> Anouk Neuhoff (Traducteur)

ISBN : 2258071747
Éditeur : Les Presses De La Cite (2010)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 37 notes) Ajouter à mes livres
Depuis le meurtre de son épouse, l'inspecteur Thomas Lynley n'a pu se résoudre à reprendre son poste à Scotland Yard.
Lorsqu'une femme est retrouvée égorgée dans un cimetière du quartier londonien de Stoke Newington, sa remplaçante, Isabelle Ardery, y voit l'occa... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 19 juillet 2011

    Bigmammy
    Cette seizième enquête de l'inspecteur Linley, suité de l'improbable inspecteur Barbara Havers, est un modèle du genre. D'autant plus que se glisse un troisième personnage important, la commissaire principale intérimaire Isabelle Ardery. Car l'inspecteur Linley a quitté Scotland Yard après le meurtre de sa femme Helen, sur le pas de sa porte, par un gamin d'une dizaine d'années. Et qu'il n'en est toujours pas remis. Il n'a même pas encore rangé la chambre qui était destinée au bébé qu'ils attendaient...
    Mais là, l'affaire est complexe et la commissaire intérimaire a bien du mal a diriger cette équipe brutalement privée de son chef hors norme. Il s'agit du meurtre d'une jeune femme dans un cimetière. C'est un temps de canicule, on étouffe dans ce pays où le soleil n'est pas un habitué. L'enquête se déroule à Londres, entre Belgravia, Ladbroke Grove, Bayswater et Queensway, autour des boutiques pour touristes de Covent Garden et aussi dans le Hampshire, dans une merveilleuse forêt où des poneys sauvages divaguent librement. le contraste avec cette charmante campagne truffée de cottages où embaument les roses et la ville où règnent les embouteillages est frappant. Cette fois, sentant l'affaire lui échapper, Isabelle Ardery va demander main forte à Thomas Linley, car elle se sait sur la sélette et demande sa coopération pour obtenir le poste que lui dédaigne. Il va être contraint de "rempiler".
    Comme toujours dans les romans de cette américaine britannique jusqu'au bout des ongles, on rencontre une foule de personnages qui tous ont un caractère bien affirmé, des mystères, des mensonges à fuir, comme toujours, on vous raconte des histoires de mort atroces, comme celle qui est décrite dans un ouvrage traitant de la criminalité chez les très jeunes enfants...Un sujet sensible chez Thomas Linley. Qui est réellement responsable de certains crimes odieux perpétrés par des enfants de 10 ou 11 ans ? Leurs parents, la société ? En Grande-Bretagne, ils sont jugés comme des adultes, mais on ne peut tout de même pas leur appliquer la perpétuité, ce qui serait contraire aux principes des droits de l'homme.....Qu'en fait-on, après..?
    La rage, l'amour, le sexe, l'argent....Tout le monde est, à un moment ou à un autre, l'objet de soupçons, chacun pourrait avoir un mobile : c'est toujours comme ça dans un bon polar - se souvenir de l'Assassin habite au 21 !
    Ambiance londonienne comme si vous y étiez, personnages attachants, (même les moins sympathiques ont des côtés enjoleurs), pistes en tous genres, multiplicité des indices et des protagonistes mais pléthore de scénarios ne donne pas la solution de l'énigme. Durant 653 pages, on reste accroché au roman jusqu'à sa solution ultime. Autant dire que le bilan sera lourd, mais nos héros s'en tireront correctement.
    Une raison supplémentaire de lire d'autres aventures cet inspecteur-lord que n'intéresse pas la promotion de commissaire, et qui pour moi reste incarné par Nathaniel Parker (même si l'acteur est brun alors que le héros du roman est sensé être blond et qu'il a pris quelqu'embompoint depuis dix ans que la série a été tournée) et son inséparable Barbara que je ne vois qu'en Sharon Small (cf la série de la BBC), bien que le portrait qu'en dresse Elizabeth George ne soit pas aussi avantageux. En tous cas, dans cette enquête, Barbara va s'efforcer de mettre un peu de glamour dans sa tenue. Quant à Isabelle, je l'imagine très bien sous les traits de Victoria Smurfit : une grande, belle blonde aux yeux bleus, un peu brusque et à la vie personnelle totalement dévastée.
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    • Livres 2.00/5
    Par ivredelivres, le 28 novembre 2010

