ISBN : 2742769315
Éditeur : Actes Sud (2007)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 69 notes) Ajouter à mes livres
Automne 1913. A Paris et ailleurs - de Budapest à la Birmanie en passant par Venise -, une jeune femme intrépide, Gabrielle Demachy, mène une périlleuse enquête d'amour, munie, pour tout indice, d'un sulfureux cahier hongrois recelant tous les poisons - des secrets de c... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par litolff, le 05 mai 2010

    litolff
    Un véritable cadeau que ce roman fleuve qui sait combiner les genres (romantique, policier, peinture de société), ciselé par une plume admirable : Gabrielle nous entraine et nous transporte au sein d'une foisonnante galerie de personnages dans une époque troublée en pleine mutation. Follement romanesque, un délice de lecture !
    Mieux vaut ne pas avoir quelque chose d'urgent à faire : impossible de lâcher la main du diable...
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par moustafette, le 31 décembre 2010

    moustafette
    Anne-Marie Garat entraîne le lecteur dans un véritable tourbillon romanesque. De la bourgeoisie au petit monde des gens de maison, de la réalité ouvrière à l'univers balbutiant du cinématographe en passant par les coulisses du journalisme, des intrigues militaires aux événements qui nous parlent à tous, nous croisons une multitude de personnages qui tentent de s'adapter, pour le pire et le meilleur, à ce monde qui bascule dans la modernité.
    Dans la tradition des romans-feuilletons du XIXe siècle, l'auteur sait faire rebondir son récit avec brio, le tout servi par une écriture tour à tour réaliste et poétique, voire parfois lyrique.
    Contrairement à ce que peut laisser penser la 4ème de couv, l'action se situe essentiellement dans le Paris grouillant et riche de son peuple à jamais disparu, ce qui participe grandement au charme de ce roman.
    Mais vous aurez quand même droit à une escapade dans la magnifique Venise, avec en prime une belle histoire d'amour sur fond de rebellion anarchiste...


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2008/02/16/index.html
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par sentinelle, le 06 janvier 2009

    sentinelle
    Et bien et bien, quelle tartine : 900 pages au total, ce n'est pas rien tout de même !
    Oui mais voilà, j'ai interrompu ma lecture pendant quelques jours à la page 700 et je suis dans l'incapacité totale de reprendre le fil de ma lecture depuis lors. Abandonner à la page 700 est vraiment stupide mais se forcer à lire 200 pages supplémentaires l'est certainement tout autant.
    Ce qui me gênait un peu au départ est devenu au fur et à mesure franchement fastidieux et ennuyeux. Je ne sais pas si cela vient de moi (manque de patience ou d'indulgence à mesure que le temps passe) ou de l'écriture de Anne Marie Garat (de plus en plus boursouflée et ampoulée au fil des pages), mais j'avais de plus en plus l'impression d'être plongée dans un roman à l'eau de rose. Ok, un bon roman à l'eau de rose mais un roman à l'eau de rose quand même.
    Pourtant je n'ai lu que des éloges à propos de ce roman ! Je pense que le style de l'auteur n'est simplement pas du tout ma tasse de thé : Anne Marie-Garat est de ces auteurs qui explicitent tout en long, en large et en travers, rien ne nous est épargné, et certainement pas le cheminement des pensées, réflexions, questions des protagonistes. Grâce à ce roman, j'ai découvert que j'aimais avant tout les auteurs qui procèdent par soustraction, où le non-dit, l'implicite, l'équivoque, le suggéré, l'inexprimé en somme, se font la part belle. N'hésitez donc pas à lire ce roman si vous aimez les romans fleuve, vous y trouverez sans nul doute votre bonheur. Quant à moi, je fantasme avant tout sur un prochain roman court à la Yôko Ogawa, histoire de retrouver un peu mes esprits.

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-26438949.html
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par les-bibliotheques-valentinoises, le 25 juin 2010

    les-bibliotheques-valentinoises
    A l'orée de la guerre de 14, Gabrielle Demachy, jeune orpheline est élevée par sa tante hongroise et sa nourrice Renée. Endre, le fils d'Agota part en Birmanie au grand désespoir de Gabrielle. A l'annonce de sa mort, elle essaye de reconstituer le puzzle de la vie d'Endre et se fait engager
    chez une riche famille d'industriels, les Bertin-Galay.
    Grande fresque romanesque de 900 pages qui nous emmène à travers les méandres d'une histoire à rebondissements…
    L'histoire se poursuit avec « L'Enfant des ténèbres » et « Pense à demain »
    Lecture d'été idéale.
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    • Livres 4.00/5
    Par Nini82, le 03 octobre 2010

