ISBN : 2070377970
Éditeur : Gallimard (1987)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
- Je vous préviens que ça ne se passera pas comme ça. Il est exact que je viens d'avoir quatre-vingt-cinq ans. Mais de là à me croire nul et non avenu, il y a un pas que je ne vous permets pas de franchir. Il y a une chose que je tiens à vous dire. Je tiens à vous dire,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par totom, le 30 mars 2010

    totom
    C'est un peu une resucée de La Vie devant soi, avec un narrateur autodidacte qui aurait grandi en conservant un rapport particulier à la langue.
    Belle idée en tout cas que celle d' une poésie des mots redécouverte en retournant à leur définition dans le dictionnaire.
    Selon moi ça ne marche que partiellement, les personnages sont plutôt des idées de personnage et peinent à exister.
    C'est le seul livre de Gary à ma connaissance où son humour tendre sonne parfois un peu faux.
    3 étoiles pasque quand-même, un mauvais Gary reste en haut du panier!
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    • Livres 3.00/5
    Par yoshi73, le 03 septembre 2009

    yoshi73
    L'angoisse du roi Salomon, c'est l'angoisse du temps qui passe.
    Salomon, ancien "roi" du prêt à porter est un homme de 84 ans qui tente de donner un sens à sa vie en aidant ceux qu'il appelle les "ci-devant", les personnes âgées, isolées et oubliées de tous. Son domicile est devenu le quartier général de SOS, une association qui répond par téléphone à ceux qui en ont besoin.
    Jean est chauffeur de taxi. Jeune homme un peu paumé qui se cherche. le roi Salomon s'attache ses services. En plus de son activité de taxi, il va ponctuellement servir de livreur au roi Salomon.
    Cora est une chanteuse qui a connu son heure de gloire avant la deuxième guerre mondiale mais qui n'a jamais réussi à revenir sur le devant de la scène après cette tragédie. Cette femme est tombée aux oubliettes et ne vit que dans le passé.
    Un jour, Jean lui apporte des douceurs à la demande du roi Salomon. Il va être touché par cette femme et va très vite se lier d'amitié avec elle. Il a envie de l'aider, de lui apporter du bonheur.
    Ces trois personnages sont très attachants. J'ai beaucoup apprécié les dialogues qui sont parfois vraiment comiques. Toutefois, j'ai trouvé le livre un peu long (la mise en place des personnages notamment). Mais cela reste une très belle découverte pour moi qui n'avait encore jamais lu cet auteur. D'ailleurs il m'a été conseillé de lire "La Vie devant soi".
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  • Par keisha, le 10 mai 2009

    keisha
    Jean a vingt cinq ans, il est "autodidacte" et quand il ne lit pas le dictionnaire, il bricole ici et là et conduit un taxi. Il fait ainsi la connaissance du "roi Salomon", Salomon Rubinstein, 84 ans, qui a fait fortune dans le prêt - à - porter, et dirige l'association SOS Bénévoles, un peu une entreprise à l'Amélie Poulain, à laquelle Jean va bientôt être convaincu d'appartenir , car il a la fibre "bénévole".
    Par SOS Bénévoles, il rencontre Mademoiselle Cora, une chanteuse réaliste qui a eu son quart d'heure de gloire, et par son amour du dictionnaire, il tombe amoureux d'Aline la libraire...
    En lisant ce livre je suis passée par des phases de plaisir amusé et d'agacement.
    Tapu est un personnage formidable, tous les passages où il apparaît m'ont fait plier de rire! Salomon, lui, veut continuer à cueillir les roses de la vie et c'est formidable!
    Jean raconte l'histoire avec moult fautes de français ou de vocabulaire et autres cuirs, mais c'est cohérent avec son personnage, et souvent savoureux .
    "comme dans des temps très anciens, qui se déroulaient alors principalement en Orient."
    "Chuck dit que je suis le douanier Rousseau du vocabulaire."
    "Mon père ne me ressemble pas du tout, je ne sais même pas comment je l'ai eu."
    J'ai aussi l'impression que le roman aurait été plus universel, moins daté, s'il n'y avait pas eu les références à Mesrine, la marée noire, etc... J'ai eu du mal à être complètement emportée par cette histoire pourtant belle, sur des thèmes pas fréquents, racontée avec délicatesse.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-30047371.html
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    • Livres 4.00/5
    Par alicejo, le 25 avril 2011

