Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2742767819
Éditeur : Actes Sud (2007)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 165 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C'est par la traque puis la vengeance d'un fugitif que débute ce recueil de récits, et c'est dans l'énigme d'un meurtre inexpliqué qu'il se referme. Comme si une part de la vérité du monde - la plus inhumaine, celle qui stigmatise l'histoire intime ou collective - devai... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (15)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par marina53, le 07 juin 2013

    marina53
    C'est un recueil de quatre nouvelles que nous offre ici Laurent Gaudé. On voyage avec lui, de Saint-Malo à New-York, en passant par Lisbonne et Maputo, la capitale du Mozambique. Mais ce n'est pas un voyage comme on pourrait l'entendre mais plutôt une exploration de l'âme humaine.
    Dans «Sang négrier», Gaudé nous raconte l'histoire de ces esclaves noirs qui profiteront d'une escale à Saint-Malo pour s'enfuir et celle-ci mettra le capitaine du navire dans l'embarras.
    Au «Grammery Park Hotel», on rencontrera ce vieil homme nostalgique de la femme qu'il a tant aimée et qu'il tentera de retrouver dans les couloirs de cet hôtel.
    Le «Colonel Barbaque», détruit par la guerre, décidera de quitter la France pour s'installer en Afrique, emportant avec lui l'ivresse meurtrière.
    Dans «La nuit Mozambique», on fait la connaissance de quatre amis qui ont pris l'habitude de se réunir autour d'un convivial petit plat préparé par l'un deux pour se remémorer les bons comme les mauvais souvenirs.
    Même si j'ai trouvé ces quatre nouvelles inégales, il n'en demeure pas moins que tout le talent de Gaudé est avéré ici. Il réussit à donner une force incroyable à ces récits, empreints de nostalgie, d'amour, d'amitié mais aussi de complexité, de remise en question de soi, de la mort et de la nostalgie. La magie opère comme à chaque fois avec Gaudé... Il possède ce don de nous entraîner avec lui dans ses histoires, aussi cruelles soient-elles.
    Dans la nuit Mozambique... lumineux...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 31         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par delfina, le 11 janvier 2013

    delfina
    Les nouvelles que nous propose Laurent Gaudé dans ce recueil, écrites entre 2000 et 2007, nous permettent de voyager à travers les différents continents et les différentes époques. Leur point commun est la remise en question de soi mais aussi de l'humanité face à la mort.
    Le protagoniste principal de chaque nouvelle est confronté à la mort soit par la guerre, la maladie ou la violence de l'homme. Il fait l'analyse de sa vie et de ce qu'il a vécu au seuil de la mort.
    Sang négrier narre l'histoire d'un commandant qui a vu cinq esclaves s'échapper de son navire à Saint Malo. une traque se met en place dans toute la ville pour retrouver les évadés. Seul un d'entre eux ne sera jamais rattrapé ni châtié comme ses compagnons d'infortunes et se vengera de ses tortionnaires. L'âme du commandant sera marquée pour toujours par les lynchages et la violence dont a été victimes les cinq esclaves. La violence de la nature humaine est au centre de ce récit.
    Gramercy Park Hotel raconte les pensées, les souvenirs et les regrets de Moshe S.Cravicz suite à une agression très violente dont il a été victime en bas de chez lui. Il se remémore son unique amour, Ella, et de leur mariage au Gramercy Park Hotel. Ce récit est tout en finesse, sensible. cette nouvelle est ma préférée car elle permet la réflexion sur la vieillesse, sur le fait d'être le dernier des vivants d'un couple ou même d'un groupe de la même génération. de plus, ce récit met en avant l'idée de la nécessité de vivre l'instant présent.
    La nouvelle le colonel Barbaque relate la vie de Quentin Ripoll, soldat psychologiquemet mort et détruit après avoir vu tant de morts et de violence dans les tranchées de la Guerre 14-18. M'Bossolo, soldat africain mort de la grippe espagnole, lui sauvera la vie. Révolté de voir que des soldats africain sont morts lors d'un guerre qui ne les concernait pas dans l'indifférence la plus totale, il quitte sa vie en France pour partir en Afrique. Lors d'affrontements entre les français colonisateurs et les africains, il choisira le camp de son pays d'accueil et se fera appeler Colonel Barbaque. Ce récit est celui qui m'a le moins touché. j'ai eu plus de mal à rentrer dans l'histoire et à m'identifier aux personnages. Cependant, il met en avant les horreurs de la guerre ainsi que la politique des états colonisateurs.
    Dans « Dans la nuit Mozambique », Amiceto de Medeiros, le commandant Paseo, le contre-amiral Da costa et Fernando Pimenta se retrouve dans le restaurant que tient Fernando comme ils le font parfois. Paseo leur raconte l'histoire de la fille de Tigirka qu'il a retouvé morte après un lynchage sur son bateau sans qu'aucune raison ne lui soit donnée. Une nouvelle fois, la nature humaine est le point central de cette histoire : d'un côté la violence des hommes et de l'autre le questionnement sur la violence perpétrée.
    Ces différentes nouvelles, parfois à la limite du fantastique où les êtres disparus continuent de hanter les personnes qui les ont cotoyés, touchent le lecteur grâce à l'humanité et la sensibilité qui s'en dégagent. N'étant pas friande de recueils de nouvelles, je me suis surprise à aimer Dans la nuit Mozambique grâce aux histoires tout en finesse que Laurent Gaudé a su écrire. La lecture est agréable mais nous permet aussi de réfléchir sur l'Homme et son existence (la violence, la haine, l'amour…).
    A lire….


