> Annie Morvan (Traducteur)

ISBN : 2253063630
Éditeur : Le Livre de Poche (1993)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
8 mai 1830.
Le général Bolivar, escorté de sa suite, quitte Bogota après avoir renoncé au pouvoir. Il ne lui reste que quelques jours à vivre. Tout en descendant le fleuve Magdalena, le " Libertador " sud-américain revit ses combats, ses triomphes, ses démesures ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par Aela, le 20 mars 2011

    Aela
    Le roman a été écrit en 1989. Gabriel García Márquez nous conte les derniers jours de Simón Bolívar, "El libertador". le célèbre général a quarante-sept ans mais en paraît bien plus. Nous sommes en mai 1830, Bolívar vient de démissionner de son poste de président de la République de Colombie et se voit refuser un permis pour rejoindre son pays natal, le Vénézuéla. Il va remettre le pouvoir à Domingo Caycedo et le 8 mai, il entreprend son dernier voyage qui fait l'objet de ce livre.
    Un voyage bien amer car lui reviennent les souvenirs de ses différents avec les généraux qui se sont battus à ses côtés, et le souvenir des trahisons, comme celles du général Santander. de même en juin, il apprend la mort par assassinat de son fidèle et vaillant ami le général Sucre, fondateur de la République de Bolivie.
    Des derniers jours au parfum d'amertume, de nostalgie et de regrets, dont le plus important est de ne pas avoir réussi à unifier cette gigantesque zone d'Amérique du sud.
    Un magnifique portrait en finesse et subtilité de ce personnage historique, très humain dans ses faiblesses et ses états d'âme..
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    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD, le 04 juin 2008

    Sarah_DD
    Avec Marquez, c'est une ambiance qui est plantée. ici c'est l'histoire de Bolivar qui se retire de Bogota. On l'accompagne sur le fleuve Magdalena, l'auteur retrace certains de ses triomphes, mais aussi de ses échecs. L'originalité est ici de ne pas présenter le personnage en pleine gloire, mais en son lendemain. Il a l'air plus humain sans paillettes.
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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 20 mars 2011

    Le général Bolívar croyait, au contraire, que cela avait été non pas la fin, mais le début d'une grande amitié (avec Santander). Il n'était pas vrai non plus que l'origine de la discorde fût les privilèges accordés au général Páez, pas plus que ne l'avaient été la malheureuse Constitution bolivienne, l'investiture impériale que le général avait acceptée au Pérou, la présidence et le sénat à vie qu'il avait rêvés pour la Colombie, ou les pouvoirs absolus qu'il avait assumés après la Convention d'Ocaña. Non: les causes qui avaient donné naissance à la terrible rancune qui s'était accrue avec les ans jusqu'à l'attentat du 25 septembre n'avaient été ni celles-ci ni d'autres. "La véritable raison c'est que Santander n'a jamais pu accepter l'idée que ce continent soit un seul pays, dit le général. L'unité de l'Amérique est trop grande pour lui."
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  • Par Aela, le 20 mars 2011

    Son portrait le plus ancien était une miniature anonyme, exécutée à Madrid alors qu'il avait seize ans. Lorsqu'il en eut trente-deux, il s'en fit faire une autre en Haïti, et toutes deux étaient fidèles à son âge et à sa nature caribéenne. Il avait du sang africain par un de ses aïeux paternels qui avait eu un fils avec une esclave, et ses traits le reflétaient tant que les aristocrates de Lima l'appelaient le Zambo. Mais à mesure que sa gloire grandissait, les peintres l'avaient idéalisé en lavant son sang et en le mythifiant, jusqu'à fixer dans la mémoire officielle le profil romain de ses statues. En revanche, le portrait d'Espinosa ne ressemblait qu'à lui, à ses quarante-cinq ans rongés par la maladie qu'il s'efforça de cacher, surtout à lui-même, jusqu'à la veille de sa mort.
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  • Par Aela, le 20 mars 2011

    José Palacios ne connaissait que trop cette évocation; Elle se rapportait à une nuit de janvier 1820, dans une localité vénézuélienne perdue au milieu des hautes plaines de l'Apure, où le général était arrivé avec deux mille hommes de troupe. A cette époque il avait déjà libéré du joug espagnol dix-huit provinces. A partir des anciens territoires de la vice-royauté de la Nouvelle-Grenade, de la circonscription du Vénézuéla et de la présidence de Quito, il avait fondé la république de Colombie et il était alors son premier président et le général en chef de ses armées. Son ultime ambition était d'étendre la guerre vers le Sud, pour réaliser le rêve fantastique de créer la nation la plus grande du monde: un seul pays, libre et uni, du Mexique au Cap Horn.
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