filtrait un peu par en dessous. Dix minutes encore et il ferait nuit.
    - Ça va être le déluge ! elle a dit.
    - Le déluge n'empêche rien. Six huîtres avec un verre de vin ?
    Morgane a souri. Lambert était plutôt beau gosse. Elle a eu envie de lui tenir tête.
    - En terrasse, on sert seulement les boissons.
    Je buvais un café noir à deux tables derrière lui. Il n'y avait pas d'autres clients. Même à l'intérieur, c'était vide.
    Des petites plantes au feuillage gris prenaient racine dans les fissures des pierres. Avec le vent, elles semblaient ramper.
    Morgane a soupiré.
    - Faut que je demande au patron.
    Elle s'est arrêtée à ma table, ses ongles rouges pianotant sur le rebord de bois.
    - Ils viennent tous pour Prévert... On viendrait là pour quoi hein ?
    Elle a jeté un coup d'oeil par-dessus son épaule et elle a disparu à l'intérieur. J'ai cru qu'elle ne reviendrait pas mais elle est ressortie un moment après avec un verre de vin, du pain dans une soucoupe et les huîtres sur un tas d'algues, elle a tout posé devant lui.
    Le numéro de l'Irlandaise aussi.
    - Le patron a dit, D'accord pour les huîtres mais dehors, c'est sans nappe... et il faut faire vite parce que ça va tomber.
    J'ai commandé un deuxième café.
    Il a bu le vin. Il tenait mal son verre mais c'était un mâcheur d'huîtres.
    Morgane a empilé les chaises, elle les a toutes poussées contre le mur et elle les a entravées avec une chaîne. Elle m'a fait des signes.
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  • Par Nionie, le 03 septembre 2010

    je ne sais rien faire sans lui
    qu'est-ce que je pouvais lui répondre ? j'ai voulu poser ma main sur la sienne. elle l'a retirée. elle ne voulait pas que je la touche. on croit tous ça, que l'on ne saura plus rien faire sans l'autre. et puis l'autre s'en va et on découvre qu'on sait faire des tas de choses qu'on n'imaginait pas. des choses différentes, et ça ne sera plus js comme avant. j'ai essayé de lui expliquer tt ça.
    qu'on peut continuer qd même.
    elle reniflait.
    je lui ai parlé de toi.
    comme une épine enfoncée ds le fond de ma chair.
    parfois je t'oublie, et puis il suffit d'un geste, d'un mauvais mouvement et la douleur revient, tellement vive.
    parfois aussi, la douleur n'est pas là et c'est moi qui la cherche . je la trouve , je te réveille.
    la douleur familière , que seules les larmes consolent ...
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Autour d'un verre avec Claudie Gallay à Brive .
Interview de Claudie Gallay "Autour d'un verre" à la Foire du Livre de Brive à l'occasion de la sortie de son roman "Une part de ciel".








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