    Lien : http://mapetitebibliotheque.wordpress.com/2013/01/11/dans-la-nuit-mo..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par zabeth55, le 02 juillet 2014

    zabeth55
    Avec son grand talent, Laurent Gaudé emmène au cœur et sur les lieux de ses histoires.
    A bord d'un négrier, nous accostons à Saint-Malo avec le remplaçant du capitaine Brissac pour assister à une impitoyable chasse à l'homme. Vieilli, demi-fou, ces souvenirs le hantent.
    A New-York, au Gramercy Park Hôtel, Moshe, devenu vieux, laisse déferler son passé et revivre son ancien amour/
    Avec le colonel Barbaque, on sillonne l'Afrique pour finir par se laisser dériver sur une barque.
    A Lisbonne, on écoute les discussions de quatre amis, anciens de la Marine.
    Tous ces récits sont magnifiques.
    Quelle magie pour nous faire voyager et nous imprégner de ces pays.
    Quel talent pour faire vivre ces personnages et nous donner l'impression qu'on les connaît.
    Chaque histoire est un pur ravissement et c'est avec délectation qu'on entame la suivante.
    Le point commun entre elles, c'est, au moment du vieillissement, la nostalgie de ce qui fut beau et le poids des regrets et des remords.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Blacksad, le 28 novembre 2012

    Blacksad
    Je persiste à penser que Laurent Gaudé est un des meilleurs auteurs actuels. Comme à son habitude, l'auteur écrit de manière très poétique, la langue est superbe, et transmet ce qu'il faut pour que le lecteur puisse s'immerger dans son récit. Je crois qu'ici, ma préférence va à "Dans la nuit Mozambique", ainsi qu'à Sang Négrier, qui sont toutes deux superbes, mais dans des thématiques et des ambiances totalement différentes.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Persepolis, le 11 juillet 2010

    Persepolis
    La mort rôde. Elle est là, tapie dans l'ombre. Elle attend patiemment. Les personnages du livre sont prêts, ils savent qu'Elle est prête à les accueillir en son sein.
    Le ton est donné dès la première nouvelle:
    "Vous me dévisagez. Vous avez peur. J'ai quelque chose de fiévreux dans le teint qui vous inquiète. Je souris. Je tremble. Un homme brûlé, pensez-vous. Je ne lève pas les yeux. Je sursaute souvent, au moindre bruit, au moindre geste. Je suis occupé à lutter contre des choses que vous ne voyez pas, que vous seriez incapables d'imaginer. Vous me plaignez, et vous avez raison. Mais je n'ai pas toujours été ainsi. Je fus un homme autrefois."
    Je trouve que cela résume bien l'ambiance régnant dans ce livre. Des événements ont transformé des hommes et vous allez découvrir lesquels. A chaque fois, un nouveau décor est planté, et j'ai voyagé dans l'univers de chaque nouvelle.
    J'ai particulièrement aimé "sang négrier" et "le colonel barbaque".
    Laissez vous porter par les eaux profondes du fleuve Zambèze, dérivez en pirogue...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique


Critiques presse (1)


  • LeFigaro , le 21 septembre 2011
    Laurent Gaudé réussit à donner une force et une profondeur à ses récits. L'auteur excelle dans les portraits : ils ne sont jamais faits d'un seul bloc, il cherche à rendre la complexité de l'être humain.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

> voir toutes (15)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par bgn, le 06 octobre 2014

    Il faut que tout s’achève et que ce soit ici. Alors je continue à vivre. Je courbe le dos en marchant. Je sais que l’on me suit. La pluie me cherche. Les oiseaux se moquent de moi. Ne riez pas. Ne croyez pas non plus que je me repente. Rien ne me lavera de mes fautes. Je ne demande aucune rédemption. Je suis laid, je le sais.

