Note moyenne : 3.94/5 (sur 66 notes)
La Morte amoureuse - Avatar et autres récits fantastiques4Ajouter à mes livres
Après avoir fait valser les cafetières, parler les tapisseries, réveillé Pompéi, rêvé sur les traces d'Hoffmann et de Nerval dans des tavernes d'étudiants, suscité de séduisants succubes et d'adorables vampires, Théophile Gautier décide, en plein Second Empire, de traqu... > voir plus
Je n'ai pu trouver "Avatar" seul, donc je me conterai de ce recueil de Récits fantastiques (tous excellents au demeurant). Avatar, c'est une réflexion sur la mort, sur le désir de vivre, sur le choix de chacun. Théophile Gautier nous livre ici un joli conte dans lequel il jouera avec le destin de trois hommes. le premier est un jeune homme qui se meurt d'amour pour une Comtesse qui n'a que faire de ce jeune prétendant. le second est justement le mari de la Comtesse, décidément fort courtisée. le troisième ? Eh bien le troisième, est l'archétype du savant fou.
A partir de ces trois personnages, Théophile Gautier élabore une histoire inspirée, non dénuée d'humour.
A nous maintenant de nous perdre avec délice dans ce jeu de miroirs ou les apparences sont plus trompeuses que jamais !
Un receuil de nouvelles qui m'a laissée bien indifférente. Tu en lis une, tu les as toutes lus. En gros le "héros" (c'est un bien grand mot) rencontre par hasard une superbe jeune fille, il en tombe amoureux et ô miracle elle s'intéresse à lui, elle le charme... mais il se rend comtpe après "moult" (là aussi c'est un bien grand mot) péripéties que c'est une momie/vampire/morte/fantôme, bref vous avez compris. Leur amour est donc impossible. Fin.
On a l'impression de lire les fantasmes d'un vieil écrivain. Heureusement ça se lit vite et facilement.
"Je t'aimais bien longtemps avant de t'avoir vu mon cher Romuald, et je te cherchais partout. Tu étais mon rêve , et je t'ai aperçu dans l'église au fatal moment; j'ai dit tout de suite "C'est lui!" Je te jetai un regard où je mis tout l'amour que j'avais et que je devais avoir pour toi; un regard à damner un cardinal, à faire agenouiller un roi à mes pieds devant toute sa cour. Tu restas impassible et tu me préféras ton Dieu.
"Ah! que je suis jalouse de Dieu, que tu as aimé et que tu aimes encore plus que moi!
"Malheureuse, malheureuse que je suis! je n'aurais jamais ton coeur à moi toute seule, moi que tu as ressuscitée d'un baiser, Clarimonde la morte, qui force à cause de toi les portes du tombeau et qui vient te consacrer une vie qu'elle n'a reprise que pour te rendre heureux."