> Anne-Marie Meunier (Traducteur)

ISBN : 2757815733
Éditeur : Points (2009)


Note moyenne : 2.71/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres

Victor Silanpa tient la rubrique des faits divers d'un quotidien colombien, il est aussi détective privé et très amoureux de Mánica. Il enquête sur l'identification d'un cadavre horriblement empalé et crucifié, en compagnie ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par hannahens, le 25 mai 2012

    hannahens
    Un roman définitivement noir, à l'image de la littérature latino américaine actuelle. Un écrit désabusé sur une société corrompue jusqu'à l'os, avec une fin loin du "happy end" policier habituel, une fin cynique comme il se doit. le personnage principal qui mène l'enquête est lui aussi victime de l'ambiance de dégringolade générale. Sa vie part en miette, on est loin du super héros, beau et intelligent, à qui tout réussi et cela rend le roman d'autant plus vrai, proche de la réalité.
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  • Par keisha, le 14 décembre 2011

    keisha
    Troisième rencontre avec Gamboa mais en demi tinte cette fois. le journaliste Victor Silanpa travaille dans un quotidien de Bogota. par ailleurs il est détective privé (version photographier des couples en flagrant "délit" ou du plus lourd). Dans ce roman, il s'intéresse à un cadavre retrouvé empalé et crucifié au bord d'un lac. Qui est-ce? Dans quelles conditions est-il mort? Qui l'a transporté là? Autant de questions qu'il tente de résoudre, aidé par un petit fonctionnaire à la recherche de son frère disparu. Ce couple improbable va sillonner Bogota d'aventures en aventures, sans guère le temps de souffler.
    Le lecteur suit d'autres personnages, avocats, conseillers, promoteurs, découvre les dessous de pas mal de magouilles, et, pour ma part, s'y perd un peu. Pas vraiment de suspense, donc. Mais beaucoup d'allant. le policier en charge de l'enquête, lui, se contente de raconter sa vie, de façon plutôt amusante et intéressante d'ailleurs. Là j'ai retrouvé le Gamboa que je connais.
    Un poil déçue donc, mais un auteur à connaître tout de même!
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    • Livres 3.00/5
    Par scor13, le 12 mars 2011

    scor13
    Nous avons affaire à deux narrateurs. le premier est un narrateur omniscient. Il décrit l'enquête à laquelle se livre Silanpa, un journaliste qui arrondit ses fins de mois comme détective privé. Tous les deux ou trois chapitres environ, le narrateur omniscient laisse sa place à Aristophane Moya, le capitaine de la 40e brigade de police de Bogota, qui a une addiction à la nourriture et qui décrit cette addiction dans le cadre de la Dernière Cène, une association évangélique, une sorte de groupe de parole.
    J'ai eu du mal avec les très nombreux personnages du livre. Il a même fallu que je prenne des notes pour arriver à dénouer les liens que l'auteur tisse entre eux. Et puis rapidement tout devient clair : entre les avocats véreux, les hommes d'affaires, les politiques corrompus, le journaliste désabusé qui mène l'enquête à la place du flic qui en profite pourtant pour tirer la couverture à lui, ce roman concentre tous les ingrédients nécessaires à la confection d'un bon polar. Malgré tout j'ai regretté que ma prise de notes rendue nécessaire par la multiplicité des personnages ne me dévoile très rapidement l'intrigue. Et c'est là que le bât blesse: le livre manque cruellement de suspense. de plus, l'alternance entre les deux narrateurs casse trop le rythme à mon goût. On arrive à se passionner un peu pour l'histoire qui est complexe, puis Aristophane arrive et il nous raconte sa vie...qui n'a en plus aucun intérêt dans l'histoire sauf évidemment à la fin. Donc pour ma part, je vois cette narration plus comme un prétexte pour justifier la fin qu'avec un réel intérêt.

    Malgré tout il décrit particulièrement bien la corruption liée à l'immobilier (qui sévit aussi bien en Colombie qu'ailleurs dans le monde). Et je me suis surprise à avoir plusieurs fois le sourire aux lèvres car certaines scènes décrites sont particulièrement savoureuses.
    Bilan
    Un premier livre qui aurait pu être beaucoup plus intéressant que çà. Il souffre de quelques longueurs, alors que la fin elle même est précipitée. C'est dommage car il disposait malgré tout de bons atouts.


