ISBN : 2841724999
Éditeur : L'Atalante (2010)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Est-ce le ciel ou la forêt? Un fourmil­lement frémit à la limite de son champ de conscience, sensation familière associée au danger. Il se redresse à demi et s’empare de son fusil. Ses oreilles bourdonnent. L’œil à la lunette, il fait défiler différents modes de vision.... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 09 février 2012

    finitysend
    Vraiment bon ....... tout simplement !!
    Signe particulier : un style solide et remarquable pour un premier roman ...
    A un moment du roman le personnage principal du roman dit :
    " j'existe " et bien : c'est vrai ou du moins on est réellement tenté de le croire ...
    Le narrateur a une ou deux baisse de régime mais c'est très ponctuel ...
    Un conflit a ravagé la terre qui traverse un hiver post-apocalyptique ..
    Les drones de guerre qui ont servis les nations disparues continuent à s'acharner sur les humains survivants ..
    Le paysage culturel de ces populations est varié et complexe ..
    Ils ont déjà réinventé la guerre !!
    Il y le héros solide ... solitaire et autonome que l'on attend dans ce genre de roman ..
    Les personnages sont d'ailleurs généralement solides et l'univers est très réel et c'est un réel plaisir ..
    Le roman est bien construit et c'est un excellent moment de distraction très convaincant et rythmé
    sur une trame simple mais avenante ...
    L'auteur fait par ailleurs ... preuve d'une grande intelligence des règles du genre ( SF post-apocalyptique )
    ainsi que d'une culture historique certaine ( antiquité classique occidentale ... cf : les rites de batailles rangées ) ...
    Je ne dis pas cela seulement à cause des têtes de chapitres en latin ( sourire )
    Le style est donc globalement costaud et c'est un plaisir de se balader dans ce monde ...
    Des mots tellement bien choisis que les réalités de chaque instant sont palpables et exprimées avec élégance ...
    Il en résulte une plus que agréable intimité avec cet univers et ses habitants ..
    Sincèrement et sans emphase excessive ! : une nouvelle voix de la SF francophone est parmi nous ...
    Les amateurs de ce sous genre de la SF ( le roman post apocalyptique ) doivent penser à explorer ce texte ...
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    • Livres 4.00/5
    Par MarieC, le 29 avril 2012

    MarieC
    Ce livre, c'est avant tout une voix... un style et un univers qui vont ensemble, indissociables l'un de l'autre, et porté par le personnage qui voit ce monde. Une écriture forte, qui laisse, pendant des semaines, des images très vivaces. Et un très bel objet-livre, avec sa typographie et sa curieuse couverture.
    C'est également un mélange intrigant de différents genres : cela commence comme une intrigue de fantasy, dans un monde totalement imaginaire, peuplé de robots, de monstres, d'humains, de troglodytes. Une fantasy plutôt noire mais classique avec un héros qui semble bien parti pour sauver le monde. Mais bientôt, on bascule dans un univers post-apocalyptique : ce monde est bien issu du notre, le roman se rapproche alors de ceux de Barjavel ou de Julia Verlanger. Et puis apparait un peu de science-fiction... le tout est une réussite absolue, que je vous recommande chaudement.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par dew, le 18 décembre 2010

    dew
    Attention, encore un coup de coeur! Mais pas n'importe quel coup de coeur! Il se pourrait que je tienne là, THE coup de coeur de l'année 2010!
    Je crois qu'avec le temps, j'ai appris a bien choisir les livres que je souhaite lire, et que je choisis ceux qui me correspondent vraiment!

