ISBN : 2253126012
Éditeur : Le Livre de Poche (2009)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres

Il aimait brûler les cigarettes par les deux bouts. Il aimait le scotch Dewars avec une ardeur juvénile, et puis rentrer chez soi de travers, au petit matin, seréveiller au milieu de l'après-midi et chercher à tâtons ses lunettes... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par hexagone, le 20 janvier 2011

    hexagone
    Paul Desmond fait parti de ses musiciens qui ont marqué, sinon imprimé à la musique une sonorité, une élégance sans conteste. Beaucoup de choses ont été dites sur le style Paul Desmond de son vrai nom Breitenfield.
    Il a composé pendant de nombreuses années le Dave Brubeck Quartet, où sont saxo alto a ravi les oreilles les plus rétives au jazz.
    Paul Desmond c'est l'élégance, la classe et encore une fois une sonorité comme nulle autre. Pour s'en convaincre il suffit de rechercher sur n'importe quel moteur de recherche le titre" Take Five" et de se laisser sinon charmer au moins convaincre.
    Tout est dit à l'écoute de ce morceau.
    Aussi que nous révèle alain Gerber dans son récit?
    Récit car il ne s'agit aucunenement d'une biographie classique, et c'est là, selon moi, que le bât blesse.
    Je n'ai pas trouvé mon compte avec ce livre qui prend de grandes libertés avec la vie du musicien.
    Que les choses soient claires, je n' ai pas été trompé par la marchandise. Il se trouve que je m'attendais à une biographie et que je me suis retrouvé avec un livre brodant,sur l'envol du maître du saxo alto, ceci à partir d'éléments solidement etayés par les recherches,
    Gerber nous parle par chapitre alternés de Paul et ensuite laisse parler Paul. L'exercice est périlleux et ne m'a pas convaincu. De plus Alain Gerber se disperse dans des considérations et des interprétations de la vie de Paul qui ne m'ont pas satisfait.
    S'agit il d'un mauvais livre ? Non certainement pas, il peut ravir le fan que je suis. le décevoir aussi, car même si des morceaux de choix émaillent le récit, j'aurai aimé en apprendre davantage sur ce musicien hors gabarit.
    Ces rencontres avec Brubeck, Baker, et tant d'autres sont ici relatées avec justesse mais manque de réalité, de vérité. C'est toujours sous la plume de Gerber que se fait la découverte, jamais le lecteur que je suis n'a pris possession de la vie de Paul. C'est un parti pris que ne s'est pas refusé Gerber mais qui ne m'a pas plu.
    Ceci étant le livre permet de mieux comprendre l'esprit qui a animé Paul Desmond pendant de nombreuses années. le portrait dressé par Alain Gerber, dessine un homme discret, sur la réserve, loin des considérations du bizness, amoureux des femmes des palmall et du whisky. Un homme dont la vie fut dédiée à la musique, qui avait le souci de s'y consacrer corps et âme dans un souci d'hônnéteté. Un homme tiraillé par ses aspirations musicales, humaines, composées de clair-obscurs dignes des plus grandes légendes de la musique.
    Petite anecdote, Quand Paul jouait, il pensait à Audrey Hepburn, il jouait comme si elle pénétrait dans le club de jazz,et tentait par ses notes de retenir l'actrice. Ecoutez Paul Desmond, pensez à Audrey et le monde va mieux... Pendant quelques minutes.
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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 09 février 2011

    Onclepaul
    Né le 25 novembre 1924 à San Francisco, Paul Breitenfeld devint Paul Desmond pour ce qu'il considérait comme un handicap. « Appartenir à une minorité suspecte aux yeux de beaucoup ne me semblait ni plus ni moins périlleux que de traverser en dehors des clous à l'heure de pointe : certaines précautions étaient indispensables », et ce malgré que deux de ses premières idoles, Benny Goodman et Artie Shaw, étaient des musiciens de jazz blancs de confession israélite. Son père était organiste dans un cinéma, et lorsque le cinéma parlant succéda au cinéma muet, laissant sur le carreau bon nombre de personnes le tout allié au Krach de 1929, il se recycla en écrivant des arrangements pour le music-hall. La mère de Paul était une obsédée de la propreté, de l'hygiène à outrance, traquant la moindre poussière, adepte de l'eau de javel en toutes occasions, tyrannisant la famille et plus particulièrement son fils qui lui ne pensait qu'à jouer et s'écorcher les genoux, se salir comme un gosse normal. Paul, sur les conseils de son père, et après un passage dans une pension pendant sept ans loin de San Francisco où il se distingua dans l'orchestre de l'établissement au carillon, abandonna l'idée de jouer du violon et se tourna vers la clarinette puis le saxophone alto. Mais qui était vraiment Paul Desmond surtout connu pour son association avec Dave Brubeck pour le fameux Dave Brubeck Quartet ? Sans oublier ses participations avec d'autres musiciens dont Gerry Mulligan et Chet Baker, et son propre quartet. « Tout ce qu'il fut – saxophoniste, star ou mal aimé, don Juan, homme sans femme, littérateur sans littérature, alcoolique, désespéré, solitaire, bon convive, nostalgique, désinvolte, faiseurs d'épigramme et de bons mots, amateur de calembours, raconteur d'histoires, et de bien d'autres choses encore - , tout ce qu'il fut, il ne le fut jamais vraiment ». Paul Desmond fut marié, très peu de temps, et trônait dans un cadre la photo d'une femme. Pas la sienne mais celle d'un ami. Des femmes il en aura, mais ses plus fidèles compagnes seront les bouteilles de Whisky et les cigarettes. Et lorsqu'on lui annoncé qu'il avait un cancer du des poumons, dont il décèdera, il rétorqua qu'il était content d'avoir un foie en bonne santé. Il décèdera le 30 mai 1977.
    Alain Gerber n'écrit pas le jazz, il le poétise. Il malaxe les mots, triture les phrases, devient partie prenante du récit comme s'il se mettait lui-même en scène, écrivant la partition et les arrangements. Mais sa mélodie devient parfois trop bouillonnante, et ses phrases se révèlent brouillonnes, absconses comme dans le premier chapitre. Toutefois, lorsqu'il invite son personnage à s'exprimer, alors cela devient lumineux, fluide, comme les morceaux interprétés par… Paul Desmond.


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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[Alain Gerber : Charlie]
Olivier BARROT présente le livre d'Alain GERBER consacré à la vie du jazzman Charlie PARKER. Une photo de l'auteur, la couverture du livre, quelques brèves images nocturnes de ce qui peut-être Kansas City, illustrent le commentaire et la lecture d'un extrait du livre de GERBER, émaillés de quelques notes de jazz.











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