> Roger Kann (Traducteur)
> Bertrand Fillaudeau (Traducteur)

ISBN : 2714306969
Éditeur : José Corti (1999)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
1691, Loïs Barclay, dix-huit ans, orpheline, doit quitter sa petite ville de Barford en Angleterre et rejoindre un oncle qu'elle ne connaît pas à Salem dans cette Amérique dont elle ignore tout. Cela fait beaucoup d'inconnu pour notre héroïne, déjà éprouvée par le décès... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par annie, le 19 juillet 2009

    annie
    Début de l'affaire

    Arrestation d'une "présumée" sorcière, illustration de 1883
    "Witch Hill" ou le martyr de Salem ("The Salem Martyr" ; New York Historical Society), par Thomas Slatterwhite NobleDurant l'hiver glacial de 1691/1692, Betty Parris et Abigail Williams, respectivement fille et nièce du révérend Samuel Parris, se mettent - dit-on - à agir d'une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds en marchant. Les médecins consultés ne parviennent pas à identifier le problème ; l'un d'eux conclut même à une possession satanique. Parris et les autres notables de la ville pressent Betty et Abigail, puis les autres jeunes filles atteintes de manière identique, Ann Putnam, Betty Hubbard, Mercy Lewis, Susannah Sheldon, Mercy Short, et Mary Warren, de nommer ceux qui les ont maudites. Les jeunes filles se décident alors à donner des noms.
    Les trois premières femmes accusées sont Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba. Sarah Good est une mendiante, fille déshéritée d'une aubergiste française qui s'était donné la mort quand Sarah était adolescente, une femme louche : elle murmure quand on lui donne de la nourriture. Sarah Osborne est une vieille femme, alitée, qui a mérité la réprobation générale en captant l'héritage des enfants de son premier mari pour le remettre à son nouvel époux. Quant à Tituba, c'est l'esclave barbadienne (ou Ashantis) de Samuel Parris.
    Les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692 et mises en prison. D'autres accusations suivent : Dorcas Good (la fillette de Sarah Good, âgée de 4 ans), Rebecca Nurse (une grand-mère malade et pieuse), Abigail Hobbs, Deliverance Hobbs, Martha Corey, ainsi qu'Elizabeth et John Proctor. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Ainsi, aucun procès n'a lieu avant la fin mai 1692, lorsque le gouverneur William Phips arrive et institue une Court of Oyer and Terminer (to « hear and determine », entendre et décider). Sarah Osborne est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d'une petite fille, plusieurs autres accusés sont malades. Environ 80 personnes attendent leur procès dans les geôles.
    Pendant l'été, la cour est en session une fois par mois. Une seule accusée est relâchée, après que les jeunes accusatrices se rétractent à son sujet. Tous les procès se terminent par la condamnation à mort de l'accusé pour sorcellerie, aucun acquittement n'est prononcé. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d'autres suspects évitent l'exécution capitale. Elizabeth Proctor, et au moins une autre femme, bénéficient d'un sursis à exécution « parce qu'elles sont grosses » (« for the belly », enceintes) : quoique condamnées, elles ne seront pendues qu'après la naissance de leur enfant. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l'été, avec la pendaison de 19 personnes, au nombre desquelles : un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d'arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d'une certaine fortune. 6 des 19 victimes sont des hommes ; la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables.
    Une seule des mises à mort ne s'accomplit pas par pendaison. Giles Corey, un fermier âgé de 80 ans, refuse de se défendre en justice. La loi prévoit dans ce cas l'application d'une forme de torture dénommée peine forte et dure, consistant à empiler une à une de larges pierres sur la poitrine du prévenu, jusqu'à l'écrasement ; après trois jours d'atroces douleurs, Corey meurt en persistant dans son refus de se défendre. On a pu croire de manière erronée que Corey refusait de se défendre devant la cour pour éviter la confiscation de ses biens par l'État : en fait, les confiscations n'étaient pas systématiques et intervenaient le plus souvent avant le procès et la condamnation. On pense maintenant que l'attitude de Corey s'explique par le caractère buté et procédurier du vieil homme, qui se savait condamné d'avance.
    La terre souffre autant que les hommes. Les bêtes ne sont plus soignées, les récoltes sont laissées à l'abandon. Des accusés prennent la fuite vers New York ou au-delà pour échapper à l'arrestation. Les scieries sont vides, leurs propriétaires disparus ou perturbés, leurs employés badaudant devant les prisons, participant aux réunions communautaires, ou eux-mêmes arrêtés. le commerce ralentit fortement.
    Épilogue [modifier]
    Les procès en sorcellerie s'achèvent finalement en octobre 1692, les accusés sont progressivement mis en liberté jusqu'au printemps suivant. Officiellement, le gouverneur royal du Massachusetts, Sir William Phips, met un terme à la procédure après l'appel formé par le clergé bostonien mené par Increase Mather. Celui-ci publie « Cases of Conscience Concerning Evil Spirits » (Cas de conscience regardant les esprits maléfiques) le 3 octobre 1692, ouvrage qui contient notamment la phrase suivante : « Il apparaît préférable que dix sorcières suspectées puissent échapper, plutôt qu'une personne innocente soit condamnée » (It were better that Ten Suspected Witches should escape, than that the Innocent Person should be Condemned).
    L'affaire a eu un impact si profond qu'elle a contribué à réduire l'influence de la foi puritaine sur le gouvernement de Nouvelle-Angleterre et a indirectement conduit aux principes fondateurs des États-Unis. - wikipédia