    J'ai terminé de lire le livre hier! Mais j'ai préféré me laisser un petit temps de repos, histoire de digérer un peu le roman et de ne pas écrire un billet trop enflammé!
    Mais maintenant que mon excès d'éblouissement et de paillettes dans les yeux et passé, j'avoue que je ne sais toujours pas quoi dire ou par où commencer!
    J'avais mis du temps à me décider avant de le prendre. Je l'avais repéré en librairie avec Harmony, mais je n'étais pas encore sûre de moi. Pourtant, cette magnifique couverture de Yoz m'intriguait, mais la quatrième de couverture ne me tentait pas encore assez! Je voulais le lire, mais je ne l'ai pas pris la première fois. J'ai donc fouillé le net, et, aux vues de critiques plutôt élogieuses de l'ouvrage, j'ai finalement succombé.
    L'auteur nous plonge dans un univers post-apocalyptique , où l'humanité vit à une ère moyen-ageuse, voire pré-historique! Sur une Terre ravagée par la folie de l'Homme, la Nature a repris ses droits, abîmée! Seul ont survécu une faction de robots, qui, oublié des Humains, sont devenus leurs ennemis, alors qu'ils étaient serviteurs!
    Dans ce monde, nous faisons la connaissance de Syn, un trappeur solitaire, toujours accompagné de son fidèle compagnon, Ack, un loup cybernétique!
    Voilà donc les bases que nous proposent L'auteur dans un premier roman de Science-Fiction très réussi tant par l'intrigue, que par le style, très maîtrisé! C'est un roman très visuel, et ce qui est plaisant, c'est le changement graphique opéré lorsque l'auteur change de point de vue pour raconter l'histoire. Ce qui rend la dernière scène particulièrement dynamique, presque digne d'une mise en page de BD, où l'on voit chaque case, presque digne d'une scène cinématographique que l'on pourrait filmer en champ/contre-champ!
    Ce qui pourrait gêner et qui transparaît (mais qui est assez implicite), c'est ce constat qui devient par inadvertance, discours sensiblement moralisateur que tiennent les robots vers la fin de l'ouvrage. Mais comment ne pas tenir un discours un tantinet moralisateur lorsque l'on parle de l'évolution chaotique de sa propre espèce. En tout cas, un bien belle réflexion sur le genre humain nous est donnée, sur le rôle des machines dans la société, sur la place de l'Homme dans le monde...
    Le roman se lit rapidement, il n'y a pas de temps mort, et le meilleur reste la fin assez dynamique pour s'achever en apothéose avec la dernière image sur laquelle se fige la fin de l'histoire!
    Si, il y a bien un petit bémol. Pour moi le roman se termine p241. Je trouve que les 3 pages qui suivent sont un peu superflue et n'apporte rien de plus à l'histoire! Elle sont là, en quelques mesures, pour réconforter le lecteur, mais je trouve qu'elles n'ont pas lieues d'être et qu'elles font un peu retomber ce final en apothéose.
    Un très bon premier roman, Un excellent roman de science-fiction, qui restera graver longtemps dans ma mémoire, comme une référence!
    Monsieur Gessler, j'attends votre prochain roman avec impatience!^^

    Lien : http://labiblivore.blogspot.com/2010/10/cygnis.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par BVIALLET, le 24 mars 2012

    BVIALLET
    Dans un monde retourné à une sorte de barbarie primitive, Syn, le trappeur, et son loup Ack vivent dans la forêt profonde et ne manquent jamais d'abattre un de ces robots qui, ayant survécu au cataclysme, se sont libérés de la domination des hommes et se sont retournés contre eux. Après un hiver passé en hibernation sous la neige, Cyn retourne à Méandre, grande ville du secteur où des femmes sont enlevées par un commando de troglodytes ce qui va déclencher une guerre sans merci à laquelle il devra participer contre son gré. Léah, la femme qu'il aime, est à son tour enlevée par une bande de brigands. Les robots interviennent. Que veulent-ils vraiment ? Quel est leur véritable rôle dans cette histoire ? Cyn est-il bien celui qu'on s'imagine ?
    Un excellent premier roman de fantaisie-anticipation, plein de trouvailles et de suspens. Un monde étrange, revenu des milliers d'années en arrière, mais disposant de bribes de technologie avancée. Des peuples plus étranges les uns que les autres : troglodytes qui vivent sous terre et ne sortent que la nuit car ils craignent qu'un morceau de soleil leur tombe dessus, humains qui ont peur de la nuit car ils ont peur que le soleil ne réapparaisse plus jamais, fouisseurs, toujours en train de creuser, espérant trouver quelques pièces perdues des appareils d'autrefois... L'intrigue est intéressante, la chute très originale et le style, d'une grande qualité littéraire, est agréable et poétique. Que demander de plus à un auteur prometteur et plein d'imagination ? Dépaysement et plaisir garantis.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Coeurdechene, le 27 avril 2011

