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ISBN : 2266117564
Éditeur : Pocket (2001)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 263 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le sergent Barbara Havers est résolument laide et revêche et bien décidée à le rester. Elle adore son boulot mais l'idée de faire équipe avec l'inspecteur Lynley, un ancien d'Eton, pur produit de l'aristocratie britannique, lui est insupportable. Un type qui prétend tra... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ladesiderienne, le 08 janvier 2013

    ladesiderienne
    C'est avec "Enquête dans le brouillard" que je découvre Elizabeth George et ça tombe plutôt bien puisqu'il s'agit de son premier roman et qu'ainsi j'ai pu assister à la rencontre entre ses deux héros, flics assez atypiques de Scotland Yard.
    Autant vous dire que j'ai succombé, d'abord (n'en déplaise à Barbara Havers) au charme de Lynley : ce n'est quand même pas sa faute s'il est né avec une cuillère en argent dans la bouche...... et puis ces fêlures cachées m'ont séduite.
    J'arrête ici tous les quolibets masculins qui pourraient se faire au sujet de la gent féminine toujours prête à craquer pour la jeunesse, la beauté et la richesse...... Stop ! le personnage de Barbara m'a beaucoup plu aussi, avec ses réparties qui font mouche et sa propension à dissimuler aussi bien ses blessures que ses qualités sous con côté bougon. Bref, je trouve leur duo improbable plutôt réussi.
    Bravo aussi pour le style de l'auteure qui nous décrit une campagne anglaise plus vraie que nature. Tout y est : le brouillard sur la lande bien sûr, le manoir élisabéthain , le fantôme, et en prime quelques pointes d'humour savamment distillées. Avec des références à la littérature anglaise, à la musique classique, à la peinture, Elizabeth George élève le niveau mais c'est pour mieux nous faire retomber, quelques lignes plus loin, dans la fange humaine la plus sordide.
    Oui, mais nous sommes dans un roman policier, et l'intrigue, me direz-vous ? Je répondrai qu'elle n'occupe pas le premier plan, elle se fond dans l'étude psychologique des protagonistes. L'auteure s'attache au "pourquoi" plutôt qu'au "comment". Je note quand même la multiplication des personnages annexes afin de nous aiguiller sur de fausses pistes mais ce n'est pas la qualité principale du livre.
    Autant vous dire que je ne vais pas en rester là et que je vais m'empresser de lire la suite des "aventures de Havers et Lynley".
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    • Livres 4.00/5
    Par nekomusume, le 30 septembre 2014

    nekomusume
    Ce livre m'a été conseillé par une collègue il y a 6 mois. Il m'a fallu attendre d'être à nouveau dans une phase roman policier pour le lire mais j'ai bien fait de m'y plonger finalement.
    Cette enquête est particulièrement prenante, même si le premier chapitre n'est pas asse accrocheur à mon avis. J'ai eu du mal à me lancer mais une fois que j'ai eu passé les premières pages je ne pouvais plus m'arrêter : Un prêtre débarque à Scotland Yard pour présenter le meurtre dont il a découvert le corps. le surintendant Webberly, déjà aux prises avec un meurtrier en série qui sévit dans les gares de Londres n'a d'autres ressources que de rappeler l'inspecteur Havers de la circulation afin de
    l'adjoindre à l'inspecteur Lynley. difficile d'imaginer deux personnalités aussi antagonistes.
    L'enquête nous plonge dans la vie d'un petit village du nord de l'Angleterre où tout le monde paraît surpris de ce qu'il vient de se produire. En effet le fermier etait sans histoire et sa fille accusée de l'avoir décapiter semblait le vénérer. Mais dès que l'on creuse un peu, le vernis s'effrite et les petites distension entre les habitants apparaissent comme des mobiles comme autant de mobile potentiel. Qu'est-il advenu de la femme du fermier ?qu'est devenu la fille qui apparaît sur une photo caché ? que cache la grande foi du fermier ? et qu'en est-il du bébé fantôme que l'on entend dans les ruines de l'abbaye les nuits de de grand vent ? Autant de questions qu'il faudra élucider pour tenter de resoudre ce crime.
    Quand aux personnages, tant principaux que secondaires, leur portrait est particulièrement bien brossé. L'alliance explosive de la fille de classe moyenne mal dans sa peau et de l'aristocrate à qui tout semble sourire est bien menée et la profondeur des deux protagonistes se révèle au fur et à mesure que l'enquête avance. Au point qu'elle en deviendrait presque secondaire (presque) .
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 28 février 2008

