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ISBN : 2266274740
Éditeur : Pocket (2016)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 419 notes)
Résumé :
Source : 4ème de couverture du livre (ISBN 978-2-266-20656-3) imprimé en janv. 2005

Le sergent Barbara Havers est résolument laide et revêche et bien décidée à le rester.
Elle adore son boulot mais l'idée de faire équipe avec l'inspecteur Lynley, un ancien d'Eton, pur produit de l'aristocratie britannique, lui est insupportable. Un type qui prétend travailler à Scotland Yard pour se rendre utile à la société, au lieu de vivre sur ses terres !<... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
02 juillet 2015
  • 4/ 5
Cette histoire est la toute première enquête de la série de l'inspecteur Lynley et du sergent Barbara Havers, deux personnes aussi mal assorties qu'un smoking et une paire de sabots tout crottés.
Lui est un aristocrate issu d'une famille prestigieuse, sortant d'une grande école renommée et parlant avec distinction, elle, c'est un petit bout de femme toute moche, vivant encore avec ses parents à trente ans, habillée comme un as de pique et avec un fichu caractère de cochon.
Ils ne se supportent pas, mais vont devoir enquêter ensemble sur l'assassinat d'un homme retrouvé décapité dans sa ferme.
Ce brave homme était un paroissien modèle, très religieux et respecté de tous.
Sa fille s'accuse du meurtre mais cela semble tout de suite très louche aux inspecteurs, car elle semble n'avoir eu aucun mobile pour tuer son père.
J'ai beaucoup aimé redécouvrir leurs premiers pas ensemble, alors qu'ils ont encore des tas de préjugés l'un envers l'autre et ne sont pas vraiment capables de mener conjointement une enquête, leurs caractères respectifs faisant de chacun d'eux de sacrés têtes de mules et aussi des personnes très fragiles, dont les failles se révéleront au fil des enquêtes.
L'intrigue en elle-même est assez intéressante et nous permet aussi de découvrir des personnages qui deviendront récurrents.
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ladesiderienne
08 janvier 2013
  • 4/ 5
C'est avec "Enquête dans le brouillard" que je découvre Elizabeth George et ça tombe plutôt bien puisqu'il s'agit de son premier roman et qu'ainsi j'ai pu assister à la rencontre entre ses deux héros, flics assez atypiques de Scotland Yard.
Autant vous dire que j'ai succombé, d'abord (n'en déplaise à Barbara Havers) au charme de Lynley : ce n'est quand même pas sa faute s'il est né avec une cuillère en argent dans la bouche...... et puis ces fêlures cachées m'ont séduite.
J'arrête ici tous les quolibets masculins qui pourraient se faire au sujet de la gent féminine toujours prête à craquer pour la jeunesse, la beauté et la richesse...... Stop ! Le personnage de Barbara m'a beaucoup plu aussi, avec ses réparties qui font mouche et sa propension à dissimuler aussi bien ses blessures que ses qualités sous son côté bougon. Bref, je trouve leur duo improbable plutôt réussi.
Bravo aussi pour le style de l'auteure qui nous décrit une campagne anglaise plus vraie que nature. Tout y est : le brouillard sur la lande bien sûr, le manoir élisabéthain , le fantôme, et en prime quelques pointes d'humour savamment distillées. Avec des références à la littérature anglaise, à la musique classique, à la peinture, Elizabeth George élève le niveau mais c'est pour mieux nous faire retomber, quelques lignes plus loin, dans la fange humaine la plus sordide.
Oui, mais nous sommes dans un roman policier, et l'intrigue, me direz-vous ? Je répondrai qu'elle n'occupe pas le premier plan, elle se fond dans l'étude psychologique des protagonistes. L'auteure s'attache au "pourquoi" plutôt qu'au "comment". Je note quand même la multiplication des personnages annexes afin de nous aiguiller sur de fausses pistes mais ce n'est pas la qualité principale du livre.
Autant vous dire que je ne vais pas en rester là et que je vais m'empresser de lire la suite des "aventures de Havers et Lynley".
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babel95
20 janvier 2016
  • 4/ 5
le roman A great deliverance - traduit en français sous le titre Enquête dans le brouillard, a permis à Elizabeth George de mettre en scène pour la première fois le duo improbable constitué par l'inspecteur Thomas Lynley et le sergent Barbara Havers.