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    • Livres 1.00/5
    Par PinkCanary, le 06 octobre 2010

    PinkCanary
    Lois the witch est un receuil de nouvelles.
    "Lois the witch"
    Lois est une jeune orpheline anglaise qui part pour les Etats Unis dans la famille de son oncle qu'elle n'a jamais rencontré. Elle va se heurter aux nouveaux membres de sa famille dans un climat religieux omniprésent.
    Au niveau de l'écriture, j'ai trouvé que certaines phrases étaient lourdes, beaucoup de vocabulaire dont je ne me souvenais pas ou que je ne connaissais pas, du coup, même si j'ai bien compris l'essentiel, ça m'a un peu frustrée. Je crois que finalement, les auteurs du 19ème, ce n'est pas (ou plus) pour moi. Je n'ai pas trouvé le style accrocheur et j'ai eu un peu de peine à lire ces pauvres 100 pages. Au niveau de la narration, la façon dont l'histoire est racontée m'a parfois déroutée, comme si c'était un coup l'auteur qui nous racontait ce qui s'est passé il y a 200 ans et un coup Lois qui racontait ce qu'elle voyait ou vivait.
    Au niveau de l'histoire, je n'ai pas été super emballée. A son arrivée à Salem, pas un moment je ne me suis imaginé que ça pouvait se finir autrement que ce qui va se passer pour Lois, du coup, je n'ai pas eu envie de dévorer les pages.
    Alors pourquoi avoir choisi ce titre? En fait, avant de commencer, je pensais que ça pouvait être autre chose, avec une fin différente, une autre vision des choses. Mais avec le titre forcément, on se dit "Lois, ton destin est scellé". Par contre, je ne savais pas trop comment cela allait se passer vu que les enfants de la famille auraient tous pu avoir quelque chose contre elle.
    Au niveau de l'ambiance, c'est vrai que la vie à cette époque, l'imprégnation religieuse, la montée de faux témoignages sont assez bien retranscrites. Je ne connaissais pas Elizabeth Gaskell, et je me demande si elle a voulu un peu pointer du doigt le fanatisme religieux de cette époque, et peut être l'approche de la religion de sa propre époque, sous couvert d'histoire vraie romancée.
    "The Crooked Branch"
    Un couple de paysans a un garçon unique qu'ils poussent dans les plus hautes sphères pour que son avenir soit plus glorieux et agréable que le leur. Ils recueillent une nièce, Bess, qui tombe amoureuse du jeune homme. Mais à trop vouloir gâter son enfant, on fini par le pourrir...
    Une nouvelle avec beaucoup de dialogues, en vieil anglais en plus, yahou...Très difficile à suivre pour moi, j'ai sauté des lignes parfois! J'ai même trouvé la lecture limite pénible. Ca m'a donné l'impression d'être retournée à la fac et du coup, le plaisir n'y était plus trop.
