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ISBN : 233006649X
Éditeur : Actes Sud (17/08/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.04/5 (sur 272 notes)
Résumé :
Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d'élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d'une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressan... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
ClaireG
25 septembre 2016
★★★★★
★★★★★
«On ne peut pas partir au combat avec l'espoir de revenir intact. Au départ, déjà, il y a le sang et le deuil. Au départ, déjà, la certitude qu'il n'y aura aucune victoire pleine et joyeuse».
Par ces mots, on sait à quoi s'en tenir.
La destruction organisée du patrimoine culturel et religieux de Hatra, de Mossoul, de Palmyre, de Tombouctou, de Bâmiyân, ainsi que le vol d'objets d'art et les attentats internationaux revendiqués par les hommes en noir, ont certainement impressionné et inspiré Laurent Gaudé, comme chacun de nous.
Cette folie meurtrière s'arrêtera-t-elle ? Est-elle particulière au bond économique et technologique des XXe et XXIe siècles ? Quelle victoire peut être revendiquée face à la mort de dizaines de milliers de personnes ? Combien de batailles pour rien tant qu'il n'y a pas de vainqueur ? Comment continuer à vivre avec ces visions d'horreur et de peur ?
A partir de la rencontre d'Assem avec Mariam, Laurent Gaudé s'interroge sur les concepts de vainqueur, de vaincu, de défaite et d'échec. Assem, choisi par la DGSE, doit retrouver un homologue de la CIA déserteur. Mariam, archéologue irakienne, recherche les oeuvres d'art volées et dispersées à travers le monde. Tous deux sont des spécialistes lucides, compétents et sans illusion sur la finalité de leurs missions.
L'Histoire d'hier rejoint celle d'aujourd'hui avec ses fracas, ses triomphes et ses erreurs. Elle laisse les traces de ceux que les siècles appelleront héros, même s'ils sont responsables de la mort de centaines de milliers de personnes. Peut-être au nom d'un idéal comme le général Grant lors de la Guerre de Sécession. Peut-être au nom de la liberté de son peuple comme Hannibal. Peut-être pour dénoncer la lâcheté de la Société des Nations comme Haïlé Sélassié. La conclusion, pas neuve hélas !, c'est que L Histoire a beau démontrer les horreurs de la guerre et les générations successives ont beau répéter « Plus jamais ça », l'orgueil, la démesure et la violence emportent toujours les hommes.
Cinq personnages principaux sont confrontés aux victoires et aux défaites :
Hannibal, guerroyant et gagnant ses batailles contre les Romains pendant plus de vingt ans, rencontre la défaite et la trahison dans ses alliances avec le vainqueur.
Ulysses Grant gagne la guerre civile américaine et est élu deux fois à la présidence des Etats-Unis. Sa défaite a été de garder le surnom de « boucher » pour le restant de ses jours et d'avoir vu la corruption ronger son administration.
Haïlé Sélassié sait que son armée, abandonnée par les grandes puissances, ne résistera pas à la mitraille implacable des Italiens de Mussolini. Sa défaite a été sanctionnée par l'exil mais il eut le courage d'accuser de lâcheté l'attitude de la SDN qui tourna le dos à l'Ethiopie quand elle subit les agressions de l‘Italie.
Assem Ghraïeb ne remporte aucune victoire lorsqu'il participe à l'assassinat du président libyen Kadhafi. Il accomplit une mission et sert sa patrie. La suivante est d'analyser si son homologue américain, qui a tué Ben Laden, est « récupérable » ou s'il doit être « neutralisé ». Sa défaite est de ne trouver aucun sens aux missions urgentes qui lui enlèvent chaque fois un peu de son humanité.
Mariam, l'Irakienne au service de l'Unesco, anéantie par les dynamitages des trésors de Libye, de Syrie ou d''Afghanistan, éprouve sa réussite chaque fois qu'elle retrouve des oeuvres volées à travers le monde. Sa défaite est sa rupture sentimentale et l'annonce de la maladie qui ramène tout être vivant à l'état de poussière d'où sont sorties les pièces exposées dans les musées.
Ce qui mène ces cinq personnages, c'est le fait de tenir, d'aller de l'avant, de ne pas lâcher. Même s'il y a défaite, ne jamais renoncer. C'est une formidable leçon de vie.
