AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 207076852X
Éditeur : Gallimard (2003)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Jérôme Garcin, directeur de rédaction au Nouvel Observateur, animateur du Masque et La Plume sur France Inter, publie peu. Le grand écart entre les exigences du critique et l'élaboration d'une œuvre ne doit pas être facile à concilier. Et pourtant, Jérôme Garcin réussit l'exercice avec la souplesse et la bravoure du virtuose. La Chute de cheval était un roman qui tendait à prouver qu'on pouvait "fonder... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
carre
05 juin 2012
  • 4/ 5
"Théatre intime" est une magnifique déclaration d'amour d'un homme (Garcin en l'occurence) à l'être aimé Anne-Marie Philippe (fille de Gérard Philippe). Comme si ces deux destins marqués par des deuils avaient trouvé dans le regard de l'autre, l'âme soeur, la seule pouvant les ramener à un espoir de reconstruction malgré les douleurs.
Le patron du "Nouvel Obs culture" nous touche car il raconte ces souvenirs avec beaucoup de tact, de retenue, il raconte l'amitié avec la veuve du comédien, puis l'amour en parfaite alchimie avec Anne-Marie. C''est aussi un récit pour leurs enfants, pour dire l'admiration de leurs parents pour leurs pères respectifs partis tout deux trop tôt.
L'amour total, fusionnel pour vaincre les douleurs adolescentes.
Un texte pudique, plein de tendresse, de tolérance, d'amour. Certainement la meilleure façon de rester en vie et de regarder sereinement l'avenir.
Commenter  J’apprécie          370
zabeth55
21 avril 2014
  • 3/ 5
Bizarrement, pour la première fois, je n'ai pas succombé au charme de l'écriture de Jérôme Garcin.
Certes le livre n'est pas inintéressant. de plus c'est un très bel hommage qu'il rend sa femme et à ses enfants et surtout à sa belle-mère, Anne Philippe, épouse de Gérard Philippe.
Mais je dois avouer que je me suis un peu ennuyée et n'ai pas retrouvé l'émotion que j'ai eue dans ses autres ouvrages. Pourtant son tact, son élégance, sa pudeur sont bien là et cette déclaration d'amour est fort belle.
Peut-être ai-je lu trop vite et sans assez m'investir.
Commenter  J’apprécie          111
alouett
30 octobre 2016
« C'était un après-midi d'été de la fin des années soixante-dix, dans le théâtre à ciel ouvert de Petit-Couronne. Je venais de rencontrer Anne-Marie, qui, dans le Cid, interprétait la fière Infante. Pendant les répétitions et les ultimes réglages sous un soleil déclinant, une ombre vint s'asseoir à mes côtés, sur les gradins, et en silence me prit la main. C'était Anne Philipe, dont je ne saurai jamais si elle venait, ce jour-là, applaudir sa prometteuse fille de vingt ans ou se souvenir de l'immortel Rodrigue d'Avignon.
Peut-être n'ai-je écrit Théâtre intime que pour répondre, longtemps après, à cette question restée en suspens. Qui jouait sur scène, ou plutôt qui voyait-on jouer ? Quel coeur battait sous cette longue robe d'Infante : une fille sans père ou la fille d'un mythe ? La jeune femme que j'aimais ou celle qui, dans la lumière des projecteurs, déjà ne m'appartenait plus ?
Dans les coulisse de ce Théâtre intime, où le rideau s'ouvre sur L'Annonce faite à Marie et tombe sur L'Alouette, il y a aussi trois enfants qui sourient. Ils appartiennent à la première génération pour laquelle le père tutélaire d'Anne-Marie est déjà une image floue, une légende à la dérive, un Cid qui lentement s'éloigne de la mémoire collective. J'ai voulu, à ma façon, les leur restituer. » (Jérôme Garcin, présentation éditeur).

