ISBN : 2266095269
Éditeur : Pocket (1999)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Septembre 1939 : les hordes hitlériennes déferlent sur la Pologne. Mai 1940 : les blindés allemands traversent les Ardennes. L'armée française s'effondre, même si un colonel visionnaire devenu général, Charles de Gaulle, parvient à faire reculer la Wehrmacht à Montcorne... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 23 mars 2012

    Bigmammy
    Soyons clairs : quelque soient vos convictions, vous n'en sortirez pas indemne.
    De Gaulle, c'est à la fois un souffle épique (« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France ») et un humour décapant, même le 17 juin (de Lebrun : « il voulait être un chef d'Etat, encore eût-il fallu qu'il fût un chef, et qu'il y eût un Etat »), c'est aussi un conteur de talent : on ne peut lâcher le livre, parce que la construction du récit, très professionnelle, vous tient toujours en haleine.
    Peut-être les portraits des grands contemporains sont-ils les passages les plus admirables : Staline, qui fait froid dans le dos, Hitler, créature de l'après guerre, et qu'il crédite, pour sa descente en enfer, d'un horrible courage, Mussolini, jouet des évènements, enfin ses deux alliés terribles que furent Churchill et Roosevelt, chefs à la hauteur de leur mandat historique, mais aussi pleins de duplicité. Les historiens se sont efforcés d'atténuer cette « guerre de tranchées » qu'a été la relation avec les Anglo-saxons ; le Général, au contraire, n'en cache rien. Partout, toujours, la volonté de puissance des Etats-nations l'emporte : il n'y a pas d'idéologie ni d'affectivité qui tienne devant cette dure réalité.
    Quelques éléments surprenants : d'abord l'humanité profonde de Charles de Gaulle, vrai chrétien, même si sa tâche de soldat et de chef d'Etat lui impose retenue et réalisme. Lisez bien, dans le troisième tome, les développements consacrés à la misère du Peuple français en 1944. Non, décidément, De Gaulle n'était pas un vrai homme de droite, et il expose avec fierté les nationalisations et la politique sociale de son Gouvernement.
    Et qui a dit que le Général n'était pas européen ? Après 58, il c'est lui qui confirmera la signature de la France au Traité de Rome, fondateur de l'Union, et on comprend pourquoi dans les Mémoires, avec notamment sa vision de la construction économique de l'Europe sur la base de l'entente franco allemande.
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    • Livres 4.00/5
    Par MarieC, le 21 avril 2012

    MarieC
    Curieuse lecture que celle de ces Mémoires de guerre ! On éprouve souvent un sentiment de familiarité, tant les évènements racontés sont connus, et tant on a pu lire à droite à gauche des extraits de ce texte, ou des documents qui s'appuient sur lui. On s'attend à un récit épique de L'appel du 18 juin, bien dans le style des pages précédentes, mais non, le général expédie l'affaire en une phrase (je prononce L'appel que l'on connait). Il ose parler de lui à la troisième personne, sans exaspérer tout à fait par son manque de modestie... Un personnage unique et des évènements clés de notre histoire, que dire de plus ?
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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 23 août 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France... Le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison. Ce qu'il y a, en moi, d'affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J'ai, d'instinct, l'impression que la Providence l'a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S'il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j'en éprouve la sensation d'une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie.
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  • Par Tobago, le 19 avril 2012

    "Pour moi, dans le drame national, la politique devait être l'action au service d'une idée forte et simple. Mais eux [les politiciens], poursuivant les mêmes chimères qu'ils caressaient depuis toujours, n'acceptaient pas qu'elle fût autre chose qu'une chorégraphie d'attitudes et de combinaisons, menée par un ballet de figurants professionels, d'où ne devaient en sortir jamais qu'articles, discours, exhibition de tribuns et répartition de places."
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L'héritage de De Gaulle et de la Résistance. Rencontre avec Jean-Luc Barré, écrivain, autour de son ouvrage Devenir de Gaulle et Pierre Lefranc, ancien résistant et proche collaborateur du général de Gaulle, pour son ouvrage Gouverner selon de Gaulle.











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