    Lien : http://uneanneeetplusdelivres.over-blog.com/article-perdre-est-une-q..
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    • Livres 3.00/5
    Par emeralda, le 02 décembre 2009

    emeralda
    Dès les premières lignes du roman, j'ai eu du mal à savoir si Victor Silanpa était un journaliste ou un flic.
    Ses méthodes sur le terrain, ses attitudes et surtout l'accès privilégié auquel il a droit sur les scènes de crimes, dans la morgue… sont troublantes, voir déroutantes. J'avais sans cesse l'impression d'avoir raté un élément qui aurait pu me permettre de le situer impeccablement. À ce moment, les frontières étaient par trop perméables à mon goût.
    « Noir, c'est noir » comme le chante si bien Johnny Hallyday, mais dans ce cas précis, on débute quand même avec un crime particulièrement sordide. Accrochez-vous !
    A noter que j'ai eu la désagréable impression au cours de ma lecture que je manquais des étapes. Je relisais donc certains paragraphes, mais rien n'y faisait. Il manquait des phrases, des transitions, que la présentation n'était pas adéquate, que sais-je encore. Des détails, mais qui m'ont un peu agacé car ils me laissaient un arrière-goût d'insatisfaction.
    Cela ne m'a pas gêné au point de ne pas pouvoir suivre l'intrigue, mais j'étais moins enthousiaste à poursuivre.
    Très vite page 47, on trouve la justification du titre de cet ouvrage. Victor garde certaines citations dans les poches de sa poupée : « J'ai perdu. J'ai toujours perdu. Ça ne m'irrite pas, ça ne m'inquiète pas. Perdre n'est qu'une question de méthode : Louis Sepulveda. »
    Cela tient aussi au caractère de ce journaliste pas banal : « Se battre avec une femme, c'est un combat perdu d'avance. Napoléon, qui a réussi à conquérir la moitié de l'Europe, a eu cette phrase pleine de sagesse : « Les batailles contres les femmes sont les seules qu'on gagne en fuyant ».
    - Mais je n'ai pas envie de gagner.»
    Tout est dit, non ?
    La suite sur

    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2009/12/et-si-on-ne-souhaite-..
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    • Livres 3.00/5
    Par Plumisa, le 19 avril 2012

    Plumisa
    Voici une enquête qui requiert pour le moins toute l'attention du lecteur car il en faudrait très peu pour perdre le fil...
    Il y a donc un corps, retrouvé empalé ; un flic obèse qui raconte sa vie un chapitre de temps en temps ; un journaliste amoureux qui fait équipe avec un homme dont le frère a disparu et qui joue aussi au "privé" en quête de flagrants délits ; un lot comprenant avocats, promoteurs et politiques véreux ; une très jeune prostituée qui souhaiterait faire de la chanson ; un "club" de naturistes et bien évidemment une histoire de gros sous sur fond de spéculation immobilière... sans parler des personnages secondaires comme les familles, la secrétaire, des hommes de main, un ancien rédacteur en chef, une poupée fétiche, etc.
    En multipliant histoires, intrigues et personnages, l'auteur entraîne ses lecteurs au fin fond de la corruption qui touche son pays, la Colombie.
    Le personnage principal est Silampa le journaliste car c'est lui qui mène l'enquête, faisant le travail de la police en sillonnant Bogota. Curieusement, il bénéficie de toutes les entrées possibles sur les scènes de crimes grâce à une "complicité" particulière avec le capitaine Moya.
    Si le lecteur n'est pas toujours certain de savoir qui est qui, il faut reconnaître que le roman est plein d'allant et se laisse lire d'un bon rythme, cadencé par les confessions personnelles et pour le moins originales du capitaine de police.
    Sans être totalement convaincue par cette histoire, je reconnais à l'auteur beaucoup de talent : dans l'écriture, le style et l'humour. Je n'hésiterai donc pas à tenter un autre titre.


    Lien : http://isabelle-passions.over-blog.com/article-perdre-est-une-questi..
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