    Nini82
    Malgrés le gros pavé ( près de 1300 pages version poche) faut pas avoir peur de s'y attaquer. Ce qui m'a donné envie de le lire ce fut les differents comentaires que j'ai lu disant qu'une fois commencé on ne peut le lacher. Et je le confirme. Car j'ai eu dut mal à m'en détacher. Moi qui n'aime pas lire dans les bus, je le lisais... Les personnages de ce romans sont interresant. Celui de Gabrielle attachant puisque d'un coté c'est elle qui mène la danse : elle cherche à savoir plus sur la mort de son fiancé Endre. Un homme la dirige vers la riche famille indistrielle Bertin-Galay, plus particulièrement vers le professeur Pierre Galay. Elle arrivera à avoir un poste en tant qu'institutrice de la petite Millie. Ayant de cet homme un portrait noir, elle se méfie de lui, et cherche à savoir comme elle le peut le plus de lui. L'auteur nous fait un portait alors des membres de la famille Bertin-Galay, et de leurs domestiques qu'ils soient à Paris ou au Mesnil. Sans oublier d'autres personnages extérieurs. Malgrès quelques clichés - certains aspects du romans sont assez faciles à deviner entre qui mene en bateau qui, par ex - le roman se laisse lire. Pour ma part, je voulais savoir surtout si Gabrielle arriverait à sa propre mission et comment elle réagirait vis à vis de la vérité concernant Endre. Roman remplis de complots, d'espionnage, d'amour, de secret juste une année avant que la guerre commence (une partie du roman se déroulera alors à ce moment où on rapelle brièvement certains fait polémiques). J'ai beaucoup aimé les descriptions d'époques, avec les classes sociales, la révolte des ouvriers pour travailler 8h/jour...

    Lien : http://moidevoreusedelivres.blogspot.com/
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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 23 juin 2010

    Quelle partie de la nuit avaient-ils atteinte dans ce grand silence où s'étaient tus l'orage et l'averse, absentés les remuements de la maison, dans ce recul extrême du monde où l'on peut être sans pudeur ni calcul, dévasté sans souffrir, où l'assouvissement excède le désir. Quelque peu effrayé du séisme sensuel qui vengeait si parfaitement son rêve, maintenant il la tenait. Enfin la tenait, et elle lui, par la même passion attachés, comme s'ils ne pouvaient se déprendre sans en mourir ; à peine dénouant leur étreinte, haletants, ils migraient à l'aveugle vers le fond de la chambre, cherchant une couche, un accueil à leurs corps rompus, où reprendre haleine et s'échouer ; cherchant au visage de l'autre ce qu'il en était de leur nudité, et pour le reconnaître, ne pas le perdre tout de suite, apprivoisant l'être obscur qu'ils possédaient ensemble.
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  • Par freude, le 23 août 2011

    ces images au format carte postale seront devenues chocolat, ocre-rouille, de celles qu'on garde dans les tiroirs de toutes les maisons, dans les albums de famille, jusqu'à ce que l'on ne les garde plus; on les égare, ou bien quelqu'un les emporte un jour, qu'importe. Elles ressemblent à l'oubli que la mémoire accommode, qu'elles soient perdues n'affecte personne. Images sans légende, ni date, anonymes pour tous et quiconque, sauf pour ceux à qui elles appartiennent, à qui elles rappellent quelque chose.
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  • Par Oloutam, le 21 avril 2011

    On sait, à la manière dont marchent les gens, beaucoup de choses d'eux, de quoi sont faits leur être, leur caractère ou leurs sentiments, mieux parfois qu'un regard échangé, et même de dos, surtout de dos, peut-être, par cet angle où l'on s'ignore soi-même.
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  • Par litolff, le 09 novembre 2010

    Sous la treille de rosiers et de glycines courant d’un bord à l’autre des verrières, elles se retrouvèrent enfin seules. Le soleil avait tourné, avec cette douceur amoindrie de septembre. Le gravier chauffé tout le matin donnait encore l’illusion de la touffeur des jours d’été, et dans l’air flottait le lourd et persistant parfum sucré des roses.
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  • Par line70, le 21 mars 2011

    La folle valse de la vie, et la vie passe. Les occasions passent. On les voit venir sans trop s'en aviser; à peine croisées, elles sont déjà trop loin. Jalouses, ombrageuses, comme les femmes vous font payer de ne pas leur avoir fait la cour au moment qu'il fallait, ensuite se dérobent, fuient, moqueuses et cruelles.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)






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