    A nouveau un thème qui semble être cher à Elizabeth Gaskell : privilèges des garçons contre pauvre éducation des filles qui sont plutôt destinées à la maison. Je pense que ce qui me déplait un peu vient des thèmes abordés. Ca fait très critique sociale de l'époque et ça ne me parle pas vraiment. Même si je trouve important de ne pas oublier le chemin fait par les femmes pour s'affirmer et obtenir des hommes une égalité pour certains privilèges qui n'étaient réservés qu'à eux.
    L'histoire est assez prévisible : héritier trop gâté qui tourne mal, personnage féminin encore naïve et vertueuse...
    Comme pour Lois, c'était un peu cousu de fil blanc. Bess m'a paru trop gentillette, toutes ces jeunes femmes naïves, dévouées, vertueuses...pffff...pas que je préfère les guerrières mais j'avoue que j'ai envie de les secouer et du coup, je pense que ça ne me fait pas aimer leur perso.
    J'aprouve Lili, avec qui j'ai fait cette lecture : "C'est cependant la seule nouvelle qui s'achève sur une note d'espoir (l'amour naissant entre John et Bessy). Pas assez pour essayer de justifier un intérêt quelconque, à part le don d' Elizabeth Gaskell pour restituer une époque et un lieu, et les faire vivre dans notre imagination en très peu de mots."
    "The Poor Clare"
    Une histoire de génération, de malédiction, de regrets...
    Au niveau du langage employé, j'étais plus à l'aise que "The crooked branch", ça c'est sur! J'ai donc mieux apprécié ma lecture car je comprenais ce que je lisais et,je trouve que c'est la plus agréable à lire.
    Au niveau de l'histoire, j'avoue que j'ai avancé plus vite car je voulais savoir. Savoir ce qui allait arriver à Bridget, savoir ce qui était arrivé à Mary, ce qui allait arriver à Lucy etc...Je me suis demandée qui était cette Clare, car pour moi, c'est un prénom irlandais ou le Comté de Clare en Irlande. Je ne savais pas que c'était un ordre religieux, alors du coup, je suis contente d'avoir appris quelque chose!! J'ai bien aimé les peronnages, cette fois, je m'y suis attachée. J'ai aussi bien aimé le petit zeste de fantastique, assez marqué avec le double de Lucy, ni trop, ni trop peu.
    Et puis, j'ai eu une meilleure impression des religieux et de la religion, contrairement à Lois. le père Bernard et l'oncle du narrateur ne sont pas de la même branche du catholicisme et pourtant, ils discutent et réfléchissent à la façon de venir en aide à Bridget et Lucy.
    La fin est triste mais elle ne me laisse pas sur la faim comme souvent dans les nouvelles.
    "The doom of the Griffiths"
    Une malediction sur 7 générations : le fils tuera le père...
    Tout s'annonçait bien, un niveau de langage pas trop dur, une malédiction...Mais je n'ai pas pu finir la nouvelle. Beaucoup de longeurs, cette histoire m'a endormie... Lili m'a raconté la fin et ça aurait peut être valu le coup car la façon dont frappe la malediction est plutôt inattendue. Mais non, je ne pouvais plus...
    Conclusion : Je suis contente d'avoir découvert Elizabeth Gaskell mais je n'aime plus trop ce genre d'écriture. L'ambiance y était mais je n'ai vraiment pas réussi à accrocher ni à finir, dommage...

