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> Jacques Martinache (Traducteur)

ISBN : 2266165704
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 70 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Depuis que Warren Hoyt croupit derrière les barreaux, l'inspecteur Jane Rizzoli, fleuron de la police criminelle de Boston, souffle un peu : ce tueur en série, surnommé le Chirurgien en raison de son habileté à manier le bistouri, lui a fait subir un calvaire qu'elle n'... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 06 janvier 2014

    marina53
    Malgré le fait que Warren Hoyt surnommé Le Chirurgien en raison de son habilité à manier le scalpel et le bistouri sur ses victimes mieux que quiconque, soit derrière les barreaux, Jane Rizzoli, flic de Boston, n'en reste pas moins sur ses gardes. Traumatisée suite au calvaire qu'il lui a fait subir, elle fait encore des cauchemars et pense très souvent à lui. Et les choses ne vont certainement pas s'arranger pour elle car de nouveaux crimes sont perpétrés. La première victime découverte a subi visiblement le même sort qu'affligeait Le Chirurgien. Retrouvé dos au mur, mains liées derrière le dos, la gorge lacérée avec un couteau très fin genre scalpel et l'intrusion nocturne dans la maison des victimes, cela n'est pas sans rappeler aussitôt à Jane les méfaits du Chirurgien. A cette différence près que, cette fois, le tueur s'en est pris à un couple et que la femme a mystérieusement disparu. Bien que ce crime se soit passé à Newton, la police de Boston se voit confier l'affaire. Aidée de ses collègues et du FBI, dont elle ne comprend pas l'intrusion dans cette simple affaire de meurtre, Jane va devoir à nouveau affronter ses démons. D'autant plus que Warren Hoyt a réussi à se faire la belle...
    Tess Gerritsen nous offre ici une suite tout à fait remarquable du Chirurgien. On retrouve une Jane Rizzoli face à ses doutes, ses cauchemars et veut montrer aux yeux de tous que rien ne semble l'ébranler. Pas facile de mener une carrière de flic, entourée de tous ces hommes et tenter de faire table rase de ce que lui a fait subir Le Chirurgien. Et pourtant, elle ne lâchera jamais prise. Nous avons affaire à une femme déterminée et bien décidée à mener cette enquête jusqu'au bout, quitte cette fois à faillir. Ce polar captivant et haletant de bout en bout n'a pas son pareil pour décrire avec minutie et une certaine froideur toutes les scènes d'autopsie. Avec des personnages secondaires bien présents et attachants, l'enquête n'en devient que plus passionnante. D'une écriture saisissante, terriblement accrocheuse et ciselée au couteau, l'auteur nous plonge dans une noirceur effrayante, surprenante et efficace.
    L'apprenti... a bien appris sa leçon!
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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 06 août 2014

    canel
    "Une enquête de Rizzoli & Isles", annonce la couverture. Ah le vilain spoil : si Jane Rizzoli enquête, c'est qu'elle a survécu au long duel avec le Chirurgien (cf. 1e opus). Les séquelles sont lourdes, mais cette inspectrice est coriace, et surtout beaucoup trop fière pour montrer ses faiblesses. Voilà des années qu'elle se bagarre pour que ses collègues masculins la considèrent comme l'UN des leurs, elle ne baissera pas la garde, pas question de leur accorder ce plaisir. Le tueur l'a pourtant bien amochée, physiquement et moralement. Un an après la terrible traque (à double sens), Rizzoli est toujours hantée par le bonhomme. Il semble hors d'état de nuire du fond de sa prison haute sécurité. Et pourtant une nouvelle série de meurtres pervers et violents rappelle singulièrement sa patte. De quoi ébranler sérieusement Jane. Ils sont nombreux à lui dire à peu de chose près :
    - Vous êtes encore trop fragile, Rizzoli, pour supporter ça. Vous êtes sûre que vous voulez rester sur l'affaire ?
    - Oui, oui, c'est écrit sur le livre "Une enquête de Rizzoli & Isles", je vais pas décevoir les lecteurs.
    - Ah ok, joli professionnalisme. Mais vous allez morfler, vous viendrez pas vous plaindre...
    Et oui, elle va en baver. Le Chirurgien est très fort pour détruire, de près, de loin, avant, pendant, après...
    L'auteur est médecin et tient à faire partager ses connaissances, dispensant généreusement des détails sur les mises à mort, les scènes de crimes découvertes par les enquêteurs (du macchabée encore chaud au tas de viande informe colonisé par les bestioles) et les autopsies. C'est gentil. Mais elle pousse le souci pédagogique un peu loin, à vous donner le tournis et la nausée. Surtout que ses tueurs ont la main lourde, le scalpel précis mais insistant. Si on tient la secousse, c'est passionnant, on apprend beaucoup sur la médecine légale, les explications scientifiques restent accessibles au commun des lecteurs.
    Les intrigues de Gerritsen sont aussi dérangeantes que ses détails chirurgicaux, ses tueurs sont redoutables, pervers et extrêmement intelligents, maniant à la perfection tortures morales et physiques.
    Les réflexions étayées de neuropsychiatrie sur les notions de bien et de mal, de maîtrise des pulsions sont particulièrement troublantes. Quid de la normalité ? De la culpabilité d'un criminel ? Un tueur en série est-il un psychopathe ? Quid de la morale ?
    "La société voit dans les actes violents des manifestations du mal ou de l'immoralité. On nous dit que nous exerçons un contrôle absolu sur notre comportement, que chacun de nous est parfaitement libre de choisir de ne pas faire mal à un autre être humain. Mais ce n'est pas seulement la morale qui nous guide. La biologie aussi. Nos lobes frontaux nous aident à lier pensées et actes. A peser les conséquences de ces actes. Sans leur contrôle, nous céderions à toute pulsion violente." (p. 286)
    Des réflexions de ce type rendent les thrillers de Gerritsen aussi passionnants que dérangeants, et peuvent vous poursuivre un bon moment...
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 11 janvier 2011

