J'ai tellement aimé tous les livres d'
Agatha Christie que j'ai pensé être une adepte des romans policiers dits anglais. Après plusieurs lectures d'autres auteurs, je crois pouvoir dire que c'est Agatha que j'apprécie et sa manière subtile de nous en dire sans trop en dire, de nous faire percevoir tous les clichés de cette société british sans elle-même tomber dans le lieu commun, la redondance... C'est ce qui a manqué lors de cette lecture. Je me suis heurtée à des invraisemblances qui ont gâché ma lecture, à des énormités à peine croyables (ex. l'eurasien que personne, sauf un vieux colonel ayant vécu à Hong-Kong, n'a perçu en tant que tel! - la petite fille de 13 ans capable d'installer matériel d'enregistrement, etc...), à des évidences (les deux policiers commentant des photos, l'entrée de l'hôte...), à de la psychologie à "bon marché" (l'inspecteur comprend de qui il s'agit, lorsque le directeur de l'école caresse une fleur...!!!). Et le comble de l'ennui pour moi, ces descriptions trop précises soumises à des comparaisons qu'on n'accepterait plus dans une copie d'élève de terminale. Quelques moments pendant l'enquête ont relancé mon intérêt puis patatras, à nouveau, la surdose qui me donne l'impression d'être dans un vieux mélo. Vieux mélo qui continue lors des descriptions des policiers et de leurs amis : on a droit à tout, l'amour non payé de retour, la belle culpabilisée, la différence de classe poussée à l'extrême, la femme sergent entourée d'une mère perdant la tête, d'un père sous oxygène et en chaise roulante, la fin de l'enquête, son retour à la maison, le père retrouvé mort (je l'avais deviné!)... Cosette faisait pleurer mais quand j'avais sept ans... En conclusion, non, je ne peux plus "entrer" dans un univers aussi fabriqué...