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ISBN : 2864247305
Éditeur : Editions Métailié (2010)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Au sortir d’une longue maladie, un écrivain est invité à un congrès de biographes à Jérusalem, métaphore d’une ville assiégée par la guerre et sur le point de succomber. Comme dans un moderne Decameron, les vies extraordinaires des participants laissent perplexe le héros de ce tour de force littéraire et stylistique. Parmi les participants de ce congrès, on croise le libraire bibliophile Edgar Miret Supervielle, l’actrice italienne de cinéma porno Sabina Vedovelli, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
12 février 2016
  • 2/ 5
Un jeune écrivain colombien vivant à Rome est invité à participer à un congrès se tenant à Jérusalem. Pourquoi pas ? Il s'y rend, même s'il ne sait pas trop pourquoi. Il se lie rapidement avec deux ou trois séminaristes qui composent cette assemblée très hétéroclite. Toutefois, la plupart ont eu des parcours très particulier, comme cet ex-criminel converti à la prêtrise ou cette star du cinéma pornographique. L'idée de départ est très originale et j'ai accroché tout de suite, magré la lenteur avec laquelle le roman a commencé. Mais les choses ont mal tourné pour moi. Necropolis est surement remplis de bonnes qualités (en fait, en j'en suis convaincu) mais je n'ai pas été capable de les trouver. Rapidement, je me suis ennuyé. Je tournais les pages trop vite, ne me rappelais pas de ce qui s'y trouvait mais, contrairement à mon habitude, je ne relisais pas et continuais à ne lire qu'en diagonal. Au final, je n'ai pas vraiment suivi ni compris plusieurs intrigues secondaires de l'histoire. Je voyais les liens entre elles mais je ne m'y suis jamais intéressé. Et même l'érudition de l'auteur Santiago Gamboa (les nombreuses et excellentes références à la culture littéraire mondiale) n'a su capter mon attention. Dommage. Toutefois, cette mauvaise expérience ne m'empêchera pas de lire d'autres romans de cet auteur.
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traversay
29 août 2012
  • 4/ 5
A la lecture de Nécropolis 1209, deux évidences s'imposent : 1. Santiago Gamboa, excusez l'expression, est un putain d'écrivain. 2. Il est complètement, furieusement et délicieusement dingue.
C'est une sorte de labyrinthe, son roman, mais on s'y repère sans problèmes. Un millefeuilles où les histoires s'empilent, se répondent, ou pas, ça dépend, et où les personnages ne manquent pas de commander, les uns après les autres, un sandwich au poulet et un Coca light (gag récurrent).
L'atmosphère générale est celle d'une fin du monde, dans une Jérusalem en pleine guerre, alors qu'un congrès d'écrivains permet à toutes sortes de personnalités, de nationalités diverses, de se rencontrer. On trouve dans Nécropolis 1209 une histoire centrale racontée par un écrivain qui, après un suicide, se fait enquêteur et plusieurs récits, qui témoignent, chacun à leur manière, du talent et de la large palette de Gamboa.
Le style est parfois classique et précis, parfois lyrique et lesté de trouvailles argotiques dignes d'un San Antonio (chapeau en passant au traducteur), parfois carrément pornographique et stupéfiant (dans toutes les acceptions du terme). Gamboa n'a pas peur d'appeler une chatte, une chatte, et d'enfoncer ses héros dans les situations les plus sordides, avec force descriptions crapoteuses. La ligne jaune, il ne connait pas et la franchit allègrement. Mieux vaut avoir l'estomac bien accroché pour lire les confessions épicées de Sabina, la diva du X, dont la vie est un roman en rose et noir.
Chaque chapitre du livre de Gamboa est un roman à lui seul, mais, étonnamment, le lien entre eux se fait naturellement et l'écrivain, tel un chat malicieux, retombe sur ses pieds. Trop fort ! Nécropolis 1209 ne s'adresse pas aux amateurs de jolie littérature, bon style, bon genre. En revanche, ceux qui cherchent le chaînon manquant entre Charles Bukowski et Jorge Amado peuvent tenter l'expérience. C'est cru, c'est mortifère, c'est à lire cul sec et puis c'est assez génial, à vrai dire.
