> Augusta Nechtschein (Traducteur)

ISBN : 2847201327
Éditeur : Gaïa (2009)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

Turin, décembre 2003. Emil, roumain en situation irrégulière, n'a que treize ans et son sac Jansport où il garde précieusement ses BD de Tex, "le cow-boy qui gagne toujours". Il porte aussi sur lui les lettres de son fantasque de gran... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par lejardindestephanie, le 04 août 2011

    lejardindestephanie
    Je viens de le terminer.
    Le livre qui aura troublé mon été.
    C'est l'histoire d'Emil, un petit Roumain de treize ans qui vit à Turin en situation irrégulière et qui part à la recherche de son artiste de grand-père, à travers l'Europe.
    Dit comme ça, ça n'a l'air de rien, et pourtant il y a tout, dans ce livre. La vie en pointillé et en danger de ces enfants-là, leur parachutage dans un monde d'adultes beaucoup trop tôt, beaucoup trop brutalement, beaucoup trop crûment.
    Un véritable western des années 2000, empreint de la poésie et de la naïveté de l'enfance.
    "J'avais dit en mon for intérieur: Si tu me fais retrouver la balle, je jure que je dirai non à chaque fois que Mihai m'invitera à aller jeter des pierres sur la cloche de l'Eglise Noire, même si c'est la plus grande de toute la Roumanie. Et je ne parlerai plus jamais de ce que tu sais avec Vior. Et quand il me dira "regarde", moi je m'en irai. Je le jure. J'avais fait quatre fois le signe de croix, pour que ça marche mieux. Puis je m'étais allongé sur le sol, en posant ma joue sur le carrelage humide, et j'avais fermé un oeil. La silhouette évanescente de la balle m'était apparue immédiatement, trouble entre les moutons de poussière, derrière le pied du buffet.
    J'avais pensé: Dieu existe.
    Mais quand j'avais prié encore plus fort pour qu'il ne laisse pas ma mère mourir et qu'avant l'aube, pourtant, elle avait soufflé par le nez comme si elle était enrhumée et qu'elle n'avait plus pu bouger, alors j'avais compris que Dieu était un manipulateur, qui n'existait que quand ça lui chantait."
    J'aurais pu te faire goûter plein d'autres parts de ce bel ouvrage, parsemées de jolis et difficiles mots, parce qu'Emil, il recopie et apprend les mots qu'il trouve beaux et compliqués quand il les lit ou les entend.
    Je ne le répéterai pas: ce livre est un bijou.

    Lien : http://ausautdulivre.blogspot.com
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 17 février 2012
    Lecture Jeune, n°130 - juin 2009 - Le narrateur, Emil, est un jeune Roumain de 13 ans, seul à Turin. Ce fils d'immigré clandestin entreprend un long périple jusqu'à Berlin, puis Madrid, en passant par Toulouse, pour rejoindre son grand-père, comédien ambulant et contestataire qu'il n'a jamais vu, mais dont il rêve. Emil a pour seul viatique son sac de sport, ses bandes dessinées de Tex et les lettres de son père et de son grand-père. Le roman épouse l'imaginaire et la sensibilité du garçon mêlant, sans transition, les péripéties de son voyage et des scènes de ses bandes dessinées favorites auquel il s'identifie. C'est un récit foisonnant et baroque, version moderne des romans picaresques, où le héros côtoie toutes sortes de personnages et séjourne dans des lieux emblématiques d'une Europe en pleine mutation : la gare de Turin et les bandes de zonards, les squats de Berlin, Madrid et son quartier Lavapiés multiethnique. Comme ce voyage, le fil du récit est chaotique et déroutant. Une autre histoire s'y intercale, elle aussi à la première personne, donnant progressivement les clés du comportement du héros. Des digressions laissent place à des contes, des récits de vie des divers personnages, des descriptions dignes du guide du Routard. On y retrouve l'influence de Georges Perec et le goût pour les références culturelles. Il s'agit bien d'un voyage initiatique dont Emil sort enrichi de rencontres généreuses, d'instants au goût de bonheur. Car le charme de ce personnage, c'est aussi son plaisir pour les mots parce qu'ils permettent de communiquer mais aussi de se construire dans une dimension poétique. C'est un livre pour bon lecteur, à l'écriture résolument moderne. Colette Broutin

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Citations et extraits

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  • Par lejardindestephanie, le 17 août 2011

    J'avais dit en mon for intérieur: Si tu me fais retrouver la balle, je jure que je dirai non à chaque fois que Mihai m'invitera à aller jeter des pierres sur la cloche de l'Eglise Noire, même si c'est la plus grande de toute la Roumanie. Et je ne parlerai plus jamais de ce que tu sais avec Vior. Et quand il me dira "regarde", moi je m'en irai. Je le jure. J'avais fait quatre fois le signe de croix, pour que ça marche mieux. Puis je m'étais allongé sur le sol, en posant ma joue sur le carrelage humide, et j'avais fermé un oeil. La silhouette évanescente de la balle m'était apparue immédiatement, trouble entre les moutons de poussière, derrière le pied du buffet.
    J'avais pensé: Dieu existe.
    Mais quand j'avais prié encore plus fort pour qu'il ne laisse pas ma mère mourir et qu'avant l'aube, pourtant, elle avait soufflé par le nez comme si elle était enrhumée et qu'elle n'avait plus pu bouger, alors j'avais compris que Dieu était un manipulateur, qui n'existait que quand ça lui chantait.
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