    lehane-fan
    L'apprenti , suite logique et immédiate du chirurgien , deçoit quelque peu puisque l'effet de surprise a forcément disparu..
    Warren Hoyt croupit derriere les barreaux en purgeant sa peine incompressible de 523 ans de mitard , toutes taxes comprises et v'la ti pas que de nouveaux crimes sont perpétrés et rappellent etrangement le modus operandi du maitre es scalpel ! Un copycat qui , a la difference de son mentor , s'attaque desormais a des couples ! Autre probleme de taille venant legerement compliquer l'enquete de Rizzoli , l'evasion de Hoyt bien décidé a rejoindre son éleve afin d'associer leurs talents respectifs !
    C'est une nouvelle Rizzoli que l'on decouvre , plus fragile , plus humaine car faillible dans cette enquete . Autre personnage des plus interessants faisant son apparition pour revenir regulierement par la suite , le docteur Maura Isles surnommée a juste titre " La reine des morts " de par sa profession de légiste . Personnage a l'apparence froide et peu expansive mais qui se révelera beaucoup plus complexe au travers d' enquetes ulterieures.Le seul petit bémol concerne justement ses autopsies , un peu trop pointues a mon gout (meme chez Derrick , ils n'allaient pas aussi loin ! ) mais rien de rédhibitoire..L'ecriture au scalpel permet de passer outre ces quelques réticences pour , une nouvelle fois , profiter d'un tres bon moment de lecture !
    L'apprenti , deux pour le prix d'un !
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    • Livres 4.00/5
    Par mutinelle, le 27 mars 2013

    mutinelle
    Fan de policiers, qui sont les romans de mes premières amours, c'est naturellement que je suis également pas mal de séries policières télévisées. Quand j'ai vu qu'une nouvelle arrivait sur France 2, Rizzoli et Isle, j'en ai parlé à Mycoton qui m'a appris que cette série était tirée de livres. Ni une ni deux, j'ai voulu les découvrir en même temps que la série.
    Rizzoli est lieutenant dans la police criminelle de Boston. C'est la seule femme du service et elle doit s'affirmer plus que les autres pour faire ses preuves. Elle se débrouille d'ailleurs plutôt bien. Jusqu'à ce que des crimes soient commis avec pas mal de similitudes avec ceux du chirurgien qui sévissait l'année dernière et qui lui avait donné pas mal de fil à retordre, jusqu'à atteindre à sa vie. En plus de mener l'enquête, Rizzoli doit affronter ses peurs les plus profondes.
    J'ai beaucoup aimé cette lecture. Je me suis de suite attachée au personnage de Rizzoli. Elle n'est pas très orginale finalement, c'est une femmes forte dans un monde exclusivement masculin qui doit prouver deux fois plus que les autres qu'elle est capable, tout en cachant ses faiblesses. Ce genre de personnage est courant dans les romans policiers ou dans ceux d'urban fantasy. Mais j'ai particulièrement aimé son langage cru et sa façon d'aller droit au but dans faire de jeu de jambes. Elle est aussi un peu agaçante parfois, je trouve qu'elle en fait trop dans certaines situations, mais on ne peut pas lui retirer son sens de l'observation et de la déduction. C'est une excellente enquêtrice qui se laisse parfois emporter par ses sentiments et ses réactions impulsives.
    L'enquête est originale aussi, je ne vais pas trop vous en dévoiler, moi même j'en savais déjà pas mal pour avoir vu le premier épisode de la série TV. Mais l'auteur arrive à faire une suite originale à son premier roman Le Chirurgien, arrivant à mêler rebondissement et suspense le tout saupoudrer d'une ambiance sombre.
    Le titre de la série télévisée est Rizzoli et Isle, les deux héroïnes étant amies et menant l'enquête ensemble. Il n'en est pas de même dans le roman. Isle est médecin légiste dans les deux, mais on la croise à peine dans le roman, celui-ci étant accès plus sur Rizzoli. Mais mes sources m'ont assurée que cela évoluait au fils des tomes.
    En résumé, cette lecture fut très agréable, et je pense que je vais continuer la lecture des livres, comme je continue à suivre la série.
    Je remercie les éditions Presse de la cité pour cette lecture.