    ivredelivres
    Elizabeth George tout le monde connait, la dame du noir à l'anglaise, un héros tout droit sortit de l'aristocratie, travaillant à Scotland Yard et conduisant des voitures de sport.
    L'inspecteur Lynley est toujours flanqué d'une acolyte qui est son exact opposé, le sergent Barbara Havers, mal fagotée, tout juste polie mais un coeur gros comme ça. Si vous avez suivi les épisodes précédents vous savez que Lynley a eu bien des malheurs dans les romans précédents et le revoilà à pied d'oeuvre au Yard.
    Maintenant si vous trouvez que je suis un peu longue dans ma présentation dites vous qu' Elizabeth George elle, l'allonge jusqu'à plus soif et bien que le Hampshire soit sans doute une belle région, que la New Forest et ses troupeaux de poneys soit magnifique ...on s'impatiente nettement après quelques chapitres ou rien ne s'est vraiment passé.
    Meredith a disparu, son frère, son amie, la cherchent et Gordon Jessie son compagnon, semble cacher quelque chose. A Londres on trouve dans un cimitière le corps d'une jeune femme non identifié. Lynley va enquêter, il est de retour sur le terrain !
    Une intrigue longue à mette en place mais avec le savoir faire de l'auteur, on finit par s' accrocher à l'histoire sauf que vraiment quelques coupes n'auraient pas fait de mal. Plusieurs page sur l'achat d'une jupe c'est un peu beaucoup.
    Lynley est de retour donc et à ses côtés Isabelle Ardery belle femme un rien autoritaire et transportant en permanence des mignonettes de vodka dans son sac, des personnages bien campés, une intrigue bien ficelée mais qui s'étire s'étire , un récit annexe dont on devine qui va se relier à l'histoire mais quand ?
    Vous devinez que je ne suis qu'a moitié séduite, je l'ai lu, oui , je suis allée au bout, oui mais le rapport poids / prix / qualité n'est pas à l'avantage de l'auteure. Voilà c'est dit !
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    • Livres 5.00/5
    Par Sylla, le 17 octobre 2010