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keisha
09 janvier 2011
" A cause de ce qui arrive et dont on doit se souvenir, pour tout ce qui est éminent ou simplement humain que nous devons conserver et protéger, nous avons décidé d'organiser ce congrès, dont l'objet ultime est d'honorer la mémoire à travers des vies remarquables(...) nous avons décidé de nous réunir tandis que dehors le monde s'écroule en un tas de décombres, de cendres et de fumées, nous nous sommes réunis parce que nous croyons à la parole et au témoignage de la vie"

Dans un hôtel luxueux d'une Jérusalem assiégée, en guerre, sous les bombes, s'ouvre un congrès auquel est convié l'écrivain-narrateur. Prennent la parole Edgar Miret Supervielle, bibliophile et amateur d'échecs (il y a du Zweig dans son récit...), Moisés Kaplan (avec une fascinante version colombienne du Comte de Monte-Cristo), Sabina Vedovelli, star du porno mais pas que cela, et surtout José Maturana, "ex-pasteur évangélique, ex-détenu, ex-drogué" qui raconte sa vie dans un style puissant et flamboyant.

José Maturana est retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel: assassinat? Suicide? L'écrivain narrateur se lance dans l'enquête, retrouve des femmes qui l'ont connu et portent un regard différent sur lui. Petit à petit il est convaincu de devoir écrire un livre sur José Maturena car comme le dit un éditeur au congrès " Je crois que, bien écrite, l'histoire de Maturena ferait un très bon livre". Celui que le lecteur tient entre les mains? Pourquoi pas? Puis dans cette Nécropolis qu'est Jérusalem, les événements s'accélèrent, jusqu'à la fin surprenante.

Une première rencontre avec Gamboa, mais sûrement pas la dernière! Une construction efficace, des histoires fascinantes que l'on ne lâche pas, un style impeccable (mention spéciale aux parties réservées à Maturena), de l'imagination, il laisse l'impression dans ce roman de ne pas avoir tout révélé, des questions demeurent. Et puis il s'amuse visiblement à parsemer ses récits d'éléments récurrents, sandwich au poulet, Coca, et prénom Ebenezer... Sans oublier Uriah Heep, personnage fort secondaire au nom dickensien...
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Fromtheavenue
08 août 2012
  • 4/ 5
Un jeune écrivain est invité à un congrès littéraire à Jérusalem. Il y rencontre d'autres écrivains et personnalités dont José Maturana, personnage haut en couleur : ancien drogué reconvertir en pasteur évangélique et écrivain sur le tard. Mais malheureusement ce dernier est retrouvé mort dans la baignoire de la chambre d'hôtel. Notre jeune écrivain se prête au jeu de l'enquête car le suicide annoncé de son compère lui semble suspect.
L'histoire principale est entrecoupée d'histoires à tiroir dont les différents pièces assemblées formeront un puzzle complet époustoufflant. Autant vous dire que vous irez de surprises en surprises en vous demandant jusqu'où la folie de l'auteur s'arrêtera.
L'écrivain est un raconteur fou de récits loufoques, d'autres sombres et sordides, d'une crudité sans bornes pour certains. Santiago Gamboa s'en donne à coeur joie avec ses personnages furieux, inclassables, n'hésite pas à les maltraiter, à la trainer dans la boue pour les ressusciter, à les rendre pathétiques, attachants et détestables à la fois.
Cet écrivain colombien s'autorise absolument tout, nous fait croire l'impensable avec une facilité déconcertante. le lecteur passe son temps à rire et à écarquiller les yeux devant une telle prouesse littéraire ! C'est jubilatoire et génialissime.
Lien : http://fromtheavenue.blogspo..
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marcossor
30 mai 2014
  • 3/ 5
Etonnante écriture que celle de Santiago Gamboa! Elle semble en effet constamment osciller entre deux registres presque opposés. D'un côté une écriture bourrée de référence et de clins d'oeil, qui joue avec les connaissances et les références de ses lecteurs, notamment à travers les noms des personnages. de l'autre, un goût pour un "baroque trash" qui en rajoute dans la crudité, la surjoue jusqu'à l'absurde. le commun entre les deux étant sans doute le jeu et la farce, au sens du théâtre médiéval, du carnaval, qui ne sont jamais très loin, même au coeur des drames et de la violence qu'il peut dérouler pour nous.
(suite sur le blog)
Lien : http://filsdelectures.over-b..
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
Charybde2Charybde207 juin 2016
Et maintenant, tu vas t’y remettre ? demanda-t-elle. Je vais peut-être essayer un nouveau genre, pourquoi pas la biographie. Ce congrès pourrait être un tournant.
Pourquoi recommencerais-tu à écrire ?
