Leo, Becco et Alex ont passé leur bac, les vacances peuvent commencer.
Mais pour Alex, elles se présentent plutôt mal. Son amie vient de le quitter d'un laconique " je ne t'aime plus ". Blessé, refusant cette séparation, il part, sur un coup de tête, la retrouver... > voir plus
Déçue par ce livre, je m'attendais à un genre de huis clos au suspense insoutenable, j'en ai été quitte pour un voyage initiatique en direction de l'âge adulte. Beaucoup de réflexions dans ce livre,des remises en question, je me demande s'il n'y aurait pas une petite odeur de vécu derrière. Dans le genre, ce livre n'est pas mauvais, mais si vous recherchez des émotions fortes, fuyez !
Léo, Becco et Alex sont en vacances après avoir passé leur bac (en Italie). Ils traînent au café sans but véritable lorsque, sur un coup de tête, Alex décide d'aller rejoindre la fille dont il est amoureux et qui l'a quitté sans explication. Léo et Becco proposent de l'accompagner. Quand ils partent ensemble, les trois garçons ne se connaissent pas vraiment, ce sont des camarades plus que des amis. Léo, fils de riche, soucieux de son apparence et des filles, et Becco, fou de littérature et aspirant écrivain, passent leur temps à se chamailler. Mais voilà, au fil des kilomètres, les liens se tissent, les langues se délient et les garçons se découvrent plus de points communs qu'ils ne le pensaient. le récit est sensible, l'écriture soignée pour évoquer les états d'âme d'adolescents en passe de devenir des adultes.
Un voyage à la recherche d'une ex-petite amie, et voilà une vraie et belle amitié qui va naître entre Leo, Becco et Alex. Une belle histoire bien écrite.
Au fond il me reste peu de choses d'elle. Des flashs, des éclats de couleur. Les après-midi passés à rouler sur le lit au lieu de travailler, les coups de téléphone interminables, tout les soirs à 7 heures, et sa mère qui se fâchait, les baisers dans les toilettes des filles entre deux cours. Seules les choses les plus banales me sont restées. Mais c'est ce qui me manque le plus. Nos conversations idiotes, simplement pour le plaisir de parler, et ses caprices. Maintenant qu'elle n'est plus là, je m'aperçois que ce sont ces petits faits ordinaires qui remplissaient mes journées.
Le problème n'est pas de faire taire le silence. Le problème est de l'écouter. Peut-être, en mûrissant, apprendrons-nous à l'écouter si bien que nous ne l'entendrons plus.
C'est peut-être ça, devenir adulte : savoir écouter son silence jusqu'à ne plus l'entendre. Le dominer et l'enfermer. L'ensevelir au plus profond de soi. Ou peut-être certaines personnes ne l'ont-elles pas en elles, ce silence. Peut-être ne l'ont-elles jamais eu.
Je ne sais vraiment pas ce qui est préférable. (p.105)
Connaître, c'est y mettre un peu du sien. Et ce qui fait la différence entre ce qui nous reste étranger et ce qui ne le reste pas, c'est cette part de soi que l'on met dans les choses." (p.101)
Il faut de la clarté pour raconter, et la clarté, quand on a trop de choses en soi, disparaît. Alors il se tait, le vieux. Et toutce qu'il a en lui, il se le dit à lui tout seul. mais parfois quelque chose filtre dans son regard. Reflet de ce qu'il ne peut plus raconter. (p.139)