Alors que tout sourit à Thomas Lynley - Lord Asherton - bourreau des coeurs, aristocrate, qui a étudié à Eton et est diplômé d'Oxford, Barbara Havers, la trentaine, au physique ingrat, issue des classes populaires, n'a connu que des échecs à la criminelle ; elle a été rétrogradée car elle ne s'entendait avec aucun des inspecteurs.. Lynley et Havers vont devoir collaborer, et se rendre dans le Yorkshire, où un villageois, Williams Teys a été retrouvé assassiné, décapité. Sa fille, Roberta a été retrouvée près du corps, prostrée, et elle s'accuse du crime....
Mais le curé du village, et le village tout entier la croient incapables d'avoir commis le crime dont elle s'accuse. Il faut retrouver le coupable à tout prix, sinon Roberta, risque de ne jamais plus pouvoir sortir de l'hôpital psychiatrique où elle vient d'être internée.
Avec un grand talent, Elizabeth George nous fait découvrir cadre de cette histoire Keldale, village typique du Yorshire, ses habitants, ses secrets.
Lynley et Havers ne peuvent que s'affronter - et pourtant, alors que l'enquête progresse, on assiste à une transformation subtile de la relation entre les deux policiers - tout se passe comme si chacun exerçait une influence bénéfique sur l'autre...L'arrogance insupportable de Lynley, fait place à une véritable compassion pour les victimes, son intuition se révèle exacte, alors que dans le même temps Havers s'affirme, s'affine, gagne en professionnalisme et devient un véritable atout pour son coéquipier.
Peut-on aller jusqu'à parler de complémentarité, voire même de complicité pour dépeindre cette relation professionnelle houleuse qui évolue au fil du récit ?
Au final, ce roman nous raconte une une histoire sombre, la souffrance cachée de toute une famille...Au dernier moment, Havers, par son courage, gagne enfin le droit de continuer à être ce qu'elle a toujours été... une bonne enquêtrice... et le roman se termine sur une note optimiste.
Enquête dans le brouillard... un titre bien banal pour un roman qui lui, fait preuve d'originalité - il nous donne envie de retrouver au plus vite ces enquêteurs hors normes issus d'une société britannique pourtant très traditionnelle.
J'aimerais terminer cette critique en soulignant que la traduction de Dominique Wattwiller m'a beaucoup plu - très soignée, mettant en valeur un texte qu'elle rend parfaitement.
Pour tous ceux qui voudraient lire le texte en VO, A Great Deliverance a été publié dans la collection Harraps, yes you can., qui permet au lecteur francophone de se passer de dictionnaire - les annotations sont bien conçues et facilitent la lecture en anglais. Une bonne idée pour réviser son anglais de manière plutôt agréable....


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nekomusume
30 septembre 2014
  • 4/ 5
Ce livre m'a été conseillé par une collègue il y a 6 mois. Il m'a fallu attendre d'être à nouveau dans une phase roman policier pour le lire mais j'ai bien fait de m'y plonger finalement.
Cette enquête est particulièrement prenante, même si le premier chapitre n'est pas asse accrocheur à mon avis. J'ai eu du mal à me lancer mais une fois que j'ai eu passé les premières pages je ne pouvais plus m'arrêter : Un prêtre débarque à Scotland Yard pour présenter le meurtre dont il a découvert le corps. le surintendant Webberly, déjà aux prises avec un meurtrier en série qui sévit dans les gares de Londres n'a d'autres ressources que de rappeler l'inspecteur Havers de la circulation afin de
l'adjoindre à l'inspecteur Lynley. difficile d'imaginer deux personnalités aussi antagonistes.
L'enquête nous plonge dans la vie d'un petit village du nord de l'Angleterre où tout le monde paraît surpris de ce qu'il vient de se produire. En effet le fermier etait sans histoire et sa fille accusée de l'avoir décapiter semblait le vénérer. Mais dès que l'on creuse un peu, le vernis s'effrite et les petites distension entre les habitants apparaissent comme des mobiles comme autant de mobile potentiel. Qu'est-il advenu de la femme du fermier ?qu'est devenu la fille qui apparaît sur une photo caché ? que cache la grande foi du fermier ? et qu'en est-il du bébé fantôme que l'on entend dans les ruines de l'abbaye les nuits de de grand vent ? Autant de questions qu'il faudra élucider pour tenter de resoudre ce crime.
