AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2258142555
Éditeur : Les Presses De La Cite (2016)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 207 notes)
Résumé :
Londres. A l'arrière d'un bus qui traverse la ville, le jeune Joel, sa sœur et son frère roulent vers leur destin. Dans un quartier chic, Helen Lynley rentre chez elle. Elle est belle, heureuse, la vie lui sourit. Tout est en place pour une rencontre. Inexorablement fatale. Car, même s'il l'ignore, Joel est une arme vivante. Le détonateur, c'est son histoire, le chaos qu'on lui a donné pour tout bagage. L'explosif ? C'est son quartier, écrasé par la misère et la vio... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Sara2a
30 novembre 2012
  • 5/ 5
Elizabeth George est semble-t-il une figure incontournable dans le domaine du « Thriller », mon attention avait été captée sur cette auteure par une remarque de Cassiopée qui, en avant propos de sa critique sur « le cortège de la mort », s'étonnait qu'aucun roman de cet écrivain ne figure dans la rubrique du genre . Amatrice du genre j'ai donc décidé de découvrir cette auteure en choisissant ce titre au hasard.
L'histoire se déroule à Londres dans un quartier modeste où différentes ethnies cohabitent au milieu des guerres de gangs, de la misère. Joel, Toby et Ness, issus d'une fratrie échouent chez leur tante Karen, après avoir été abandonnés par leur grand-mère chez qui ils étaient placés. Karen se retrouve confrontée à des responsabilités qu'elle n'a pas choisies. Ces enfants ont perdu leur père abattu par une balle dans la rue, ces enfants ont perdu leur mère qui a sombré dans la folie et qui erre dans un hôpital psychiatrique, ces enfants livrés à un destin implacable, meurtris chacun à leur façon ont malgré tout l'envie de survivre et de s'en sortir malgré le futur trouble qui s'offre à eux.
Chacun des protagonistes est longuement exploré par l'auteure qui presque amoureusement, avec beaucoup de compassion, nous les rend terriblement humains et réels.
L'ambiance du roman est sombre et pesante , l'atmosphère sale de ces quartiers maussades stagne sur chaque page, le ton est lourd, fataliste dès la première ligne l'auteure nous prévient l'histoire n'aura pas une fin heureuse : « C'est un trajet en bus qui marqua l'entrée dans le crime de Joel Campbell, onze ans à l'époque. »
L'auteur nous immerge dans le quotidien de cette « famille » qui affronte chaque jour comme une « survie ». Des personnages auxquels on s'attache, qui feront de belles rencontres semblables à des bouées de secours que leur jette la vie comme pour leur montrer que leurs destins leurs appartient. Mais les mauvaises rencontres abondent et finissent par prendre le dessus, inexorablement, détruisant leurs espoirs, leur volonté.
Joel est un personnage particulièrement attachant, un enfant qui marque, qui nous tiraille.
Ce roman n'est pas un thriller à proprement parler, Anatomie d'un crime est plutôt un exercice périlleux maîtrisé par son auteure. En effet Elizabeth George après son roman « Sans l'ombre du témoin », un véritable « thriller », si j'en crois les avis relevés sur le net, s'attache à remonter le cheminement qui conduit au meurtre d'une victime de son précédent roman. Côté suspens « Anatomie d'un crime" n'a rien d'extraordinaire, le lecteur ne sera pas franchement sur le qui vive, mais côté écriture et notamment le psychisme des personnage Elizabeth Georges parvient à captiver son public et réussi haut la main son défi. Elle explique méthodiquement comment, pourquoi, il suffit parfois de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment pour que la fatalité s'empare d'une vie sans laisser choisir lequel des plus mauvais chemins sera le moins « pire » !
J'ai été conquise par l'écriture et je me promets donc de lire dès que possible « Sans l'ombre d'un témoin » et « Cérémonies barbares » conseillé par une amie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
mariecesttout
30 mars 2014
  • 4/ 5
Je suis Elisabeth George depuis son premier livre traduit, le meilleur, Enquête dans le brouillard .
Le meilleur car c'est là qu'elle campe ses personnages et qu'elle fait très bien comprendre les aprioris ( souvent justifiés, mais pas toujours...) à propos des classes sociales. C'est très finement analysé. Et Enquête dans le brouillard posait très intelligemment beaucoup de problèmes, dont celui de l'inceste.
C'était la première fois que Linley et Havers travaillaient ensemble, et la rencontre de deux mondes.
Et il y a une partie de ce livre qui décrit le quotidien de Barbara Havers, la misère affective qu'elle connait sur le plan familial ( ce qui expliquera plus tard son attachement à son équipe de travail, même si au départ elle ne les supporte pas..), sa culpabilité incessante, c'est un très beau personnage, Barbara Havers,très ambigu, et je crois qu'il faut , pour le voir, lire ce premier épisode !
Bien sûr, dans les suivants, j'ai souvent trouvé des longueurs. Mais peu importe, les thèmes abordés étaient toujours intéressants, et j'adore les personnages récurrents, je m'y attache!
C'est pour cela que je lui en voulais beaucoup , je vais mettre un spoiler, sinon ça va râler
Et je me suis demandé quel était son but... et voici donc Anatomie d'un crime .
Je n'ai jamais considéré les romans d'Elisabeth George comme des romans policiers, mais plutôt comme des romans de société, très descriptifs donc de différents milieux sociaux ( elle est particulièrement convaincante dans le personnage de Barbara Havers).