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la citation

  • Par michel.carlier15, le 30 janvier 2013

    C'était comme d'entrer dans un lieu saint . Il n'y avait pas d'orgue , pas de famille ni d'amis , nous étions seuls , mais c'était comme une cérémonie . Ce jour-là , à l'instant où nous sommes entrés , je t'ai épousée d'un serment secret . Dans cette cathédrale feutrée où des grooms diligents s'agitaient en tous sens , dans cette église du monde moderne , nous nous sommes mariés , sans apprêt ni prière , avec , simplement, le regard partagé des amants qui se désirent et se taisent . Une nuit de beauté . Nous avons mangé dans notre chambre . C'était une pièce vétuste . Le téléviseur était suranné , l'air conditionné faisait un bruit effrayant , mais la chambre était immense . Le lit aussi . Nous avons fait l'amour . Les cris poussés dans ces draps furent les plus beaux cris de ma vie . Tu as dansé sur le lit , à moitié nue , à moitié ivre . Je t'ai regardée longtemps . J'étais heureux . Tu le savais .Cette nuit est la nuit gagnée de notre vie . La seule , au fond , que nous ayons sauvée . Mais elle est là , dans mon corps , sur mes lèvres , au bout de mes doigts . Elle est là .Nous avions décidé de ne pas dormir . Tu me parlais de ce que tu voulais faire . Tu parlais d'un nouvel appartement , des enfants que tu voulais . Je te caressais les seins , tu me caressais la main . Au petit matin , nous nous sommes endormis . Tes rêves , alors , ont dû avoir la douce splendeur du sommeil des vainqueurs . La nuit du Gramercy , nous l'avons bue jusqu'à la dernière goutte .
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par deslivres, le 12 juillet 2014

    Vous me dévisagez. Vous avez peur . J'ai quelque chose de fiévreux dans le teint qui vous inquiète. Je souris. Je tremble. Un homme brulé pensez vous. Je ne pas les yeux.Je sursaute souvent, au moindre bruit au moindre geste.Je suis occupé à lutter contre des choses que vous ne voyez pas, que vous seriez même incapables d'imaginer. Vous me plaignez, et vous avez raison.Mais je n'ai pas toujours été ainsi.Je fus un homme autrefois.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par DreamCatcher, le 20 juin 2014

    - Vous savez ce qu'il se passera à Lisbonne le jour de l'Apocalypse ?" demanda Fernando d'un air malin.
    Les trois hôtes firent non de la tête.
    "Rien, reprit le cuisinier, il ne se passera rien. Le Portugal est toujours en retard. Le jour où le monde sombrera, où le ciel s'ouvrira et où des déluges de feu détruiront les hommes, il ne se passera rien à Lisbonne. Même pour l'Apocalypse, nous serons en retard. Pendant quelques jours, il fera encore bon vivre ici tandis que partout ailleurs le monde croulera."
    Passeo et Medeiros sourirent. Da Costa, lui, fronçait les sourcils. Il ne parvenait toujours pas à faire le lien avec les choux.
    "Et alors ? dit-il.
    - Alors -répondit Fernando avec malice, comme un magicien qui constate avec bonheur la stupéfaction sur le visage des spectateurs - qui vous dit qu'elle n'a pas commencé à l'instant ? L'Apocalypse est là, tout autour de nous. Il ne nous reste quelques jours pour jouir de cette belle lenteur. Croquez dans les choux. Profitez. Partout ailleurs, le monde brûle peut-être !"
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par wictoria, le 08 novembre 2009

    Je suis le dernier. Tous ceux à qui je pense, tous ceux qui peuplent ma mémoire, tous ces noms que je connais, qui me rappellent un visage, sont des noms de disparus. Je suis un vieux drogué. La longue pipe de ma mémoire, sur laquelle je tire des bouffées de passé, emplit mon âme de visages morts et de sourires blessés. Tu règnes au milieu d'eux tous, Ella. Vous m'avez tous abandonné. Je suis le seul en vie. Le dernier à tenir. C'est horrible de solitude.
    (Gramercy Park Hotel)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

> voir toutes (19)

Videos de Laurent Gaudé

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Laurent Gaudé


Pierre-François Garel lit La mort du Roi Tsongor de Laurent Gaudé
La mort du Roi Tsongor de Laurent Gaudé lu par Pierre-François Garel a remporté le Prix Lire dans le Noir 2012 !








Sur Amazon
à partir de :
9,48 € (neuf)
4,40 € (occasion)

   

Faire découvrir Dans la nuit Mozambique par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (269)

  • Ils sont en train de le lire (1)
  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz