Et bien et bien, quelle tartine : 900 pages au total, ce n'est pas rien tout de même !
Oui mais voilà, j'ai interrompu ma lecture pendant quelques jours à la page 700 et je suis dans l'incapacité totale de reprendre le fil de ma lecture depuis lors. Abandonner à la page 700 est vraiment stupide mais se forcer à lire 200 pages supplémentaires l'est certainement tout autant.
Ce qui me gênait un peu au départ est devenu au fur et à mesure franchement fastidieux et ennuyeux. Je ne sais pas si cela vient de moi (manque de patience ou d'indulgence à mesure que le temps passe) ou de l'écriture de
Anne Marie Garat (de plus en plus boursouflée et ampoulée au fil des pages), mais j'avais de plus en plus l'impression d'être plongée dans un roman à l'eau de rose. Ok, un bon roman à l'eau de rose mais un roman à l'eau de rose quand même.
Pourtant je n'ai lu que des éloges à propos de ce roman ! Je pense que le style de l'auteur n'est simplement pas du tout ma tasse de thé :
Anne Marie-Garat est de ces auteurs qui explicitent tout en long, en large et en travers, rien ne nous est épargné, et certainement pas le cheminement des pensées, réflexions, questions des protagonistes. Grâce à ce roman, j'ai découvert que j'aimais avant tout les auteurs qui procèdent par soustraction, où le non-dit, l'implicite, l'équivoque, le suggéré, l'inexprimé en somme, se font la part belle. N'hésitez donc pas à lire ce roman si vous aimez les romans fleuve, vous y trouverez sans nul doute votre bonheur. Quant à moi, je fantasme avant tout sur un prochain roman court à la
Yôko Ogawa, histoire de retrouver un peu mes esprits.
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