    Woland
    Encore une Américaine qui place l'action de ses romans policiers en Grande-Bretagne. Mais l'humour n'y a pas autant droit de cité que chez Grimes. Au contraire, l'oeuvre d'Elizabeth George est infiniment plus mélancolique.
    Tout d'abord, il y a les liens sentimentaux qui unissent ses personnages, qu'il s'agisse de l'improbable inspecteur Thomas Lynley, qui arrive sur les lieux des crimes en Bentley car il possède un authentique et très ancien titre de lord, de sa maîtresse, lady Helen Hunt, elle aussi d'aristocratique naissance ou encore de Simon St-James, membre éminent de la policie scientifique londonienne, qui a trouvé tout naturel d'épouser Deborah, la fille de son maître d'hôtel. (Pour être franche, dans certains épisodes, tout ça est à la limite du gnan-gnan, à mon avis.)
    Dieu merci, Elizabeth George leur a adjoint le sergent Barbara Havers, une plébéienne pur-sang qui souffre d'un physique banal et de problèmes de poids et assume la garde de parents séniles. Havers étant un excellent élément malgré son caractère impossible, ses supérieurs, qui pensaient lui faire reprendre l'uniforme et la circulation, décident, dans cette "Enquête ...", de lui accorder une dernière chance en la faisant faire équipe avec Lynley.
    Objectif : résoudre un crime plutôt atroce, le meurtre d'un paroissien-modèle, William Teys, retrouvé décapité dans sa grange. Auprès de lui, sa fille obèse, Roberta, et une hache. La jeune fille sanglote en affirmant que c'est elle qui a tué son père et qu'elle ne le regrette pas.
    Seulement voilà, le père Hart, prêtre de la paroisse, ne semble pas croire à cette culpabilité affichée de manière pourtant si déterminée. Et il fait des pieds et des mains pour attirer l'attention de Scotland Yard.
    C'est ainsi que Havers et Lynley, contraints de coopérer, vont se trouver plongés dans une enquête effectivement peu claire, de laquelle ne tardent pas à monter d'étouffants relents de pourriture : qui avait intérêt à assassiner William Teys ? celui-ci était-il réellement l'homme probe et charitable dont il donnait l'image ? pourquoi sa femme l'a-t-elle quitté un beau jour en lui abandonnant leurs deux filles ? et pourquoi sa fille aînée, Gillian, a-t-elle imité sa mère en s'enfuyant quelques années plus tard ? que dissimule la boulimie monstrueuse de Roberta ? et n'y aurait-il pas par hasard dans le paisible village du Yorkshire où se situe l'intrigue une personne qui, sans avoir encouragé le crime ni y avoir participé, en sait bien plus sur celui-ci qu'elle ne veut (ou ne peut ?) le dire ?
    Un roman opaque qui tient le lecteur en haleine et laisse derrière lui une étrange saveur amère. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par Marybook1, le 14 novembre 2012

    Marybook1
    Premier opus des aventures du sergent Havers et de l'inspecteur Lynley. Elizabeth George prend le temps de nous décrire ses personnages principaux qui seront récurrents au fil de ses romans. Ils ne se connaissent pas si ce n'est de réputation - Lynley étant connu en tant que séducteur principalement auprès de ses collègues - et vont devoir travailler ensemble sur une enquête un peu spéciale. En effet ils sont appelés suite à la découverte du corps décapité d'un fermier aux côtés de sa fille qui affirme qu'elle a fait cela et qu'elle ne le regrette pas.
    Nous sommes dès lors partis pour un voyage dans le Yorkshire, à travers les paysages anglais et le brouillard qui le caractérise assez régulièrement. Elizabeth George présente les personnages principaux en dressant un portrait précis mais fait de même avec les personnages que l'on est amené à croiser : portraits physique et/ou psychologique pour mieux connaître ces caractères et certainement mieux les appréhender. Les paysages sont également très bien décrits ce qui nous permet de voyager dans l'Angleterre à la fois austère, mystérieuse et accueillante.
    Nous découvrons la personnalité des deux personnages principaux et l'on peut se faire une première opinion sur eux car nous sommes guidés, aidés par l'auteur. Cependant des rebondissements peuvent nous faire changer d'avis, l'auteur ayant créé des caractères humains, où tout n'est pas blanc ni tout noir.
    L'enquête met un peu de temps à se développer, il faut patienter une bonne partie du roman avant que les suspicions, preuves ou doutes s'installent et nous tiennent de ce fait en haleine. Néanmoins cette attente est nécessaire voire primordiale. Les faits sont véritablement bien exposés à travers les descriptions, portraits ou autres explications. le côté psychologique est assez important dans l'enquête et la résolution de ce meurtre.
    Elizabeth George donne une autre vision du roman policier avec ce premier titre. J'ai découvert un roman policier "littéraire". Pas que mes précédentes lectures policières ne soient pas littéraires mais l'auteur a un style particulier, elle prend le temps d'utiliser les mots, de les faire parler. Même si ce roman est une traduction je pense qu'il traduit bien cette volonté de décrire, de justifier et d'expliquer son œuvre. C'est une très bonne découverte, une lecture bien différente des policiers que j'ai pu lire jusqu'à présent.