La force de Laurent Gaudé réside dans l'illustration des états d'âme de ses personnages. Sa virtuosité est de rendre son récit haletant, émouvant et passionnant. Plus la bataille fait rage, plus l'impact est violent, plus les pertes sont lourdes, plus les paragraphes sont courts et les phrases percutantes, ce qui crée une tension intense dans la lecture. le questionnement lancinant au fil des pages accroît la réflexion, abolit les époques et les frontières, accélère la dynamique de l'action.
L'amertume de Mariam et d'Assem trouve un répit dans une nuit d'amour. L'une raconte les rites égyptiens consacrés à la mort des Taureaux Apis et le mythe du dieu Bès, l'autre récite des vers de Constantin Cavafy et de Mahmoud Darwich. L'art et la poésie résistent à toutes les horreurs de l'Histoire. Comme elles, ils sont sans cesse recréés.
Sûrement une gageure que de mélanger ces différentes périodes de l'Histoire, de choisir les héros significatifs, vainqueurs et vaincus à la fois, mais pour moi, c'est une réussite entière. Un livre à recommander.

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latina
27 octobre 2016
★★★★★
★★★★★
Laurent Gaudé a ouvert une faille en moi. Ses mots puissants qui touchent le coeur de l'âme, qui écoutent l'intime, qui révèlent la part cachée qui est en moi, qui est en chacun, ses mots vulnérables et tranchants m'ont mise à nu. Et je me reconnais humaine, très humaine, reliée à tous, qu'ils me soient contemporains ou qu'ils soient morts depuis longtemps.
Car tous, nous avons en commun ceci : arrive un moment où la vie s'engloutit, où la défaite s'étale. le corps s'incline, les passions passées s'éloignent.
Car tous, nous sentons intimement que, même au coeur de la victoire, une petite faille s'ouvre et nous susurre que celle-ci n'est jamais complète. Nous sommes toujours victorieux au détriment d'autres. La victoire pleine, réelle, éternelle, n'existe pas. Interrogez-vous comme je me suis interrogée, et vous verrez que Laurent Gaudé a raison.
Que ce soit les victoires lors des batailles – là où le sang imbibe la terre jusqu'à plus soif, là où l'humiliation des vaincus empêche de lever la tête en humain vainqueur fier de l'être -, que ce soit les victoires sur le Temps – lorsque les archéologues déterrent avec fracas les objets qui s'étaient cachés, nichés pour l'Eternité afin de reposer en paix -, que ce soit les victoires sur soi-même et sur la vie - mais ô combien précaires - , toutes ont en commun ceci : elles ne durent pas. Et donc la victoire n'existe pas.
Il nous faut accepter cela, et pourtant, c'est ce qu'on ressent obscurément depuis longtemps, non ?
Et pourtant, le fait de l'accepter ne nous rend pas plus malheureux. Paradoxalement, il nous rend plus heureux, plus détachés de l'effervescence souvent sans objet de la vie.
Laurent Gaudé est arrivé, dans cette histoire mêlant le passé et le présent, à trouver le sens commun à tous les hommes, en entrant dans le coeur d'hommes ayant participé aux convulsions de l'Histoire, à ces moments où elle hésite, où elle penche dangereusement d'un côté puis de l'autre, pour finir de toute façon par être vaincue elle aussi. D'Hailé Sélassié à Hannibal, de Grant et Lee pendant la Guerre de Sécession au saccage du musée de Mossoul par des obscurantistes, de la mort de Khadafi à celle de Ben Laden, l'Histoire se brasse, s'embrasse et se tue. Elle finit par se taire, aussi.
Car finalement, même si le poète dit « Ne laissez pas le monde vous voler les mots », on doit bien reconnaitre « qu'il n'a été question que de gestes. L'action, qui s'empare de tout, ne laisse plus de place à rien ».
Merci à Claire qui m'a offert ce livre puissant hanté par l'Homme, par son désir de victoire inséparable de sa part d'ombre, par son acceptation de la défaite qui le rend, enfin, humain.
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petitsoleil
04 septembre 2016
★★★★★
★★★★★
Un très beau roman, malgré des thèmes âpres et difficiles. Un roman à la construction complexe, qui mêle les histoires, victoires et défaites de nombreux personnages, et qui pourtant livre des messages limpides. Quelle guerre mène vraiment à une victoire ? Toute guerre ne porte-t-elle pas en elle la défaite ? Que sommes-nous prêts à sacrifier à une guerre ? En nous contant des passages de la vie des personnages principaux, Assem un agent des services secrets et Mariam une archéologue passionnée, mais aussi des trames de la vie de Grant, de Hannibal et de Hailé Sélassié, Laurent Gaudé nous embarque dans des histoires multiples, qui font L Histoire, chacune à sa façon.