Ici, il s'agit d'une dissection ( le titre original est What came before He shot her, mais la traduction française, Anatomie d'un crime dit bien ce qu'elle veut dire) d'un destin à peu près-et tragiquement- tracé d'avance. Et c'est très bien vu, tout y est, sans manichéisme d'aucune sorte.
Sauf que c'était reparti.... Si elle ne me sortait pas , et rapidement, ce pauvre jeune et gentil Joël de ce bourbier , j'allais encore lui en vouloir...
Ca vient, mais c'est long.. et le dernier n'est pas encore traduit, ils savent que j'attends des nouvelles, moi?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
litolff
05 octobre 2010
  • 5/ 5
Encore un roman d'Elisabeth George qui tient finalement autant du roman social et psychologique que du polar. Car la romancière met un tel talent à fouiller les âmes et les personnalités, qu'elle donne à chacun de ses personnages une épaisseur peu courante dans les romans policiers : tant et si bien qu'on est littéralement suspendus au destin du très aristocratique commissaire de Scotland Yard, Thomas Linley et de sa fidèle et plébéienne seconde, Barbara Havers.
Or, Elizabeth George n'hésite pas à malmener son lecteur.
Elle nous avait laissés éplorés à l'issue de son précédent volume, -Sans l'ombre d'un témoin- dans lequel elle avait sacrifié Helen, la belle et tant aimée épouse – enceinte de surcroît – du commissaire Thomas Linley.
Et on imaginait déjà la suite, avec un amer plaisir : Linley tenter de rassembler les éclats éparpillés d'une vie fracassée, ses proches le soutenir avec plus ou moins de discernement, Barbara user de son maladroit et sincère dévouement pour le remettre à flot… Or, rien de tout cela. Dans Anatomie d'un crime, c'est la genèse du meurtre d'Helen et l'histoire de son assassin présumé que décortique Elizabeth George , tel un médecin légiste sur sa table d'autopsie.
Comme toujours extrêmement fouillée, fourmillant de détails concrets, voire triviaux, l'écriture d'E. George fait surgir dès les premières lignes un Londres contemporain, capitale frénétique, impitoyable, sordide et superbe à la fois, qui rappelle les écrits de Dickens ou de London. On y retrouve une formidable compassion pour les hommes alliée à une imparable lucidité, et un regard sans tendresse pour une société brutale qui broie les faibles inexorablement.
Impressionnant, magnifique et passionnant !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Chiwi
02 décembre 2012
  • 5/ 5
Elizabeth George , est l'un des rares écrivains américains ayant réussi à écrire des romans  à l'anglaise. Elle réussi aisément à recréer l'atmosphère londonienne ou celle de la campagne anglaise, Atmosphère typique que l'on ressentait dans les romans de P.D. James.
Elle a crée ses deux enquêteurs: Barbara Havers et Sir Thomas Linley. Ils sont présent dans une grande majorité des ses romans. Mais leur présence n'est pas exclusive. Mal d'enfant laissait une place importante aux habitants du village où se déroulait l'enquête.
C'est encore le cas avec Anatomie d'un crime. Il faudra attendre les 20 dernières pages pour avoir enfin le lien avec les autres romans de la série.
Ici on suit trois enfants, dont le père a été assassiné, dont la mère est internée, abandonnés par leur grand-mère à leur tante.
Ils vont essayer de se créer une vie dans ce quartier qu'ils ne connaissent pas. Ils vont vite découvrir la délinquance. L'aînée d'abord mais après une condamnation à des TIG, on sentira la volonté de s'en sortir. C'est le parcours de Joel qui sera le plus inquiétant. Possédant certaines capacités de rédaction, il grillera ses chances de réussiren s'alliant avec un caïdlocal pour protéger sa soeur et son frère.
Le roman est une lente ascension vers un point de non retour, jusqu'à la rencontre fatale avec Lady Helen, la femme de Thomas Linley ( je ne vous raconte pas comment cela finit).
Le roman n'est pas vraiment un policier, je le verrai plutôt comme un descendant des Rougon-Macquart. Où on prend une famille et son milieu et l'on voit ce qu'il est possible de se passer. L'atmosphère est plus crue, plus violente que les romans d'Elizabeth George. Et il fait réfléchir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
irenelec
11 mai 2012
  • 4/ 5
Roman magnifique. Elisabeth Georges a quitté l'univers du roman policier à strictement parler pour faire cette fois-ci un roman social. Elle a beau être américaine on pourrait vraiment croire qu'il s'agit d'un auteur anglais : sa peinture de Londres semble tellement juste et sa description de ces quartiers déshérités est terrible.
Ce livre m'a captivé. L'issue est connue puisque le jeune héros Joel va se rendre coupable d'un crime relaté lors du roman précédent mais néanmoins il y a un véritable suspens. Joel nous est si sympathique que l'on espère en permanence qu'il va s'en sortir tout ce qui lui arrive étant tellement injuste.
On ne sort pas indemne d'une telle lecture. A recommander. Elisabeth George avec ce roman peut prétendre à être le Dickens pour la peinture de notre société contemporaine.
Commenter  J’apprécie          130
Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui18 février 2016
L’école lui semblait le lieu de tous les dangers. Danger, sur le plan scolaire, de passer pour un idiot plutôt que pour un timide. Danger, sur le plan social, de ne pas avoir d’amis. Danger, sur le plan physique, de posséder une apparence qui, jointe au fait qu’il n’avait pas de copains, pouvait aisément le transformer en souffre-douleur.
Commenter  J’apprécie          10
gorjussgorjuss03 mars 2013
Dédicace :