Quand aux personnages, tant principaux que secondaires, leur portrait est particulièrement bien brossé. L'alliance explosive de la fille de classe moyenne mal dans sa peau et de l'aristocrate à qui tout semble sourire est bien menée et la profondeur des deux protagonistes se révèle au fur et à mesure que l'enquête avance. Au point qu'elle en deviendrait presque secondaire (presque) .
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Woland
28 février 2008
  • 5/ 5
Encore une Américaine qui place l'action de ses romans policiers en Grande-Bretagne. Mais l'humour n'y a pas autant droit de cité que chez Grimes. Au contraire, l'oeuvre d'Elizabeth George est infiniment plus mélancolique.
Tout d'abord, il y a les liens sentimentaux qui unissent ses personnages, qu'il s'agisse de l'improbable inspecteur Thomas Lynley, qui arrive sur les lieux des crimes en Bentley car il possède un authentique et très ancien titre de lord, de sa maîtresse, lady Helen Hunt, elle aussi d'aristocratique naissance ou encore de Simon St-James, membre éminent de la policie scientifique londonienne, qui a trouvé tout naturel d'épouser Deborah, la fille de son maître d'hôtel. (Pour être franche, dans certains épisodes, tout ça est à la limite du gnan-gnan, à mon avis.)
Dieu merci, Elizabeth George leur a adjoint le sergent Barbara Havers, une plébéienne pur-sang qui souffre d'un physique banal et de problèmes de poids et assume la garde de parents séniles. Havers étant un excellent élément malgré son caractère impossible, ses supérieurs, qui pensaient lui faire reprendre l'uniforme et la circulation, décident, dans cette "Enquête ...", de lui accorder une dernière chance en la faisant faire équipe avec Lynley.
Objectif : résoudre un crime plutôt atroce, le meurtre d'un paroissien-modèle, William Teys, retrouvé décapité dans sa grange. Auprès de lui, sa fille obèse, Roberta, et une hache. La jeune fille sanglote en affirmant que c'est elle qui a tué son père et qu'elle ne le regrette pas.
Seulement voilà, le père Hart, prêtre de la paroisse, ne semble pas croire à cette culpabilité affichée de manière pourtant si déterminée. Et il fait des pieds et des mains pour attirer l'attention de Scotland Yard.
C'est ainsi que Havers et Lynley, contraints de coopérer, vont se trouver plongés dans une enquête effectivement peu claire, de laquelle ne tardent pas à monter d'étouffants relents de pourriture : qui avait intérêt à assassiner William Teys ? celui-ci était-il réellement l'homme probe et charitable dont il donnait l'image ? pourquoi sa femme l'a-t-elle quitté un beau jour en lui abandonnant leurs deux filles ? et pourquoi sa fille aînée, Gillian, a-t-elle imité sa mère en s'enfuyant quelques années plus tard ? que dissimule la boulimie monstrueuse de Roberta ? et n'y aurait-il pas par hasard dans le paisible village du Yorkshire où se situe l'intrigue une personne qui, sans avoir encouragé le crime ni y avoir participé, en sait bien plus sur celui-ci qu'elle ne veut (ou ne peut ?) le dire ?
Un roman opaque qui tient le lecteur en haleine et laisse derrière lui une étrange saveur amère. ;o)
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel9519 janvier 2016
La vie est une vacherie, Barb. Et le plus moche, c'est que ça ne s'arrange jamais vraiment, fit la voix de Lynley.
Horrifiée, elle pivota. C'était bien Lynley.
Il avait dans les yeux la compassion qu'elle y avait vue précédemment : dans sa façon de traiter Roberta, dans sa conversation avec Bridie, dans sa façon de questionner Tessa. Et soudain elle comprit ce que Webberly avait en tête lorsqu'il lui avait dit qu'elle pourrait apprendre beaucoup de choses en travaillant avec Lynley - la source de sa force, ce noyau qu'elle connaissait si bien, n'était rien d'autre qu'un immense courage personnel. Ce fut cette compassion tranquille, et rien d'autre, qui eut finalement raison d'elle.....