    Sylla
    Par où commencer ? Il y a tellement à dire sur ce livre que je ne serais pas étonnée d'en avoir oublié la moitié quand j'aurai terminé !
    Ce livre est un sacré pavé, et les caractères ne sont pas des plus gros, croyez-moi ! Ce n'est pas pour rien s'il est si volumineux. Outre l'enquête en elle-même, il a une double fonction : aborder le retour de Lynley dans le train-train de la vie quotidienne et au Yard, ce qui n'est pas une mince affaire, et présenter le personnage d'Isabelle Ardery, commissaire intérimaire en période d'essai, avec toute son histoire et ce qu'elle a de complexe... Notons que, comme l'avait précisé Elizabeth George dans une interview, on a déjà croisé ce personnage dans un autre livre (j'ai longtemps cherché, j'ai jeté l'éponge à force de ne pas trouver, et finalement j'ai eu la réponse et je me sens toute penaude sachant qu'il s'agit d'un de mes livres préférés, mais je vous laisse le découvrir par vous-même !). Il est bien évident que ces deux objectifs prennent une part considérable dans le roman. Je dirais même qu'ils empiètent carrément sur l'enquête au début. Mais ce n'est pas un mauvais point pour autant, l'enquête n'en est pas délaissé ni bâclé par la grande dame du crime. Je lui en aurais terriblement voulu de ne pas évoquer les craintes et les doutes de Thomas Lynley en rentrant chez lui, aux côtés de ses amis et collègues. Comment imaginer qu'il revienne en pleine forme, heureux, comme si rien ne s'était passé. Après le temps de la reconstruction dans Le rouge du péché, c'est maintenant celui de sa réintégration sociale dont certains aspects ne plairont peut-être pas à tout le monde. En tout cas pas à moi (il faut dire qu'Helen était mon personnage préféré ce qui est peut-être à l'origine de ce sentiment), le final m'a énormément surprise, mais après tout qui suis-je pour juger ce personnage qui a perdu ce qu'il avait de plus cher au monde. Et surtout que serait un livre d'Elizabeth George sans ces personnages écorchés vifs avec leurs défauts qui ne sont que le reflet de la vie réelle.
    De la même façon, impossible de lancer le personnage d'Isabelle Ardery dans l'arène sans en dire plus sur elle si on est amené à la retrouver dans de prochains livres. Son passé, ses démons nous sont utiles et même indispensables pour cerner le personnage (dont je ne suis pas fan du tout pour le moment mais qui sait...).
    N'oublions pas cette chère Barbara qui m'a plus qu'étonnée en appliquant les ordres d'Ardery mais qui s'est finalement rattrapée pour mon plus grand plaisir ! Impossible de parler de Barbara sans parler de Hadiyyah et son père, dont la situation au sortir de ce livre n'augure rien de bon... ou comment nous faire attendre le prochain avec encore plus d'impatience et de crainte selon Elizabeth George...
    Parlons maintenant de l'intrigue. D'un côté, une jeune femme retrouvée morte dans un cimetière de Londres. Une affaire qui s'annonce plus que complexe devant la pauvreté des éléments récoltés. D'un autre côté, des éléments, de ce qui semble être a priori un compte-rendu d'une ancienne affaire impliquant trois enfants, semés par-ci par-là au détour de quelques chapitres. A première vue, difficile de comprendre comment ces éléments peuvent avoir un rapport quelconque. Puis au fil des pages, les liens se tissent, d'abord très ténus, puis de plus en plus palpables pour en arriver à une histoire des plus sombres. C'est probablement ce rapport sur trois enfants, plus que l'enquête en elle-même (mais elle est bien évidemment tout aussi importante), disséminé au fil des pages et tout se qu'il implique de conséquences auxquelles on assiste, de vies brisées, qui élève ce livre à la hauteur, et même au-delà de Enquête dans le brouillard, premier livre d'Elizabeth George, considéré par beaucoup comme un de ses meilleurs livres à plus d'un titre.

    Lien : http://labulleasylla.blogspot.com/2010/10/le-cortege-de-la-mort.html
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    • Livres 4.00/5
    Par MarieC, le 05 avril 2012

    MarieC
    Les romans d'Elisabeth George sont toujours d'excellent moments de lecture, celui-ci ne fait pas exception à la règle : une très bonne intrigue policière, des personnages attachants et le plaisir de retrouver les personnages récurrents. Cependant, ce titre est loin d'être le meilleur de l'auteur. Comme à tous les personnages, Helen nous manque : la petite pointe d'originalité et de légèreté qu'elle apportait font défaut, et la petite Haddiyah n'arrive pas à la remplacer... Linley, décontenancé par son veuvage, a perdu de sa finesse et de son empathie. On les retrouve bien dans ses sentiments pour Isabelle Ardery, j'ai peiné à les partager. Et le récit parallèle semble reprendre un des précédents romans, celui qui retraçait l'itinéraire de l'assassin d'Helen. Bref, tout cela est à la fois moins crédible et moins original que les précédents romans. La chute du roman laisse cependant augurer des rebondissements dans un prochain roman, que je reste impatiente de lire.
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    • Livres 3.00/5
    Par Onclepaul, le 28 janvier 2011