    Lien : http://mutietseslivres.com/2013/03/18/lapprenti-tess-gerritsen/
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    • Livres 3.00/5
    Par Megelio, le 16 février 2013

    Megelio
    Cela faisait un petit moment que j'avais envie de me laisser tenter par la lecture d'un des romans policiers de Tess Gerritsen. Je remercie d'ailleurs l'opération Masse Critique de Babelio et les éditions Presses de la Cité pour m'en avoir donné l'occasion. J'ai découvert cette auteure à travers la série TV Rizzoli and Isles. Outre l'intrigue policière, j'y apprécie surtout l'humour et les liens entre les différents personnages.
    Dans L'apprenti, Jane Rizzoli, inspecteur à la brigade criminelle de Boston, se voit confier une enquête qui lui rappelle de douloureux souvenirs d'une affaire passée. A savoir celle du chirurgien : Warren Hoyt, un sociopathe qui se démarque par l'utilisation du bistouri. La sombre présence de ce dernier est d'ailleurs pesante tout le long de la lecture.
    J'ai apprécié le style d'écriture de ce roman ainsi que les nombreuses explications scientifiques, médicales et techniques apportées par l'auteure. Cela donne plus de réalisme à l'enquête policière. J'ai été ravie de retrouver les personnages que je connaissais à travers la série TV : Isles, Korsak, Frost,…
    L'intrigue de l'enquête policière ici est prenante. C'était une belle découverte de l'auteur.
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Citations et extraits

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  • Par Latornadeblonde, le 10 septembre 2014

    Il fait froid dans ma cellule. Dehors souffle le rude vent de février et on m'a dit qu'il allait recommencer à neiger. Je suis assis sur mon lit, une couverture autour des épaules, et je me souviens de la délicieuse chaleur qui nous enveloppait comme un manteau le jour où nous marchions sur la plage de Livadia.

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  • Par canel, le 07 août 2014

    Personne ne parle des femmes [dans les récits de guerre].
    Pourtant, nous savons tous qu'elles sont là, chair tendre et peau douce, et leur parfum imprègne les pages des manuels. Nous savons tous, même si nous n'en disons rien, que la sauvagerie de la guerre n'est pas confinée au champ de bataille. Lorsque le dernier soldat ennemi est tombé, c'est vers les femmes conquises que l'armée victorieuse tourne son attention.
    Il en a toujours été ainsi, bien que les manuels mentionnent rarement cette réalité brutale. Les livres que j'ai lus ne parlent que de guerres éclatantes, glorieuses pour tous. [...]
    C'est le dramaturge Euripide qui nous peint le sort des Troyennes, mais même lui demeure circonspect. Il ne s'attarde pas sur les détails émoustillants. Il nous raconte qu'un chef grec traîne hors du temple d'Athéna une Cassandre terrifiée mais nous laisse imaginer la suite. [...]
    Quelle meilleure façon de proclamer la victoire que violer la chère et tendre de votre ennemi ? Quelle preuve plus éclatante de sa défaite et de son humiliation que le forcer à vous regarder prendre votre plaisir, encore et encore ?
    (p. 256)
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  • Par canel, le 03 août 2014

    - La nécrophilie, ou "amour des morts", a toujours été un des noirs secrets de l'humanité, dit le Dr Lawrence Zucker. Le mot vient du grec, mais sa pratique est avérée dès l'époque des pharaons. Une femme belle ou de haut rang qui mourait en ce temps-là n'était confiée aux embaumeurs que trois jours au moins après sa mort. Cela pour s'assurer que les hommes chargés de la préparer pour les funérailles n'abusent pas de son corps. Dans toute l'histoire, on trouve trace d'abus sexuels commis sur des morts. On dit que le roi Hérode lui-même aurait eu des rapports sexuels pendant sept ans avec sa femme morte. (p. 123)
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  • Par canel, le 06 août 2014

    Un type comme moi passe sa vie à faire ce qu'il est censé faire. Il ramène sa paie à la maison. Il donne à sa gamine tout ce qu'elle veut. Il touche pas un pot-de-vin, pas un seul. Il se retrouve à cinquante-quatre balais et, vlan, son propre coeur se retourne contre lui. Je suis étendu là sur le dos à me demander à quoi ça a servi, tout ça. J'ai suivi les règles, j'ai une fille ratée qui continue à appeler papa quand elle a besoin de fric. Une femme abrutie par toutes les saloperies qu'elle peut trouver dans l'armoire à pharmacie. Je peux pas lutter contre le prince Valium. Je suis juste le gars qui lui donne un toit et paie ces foutues ordonnances. (p. 320-321)
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  • Par canel, le 04 août 2014

    Les mouches voletaient [autour de la dépouille boursouflée d'une femme], emplissant le silence de leur bourdonnement avide. Hormis les cheveux blonds, peu de choses rappelaient la femme des photos, qui, d'un sourire, faisait sans doute tourner la tête des hommes. Rappel dérangeant que les bactéries et les insectes réduisent belles et laides à la lugubre égalité de la chair en décomposition. (p. 90)
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