ISBN : 2070313522
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
«Après avoir signé plusieurs centaines de fois, si bien que la moquette de ma piaule était recouverte de feuilles blanches avec mon pseudo qui rampait partout, je fus pris d'une peur atroce : la signature devenait de plus en plus ferme, de plus en plus elle-même, pareil... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 18 juillet 2011

    brigittelascombe
    Romain Kacew né le 8 mai 1914 à Moscou, connu en tant qu'écrivain sous le nom de Romain Gary (prix Goncourt 1956 pour Les racines du ciel) a obtenu en 1975 à nouveau le prix Goncourt (pour La vie devant soi) mais sous le Pseudonyme d'Emile Ajar. Un mystificateur, Romain Gary rattrappé par son succés?
    Sa vie est une suite de vies indépendantes, déraciné,chassé,persécuté,aviateur,engagé,diplomate,écrivain. Son écriture lui permet d'endiguer ses angoisses et tout au long de son oeuvre, il part à la recherche de sa véritable identité.
    Qui suis je? Que me veut on? semble dire le héros de son livre Pseudo, un malade psychiatrique, un écrivain à "Pseudo", interné qui lutte contre une angoisse de dépersonnalisation.
    Un livre dur qui dérange et interroge.
    Ne dit il pas lui même: "Ma tête, je n'ai pas cherché à la récupérer, elle n'est pas la mienne de toute façon.Elle me cache bien mais elle n'est pas à moi.Je me suis fabriqué une gueule d'adulte."
    Roman quelque peu autobiographique? Paranoïa sous jacente?
    Le mardi 2 décembre 1980, l'écrivain se suicidait... en se tirant une balle dans la bouche!
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  • Par AFSanAngel, le 18 mars 2010

    AFSanAngel
    "Chaque fois qu'un jour nouveau se pointe, j'ouvre la fenêtre et j'appelle au secours. Je saute sur le téléphonne, j'appelle la Croix-Rouge, le Secours Catholique, le Grand Rabin de France, le petit, les Nations-Unies, Ulla notre mère à tous, mais comme ils sont tous parfaitement au courant, qu'ils voient de leurs propres yeux qu'un jour nouveau se lève et qu'ils prennent même leur petit déjeuner pour cette raison, je me heurte au quotidien familier, et c'est le bide".
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    • Livres 4.00/5
    Par alicejo, le 08 décembre 2010

    alicejo
    Le livre grâce auquel Romain Gary fit taire les soupçons et imposa son "neveu" Paul Pavlowitch comme Émile Ajar. Livre qui, malheureusement, mit à mal les relations entre ces deux hommes.
    Un livre schizophrène, paranoïaque, pas toujours facile à suivre mais dans lequel l'auteur livre son côté tourmenté, ses angoisses...
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    • Livres 2.00/5
    Par MALIKA, le 07 mars 2011

    MALIKA
    Ce ne sera pas mon Romain Gary préféré, on y retrouve son humour et son intelligence mais la narration m'a semblé trop confuse et décousue.
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Citations et extraits

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  • Par thursdaynext, le 21 novembre 2010

    J'ai fait mettre un répondeur automatique. Un gadget moderne, civilisé et spécialement prévu dans ce but, qui répondrait que je n'existe pas, qu'il n'y avait pas de Paul Pavlowitch, j'étais une mystification, un canular, j'étais pas du genre. Je présentais évidemment certains signes extérieurs d'existence, mais c'était de la littérature.

    J'avais déjà rencontré mon éditeur littéraire, Michel Cournot, deux mois auparavant à Genève, après mon retour du Brésil, où paraît-il je ne suis jamais allé. Alors, qu'on veuille bien me dire où j'étais pendant tout ce temps-là ?

    L'amour c'est seulement un mot qui chante mieux que les autres.

    Je me suis mis à inventer chaque jour des personnages que je n'étais pas, pour parvenir à encore moins de moi-même.

    J'avais peur d'aller à Paris à cause des passages cloutés. Etant donné la nature au volant, c'est sur les passages cloutés que l'on a le plus de chance d'être écrasé. C'est étroit, bien défini et le gars au volant peut viser juste.

    J'ai essayé de me tirer par la fenêtre pour courir au Moyen-Orient et faire des miracles mais je n'ai pas trouvé de taxi. Ils m'ont ramené à la clinique.

    Il avait grise mine. Ou peut-être était-ce le gris de la R6 qui débordait.

    L'avocat me regardait entre mes quatre yeux. Je n'en ai que deux en ce moment : un pour me cacher et un pour me voir.

    Si Tonton Macoute avait raison et que j'avais un subconscient à prix littéraires, c'est que j'étais exactement ça, un salsifis sans fibre.

    C'est son expression favorite, "putain de merde" : il cumule.

    Je ne lui ai même pas laissé le temps d'un infarctus. Je l'ai raccroché.

    J'étais paralysé d'horreur, mais je m'en foutais, ça ne se voit pas au téléphone.

    Je me suis drogué de littérature toute ma vie, alors, c'était dangereux de m'exposer à la réalité, d'un seul coup.

    Chaque fois qu'un nouveau jour se pointe, j'ouvre la fenêtre et j'appelle au secours. Je saute sur le téléphone, j'appelle la Croix-Rouge, le Secours Catholique, le Grand Rabbin de France, le petit, les Nations-Unies, Ulla notre Mère à tous, mais comme ils sont parfaitement au courant, qu'ils voient de leurs propres yeux qu'un nouveau jour se lève et qu'ils prennent même leur petit déjeuner pour cette raison, je me heurte au quotidien familier, et c'est le bide. Alors je deviens un python, une souris blanche, un bon chien, n'importe quoi pour prouver que je n'ai aucun rapport. D'où internement et thérapeutique en vue de normalisation. Je persévère, je saute ailleurs, je me débine. Cendrier, coupe-papier, objet inanimé. n'importe quoi de non-coupable. Vous appelez ça folie, vous ? Pas moi. J'appelle ça légitime défense.
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  • Par alicejo, le 07 décembre 2010

    Je suis Émile Ajar! [...] Le seul, l'unique ! Je suis le fils de mes œuvres, et le père des mêmes. Je suis mon propre fils et mon propre père ! Je ne dois rien à personne ! Je suis mon propre auteur et j'en suis fier ! Je suis authentique ! Je ne suis pas un canular ! Je ne suis pas pseudo-pseudo : je suis un homme qui souffre et qui écrit pour souffrir d'avantage et pour donner ensuite encore plus à mon œuvre, au monde, à l'humanité ! Quand il s'agit de mon œuvre, il n'y a pas de sentiment, de famille qui tienne ! La seule chose qui compte, c'est mon œuvre !
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  • Par alicejo, le 03 décembre 2010

    Les flics, dans le fourgon, quand ils ont vu que je continuais à ne pas respirer et même à me boucher le nez, m'ont cassé la gueule pour outrages aux représentants des organes respiratoires dans l'exercice de leurs fonctions.
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  • Par alicejo, le 03 décembre 2010

    Il est faux de prétendre que les peuples et les personnes humaines se foutent sur la gueule parce qu'ils ne se comprennent pas. Ils se foutent sur la gueule parce qu'ils se comprennent.
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  • Par thursdaynext, le 21 novembre 2010

    J'ai tout essayé pour me soustraire, mais personne n'y est arrivé, on est tous des additionnés.
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Vidéo de Romain Gary

Lecture de textes de Romain Gary et de Eric Moreau à l'occasion d'une soirée hommage de l'écrivain Romain Gary. Filmé à l'hôtel de ville de Paris.








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