    Onclepaul
    Prenez un tableau de Bruegel l'ancien (n'importe lequel, c'est pour une comparaison), enfin quand j'écris un tableau choisissez plutôt une reproduction, cela vous coutera moins cher, et découpez-le en toutes petites pièces, façon puzzle. Et essayez de le reconstituer, sachant que vous n'avez plus de modèle sous les yeux pour vous fournir la moindre indication. Pas facile, n'est-ce pas ? le nouveau roman d'Elizabeth George est construit un peu de cette manière, l'auteure commençant par assembler quelques personnages, à évoquer une scène, les abandonnant pour aller ailleurs et débuter un autre décor peuplé d'individus qui en apparence n'ont aucun lien avec les premiers, et ainsi de suite jusqu'à ce que le tout commence à avoir un début de cohérence. Et pour compléter l'ensemble un fil rouge, lequel, si on tire dessus, assemble toutes les pièces.
    Puisque je viens de l'évoquer, débutons pas ce fameux fil rouge. Trois gamins de dix et onze ans, perturbés dans leur vie familiale pour diverses raisons, décident ce matin là de ne pas aller à l'école, et de trainailler selon leur inspiration, détruisant sur leur passage ce qui leur tombe sous la main, volant de menus objets, bref s'amusant comme de petits délinquants en herbe. Sauf que l'herbe est déjà haute.
    Dans la forêt de Hampshire, Meredith, fâchée depuis plusieurs mois avec celle qui fut sa grande amie, Jemima, décide de confectionner pour son anniversaire un gâteau et de le lui apporter, geste qui pourrait sceller leur réconciliation. Lorsqu'elle arrive devant le petit commerce dans lequel Jemima vend ses cupcake, la boutique est fermée et semble abandonnée. Par Gina Dickens, aucun lien de parenté avec le célèbre auteur, la nouvelle petite amie de Gordon Jessie, elle apprend que la jeune femme a tout plaqué un beau jour et depuis n'a plus donné signe de vie. Gordon et Jemima vivaient ensemble mais il s'est passé quelque chose qui a tout déréglé. Gordon, chaumier de son état, vit avec Gina depuis un mois et leur rencontre est décrite dans le chapitre précédent et sur lequel je ne reviendrai pas pour faire court. Rob Hastings, le frère de Jemima est inquiet car il n'a plus d'appels de sa sœur qui lui téléphonait assez souvent de Londres, et lui avait confié qu'elle avait trouvé l'homme de sa vie. Une fois de plus.


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 23 juin 2011

    Barbara Havers avait été contrainte de commencer sa journée en se rasant les jambes, et cette corvée n'avait pas vraiment aidé à améliorer son humeur. Modifier son apparence physique produisait un effet domino : par exemple, le port de la jupe - trapèze ou non - nécessitait soit de porter des collants, soit de rester jambes nues, et dans un cas comme dans l'autre elle devait surveiller sa pilosité. Elle devait donc appliquer un rasoir contre sa peau. Il lui fallait de la crème à raser ou une espèce de savon moussant, qu'elle ne possédait pas, aussi eut-elle recours à une bonne dose de produit vaisselle pour obtenir quelques bulles. Mais l'ensemble de l'opération la conduisit à devoir exhumer un pansement de son armoire à pharmacie quand elle se coupa la cheville et que le sang jaillit. Elle poussa un glapissement et maugréa. Putain, merde, de toute façon, quel rapport pouvait-il y avoir entre sa façon de s'habiller et ses performances de policier ? (p. 462)
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  • Par pyrouette, le 07 février 2012

    "Tellement stupide, bon sang. Sa vie entière était une parfaite illustration de la sottise humaine. Totalement infichue de voir clair sur les gens."
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  • Par morin, le 31 octobre 2010

    Peut-être qu'elle passait par hasard dans le quartier et qu'elle s'est dit qu'elle pourrait se taper à l'œil un verre de champ et un ou deux petits fours"
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