Il y a des choses qu’on fait sans raison, ou pour des motifs les plus banals, répondis-je : aller se promener sur une avenue à l »heure des embouteillages et observer les gens dans les voitures. Se présenter en milieu d’après-midi au guichet d’un cinéma ou flâner dans une librairie et finir à une terrasse de café à observer ceux qui reviennent sur leurs pas, et se répéter : pourquoi je fais tout ça ? Pourquoi aujourd’hui j’ai marché jusqu’à une librairie, ou un cinéma, et arrivé à la porte j’ai décidé de ne pas entrer ? On fait parfois des choses qui n’ont pas de sens, ou en qui prennent un avec le temps, peut-être avec le désir souterrain et muet de changer de vie au dernier instant, quand tout paraît décidé, comme ces joueurs de roulette qui, une seconde avant l’arrêt des paris, déplacent nerveusement une pile de jetons d’un numéro vers un autre puis s’en mordent les doigts. On cherche quelque chose d’intense, ou à être autre, oui, être autre, la voilà ta réponse : j’écris pour être autre.
Marta sourit : tu vois, on progresse, je t’ai dit que c’était à cette heure que naissent les bons reportages, l’idée que l’alcool et le travail sont incompatibles, c’est bon pour les dentistes et les coupeurs de prépuces, mais pas pour nous qui travaillons avec la parole. À condition que l’on puisse conserver une certaine verticalité, ou nous tenir de l’autre main.
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Charybde2Charybde207 juin 2016
J’étais très étonné et, à vrai dire, flatté, euphorique. Une foule de questions se pressaient dans ma tête : qui leur avait donné mon nom ? De quel genre de congrès s’agissait-il ? Qu’avais-je à voir avec le monde des biographes ? J’avais publié des romans, quelques nouvelles, un récit de voyage et des milliers d’articles de presse, mais rien de tout cela, que je sache, ne pouvait être assimilé au genre biographique. Pourquoi donc avaient-ils pensé à moi ? Comment avaient-ils trouvé mon adresse ? La tombée de la nuit me surprit avec les mêmes interrogations qui allaient et venaient sans trouver de réponse.
Je dois dire que je traversais une période de grand ralentissement. Les aiguilles de ma montre tournaient sans discontinuer mais cela ne signifiait absolument rien pour moi. Je passais des heures les yeux rivés sur une photo dans le journal ou la couverture d’un livre sans me résoudre à l’ouvrir, absorbé que j’étais par le vide et mes propres sons internes, les battements de ce « cœur révélateur » dont parle Poe, ou encore le flux sanguin et la tension de certains muscles. Je venais de sortir d’une longue maladie qui m’avait écarté de la vie que je menais jusque-là, celle d’un écrivain actif et plus ou moins présent dans le petit monde des lettres. Que s’était-il passé ? Mes poumons s’étaient peuplés d’un virus malin, ke hanta, qui emplissait de liquide les alvéoles pleurales et liquéfiait les capillaires en créant des mares d’infection brutale, infestées de globules blancs. La fièvre fit de moi un hôte à plein temps de l’hôpital jusqu’à ce que quelqu’un décide de me faire transférer dans un centre médical de montagne, un sanatorium pour maladies respiratoires et de la plèvre, où je suis resté un peu plus de deux ans, loin de tout ce qu’était ma vie, laquelle se révéla au bout du compte n’être celle de personne car elle disparut dès que je me fus éloigné de la haute montagne (comme Hans Castorp).
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Charybde2Charybde207 juin 2016
À Charleston, Walter et Jessica ont employé la même tactique qu’à Miami, consistant à rendre visite aux pavillons des malades incurables de l’Ancient Ghedare Hall et du Memorial. En même temps ils ont entrepris la construction d’une réplique de la chapelle du Dieu Naissant et de la Miséricorde, selon les mêmes plans que celle de Miami mais plus grande, car Walter avait acquis une réelle assurance oratoire et les finances du Ministère augmentaient grâce aux inscrits, certes volontaires mais qui apportaient des kilos de liasses vertes, et même plus, je suis sérieux, les riches se lavent la conscience comme d’autres se lavent ce que vous savez, oui, trois lettres, vous me suivez, mes potos ? Et c’est encore mieux si leur galette aide des gens dangereux, qu’elle contribue à apaiser la tension sociale, cette électricité dans l’air des rues qui complique tellement la vie du riche et l’oblige à avoir des gardes du corps pour continuer à être riche, riche au milieu de la merde, la façon la plus ignoble d’être riche ; riche au milieu des plaies et du pus des villes les plus tristes et les plus désespérées. (« Le Ministère de la Miséricorde », récit de José Maturana)
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Video de Santiago Gamboa (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Santiago Gamboa
Santiago Gamboa - Prières nocturnes .Santiago Gamboa vous présente son ouvrage "Prières nocturnes". Parution le 9 janvier 2014 aux éditions Métailié. Rentrée littéraire 2014. http://www.mollat.com/livres/gamboa-santiago-prieres-nocturnes-9782864249412.html Notes de Musique : ?sad love song from someone else? (by Littlefoot)
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