    Lien : http://mary-book.blogspot.fr/2012/11/enquete-dans-le-brouillard-deli..
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 09 février 2011

    litolff
    Je suis une inconditionnelle d'Elizabeth George, de Thomas Linley et Barbara Havers !!!
    C'est dans ce premier volume d'une série passionnante, qu'Elizabeth George campe pour la première fois ses deux inspecteurs vedettes : le très chic et très aristocratique Thomas Linley que des raisons très mystérieuses ont poussé dans la police, et même pas comme commissaire ! délaissant ainsi son château et ses terres de Cornouailles ; et la plus abordable Barbara Havers, authentique produit de la middle-class londonienne, revêche et en surpoids, dotée en sus d'un caractère rebelle et explosif : un duo improbable qui aura besoin de beaucoup d'intelligence et d'intuition pour surmonter le gouffre qui les sépare... Au terme de cette première enquête, Barbara finira par admettre que tous les lords ne sont peut-être pas forcément des abrutis et des salauds finis, et Sir Thomas Linley reconnaîtra en sa partenaire des qualités qui lui font défaut. Avec une approche très psychologique de ses personnages, Elizabeth George nous livre un polar tout en finesse, loin des poncifs du genre.
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Citations et extraits

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  • Par ladesiderienne, le 16 mai 2013

    Il ne s'était jamais considéré comme un homme de prière, mais, assis dans la voiture au milieu de l'obscurité qui tombait et des minutes qui s'égrenaient, il comprit ce que le mot "prier" voulait dire. C'était vouloir que le mal se transforme en bien, le désespoir en espérance, que la mort devienne vie. C'était vouloir que les rêves existent et que les spectres deviennent réalité. C'était vouloir que finisse l'angoisse, vouloir que commence la joie.
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  • Par ladesiderienne, le 04 janvier 2013

    A trente ans, Barbara Havers était résolument laide et fermement décidée à le rester. Elle aurait pu choisir, pour ses fins cheveux brillants couleur de pin, une coupe adaptée à la forme de son visage. Mais elle s'obstinait à les porter au ras des oreilles, à croire que le coiffeur lui avait fourré un bol trop petit sur la tête. Elle ne se maquillait pas. Ses sourcils épais et non épilés faisaient ressortir la petitesses des yeux au lieu d'en souligner l'intelligence. La bouche mince que ne rehaussait aucune touche de couleur était perpétuellement pincée en une moue désapprobatrice. Trapue, l'air costaud, elle donnait l'impression d'être absolument inabordable.
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  • Par ladesiderienne, le 07 janvier 2013

    - Si je sortais d'Eton, vous me garderiez, s'était-elle écriée dans le bureau de Webberly d'une voix brisée mais suffisamment forte pour que tout l'étage l'entende. Si j'avais un compte en banque bien garni, un titre ronflant, et la manie de troncher tout ce qui me tombe sous la main - femme, homme, enfant ou animal - , vous m'y garderiez dans votre précieux service !
    A la mention d'Eton, trois têtes s'étaient tournées vers Linley. A la fin de la diatribe, il avait compris au silence qui régnait autour de lui que tout le monde regardait de son côté. (...)
    Il s'obligea à pivoter sur ses talons, lança d'un ton léger :
    - Seigneur, pas les animaux tout de même, il y a des limites !
    Et il traversa la pièce en s'efforçant de prendre un air dégagé.
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  • Par ladesiderienne, le 14 mai 2013

    Il rétorqua que seuls les imbéciles jugeaient sur les apparences, qu'un ange pouvait fort bien se dissimuler sous la tenue d'une tapineuse et qu'il existait de ravissantes blondinettes qui pouvait en fait n'être que des putains.

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  • Par ladesiderienne, le 07 janvier 2013

    La maison ne ressemblait pas du tout à l'image qu'il s'en était faite. En bonne logique, les femmes qui abandonnent mari et enfants devraient atterrir dans des taudis empestant l'ail et l'urine. Elles devraient se sentir obligées d'absorber une copieuse dose quotidienne de gin pour apaiser les tourments de leur conscience. Elles devraient être fanées et usées, leur beauté détruite par la honte. Quoi qu'elles dussent être, en tout cas , elles ne devaient pas ressembler à Tessa Teys Mowrey.
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Elizabeth George vous présente son roman "Saratoga Woods"
Elizabeth George vous présente son roman "Saratoga Woods". En librairie le 21 février 2013, aux éditions Presses de la cité.








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