J'aime toujours autant me replonger dans la prose de
Tess Gerritsen, l'une des meilleures auteurs de romans policiers actuelles. Dans ce tome,
La reine des morts tient la vedette : la morte est son portrait crachée, elle a été tuée devant chez elle, et tous ont cru, y compris Jane Rizzoli, sa complice depuis
Le Chirurgien, que c'était Maura la victime.
Je ne suis pas fan des scènes d'autopsie, loin de là, mais celle à laquelle nous assiston est remplie de résonnance et de force. Pour Maura, elle est une douloureuse introspection : lce corps sur la table est le sien ou peu s'en faut.
L'intrigue est remarquablement bien construite et se joue des apparences et des facilités. Pas de temps mort : Maura ne se ménage pas et n'aurait pas supporté d'être ménagée. En se plongeant dans son passé, ce sont des affaires anciennes, sordides, qui ressortiront. Il en faudrait plus pour faire reculer
La reine des morts, qui, heureusement, n'a pas la froideur et l'ironie de Tempérance Brennan (dans la série télévisée, les romans sont différents).
Rien n'est simple, effectivement : l'amour n'est pas simple, qu'on éprouve des sentiments pour un prêtre, un homme marié ou un homme qui ne vous aime plus.
Tess Gerritsen va à l'encontre des idées reçues angélique sur l'amour maternelle ou les fameuix "liens du sang". Sa démonstration finale me touche à une époque où l'on veut dépister les futurs enfants "à problème" dès la maternelle.
Revisitant les thèmes du double et de la femme fatale, Tess Gerristen signe à nouveau un solide polar.
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