    alicejo
    Jean le taxi, Salomon le roi du prêt-à-porter, Cora, l'ancienne starlette déchue, un trio "amoureux" hors du commun.
    .
    Si vous avez aimé le vie devant soi, vous aimerez forcément ce roman signé Emile Ajar. Jean, c'est un peu Momo, 15 ans après, même verve, même naïveté touchante.
    Une histoire d'amour, d'orgueil et de solitude beaucoup plus sombre que ne le laisse envisager le style. Un livre qui m'a mis du baume eu cœur.
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    • Livres 5.00/5
    Par myriampele, le 30 janvier 2012

    myriampele
    Des personnages inoubliables sont nés de la plume d'Emile Ajar...Je pourrais relire ce livre des milliers de fois, et je trouverai toujours matière à philosopher!!!!
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Citations et extraits

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  • Par thursdaynext, le 21 novembre 2010

    Il a toujours aux lèvres une espèce de sourire, pas vraiment, mais plutôt comme une trace du sourire qui était passé par là il y a très longtemps et en a laissé un peu pour toujours.

    ... Ce qui lui permmettait de se rapprocher encore plus loin.

    L'appartement était tout blanc sauf là où il était rose.

    On ne peut donc pas savoir s'il sourit maintenant ou s'il a sourit il y a mille et qu'il a oublié de l'enlever.

    J'aimerais bien être acteur parce qu'on vous prend toujours pour quelqu'un d'autre et vous vivez caché à l'intérieur. (repris dans Pseudo)

    J'ai quand même quelques gnons parce qu'il avait un copain qui venait du Maghreb et ça m'a gené pour cogner, je ne suis pas raciste.

    Ce n'est pas vrai qu'on vieillit, Jeannot, c'est seulement les autres qui exigent ça de vous. C'est un rôle qu'on vous fait jouer et on vous demande pas votre avis.

    Je n'avais encore jamais entendu une femme se taire si fort.

    Il ne faut pas se décourager car il y a dans chaque homme un être humain qui se cache et tôt ou tard ça finira par sortir.

    Quand on aime comme on respire, ils prennent tous ça pour une maladie respiratoire.

    On a ri tous les deux pour que ça soit drôle.

    Vous aurez remarqué que c'est mon expression favorite, partir.

    Quand vous avez la chance de ne pas comprendre quelque chose, il ne faut pas la laisser échapper.

    Si on commence à chercher tout ce qui manque ... Il faut se limiter parce qu'on ne peut pas manquer de tout à la fois.

    - Vous avez un dictionnaire, mademoiselle Cora ?
    - J'ai le Petit Larousse, tu veux le voir ?
    - Non, c'est pour savoir avec quoi vous vivez.
    Je pensai : bon, enfin, il y en a quand même qui réussissent à vivre avec le SMIC.

    Vous feriez beaucoup mieux d'être heureux au lieu de sourire.

    Le juste milieu : quelque part entre s'en foutre et en crever.
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  • Par Sandy80, le 12 août 2010

    Moi j'avais envie de crever mais on ne peut pas crever chaque fois qu'il y a une raison, on n'en finrait pas.
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  • Par Sandy80, le 12 août 2010

    J'ai toujours voulu être un salaud qui s'en fout sur toute la ligne et quand vous n'êtes pas un salaud, c'est là que vous vous sentez un salaud, parce que les vrais salauds ne sentent rien du tout. Ce qui fait que la seule façon de ne pas se sentir un salaud c'est d'être un salaud.
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  • Par alicejo, le 20 avril 2011

    - Oui, tout le monde se souvient des hommes illustres et personne ne se soucie des gens qui n'ont été rien, mais qui ont aimé, espéré, souffert. Ceux qui ont reçu humblement notre prêt-à-porter commun à leur naissance et qui l'ont traîné humblement jusqu'au terminus. Et cette expression "ceux qui n'ont été rien" est odieuse, vraie et intolérable. Je ne puis l'accepter, dans toute la mesure de mes modestes moyens.
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par alicejo, le 21 avril 2011

    J'ai quatre-vingt quatre ans et je n'ai personne à déplorer. C'est une terrible solitude de perdre un être aimé, mais c'est une solitude encore plus terrible de n'avoir jamais perdu personne.
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