J'ai d'abord été déconcertée par ces différents personnages, et je ne sais pas exactement quels critères ont présidé au choix de l'auteur, pourquoi ces personnages et pas d'autres. Puis je me suis laissé prendre au jeu, et j'ai continué, avancé, chapitre après chapitre. L'écriture est belle, et la magie opère. le souffle romanesque est là. On a envie de suivre ces différentes histoires, de comprendre les personnages, de les accompagner. Malgré la thématique de la guerre, dans ce qu'elle a de plus violent, de plus dérangeant, de plus terrible, il me semble qu'il y a aussi des messages d'espérance dans ce livre. Je retiens par exemple les figures de Mariam, de Shaveen, du vieux monsieur qui reste à Palmyre envers et contre tout, jusqu'à la destruction. Dans ce monde menacé par l'obscurantisme, l'amour, l'humanité et le patrimoine universel restent des lumières, des phares, qui guident et qui éclairent.
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marina53
28 novembre 2016
★★★★★
★★★★★
Zurich. Assem Graïeb, agent secret français, a rendez-vous à Bellevueplatz avec Auguste afin que celui-ci le présente à un homme des services américains. Avant ce rendez-vous, il rencontre Mariam, dans un bar. Ils termineront la nuit ensemble. Presque sûrs qu'ils ne se reverront pas. Assem s'en ira vers une nouvelle mission tandis que la jeune femme, archéologue irakienne, tentera de sauver les oeuvres d'art volées à son pays par Daesh...
Un autre lieu, un autre moment. le général Ulysses Grant doit faire face aux Confédérés, Hannibal avance vers Rome, Hailé Sélassié se bat contre Mussolini...
Dans ce roman polyphonique, Laurent Gaudé décrit de façon magistrale, presque théâtrale, l'absurdité de la guerre. Des guerres que l'on pense avoir gagnées mais qui, au final, finissent en défaites. La guerre punique qui vit l'avancée d'Hannibal et ses éléphants vers Rome, la guerre de Sécession au cours de laquelle le général Grant fut surnommé le boucher, la guerre pour une certaine liberté qui fit d'Hailé Sélassié le Roi des Rois, la guerre que mène Mariam contre son propre corps ou encore celle de Assem Graïeb contre le terrorisme. L'auteur entremêle tous ces récits intelligemment et harmonieusement, confrontant les époques et les lieux. de Zurich à Tripoli en passant par Paris ou Beyrouth, l'on suit Assem et Mariam durant quelques jours, Grant sur plusieurs années et Sélassié et Hannibal, une bonne partie de leur vie. Des récits ciselés et majestueux, qu'ils soient fictifs ou réels. Des récits d'une puissance rare, magistralement orchestrés, soufflés par la musicalité et la force des mots.
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isabelleisapure
28 octobre 2016
★★★★★
★★★★★
Rédiger une critique ne m'est jamais facile, j'ai du mal à trouver les mots, j'ai du mal à faire passer mes émotions et lorsque je me trouve face à un livre d'une telle qualité à la fois littéraire et historique, je ressens un grand moment de solitude. Comment arriver en quelques lignes à donner à d'autres lecteurs l'envie de le découvrir ?
Ici, l'auteur nous parle à travers plusieurs narrateurs qui sont tous d'une manière ou d'une autre, impliqués dans une guerre qui a marqué notre histoire.
Nous découvrons dès les premières lignes Assem et Mariam, une brève nuit d'amour suffit à les lier. Il est agent secret français et prépare son départ pour Beyrouth. Elle est archéologue iranienne et se bat pour sauver les musées de Mossoul et d'ailleurs.
En contrepoint de cette rencontre, le récit fait retentir le chant de trois héros glorieux : le général Grant écrasant les confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l'envahisseur fasciste. Mais quand une bataille se gagne au prix de vies fauchées, de corps suppliciés, de terres éventrées, comment prétendre qu'il s'agit d'une victoire ?