    Lien : http://canarylit.canalblog.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par Alcapone, le 10 juillet 2010

    Alcapone
    Lois Barclay est une jeune anglaise de 18 ans, qui quitte son Angleterre natale pour la Nouvelle Angleterre en 1691 suite au décès de ses parents. Accueillie par la famille de son oncle à Salem, Lois doit apprendre à s'intégrer dans une ville dont les habitants observent une défiance superstitieuse à l'égard des principes papistes du vieux continent. Sa famille d'adoption dont les membres sont plus étranges les uns que les autres, est une famille protestante issue des permières vagues d'immigration de populations puritaines vers le nouveau monde. Alors que les histoires de sorcières se racontent le soir au coin de la cheminée, une ambiance mystique règne à Salem. Les dernières affaires de sorcellerie qui ont secoué le village avant l'arrivée de Lois marquent encore les consciences et les oppositions entre l'église puritaine et l'église romaine se traduisent clairement dans les positions adoptées par les villageois de Salem. Comment la paranoïa et le fanatisme religieux ont frappé cette petite ville américaine, c'est ce que nous raconte l'histoire de La Sorcière de salem.
    L'excellente préface de Bertrand Fillaudeau rappelle le contexte historique de l'affaire des sorcières de Salem : alors que Cromwell, homme politique et militaire anglais converti à une secte protestante, fait des émules au sein de la communauté nouvellement immigrée en Nouvelle Angleterre, les anglais royalistes sont accusés de soutenir une église romaine qui procède à des cérémonies démoniaques. La sorcellerie est alors largement condamnée et la Nouvelle Angleterre sert de laboratoire idéal à ces féroces adeptes du puritanisme. La Sorcière de salem, nous explique t-il, "est la description implacable de la paranoïa qui saisit une petite ville." p. 11
    "En s'appuyant sur des faits historiques, comptes rendus des procès et suites de l'affaire, Elizabeth Gaskell parvient à rendre magistralement la montée du péril, l'atmosphère de délation et de haine, la folie collective qui vont broyer à jamais des êtres de chair et de sang." Extrait de la présentation de l'éditeur.
    Souvent associée à Charles Dickens qui la surnommait sa "chère Schéhérazade", Elizabeth Gaskell est considérée comme un maître du roman politique et social ou encore comme un auteur de récits du folklore. "Son sens de la justice et de la responsabilité va de pair avec sa faculté de communiquer l'émotion face à l'innocence bafouée et à la folie des hommes. » (extrait de la présentation de l'éditeur). Marquant l'écriture gothique de sa plume humaniste, Elizabeth Gaskell a réussi à montrer à quel point la sorcellerie est une superstition favorisée par l'ignorance et la crédulité.

    Ce roman, parfaitement écrit, est passionnant. Elizabeth Gaskell maîtrise à merveille son intrigue et j'ai trouvé les personnages justes et leur psychologie très bien étudiée. On connait dès le départ l'issue tragique de l'histoire mais l'objectivité dont fait preuve l'auteure fait de La Sorcière de salem une lecture de référence sur la question. le recul de Gaskell sur cette affaire (le roman est écrit au 19ème siècle) apporte de la crédibilité à son récit et l'on ne peut que constater avec horreur les méfaits de l'obscurantisme religieux sur la société de l'époque. A lire sans modération.
    A voir sur le sujet, l'excellente adaptation cinématographique de la pièce d'Arthur Miller avec Winona Ryder et Daniel Day-Lewis (sortie sur les écrans en 1996).

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2010/07/la-sorciere-..
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  • Par keisha, le 26 avril 2009

