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ISBN : 2864247305
Éditeur : Editions Métailié (2010)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Au sortir d’une longue maladie, un écrivain est invité à un congrès de biographes à Jérusalem, métaphore d’une ville assiégée par la guerre et sur le point de succomber. Comme dans un moderne Decameron, les vies extraordinaires des participants laissent perplexe le héros de ce tour de force littéraire et stylistique. Parmi les participants de ce congrès, on croise le libraire bibliophile Edgar Miret Supervielle, l’actrice italienne de cinéma porno Sabina Vedovelli, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Sachenka
Sachenka12 février 2016
  • Livres 2.00/5
Un jeune écrivain colombien vivant à Rome est invité à participer à un congrès se tenant à Jérusalem. Pourquoi pas ? Il s'y rend, même s'il ne sait pas trop pourquoi. Il se lie rapidement avec deux ou trois séminaristes qui composent cette assemblée très hétéroclite. Toutefois, la plupart ont eu des parcours très particulier, comme cet ex-criminel converti à la prêtrise ou cette star du cinéma pornographique. L'idée de départ est très originale et j'ai accroché tout de suite, magré la lenteur avec laquelle le roman a commencé. Mais les choses ont mal tourné pour moi. Necropolis est surement remplis de bonnes qualités (en fait, en j'en suis convaincu) mais je n'ai pas été capable de les trouver. Rapidement, je me suis ennuyé. Je tournais les pages trop vite, ne me rappelais pas de ce qui s'y trouvait mais, contrairement à mon habitude, je ne relisais pas et continuais à ne lire qu'en diagonal. Au final, je n'ai pas vraiment suivi ni compris plusieurs intrigues secondaires de l'histoire. Je voyais les liens entre elles mais je ne m'y suis jamais intéressé. Et même l'érudition de l'auteur Santiago Gamboa (les nombreuses et excellentes références à la culture littéraire mondiale) n'a su capter mon attention. Dommage. Toutefois, cette mauvaise expérience ne m'empêchera pas de lire d'autres romans de cet auteur.
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traversay
traversay29 août 2012
  • Livres 4.00/5
A la lecture de Nécropolis 1209, deux évidences s'imposent : 1. Santiago Gamboa, excusez l'expression, est un putain d'écrivain. 2. Il est complètement, furieusement et délicieusement dingue.
C'est une sorte de labyrinthe, son roman, mais on s'y repère sans problèmes. Un millefeuilles où les histoires s'empilent, se répondent, ou pas, ça dépend, et où les personnages ne manquent pas de commander, les uns après les autres, un sandwich au poulet et un Coca light (gag récurrent).
L'atmosphère générale est celle d'une fin du monde, dans une Jérusalem en pleine guerre, alors qu'un congrès d'écrivains permet à toutes sortes de personnalités, de nationalités diverses, de se rencontrer. On trouve dans Nécropolis 1209 une histoire centrale racontée par un écrivain qui, après un suicide, se fait enquêteur et plusieurs récits, qui témoignent, chacun à leur manière, du talent et de la large palette de Gamboa.
Le style est parfois classique et précis, parfois lyrique et lesté de trouvailles argotiques dignes d'un San Antonio (chapeau en passant au traducteur), parfois carrément pornographique et stupéfiant (dans toutes les acceptions du terme). Gamboa n'a pas peur d'appeler une chatte, une chatte, et d'enfoncer ses héros dans les situations les plus sordides, avec force descriptions crapoteuses. La ligne jaune, il ne connait pas et la franchit allègrement. Mieux vaut avoir l'estomac bien accroché pour lire les confessions épicées de Sabina, la diva du X, dont la vie est un roman en rose et noir.
Chaque chapitre du livre de Gamboa est un roman à lui seul, mais, étonnamment, le lien entre eux se fait naturellement et l'écrivain, tel un chat malicieux, retombe sur ses pieds. Trop fort ! Nécropolis 1209 ne s'adresse pas aux amateurs de jolie littérature, bon style, bon genre. En revanche, ceux qui cherchent le chaînon manquant entre Charles Bukowski et Jorge Amado peuvent tenter l'expérience. C'est cru, c'est mortifère, c'est à lire cul sec et puis c'est assez génial, à vrai dire.
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keisha
keisha09 janvier 2011
" A cause de ce qui arrive et dont on doit se souvenir, pour tout ce qui est éminent ou simplement humain que nous devons conserver et protéger, nous avons décidé d'organiser ce congrès, dont l'objet ultime est d'honorer la mémoire à travers des vies remarquables(...) nous avons décidé de nous réunir tandis que dehors le monde s'écroule en un tas de décombres, de cendres et de fumées, nous nous sommes réunis parce que nous croyons à la parole et au témoignage de la vie"