Posant sa tête sur la cuvette, elle pleura. Elle pleurait pour la haine qui avait empli sa vie, pour le sentiment de culpabilité et la jalousie qui avaient été ses compagnons, pour la solitude qu'elle avait fait fondre sur elle-même, pour le mépris qu'elle avait voué aux autres et le dégoût qu'ils lui avaient inspiré.
A la fin, lorsque Lynley la prit dans ses bras sans un mot, elle pleura contre sa poitrine, regrettant plus que tout la mort de l'amitié qui aurait pu naître entre eux.
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ladesiderienneladesiderienne16 mai 2013
Il ne s'était jamais considéré comme un homme de prière, mais, assis dans la voiture au milieu de l'obscurité qui tombait et des minutes qui s'égrenaient, il comprit ce que le mot "prier" voulait dire. C'était vouloir que le mal se transforme en bien, le désespoir en espérance, que la mort devienne vie. C'était vouloir que les rêves existent et que les spectres deviennent réalité. C'était vouloir que finisse l'angoisse, vouloir que commence la joie.
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ladesiderienneladesiderienne04 janvier 2013
A trente ans, Barbara Havers était résolument laide et fermement décidée à le rester. Elle aurait pu choisir, pour ses fins cheveux brillants couleur de pin, une coupe adaptée à la forme de son visage. Mais elle s'obstinait à les porter au ras des oreilles, à croire que le coiffeur lui avait fourré un bol trop petit sur la tête. Elle ne se maquillait pas. Ses sourcils épais et non épilés faisaient ressortir la petitesses des yeux au lieu d'en souligner l'intelligence. La bouche mince que ne rehaussait aucune touche de couleur était perpétuellement pincée en une moue désapprobatrice. Trapue, l'air costaud, elle donnait l'impression d'être absolument inabordable.
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ladesiderienneladesiderienne07 janvier 2013
- Si je sortais d'Eton, vous me garderiez, s'était-elle écriée dans le bureau de Webberly d'une voix brisée mais suffisamment forte pour que tout l'étage l'entende. Si j'avais un compte en banque bien garni, un titre ronflant, et la manie de troncher tout ce qui me tombe sous la main - femme, homme, enfant ou animal - , vous m'y garderiez dans votre précieux service !
A la mention d'Eton, trois têtes s'étaient tournées vers Linley. A la fin de la diatribe, il avait compris au silence qui régnait autour de lui que tout le monde regardait de son côté. (...)
Il s'obligea à pivoter sur ses talons, lança d'un ton léger :
- Seigneur, pas les animaux tout de même, il y a des limites !
Et il traversa la pièce en s'efforçant de prendre un air dégagé.
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babel95babel9519 janvier 2016
Elle n'était pas du genre à pleurer facilement, aussi trouva-t-elle particulièrement amères les larmes qui ruisselaient le long de ses joues, formant de vilaines traînées sur le visage ingrat qui évoquait de façon irrésistible la trogne d'un bouledogue.
- Tu en as une touche, Barbara, fit-elle, injuriant son reflet. Te voilà belle !
Secouée de sanglots, elle s'éloigna du lavabo et appuya le front contre le carrelage frais du mur.
A trente ans, Barbara Havers était résolument laide et fermement décidée à le rester. Elle aurait pu choisir, pour ses fins cheveux brillants couleur de pin, une coupe adaptée à la forme de son visage. Mais elle s'obstinait à les porter au ras des oreilles, à croire que le coiffeur lui avait fourré un bol trop petit sur la tête. Elle ne se maquillait pas. Ses sourcils épais et non épilés faisaient ressortir la petitesse des yeux au lieu d'en souligner l'intelligence. La bouche mince que ne rehaussait aucune touche de couleur était perpétuellement pincée en une moue désapprobatrice. Trapue, l'air costaud, elle donnait l'impression d'être absolument inabordable.
"Tu vas faire équipe avec le petit génie, songea-t-elle. Tu en as du pot, Barb ! Après huit mois de purgatoire, ils te retirent de la rue pour te donner une autre chance, qu'ils disent, et c'est avec Lynley qu'ils te collent !".
- Pas question, marmonna-t-elle. Pas question que je bosse avec ce gommeux à la noix.
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