    keisha
    1691 : Loïs Barclay arrive à Salem, en Nouvelle Angleterre, où elle vient retrouver son oncle, après le décès de ses parents. Sa tante et ses cousins et cousines sont des Puritains, qui obéissent strictement aux doctrines de leur religion. Son cousin pense avoir été appelé à devenir l'époux de Loïs. Celle-ci se sent vraiment isolée dans cet environnement. Les indiens menacent ceux qui s'aventurent hors la ville, l'ambiance est lourde.
    "A Salem alors sous la neige, il ne restait plus qu'à se tourmenter. Et puis il y avait les longues soirées d'hiver; dans les pièces faiblement éclairées, on percevait des craquements dans les corridors où s'entassaient mille objets hétéroclites, mis à l'abri du froid perçant de l'extérieur. Parfois en pleine obscurité on entendait un bruit semblable à la chute d'un corps lourd bien que le lendemain matin tout fût à sa place habituelle; tant il est vrai que nous sommes accoutumés à identifier les bruits par rapport à eux mêmes et non à les situer dans le calme absolu qui règne la nuit en plein hiver. Alors la brume blanchissante se propageait pendant le sommeil de plus en plus près des croisées, engendrant des formes étranges à l'apparence fantomatique. A cette atmosphère inquiétante s'ajoutaient l'écho lointain de la chute des grands arbres dans les mystérieuses forêts d'alentour, le faible cri d'un Indien à la recherche de son campement situé malgré lui, malgré eux, trop près des établissements des Blancs, les hurlements féroces de bêtes sauvages affamées rôdant autour des étables. C'était tout cela, l'hiver à Salem en l'an de grâce 1691-1692. Il pouvait aisément paraître étrange, voire hanté ou même terrifiant à plus d'un, notamment à une jeune Anglaise durant sa première année de séjour en Amérique."
    Des faits étranges commencent à se passer dans la maison du Pasteur, une servante Indienne est convaincue de sorcellerie et pendue après extorsion d'aveux obtenus de force.
    La propre cousine de Loïs, dans une crise d'hystérie, accuse Loïs. Dès lors le sort de celle-ci est scellé.
    Elisabeth Gaskell fait partie des romancières anglaises que j'aime depuis longtemps, elle a notamment écrit Nord et sud (dans mon challenge ABC 2009), Femmes et filles, Cranford, hélas difficilement disponibles en français. Cette fois elle se base sur des faits historiques et des compte rendus de l'époque. Elle a su merveilleusement bien rendre le décor et l'ambiance de cette époque, l'inéluctable évolution de cette folie collective. Elle a aussi créé un personnage magnifique, avec Loïs, broyée par des événements qui la dépassent, mais qui demeure jusqu'à la fin une figure pleine de dignité et d'amour.
    Mon avis complètement subjectif, donc : j'ai vraiment aimé !!!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-29135904.html
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    • Livres 1.00/5
    Par annie, le 26 avril 2009

    annie
    Très tentée par ce roman...
    *
    Elizabeth Gaskell, La Sorcière de salem, Domaine Romantique, éditions Corti.
    Longtemps éclipsée par les Brontë et Jane Austen, Elizabeth Gaskell a été redécouverte et rééditée depuis quelques années en Angleterre, sans doute grâce à la sûreté et à l'originalité de son talent — Dickens la surnommait sa “chère Schéhérazade” —. Elle écrivit tardivement, publia dans des revues, comme le Blackwood's magazine, et connut très vite le succès dès son premier roman Mary Barton paru anonymement.
    La Sorcière de salem (Loïs, the witch) est la description de la paranoïa implacable d'une petite ville. Nous sommes en 1691 et Loïs Barclay arrive à Salem pour rejoindre un oncle — elle vient de perdre sa mère et son père et a donc quitté son Angleterre natale. Elle se retrouve seule et isolée dans cette Nouvelle-Angleterre où va avoir lieu l'un des épisodes les plus tragiques de la toute jeune Amérique, celui des Sorcières de Salem, qui marquera pour longtemps la conscience collective.
    En s'appuyant sur des faits historiques, comptes rendus des procès et suites de l'affaire, Elizabeth Gaskell parvient à rendre magistralement la montée du péril, l'atmosphère de délation et de haine, la folie collective qui vont broyer à jamais des êtres de chair et de sang.
    Il est permis de penser que le destin de Loïs Barclay nous touche d'autant plus qu'Elizabeth Gaskell a mis beaucoup d'elle-même dans ce personnage d'orpheline perdue dans un milieu hostile. Son sens de la justice et de la responsabilité va de pair avec sa faculté de communiquer l'émotion face à l'innocence bafouée et à la folie des hommes.


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