ISBN : 274275573X
Éditeur : Babel (2005)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 124 notes) Ajouter à mes livres
Elle n'a pas choisi Venise. Cela s'est présenté comme ça. Elle a vidé son compte bancaire, réservé une chambre dans un palais du Castello. Noël approche, et la cité s'enfonce dans les brumes. Un vieux prince russe, rescapé des tourbillons de l'Histoire, une jeune danseu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par nadejda, le 27 novembre 2010

    nadejda
    A 40 ans abandonnée par son compagnon elle vide son compte et décide de partir. Où, en décembre et seule ? D'autres auraient choisi un pays lointain, le soleil, la mer. Elle, arrive à Venise, Venise déserte traversée par un vent froid plongée dans la brume. Venise où l'on se rend le plus souvent en amoureux.
    Paradoxal ? Pas tant que cela. En enfonçant le clou, elle va pouvoir se retrouver.
    Elle s'installe dans une pension où elle va se lier avec un prince russe, vieil original cloué sur son fauteuil roulant, dont elle partagera les repas.
    Lors de ses errances dans Venise elle rencontre un libraire d'anciens qui va l'initier à la ville et ses mystères et lui fera aimé Zoran Music peintre vénitien déporté à Dachau dont il a rapporté des dessins bouleversants faits pendant sa détention. Ce libraire va lui permettre de retrouver le désir. Et progressivement au fil de ses rencontres qui lui font pénétrer la vie d'autres êtres blessés elle oublie sa propre détresse.
    C'est le premier livre de Claudie Gallay que j'ai lu et J'ai pour suivi la lecture de ses livres toujours avec la même attention et la même plaisir.
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 12 septembre 2008

    Lune
    Quelques heures par jour, partir dans un ailleurs qui au fil des minutes nous devient familier et indispensable. Côtoyer parallèlement des êtres qui nous émeuvent, nous interpellent. Osciller entre réel et irréel. Aimer des phrases, s'efforcer de les mémoriser pour ne pas les perdre. Refermer le livre : "pouh! (soupir), c'est déjà fini... Hésiter pour choisir le suivant. Tourner en rond en lisant d'autres lignes, certes belles, mais il faut un laps de temps pour sortir de cette atmosphère qui nous a envahie et qui perdure et dans laquelle on se plaisait. C'est le propre de tout livre enchanteur. Et celui-ci l'est. Sur fond de Venise hivernale, de chocolats chauds au Florian, de l'eau suintante, des églises désertées, l'auteur, en une prose poétique, faussement simple dans sa modernité qui accroche et dans ses ellipses évocatrices, nous rend palpitant non seulement de la ville mais aussi des héros, de leurs méandres où les sentiments se confondent, se toisent, se désirent, se respectent, se murmurent plus qu'ils ne se disent. Troubles, espoirs : tout se mêle et s'entremêle et nous vibrons au rythme de gens que nous aimerions croiser, d'échanges pudiques qu'il nous plairait d'avoir tant ils font espérer des autres et croire à l'amour qui se trouve là où on ne l'attend pas.
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par sandrine57, le 08 janvier 2012

    sandrine57
    Une femme d'une quarantaine d'années, quittée par son compagnon, vide son compte et part à Venise en hiver. Dans la petite pension où elle loue une chambre, elle fait la connaissance d'un vieux prince russe cloué sur une chaise roulante et d'un couple d'amoureux. Au cours de ses promenades dans la ville désertée par les touristes, elle rencontre un libraire qui va lui faire aimer sa ville.
    L'histoire plus que banale d'une femme quittée qui déprime est rehaussée par les rencontres plutôt improbables qu'elle fait à Venise. Un prince russe tourmenté par son passé! Une danseuse de ballet amoureuse de son art et d'un homme! Un libraire passionné dans une petite boutique! Tout cela fait un peu cliché et ne m'a pas convaincue. C'est aussi le cas du style de Claudie GALLAY. Son écriture saccadée, ses phrases courtes réduites à leur plus simple expression m'ont gênée dans ma lecture. Je ne peux pas pour autant affirmer que je n'ai pas aimé ce livre. J'en retiens les magnifiques descriptions de Venise sous la brume de l'hiver, rongée par l'eau et le sel, et aussi une certaine ambiance, calme et sereine. Je reviendrai un jour où l'autre vers cette auteure.
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  • Par LiliGalipette, le 14 décembre 2009

    LiliGalipette
    Roman de Claudie Gallay. Cadeau d'anniversaire de la part de Ludivine.
    La narratrice est une femme à la dérive. La quarantaine mal assumée, elle a perdu pied quand son compagnon l'a quittée. Seule et morose, après des mois d'immobilité, elle prend le premier train en partance et arrive à Venise. Elle loue une chambre dans le palais des Bragadins. Dans la demeure froide et mal isolée, elle rencontre Carla la danseuse et son amoureux Valentino, et elle se lie d'amitié avec le prince russe Vladimir Pokkovitchine, maniaque de la ponctualité. C'est la période des fêtes. Elle arpente la cité lacustre au hasard des rues et des places. Sur le Campo Crovatto, elle entre dans une librairie. Celui qui la tient, Manzoni, rend à cette femme perdue le goût d'aimer.
    Bof... Plutôt décevant. Les pensées erratiques de la narratrice et ses déambulations rêveuses m'ont laissée froide. Je n'ai pas été touchée par les sentiments développés au fil des pages. le personnage du prince russe est bien plus intéressant. Son histoire qui apparaît par touches successives est pleine de finesse. Il est dommage qu'elle n'ait pas fait l'objet d'un traitement plus important.
    Et je suis encore scandalisée et furieuse par l'absence de traduction. Tout le monde ne parle pas italien! Est-ce vraiment trop demander de traduire les inscriptions relevées sur les murs, les dialogues et tout ce qui n'est pas immédiatement intelligible à la première lecture? Il est vrai qu'il est parfois pénible de quitter le corps du texte pour chercher une information en fin de page ou en fin d'ouvrage, mais quand ça permet de comprendre ce qui se passe, c'est tout de même indispensable!
    Ce n'était pas une lecture désagréable. Plutôt une lecture vaguement ennuyante qui laisse un goût d'inachevé. le mieux à faire après un tel livre, c'est d'en attraper très vite un autre!
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    • Livres 4.00/5
    Par dreulma, le 14 août 2010