"Écoutez nos défaites, ils le disent ensemble, avec une sorte de douceur et de volupté, écoutez nos défaites, nous n'étions que des hommes, il ne saurait y avoir de victoire, le désir, juste, jusqu'à l'engloutissement, le désir et la douceur du vent chaud sur la peau".
Ces destins s'entremêlent avec maestria sous la plume magistrale de Laurent Gaudé.
Je ne suis pas vraiment passionnée par l'histoire et les personnages d'Hannibal et du général Grant me laissent relativement indifférente, Il a donc fallu tout le talent de l'auteur pour me décider à entreprendre ce voyage dans le temps au terme duquel je ressors totalement éblouie.
Un immense coup de coeur.
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Les critiques presse (3)
LeDevoir10 octobre 2016
Frotter ses lecteurs d’aussi près à l’horreur était-il vraiment nécessaire ?
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LaPresse26 septembre 2016
On se laisse avaler par la puissance de l'écriture, par l'érudition de l'auteur et par sa façon inédite de construire un récit en entremêlant l'histoire et la fiction avec une cruelle lucidité.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique12 septembre 2016
Ce roman de Gaudé est une méditation romanesque sur l’Histoire, la folie humaine, l’orgueil et la défaite.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (107) Voir plus Ajouter une citation
QuiltQuilt18 février 2017
Quel gâchis. Des mois entiers de gâchis... Il ne veut pas entendre parler de cause juste, de lutte pour la liberté. Il n'en peut plus.
//
Il n'y a plus d'allégresse. Pourquoi n'y a t-il jamais de victoire ? Jamais de moments de joie pleins auxquels ne succède rien d'autre qu'une vie de paix à laquelle on puisse s'adonner avec douceur ?
//
... comme si la défaite avait toujours plus de poids que la victoire, comme si au bout du compte il n'y avait qu'elle qui restait dans le cœur des hommes.
//
... et jusqu'à sa mort il y aura cela en partage entre lui et les troupes ennemies : cet instant-là, tête basse, où l'homme est allé si loin qu'il n'en était plus un.
+ Lire la suite
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QuiltQuilt18 février 2017
A deux heures de vol à peine. Le même monde : cette vendeuse aux cheveux nattés à la robe tyrolienne ridicule avec décolleté pigeonnant, pour que les hommes d'affaires s'arrêtent et achètent une boîte de chocolats ou un saucisson sous cellophane, vit dans le même monde que Shaveen, fusil automatique en bandoulière, ou que les gamins pieds nus du camp de Kawergosk, qui n'ont pas encore compris, parce qu'ils sont trop petits, que leur mère est en train de s'assécher, chaque jour qui passe et qu'elle n'aura bientôt plus de sourire en elle. C'est le même monde, laid d'être si différent, côte à côte. Et la vendeuse aux nattes blondes qui bat légèrement le rythme de cette valse de supermarché ne se doute pas de l'existence de Shaveen, comme les peshmergas n'ont pas le temps de penser qu'il existe peut-être un endroit où les montres sont en piles dans des boîtes en plastique et où l'on vend des saucissons en musique. Passer de l'un à l'autre, c'est ce qui est le plus dur...
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QuiltQuilt18 février 2017
Qu'aura-t-elle, fait alors ? Elle se sera battue toute sa vie pour des objets vieux de siècles entiers qu'il fallait sauver du néant et se passer de main en main, comme des objets brûlants que chaque génération conserve. Et pourquoi n'auraient-ils pas eu le droit au sable, à la terre et à l'engloutissement, ces objets ? Est-ce que ce n'est pas le sort que vont connaître toutes les femmes et tous les hommes qui s'agitent à ses pieds en ce moment, dans les souks d'Erbil, réfugiés ou non, Irakiens ou Syriens ?
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QuiltQuilt18 février 2017
On ne peut partir au combat avec l'espoir de revenir intact...
Au départ, déjà, il y a le sang et le deuil. Au départ, déjà, il faut accepter l'idée d'être amputé de ce qui vous est le plus cher. Au départ, déjà, la certitude qu'il n'y aura aucune victoire pleine et joyeuse...
A chaque mission, il a laissé un peu de lui-même. Alors il se demande, là, à l'arrière de son taxi, quelle sera cette fois la part qu'il devra laisser au vent.
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QuiltQuilt18 février 2017
Il veut se souvenir des viscères qui se mêlent au vent de l'été car si l'histoire a un parfum, c'est celui-là.

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