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ISBN : 2757835017
Éditeur : Points (2013)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 32 notes)
Résumé :
1796. La guerre contre la France révolutionnaire fait rage et ses répercussions ébranlent les provinces anglaises les plus lointaines. Le petit port baleinier de Monkshaven (Yorkshire) paie un lourd tribut en hommes valides, que les sergents recruteurs, haïs par la population, kidnappent de force pour servir le Roi. L’héroïne, Sylvia Robson, seize ans, fille unique de fermiers locaux, est une jolie sauvageonne, follement aimée par son terne cousin, Philip Hepburn. A... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
Gwen2123 juin 2015
  • Livres 4.00/5
Les amours contrariées auront toujours, pour les lecteurs romanesques dont je suis, cet attrait irrésistible qui, lorsqu'il est servi par une plume sensible et talentueuse, marque durablement leur mémoire.
Ainsi en est-il de ce beau roman qui réunit tout ce qui caractérise la période : le bord de mer anglais riche de ses landes et de ses falaises, de son vent et de ses marins, une petite ville commerçante tout imprégnée de ruralité, des traditions au charme désuet et des habitants aux strictes valeurs. Dans ce contexte de la fin du XVIIIème siècle, auquel il convient d'ajouter le conflit en Méditerranée contre Boney, vit une jeune fille, presque encore une enfant. Sylvia est la fille unique de fermiers et, si elle ne brille ni par son esprit ni par son instruction, elle se distingue par sa grâce et son tempérament. Comme le titre l'indique, des amoureux évoluent autour de la jeune femme ; l'un a bonne réputation, l'autre non et tous deux se disent très épris. Mais l'homme, aussi bien que la femme, sait dissimuler et manipuler quand il comprend où se trouve son intérêt.
Elizabeth Gaskell tisse autour de ce triangle amoureux une très belle histoire aussi dramatique que passionnée, de laquelle se dégagent de très belles figures, à l'instar d'Hester Rose ou de Daniel Robson, les personnages secondaires. Ce n'est pas Sylvia, en effet, qui m'a le plus touchée au fil des pages mais les "seconds couteaux", ainsi que Philip, l'amoureux éconduit, coeur fidèle et être protecteur que ses sentiments finiront par aveugler car, bien évidemment, si l'amour avait le pouvoir d'effacer les faiblesses humaines, ça se saurait depuis longtemps.
Un reproche toutefois à mon éloge ; le rythme de la narration aurait gagné à être plus enlevé. Comme dans "Nord et Sud", mais surtout comme dans "Cranford" - roman qui a eu raison de ma patience -, Elizabeth Gaskell aime s'attarder ; sa plume très descriptive, bien que brillante, m'a parfois ennuyée. De plus, la minutie qu'elle apporte à la présentation et à la préparation des événements nuit selon moi à la spontanéité de l'action et c'est souvent sans grande surprise que le lecteur découvre les rebondissements du récit.
Il n'en demeure pas moins vrai que ce roman est parfaitement structuré et équilibré et qu'il séduira sans aucun doute de nombreux lecteurs, à commencer par les aficionados de la période.

Challenge 19ème siècle 2015
Challenge PAVES 2014 - 2015
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Mimeko
Mimeko02 janvier 2016
  • Livres 3.00/5
Dans ce roman Les amoureux de Sylvia, Elizabeth Gaskell décrit la vie de gens simples dans un petit port baleinier du nord-est de l’Angleterre à la fin du XVIIIème siècle. La jeune Sylvia, son père et sa mère vivent chichement dans leur ferme et Philip Hepburn le cousin meurt d'amour pour Sylvia, qui elle, est attirée par Kinraid un harponneur de baleine. A la suite de la disparition de ce dernier et sa mort probable, Philip va désespérément faire une cour à Sylvia qui, plus pour des raisons matérielles et de protection après la mort du père va accepter la demande de Hepburn. Mais les amours malheureuses vont caractériser par la suite l'ensemble des personnages qui semblent marqués par un destin sombre et source de frustrations.
J'ai commencé ce roman, avec les souvenirs de la lecture d'un court roman Les confessions de Mr Harrison dont j'avais aimé le style mais au fur et à mesure de la lecture de ce roman de plus de 600 pages, j'ai trouvé le style minutieux, détaillé précis....mais terne voire ennuyeux. Certes Elizabeth Gaskell décrit les profondeurs de la nature humaine avec beaucoup d'acuité mais elle ressasse tellement de redondances et s'attarde à faire tellement de descriptions que j'ai eu du mal à prendre un plaisir réel à la lecture, c'est lent et le rythme s'accélère vers la deuxième moitié du roman mais il faut quand même faire preuve d'une sacré patience.
Un roman intéressant pour ces études de mœurs, des études psychologiques fines et un contexte historique instructif, mais une lecture ennuyeuse et un peu lassante. Je ne pense pas me lancer de si tôt dans la lecture de Nord et Sud.
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MissG
MissG11 novembre 2012
  • Livres 3.00/5
Sylvia Robson a seize ans, elle est belle et a un côté sauvageonne, elle est insouciante et est d'abord présentée comme écervelée et frivole : "Ah, tu vas pas me faire la morale ! J'aime pas les sermons qu'on accroche à tous les mots, comme sur les portemanteaux. Je vais avoir un nouveau manteau, ma fille, et je ferme les oreilles si tu me vais la morale. Alors de te laisse toute la jugeotte et moi, je prendrai le manteau.", pour finir par surprendre tout le monde avec une force de caractère jusque là insoupçonnée : "Quand j'aime, j'aime et quand je déteste, je déteste. Quant à celui qui me fait du mal, à moi ou aux miens, peut-être que je m'abstiendrai de le frapper ou de le tuer, mais jamais je lui pardonnerai.".
C'est l'une des raisons pour lesquelles je qualifierai ce livre d'étude des caractères humains, car c'est le coeur même du livre et tout tourne autour des personnalités.
De ce point de vue-là, je n'ai rien à reprocher, c'est fait de façon minutieuse et l'auteur sait pertinemment de quoi elle parle, rendant ainsi cette étude des caractères et des moeurs intéressante pour le lecteur.
Ainsi, le terne et sage Philip, éperdument amoureux de sa cousine Sylvia en arrivera à lui cacher la vérité pour parvenir à ses fins, lui qui jusque là de sa vie n'avait jamais proféré un mensonge : "C'est aussi bien : une promesse donnée est une entrave à celui qui l'a faite. Mais une promesse qui n'a pas été entendue est une promesse non donnée.", tandis que Sylvia prendra une dimension inattendue au fur et à mesure qu'elle mûrira à cause des aléas de sa vie.
Le personnage de Sylvia est un très beau personnage littéraire, fort et passionné, qui englobe à lui seul la violence des sentiments et de la passion amoureuse et la dureté de la vie avec les coups funestes du destin qui forgent les personnalités.
Sylvia est le moteur de ce livre, elle est à ce titre quasi omni-présente du début à la fin.
L'auteur porte aussi un regard juste sur la vie de ces gens ordinaires : "Mais les gens frustres, à l'instruction limitée, voire insuffisante, ont tendance à se comporter de façon vaine comme l'autruche bien connue.", sans jamais tomber dans la caricature et la leçon de morale.
Et s'il est beaucoup question de l'amour frustré dans ce livre, ce n'est absolument pas un roman d'amour, bien au contraire, c'est un roman extrêmement triste et pessimiste où il n'y a aucun instant de bonheur, même fugace.
C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles j'ai eu tant de mal à avancer dans ma lecture, en plus d'un style d'écriture allant au fond de chaque détail, ce qui rend la lecture quelque peu laborieuse alors qu'a contrario les dialogues sont très bien faits et j'ai pris beaucoup de plaisir à les lire.
Je n'ai rien contre les descriptions mais là j'ai trouvé qu'elles étaient poussées à l'extrême et ce de façon systématique tout en étant entremêlées d'explications de l'auteur sur le contexte historique et politique.
Ces dernières sont intéressantes, d'autant que cela concerne une partie plutôt méconnue de l'histoire anglaise, avec la guerre menée par les anglais contre les révolutionnaires français.
Pour en revenir au thème principal du récit, l'amour frustré, il est ici abordé sous tous les prismes possibles : le jeune homme dont la flamme reste vaine pour sa cousine, l'amour de sa cousine envers un harponneur qui disparaîtra mystérieusement, l'amour muet non payé en retour de la douce Hester Rose envers Philip et la flamme de William Coulson envers Hester qui finalement trouvera son bonheur avec une autre.
Finalement, personne n'arrive à être avec la personne de son coeur et tout le monde est globalement bien malheureux, voici une vision bien pessimiste de l'amour, bien que je pense qu'elle soit aussi réaliste en replaçant l'histoire dans son contexte et dans son époque.
Il semblerait que "Les amoureux de Sylvia" soit l'un des romans les plus noirs d'Elizabeth Gaskell, elle a d'ailleurs dit en parlant de ce livre : "the saddest story I ever wrote", et ce n'était sans doute pas une bonne idée de commencer ma découverte de cette auteur par ce livre.
J'ai éprouvé des moments de lassitude lors de ma lecture, j'avais du mal à avancer, tandis qu'à d'autres la lecture devenait plus fluide et coulait plus facilement, d'autant que tout au long de ma lecture je me rendais bien compte de l'écriture soignée et perspicace d'Elizabeth Gaskell.
Au final, je suis mitigée par rapport à cette lecture et, au risque de me répéter, je pense que ce n'était pas le bon livre à choisir pour débuter avec cette auteur, néanmoins j'ai bien envie de lire ses autres oeuvres car je lui reconnais de grandes qualités littéraires.
"Les amoureux de Sylvia" ne sont donc pas à mettre entre toutes les mains, ce livre est à mon avis réservé aux personnes ayant déjà lu du Elizabeth Gaskell et n'ayant pas peur de passer un peu plus de 500 pages avec une histoire triste au possible et où le bonheur n'a pas lieu d'être.
Lien : http://lemondedemissg.blogspot.fr/2012/11/les-am..
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Titine75
Titine7518 janvier 2013
  • Livres 4.00/5
« Tout le monde dépendait de la pêche à la baleine, et presque tous les hommes de la ville avaient été marins, ou espéré l'être. Près de la rivière pendant certaines saisons, l'odeur était presque intolérable, hormis aux habitants de Monkshaven ; mais sur les quais nauséabonds, vieillards et enfants s'attardaient pendant des heures, malgré des relents d'huile de poisson dont ils paraissaient presque se délecter. » C'est dans ce petit port du Yorkshire que prend place « Les amoureux de Sylvia », chez des petites gens : pêcheurs ou fermiers. La jeune et jolie héroïne est fille unique de fermiers. Choyée, surprotégée par ses parents, Sylvia est frivole, capricieuse et insouciante. Elle est passionnément aimée par son cousin Philip, trop sérieux, trop morne pour séduire sa charmante cousine. La vie de la jeune fille sera bouleversée par l'arrivée de Charley Kinraid, un séduisant harponneur. Il s'éprend également de Sylvia mais les évènements historiques vont changer leurs vies.
A l'instar de « Nord et Sud » ou « Femmes et filles« , Elizabeth Gaskell a écrit une grande fresque se déroulant sur plusieurs années. Elle y mêle des faits historiques à une étude psychologique poussée de ses personnages.
En 1796, au début du roman, l'Angleterre se bat contre la France révolutionnaire. le pays a besoin d'hommes et notamment de marins. le recrutement se fait de force et à peine rentrés chez eux, les baleiniers de Monkshaven sont réquisitionnés. Cela provoque des scènes de violence, de révolte chez les habitants qui sont décrites par l'auteur à plusieurs reprises. Mais les recruteurs font pire, ils kidnappent. Et c'est précisément ce qui arrive à Charley Kinraid. Il est fait prisonnier par les recruteurs du roi George III. Seul Philip assiste à la scène. Charley lui demande de prévenir Sylvia mais le cousin transi d'amour ne manque pas l'occasion d'éliminer son concurrent. La tragédie se noue à ce moment-là, que de vies seront brisées par le silence de Philip !
« Les amoureux de Sylvia » est un roman sur l'amour non réciproque. le motif se décline parmi les différents personnages. Philip aime Sylvia qui aime Charley. Philip est lui-même aimé par Hester Rose, avec qui il travaille, qui est aimée par un autre commis. Elizabeth Gaskell explore les différents sentiments naissant du rejet de l'être aimé. le dépit posé d'Hester s'oppose à l'obsession dévorante de Philip. L'étude psychologique des personnages est comme toujours très fine et précise. On suit tout particulièrement l'évolution du personnage central, son apprentissage douloureux. Pendant six ans, nous voyons changer Sylvia. Jeune fille coquette et sans éducation, elle évolue à la force des drames qui émaillent le récit. Son personnage passe de la lumière à l'ombre, de la joie à la détresse la plus profonde. L'expérience chez elle remplace l'éducation, qui lui apporte gravité et empathie.
Le talent d'Elizabeth Gaskell s'exprime une nouvelle fois superbement dans « Les amoureux de Sylvia ». Les personnages sont plongés dans les soubresauts de l'histoire et des sentiments. Un drame qui m'a totalement captivée.