    Coeurdechene
    Syn est un trappeur. Il vit seul avec son loup.
    Mais avec le printemps et la fonte des neiges vient le temps de retourner se mêler aux hommes.
    Forcément, c'est toujours là que les ennuis commencent.
    Dans un monde revenu à un système médiéval, où la peur est une compagne de route, les hommes survivent tant bien que mal.
    Face à eux, des êtres d'acier, des robots, vestiges d'un temps ancien mais qui continuent d'agir selon leur programmation, envers et contre tout. La survie est essentielle, mais bientôt la recherche de réponses sur un passé oblitéré va orienter les choix et l'avenir.
    Vincent Gessler nous offre avec Cygnis un premier roman qui se révèle déjà être un coup de maître.
    Avec une écriture tout en finesse, mêlant poésie, contemplation et réflexion, il amène son lecteur à s'interroger sur le devenir de son monde et ses propres choix.
    La plume de l'auteur se drape du caractère de Syn, le personnage principal. Tour à tour morose, cynique, silencieux, passionné, le lecteur est en pleine immersion dans un monde sans repères, sans demi-teintes, sans concessions. Pourtant, la lecture est facile. Agréable. On voit à travers les yeux de Syn lorsqu'il s'éveille après son hivernage. On suit son périple jusqu'à la ville sur son éperon rocheux, les images se gravent dans la mémoire, les unes après les autres, comme autant de fichiers sur un disque dur. Indélébiles.
    Et il y a l'aventure. Celle des hommes. Pour la survie. Pour la vie qui doit continuer coûte que coûte, peu importent les obstacles, qu'ils soient de chair ou d'acier, qu'ils se nomment troglodytes ou Epouvantail. La vie et l'amour, il n'y a que ça de vrai. Et ce roman, et cet auteur, en font un hymne qui sonne si juste aux oreilles qu'on ne peut s'empêcher de vouloir le partager.
    En rajouter serait du vice. Cependant, il faut quand même mentionner que pour un premier roman, Vincent Gessler a fait une entrée fracassante dans le monde de la SF française en décrochant deux des plus prestigieux prix du milieu : le Prix Utopiales et le Prix Julia Verlanger. le public ne s'y est pas trompé, le jury non plus.
    Ne reste plus qu'à sauter le pas et à tenter cette incursion futuriste sur la quête de notre passé.

    Lien : http://www.biblioblog.fr/post/2011/04/27/Cygnis-Vincent-Gessler
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Citations et extraits

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  • Par GabySensei, le 13 décembre 2011

    Le deuil s'enracine sur cette terre où nous marchons, toujours en rond. Il y a quelque chose d'irréductible dans la déchirure de la perte, dans l'amour blessé qui ne veut plus se découvrir. Une amertume qui en appelle aux larmes, aux mots muets, aux mots hurlés. Notre existence se joue ici, entre ces valeurs inventées par nos pères et celles que nous apprenons.

    Les hivers sont passés sur le monde, et les étés. L'être humain est mort par milliers, par millions il a gorgé la terre de son sang. Il a dominé le feu du ciel, puisé celui de la terre, asséché les mers et aux enfants de ses enfants offert toutes les larmes.

    Il reste les cicatrices qui s'ouvrent à la surface des déserts, les rides au flanc des montagnes, les immenses coquilles fanées au bord de l'eau. Le vent joue dans les failles, la pluie remplit les cratères de lacs. Et au cœur des forêts profondes les rayons du soleil jouent avec les brumes, l'aube s'enroule entre les arbres.

    La mémoire s'estompe, les vies passent, les noms se perdent dans l'oubli: on invente des histoires.

    Un homme devient héros.

    Les paroles crépitent au coin du feu, les noms changent, comme les mots. De bouche à bouche, de murmure à murmure, l'histoire se transforme en légende.

    Le héros devient titan.

    Les contes se déclinent et s'écoutent en silence. Il ne reste des origines qu'un squelette blanchi par les mots.

    Un rêve.

    Une histoire.
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  • Par finitysend, le 06 avril 2012

    Entre les ombres titubantes, Syn se lève. Les hommes ne sont plus qu'un décor, la fumée noire d'un brasier. Il marche entre les braises palpitantes et en attrape une. Sa chevelure évoque les mille feux dorés de son enfer, les spirales sinuent jusque dans son cœur.
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  • Par juliem, le 25 mars 2012

    Après les erreurs de vos pères, l'homme a oublié. Il n'a gardé que les impressions et les craintes, mais il reproduit ce qu'on lui a légué. Il impose ses désirs par la force: il est à la fois à la mesure et à la démesure de son héritage. L'humanité doit être élevée comme un enfant qui apprend à marcher.
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  • Par juliem, le 25 mars 2012

    Dek et Eilly s'embrassent fougueusement. Peu de mots sont échangés. Les paroles sont des incantations qui disent cette énergie farouche parcourant ceux qui vont donner la mort ou mourir. Il y a de la magie dans les dessins tracés sur le corps avec un peu d'argile ou le sang d'un animal. Il y a de la magie dans ces colliers sculptés dans l'os, accrochés à la crosse d'une vieille arme. Il y a de la magie dans l'ivresse guerrière. Seuls importent la perception et ce qui l'accroît: le regard, l'ouïe et l'odeur permettent de vivre et de tuer. La rapidité du geste, la réaction pure, l'instant.
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  • Par juliem, le 25 mars 2012

    Un souffle traverse leurs poitrines. L'espace et le temps semblent converger, envahir la salle tout entière, emporter cet instant unique, ce spectacle oscillant entre le jour et la nuit, entre le plus lointain des passés, ressurgi ici, dans le ventre d'un navire échoué, et le regard d'un homme et d'une femme.
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