A Grace Tsukiyama
Libérale en politique
Esprit créateur
Maman


Titre original : What Came Before He Shot Her (2006)


Citation d'introduction :

"Mieux vaut un vrai Mammon qu'un faux dieu."

Louis MACNEICE, Autumn Journal
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui18 février 2016
Elle avait été mariée à deux reprises. Veuve une première fois et maintenant divorcée, elle avait – selon son expression – largement « donné ». Elle n’avait rien contre les hommes mais elle en était venue à les considérer comme tout juste bons à satisfaire certains besoins physiques.
Quand elle était en proie à ce genre de démangeaison, Kendra n’avait aucun mal à trouver un homme heureux de lui donner satisfaction.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui18 février 2016
Je rêvais d’être producteur de cinéma. Pas acteur, ça non. Parce que je n’ai jamais supporté qu’on me donne des ordres ni qu’on me dise comment jouer. Et pas metteur en scène non plus, parce que donner des ordres n’a jamais été mon truc. Mais produire… Ah, c’était ma passion. Permettre aux autres de réaliser leur rêve.
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui18 février 2016
Comme bon nombre d’adolescentes qui se croient toutes-puissantes parce qu’elles ont réussi à faire leurs quatre volontés pendant un certain temps sans que les adultes se doutent de quoi que ce soit, elle se disait qu’elle allait pouvoir continuer éternellement sur cette lancée.
Naturellement, elle se trompait.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Elizabeth George (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elizabeth George
Foire du Livre Brive 2016 - France Bleu Limousin - Elizabeth George
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Elizabeth George, ses polars, ses personnages récurrents...

Elizabeth George est née et vit...

en Ecosse
en Angleterre
en Irlande
aux Etats-Unis
aux Pays-Bas

12 questions
69 lecteurs ont répondu
Thème : Elizabeth GeorgeCréer un quiz sur ce livre
. .