Lien : http://plaisirsacultiver.wordpress.com
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Theoma
Theoma25 mai 2013
  • Livres 4.00/5
Si vous recherchez à retrouver le plaisir de lecture que vous avez ressenti avec Nord et Sud ou si vous pensez à un roman victorien austenien, vous pouvez passez votre chemin mais uniquement en sachant que vous avez choisi la voie de la facilité. Tel n'est, assurément pas, le chemin parcouru par Elizabeth Gaskell.
Cette auteure me surprend et m'intrigue de plus en plus. Les failles, les aspérités, les douleurs que l'on nie et qui nous empêchent d'avancer, Gaskell les creuse, les met à nu en tissant une toile narrative d'une grande précision. On sent l'odeur iodée du vent au bord des falaises, les heures de marche avec la lande sous nos pieds.
L'auteure donne la voix aux petites gens, dépasse les préjugés et les idées reçues en offrant à ses personnages une grande dimension psychologique. L'écriture est fouillée et ample. le point fort de cette fresque ambitieuse reste le contexte historique. le lecteur découvre les guerres de la Révolution sous un angle inédit, celui des sacrifices faits par les anglais durant cette période. Nous sommes loin des soldats d'Austen qui font danser les jeunes filles au bal. Ici, ils sont enrôlés de force, kidnappés par des recruteurs que le peuple redoute avec crainte.
Au fil des pages, les années transforment Sylvia, de l'insouciance à la maturité, et Elizabeth Gaskell ne perd rien de son sujet central : la douleur de l'amour à sens unique. Fort et âpre.
Lien : http://www.audouchoc.com/article-les-amoureux-de..
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Citations & extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen2123 juin 2015
Philip était resté longtemps malade à bord de l'hôpital flottant. Peut-être, s'il eût eu le cœur plus content, se serait-il rétabli plus tôt ; mais la volonté de vivre lui manquait. Son visage brûlé, noirci, défiguré, son corps couvert de cicatrices, le soumettaient à des tortures morales aussi bien que physiques. Ces vains rêves qui avaient flotté un moment devant ses yeux à l'époque de son enrôlement, - et qui lui étaient parfois revenus dans le tumulte fiévreux de la vie militaire, - il les avait à jamais perdus. Reconquérir l'amour de sa femme par l'éclat de l'uniforme, l'attrait de la prestance militaire, était une chance sur laquelle il ne pouvait plus compter. Dans l'avenir nouveau qui se révélait, il n'y avait plus qu'irrémédiable laideur, débilité corporelle, et, pour toutes ressources, les misérables secours que l'Etat accorde à ses serviteurs invalides, - maigre pitance qui les met tout juste à l'abri de la faim.
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Gwen21Gwen2128 mai 2015
Parmi la foule qu'elles quittaient ainsi, bien des cœurs battaient à l'approche des nouvelles attendues. On se le figurera aisément, si on songe que, pendant six longs mois d'été, ces marins dont on saluait le retour n'avaient pas donné une seule fois de leurs nouvelles. Or, les navires baleiniers partaient pour le Groënland peuplés d'hommes robustes et remplis d'espérances ; mais les équipages baleiniers ne revenaient jamais comme ils étaient partis. Quels étaient ceux dont les os blanchissaient maintenant sur les terribles îlots de glace flottante ?
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Gwen21Gwen2108 juin 2015
Aux compliments que d'autres lui adressaient, elle ne répondait que par des mouvements de tête un peu dédaigneux, ou par quelque phrase piquante qu'elle leur lançait à la volée ; mais quand il venait tout bas lui faire entendre un propos flatteur, elle le laissait patiemment achever, savourant le miel de ses douces paroles.
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Gwen21Gwen2103 juin 2015
- Je lègue tous mes meubles à Hester Rose, lui avait-elle dit quelques instants auparavant ; mais puisque tu aimes tant les puddings et la pâtisserie, tu auras, pour ta part, le rouleau et la planche à pâte... Donne-les à ta femme quand je serai partie, et puisse-t-elle s'en servir de manière à te satisfaire, ce qui, par parenthèses, n'est pas toujours si aisé.
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Gwen21Gwen2112 juin 2015
- L'enfant que la princesse de Galles va mettre au jour sera-t-il un garçon ou une fille ? Dans ce dernier cas, vaudra-t-il mieux l'appeler Charlotte, ou sera-t-il plus conforme aux traditions monarchiques de lui donner le nom d'Elisabeth ?
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