Dans un hôtel luxueux d'une Jérusalem assiégée, en guerre, sous les bombes, s'ouvre un congrès auquel est convié l'écrivain-narrateur. Prennent la parole Edgar Miret Supervielle, bibliophile et amateur d'échecs (il y a du Zweig dans son récit...), Moisés Kaplan (avec une fascinante version colombienne du Comte de Monte-Cristo), Sabina Vedovelli, star du porno mais pas que cela, et surtout José Maturana, "ex-pasteur évangélique, ex-détenu, ex-drogué" qui raconte sa vie dans un style puissant et flamboyant.

José Maturana est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel: assassinat? Suicide? L'écrivain narrateur se lance dans l'enquête, retrouve des femmes qui l'ont connu et portent un regard différent sur lui. Petit à petit il est convaincu de devoir écrire un livre sur José Maturena car comme le dit un éditeur au congrès " Je crois que, bien écrite, l'histoire de Maturena ferait un très bon livre". Celui que le lecteur tient entre les mains? Pourquoi pas? Puis dans cette Nécropolis qu'est Jérusalem, les événements s'accélèrent, jusqu'à la fin surprenante.

Une première rencontre avec Gamboa, mais sûrement pas la dernière! Une construction efficace, des histoires fascinantes que l'on ne lâche pas, un style impeccable (mention spéciale aux parties réservées à Maturena), de l'imagination, il laisse l'impression dans ce roman de ne pas avoir tout révélé, des questions demeurent. Et puis il s'amuse visiblement à parsemer ses récits d'éléments récurrents, sandwich au poulet, Coca, et prénom Ebenezer... Sans oublier Uriah Heep, personnage fort secondaire au nom dickensien...
Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/arti..
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Fromtheavenue
Fromtheavenue08 août 2012
  • Livres 4.00/5
Un jeune écrivain est invité à un congrès littéraire à Jérusalem. Il y rencontre d'autres écrivains et personnalités dont José Maturana, personnage haut en couleur : ancien drogué reconvertir en pasteur évangélique et écrivain sur le tard. Mais malheureusement ce dernier est retrouvé mort dans la baignoire de la chambre d'hôtel. Notre jeune écrivain se prête au jeu de l'enquête car le suicide annoncé de son compère lui semble suspect.
L'histoire principale est entrecoupée d'histoires à tiroir dont les différents pièces assemblées formeront un puzzle complet époustoufflant. Autant vous dire que vous irez de surprises en surprises en vous demandant jusqu'où la folie de l'auteur s'arrêtera.
L'écrivain est un raconteur fou de récits loufoques, d'autres sombres et sordides, d'une crudité sans bornes pour certains. Santiago Gamboa s'en donne à coeur joie avec ses personnages furieux, inclassables, n'hésite pas à les maltraiter, à la trainer dans la boue pour les ressusciter, à les rendre pathétiques, attachants et détestables à la fois.
Cet écrivain colombien s'autorise absolument tout, nous fait croire l'impensable avec une facilité déconcertante. le lecteur passe son temps à rire et à écarquiller les yeux devant une telle prouesse littéraire ! C'est jubilatoire et génialissime.
Lien : http://fromtheavenue.blogspot.fr/2010/11/voici-u..
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marcossor
marcossor30 mai 2014
  • Livres 3.00/5
Etonnante écriture que celle de Santiago Gamboa! Elle semble en effet constamment osciller entre deux registres presque opposés. D'un côté une écriture bourrée de référence et de clins d'oeil, qui joue avec les connaissances et les références de ses lecteurs, notamment à travers les noms des personnages. de l'autre, un goût pour un "baroque trash" qui en rajoute dans la crudité, la surjoue jusqu'à l'absurde. le commun entre les deux étant sans doute le jeu et la farce, au sens du théâtre médiéval, du carnaval, qui ne sont jamais très loin, même au coeur des drames et de la violence qu'il peut dérouler pour nous.
(suite sur le blog)
Lien : http://filsdelectures.over-blog.com/2014/04/sant..
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Video de Santiago Gamboa (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Santiago Gamboa
Santiago Gamboa - Prières nocturnes .Santiago Gamboa vous présente son ouvrage "Prières nocturnes". Parution le 9 janvier 2014 aux éditions Métailié. Rentrée littéraire 2014. http://www.mollat.com/livres/gamboa-santiago-prieres-nocturnes-9782864249412.html Notes de Musique : ?sad love song from someone else? (by Littlefoot)
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