Depuis sa naissance, l’enfant est enfermé dans une minuscule cellule, au 804 du 5969e étage de l’Édifice.
Autour de lui, que du béton, sans ouverture sur l’extérieur. Et deux présences : le père qui s’abrutit de plus en plus et la mère qui redoute l’expulsion. Im... > voir plus
Un roman étrange, bizarre, oppressant qui, malgré un style d'écriture très adroit, a peu réussi à me plonger dans cette histoire. J'ai beaucoup apprécié le concept, mais au fil du roman, j'ai sauté quelques lignes à plusieurs reprises, car je n'avais pas l'impression d'ajouter grand chose à l'histoire une fois l'idée comprise.
Ce livre est angoissant, froid. Très tôt, on se sent comme cet enfant qui peut à peine bouger, coincé entre ses deux parents dans leur minuscule espace de vie. Comme lui, on a envie de se libérer de cet endroit trop exigu, tout en se méfiant de ce qu'on pourrait découvrir de l'autre côté du béton.
Il se pourrait bien que Karoline Georges ait créé un nouveau genre, le roman claustrophobe, mais elle prouve que malgré toutes les contraintes, un écrivain peut créer les mondes les plus impensables par la seule force de son imagination.
Mon nouvel oeil se posait partout avec une attention d’une profondeur affolante. S’enfonçant sous chair, sous béton, pour s’ouvrir sur quelque chose d’imperceptible. Quelque chose qui augmentait les palpitations du coeur. Qui imposait le silence en tête. Quelque chose qui semblait m’observer
en retour. Avec la même attention.
Tandis que le père immobilisait d'un pied sur ma gorge ma tête contre le sol, j'ai été foudroyé. Le point d'interrogation a été d'une telle gravité que mon regard s'est déformé sous la pression, l'oeil subitement ouvert trop grand :
L'amour
réalisation/production: Martine Asselin
scénario: Karoline Georges
distribution: Sens Crupule
année de production: 2004 La séduction amoureuse peut emprunter bien des masques au téléphone. réalisé lors du Kino Kabaret du Festival international de littérature de Montréal 2004