Quel délice de se retrouver seule dans une ville, particulièrement Venise, sans aucune obligation, fut-ce pour digérer un échec amoureux !!! L'évidente souffrance de l'héroine, bien que pudiquement non étalée, avec cette sobriété singulière et brusque si ce n'est renfrognée de
Claudie Gallay, ne réussit pas à me faire oublier la joie de cet espace de vie, où les circonstances lui permettent ce luxe de vivre au jour le jour en fonction de ce qui se présente à elle dans une liberté très enviable. Pour peu, ce livre m'a donné envie de rompre, histoire d'avoir un prétexte pour vagabonder !!
Je ne répèterai pas ce que j'ai lu dans les autres critiques ici écrites.
Par contre, la structure de ce roman m'a surprise par ses similarités avec ''
les déferlantes '' : peine d'amour, ambiance marine, avec climats délicieusement contraires, solitude, et ces dénouements se déroulant dans les 2 cas autour d'un monastère. Moi qui n'aime pas la répétition, cela m'a plu malgré tout car il n'y a de redondance ni dans le fond, ni dans la forme et je trouve même intéressant de voir que d'un même canevas peuvent résulter 2 fort bons romans