Dans ce roman autobiographique, Jérôme Garcin revient avec nostalgie et tendresse sur sa vie, les quelques années qui ont précédés sa rencontre avec Anne Philipe, la mère d'Anne-Marie qui deviendra sa femme. On sent l'émotion poindre dans les mots, on se fascine par une telle maîtrise du verbe, on entre dans l'intime sans toutefois violer l'intimité de l'auteur, on sent les émotions, les frissons et les sentiments. On comprend le respect qu'il voue à celles qui ont influencé sa vie, à celles qui ont permis qu'il devienne l'homme qu'il est devenu, qui ont permis cette maturité, qui lui ont apporté cette sérénité à l'égard de son art… cette assurance dans son jeu d'écriture. Il est aussi question de son rapport à l'écriture, de son rapport à la lecture et aux auteurs, de sa fascination pour Stendhal
On entre dans cette lecture comme on entrerait dans une pièce éclairée à la bougie. On s'installe dans cet huis-clos propice à la confidence. On l'écoute, glanant au détour de chaque phrase le mot qui nous permet de ressentir à notre tour, de voir les paysages, de percevoir l'atmosphère de certains lieu. On assiste à la rencontre avec Anne Philipe, on profite de leur complicité, jusqu'à ce qu'entre, comme par effraction, la fille de la romancière. Cette dernière se prénomme Anne-Marie.
J'étais réticence à lire cet ouvrage, réticence même après avoir lu la préface de l'auteur. Sceptique, peu encline à lire ce que je pensais être une énième déclaration d'amour. Et puis… au fil des pages… je me suis laissée embarquer et ce, malgré quelques longueurs.
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Marti94
28 mai 2015
  • 4/ 5
Je ne partage pas la passion de Jérôme Garcin et de sa femme, Anne Philipe, pour le cheval mais je partage celle qu'ils ont tous les deux pour le théâtre.
J'ai lu ce récit autobiographique dès sa sortie avec beaucoup d'intérêt puisque Jérôme Garcin évoque sa rencontre avec Anne Philippe puis Anne-Marie, sa fille qu'il va épouser.
Rien de « people » dans ce livre qui a reçu le Prix essai France-Télévisions en 2003. Mais, évidemment, l'évocation des proches de Gérard Philipe, comédien culte, est un enchantement.
Jérôme Garcin nous mène dans les coulisses de la vie qu'il partage avec une comédienne sans entrer dans une trop grande intimité.
Beau témoignage sur le théâtre de la fin du 20ème siècle vu de l'intérieur.
Commenter  J’apprécie          20
isalune
26 mars 2008
  • 4/ 5
Une longue déclaration d'amour (combien j'aimerais que l'homme que j'aime parle de moi comme ça...)
Touchant dans le fond et dans la forme.
? infos à chercher sur la fille de Gérard Philippe ?
J'aimerais lire un autre livre de J. Garcin
Commenter  J’apprécie          20
Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
TadeoPrinceTadeoPrince13 mars 2013
J'ai connu ce que personne ne voit, les larmes derrière le sourire, les cris derrière la parole, le désespoir derrière l'exultation, l'envie d'en finir derrière la force d'abattre les murailles (...) J'ai connu la jalousie, la colère, l'exaspération, mais je n'ai jamais connu la morosité, les sentiments moyens, la mesquinerie, le regret, la déception. Alors voilà: les exercices d'admiration sont comme les déclarations d'amour, il faut les faire quand la vie palpite encore, quand la chair est tiède, quand la gratitude se lit dans les yeux ouverts, sur les lèvres tendues (...) Je voudrais raconter ici comment, marche après marche, et malgré le vertige, et alors que rien ne me prédisposait à l'escalade, je suis parvenu enfin à l'altitude d'où l'on peut voir, en pleine lumière, le visage de celle à qui je dois de trouver la terre si belle et le ciel si proche.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Marti94Marti9428 mai 2015
Mois après mois, Danseur [le cheval d’Anne Philipe] lui donna, sans complaisance, tout ce qu'elle refusait à la scène et que le cinéma lui refusait, tout ce que son corps d'actrice réclamait, et tout ce à quoi la femme au milieu de sa vie aspirait : une jeunesse persistante, le goût du risque, la maîtrise de soi, la noblesse de l'art, le plaisir de la métamorphose, l'héritage des grands classiques, le rituel de la représentation, le besoin de surpassement et le bonheur de l'éphémère.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
TadeoPrinceTadeoPrince13 mars 2013
(...) des manières d'être... Ne jamais tricher avec soi-même. Se soucier de soi, s'examiner, mais sans aucune complaisance. Travailler à se perfectionner. Tendre toujours les filets trop haut. Chasser le bonheur. Avancer masqué, cacher qu'on est un écorché. Garder, malgré l'âge, le don de la vivacité. Mettre de la sécheresse dans la tendresse et de l'élégance dans la tristesse. Lutter contre le gras et la sensiblerie. Pratiquer la respiration du point-virgule. Ne jamais montrer son émotion, ne pas se donner, quitte à passer pour une personne métallique. (...)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
alouettalouett30 octobre 2016
Cette apparition conquérante, à la Jeanne d’Arc, dans un appartement où tout était luxe, calme et volupté, venait de mettre à bas, en un instant, les idées simples et fausses que, depuis l’adolescence, je m’étais faites des femmes. La fille d’Anne sortait du vieux cadre doré, acquis par héritage, où était enfermée l’image conventionnelle de l’épouse, de la fiancée ou de la maîtresse. La preuve : rien, chez elle, ne répondait au vocabulaire usuel. Elle défiait mon dictionnaire portatif et ma grammaire stendhalienne. Il aurait fallu inventer des mots pour obvier aux négations : elle n’était pas d’une beauté académique ; elle n’était pas d’une grâce aimable ; elle ne ressemblait pas aux filles de son âge ; elle n’était pas caustique, attendrissante, fière, libertaire, coquine, légère, narquoise, elle était tout cela ensemble, mais à la puissance dix. J’étais amoureux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
TadeoPrinceTadeoPrince13 mars 2013
Le ton exact de la confidence, c'est une musique très profonde, très secrète, qui emprunte au murmure miséricordieux, à l'admonestation chuchotée, au rire intérieur, aux rumeurs de la nuit et au feulement d'un violoncelle.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Jérôme Garcin (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jérôme Garcin
Jérôme Garcin : "'Les Lettres à Anne' de Mitterrand témoignent d'une liaison folle et passionnée" .Jérôme Garcin, chef du service culture de "L'Obs" a supervisé la publication en exclusivité des bonnes feuilles des "Lettres à Anne" (ed. Gallimard), à lire dans l'Obs du 6 octobre 2016. Ce recueil rassemble plus de mille lettres passionnées envoyées par François Mitterrand à Anne Pingeot, entre 1962 et 1995. Cette correspondance, "admirablement écrite", raconte sur plusieurs d'années l'histoire d'une passion qui étonne par sa durée, son intensité, presque sa folie.
autres livres classés : autobiographieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Théâtre : retrouvez le bon auteur !

Cyrano de Bergerac

Jean Racine
Edmond Rostand
Jean Anouilh
Edmond Jaloux

10 questions
220 lecteurs ont répondu
Thèmes : théâtreCréer un quiz sur ce livre