    dreulma
    Quel délice de se retrouver seule dans une ville, particulièrement Venise, sans aucune obligation, fut-ce pour digérer un échec amoureux !!! L'évidente souffrance de l'héroine, bien que pudiquement non étalée, avec cette sobriété singulière et brusque si ce n'est renfrognée de Claudie Gallay, ne réussit pas à me faire oublier la joie de cet espace de vie, où les circonstances lui permettent ce luxe de vivre au jour le jour en fonction de ce qui se présente à elle dans une liberté très enviable. Pour peu, ce livre m'a donné envie de rompre, histoire d'avoir un prétexte pour vagabonder !!
    Je ne répèterai pas ce que j'ai lu dans les autres critiques ici écrites.
    Par contre, la structure de ce roman m'a surprise par ses similarités avec '' les déferlantes '' : peine d'amour, ambiance marine, avec climats délicieusement contraires, solitude, et ces dénouements se déroulant dans les 2 cas autour d'un monastère. Moi qui n'aime pas la répétition, cela m'a plu malgré tout car il n'y a de redondance ni dans le fond, ni dans la forme et je trouve même intéressant de voir que d'un même canevas peuvent résulter 2 fort bons romans
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 06 janvier 2010

    Le matin, je marche. Je me perds. À midi, je rejoins les quais. Je déjeune dans une trattoria avec vue sur la lagune, l'île du Lido au loin et sur la droite, le palais des Doges. Il n'y a personne. Pas de touristes. C'est l'hiver.
    Luigi m'a dit profitez-en, quand la bora va se mettre à souffler vous ne pourrez plus aller là-bas.
    La bora, le vent des fous.
    Un vent d'est qui descend des plateaux et vient se finir là, sur les bords de l'Adriatique.
    Un vent voyageur.
    La bora.
    Début d'après-midi. Une brume légère tombe sur la ville, la lumière devient blanche, elle recouvre tout, elle trahit les formes, les ombres. Elle trompe les distances.
    Un homme qui promène son chien m'explique qu'en face, sur l'île de la Cuidecca, il y a une prison pour femmes. Il dit que l'été, quand il fait très chaud, il les entend crier. Il dit aussi que les marins s'approchent pour entendre ces cris-là. Que certains en deviennent fous. Qu'ils ne veulent plus quitter Venise à cause de ces cris.
    - Au printemps dernier, le Belem a accosté ici, Riva Degli Schiavoni.
    - Le Belem ?
    - Un voilier magnifique. Il fait le tour du monde.
    Il me montre l'endroit. Il dit que c'est quelque chose de merveilleux la vue de ce trois-mâts à Venise. Dans cette lumière, avec toutes les hommes en salut sur le pont.

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  • Par dreulma, le 02 août 2010

    -Vous devriez bénir votre silence. Cette capacité que vous avez à ne rien dire.
    -Mais quand je suis avec lui ...
    -Vous attendez trop de lui.
    Il sort la pipe de sa poche, avec une allumette, il enflamme le tabac.
    - Il ne faut pas attendre. Laissez-vous traverser.
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  • Par Neigeline, le 22 mars 2009

    - Mon poisson rouge a crevé. J'ai perdu mon boulot. Mon mec m'a plaquée.
    - Dans quel ordre ?
    - Le poisson à la fin
    ...
    -Qu'est-ce qui s'est passé ?
    - Un soir je l'ai sorti du bocal et je l'ai posé sur la table.
    ...
    - Votre poisson, pourquoi vous lui avez fait ça ?
    - Je voulais voir si je pouvais supporter davantage.
    - Et alors ?
    - Je pouvais.
    Il sourit.
    - On peut toujours.
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  • Par litolff, le 23 juin 2010

    Elle attend que je lui dise cette chose-là, ça ne s’arrangera pas, cette vérité, que ça ne s’arrangera jamais, jamais plus, jamais plus comme avant. Et qu’il n’y a rien à faire contre ça.
    Je prends une tranche de pain, je la recouvre de confiture. Impossible de mordre dedans. Je la repose.
    Il faudrait arrêter de mentir. Au gens, aux vieux, aux enfants.
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  • Par She_Night, le 24 janvier 2011

    Et le soir du vingt-septième jour, j'ai cru avaler la mort.
    Ça m'a fait ça. Cette impression-là exactement. De l'avoir dans la bouche et de la déglutir.
    Je n'aimerai plus jamais comme ça. Avec cette certitude absolue.
    Quand il m'a quittée, j'ai cru mourir.
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Vidéo de Claudie Gallay

Rencontre avec Claudie Gallay autour de son dernier roman " L' amour est une île " au Family de Landerneau le 14 septembre 2010.








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