ISBN : 2070362299
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.51/5 (sur 68 notes) Ajouter à mes livres
Un homme se fuit en parcourant le monde, entrainant dans son long voyage son épouse, essayant d’oublier ses pulsions amorales. -
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par zohar, le 04 mars 2011

    zohar
    «L'immoraliste» est un très beau livre sur l'affirmation de soi et la suprême liberté intérieure !
    Lors d'un voyage, en Tunisie avec son épouse Marceline, Michel tombe gravement malade (il est atteint de la tuberculose) et se retrouve entre la vie et la mort.
    Mais c'est la vie qu'il veut voir triompher : il déploiera alors, en lui, sa soif inextinguible de vivre.
    Il remettra en question, par exemple, l'éducation qu'il a reçue de sa mère (le goût dérisoire pour le passé), et la culture (qui étouffe, certes, les instincts primitifs de la vie).
    Michel est le modèle d'un homme qui ne vit que pour satisfaire ses pulsions au mépris de l'ordre social et moral (il est fasciné par la libre existence de son ami Ménalque), et surtout, au détriment de sa femme : Michel laisse son épouse, seule et abandonnée, mourir de la tuberculose (celle-ci, en effet, l'a contracté à son tour en soignant son mari).
    Michel L'immoraliste porte-t-il en lui l'image du « surhomme », selon la conception de Nietzsche ?
    «L'immoraliste», roman psychologique qui met en exergue le triomphe du plus fort, est en quelque sorte la suite de « Les Nourritures terrestres », en ce qu'il énonce les mêmes thèmes et principes que dans ce dernier.
    Considéré aussi comme le pendant de « La porte étroite », « L'immoraliste », écrit dans un style concis et clair, est à mes yeux un grand classique de la littérature contemporaine
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    • Livres 2.00/5
    Par Sarah_DD, le 06 août 2008

    Sarah_DD
    Je me souviens de ce livre, étudié en secondaire, parce que c'était ma première rencontre avec un drôle de truc: un mot qui n'existe pas. La prof ne l'a pas présenté comme un néologisme, si ce n'était pas au dictionnaire, ça n'existait pas. J'avais trouvé triste pour le mot cette existence illégale.
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  • Par bacoltrane, le 13 mars 2008

    bacoltrane
    la négation de toute moralité pour trouver la vie, la force. Apre et cruel.
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 08 février 2012

    Ah ! peut-être allez-vous penser que je n'aimais pas Marceline. Je jure que je l'aimais passionnément. Jamais elle n'avait été et ne m'avait paru si belle. La maladie avait subtilisé et comme extasié ses traits. Je ne la quittais presque plus, l'entourais de soins continus, protégeais, veillais chaque instant et de ses jours et de ses nuits. Si léger que fût son sommeil, j'exerçai mon sommeil à rester plus léger encore ; je la surveillais s'endormir et je m'éveillais le premier. Quand, parfois, la quittant une heure, je voulais marcher seul dans la campagne ou dans les rues, je ne sais quel souci d'amour et la crainte de son ennui me rappelaient vite auprès d'elle ; et parfois j'appelais à moi ma volonté, protestais contre cette emprise, me disais : n'est-ce que cela que tu vaux, faux grand homme ! - et me contraignais à faire durer mon absence ; - mais je rentrais alors les bras chargés de fleurs, fleurs de jardin précoce ou fleurs de serre... Oui, vous dis-je ; je la chérissais tendrement. Mais comment exprimer ceci ?... A mesure que je me respectais moins, je la vénérais davantage ; - et qui dira combien de passions et combien de pensées ennemies peuvent cohabiter en l'homme ?...
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  • Par mandarine43, le 07 février 2012

    Je repense souvent à ces larmes et je crois maintenant que, déjà se sentant condamnée, c'est de regret d'autres printemps qu'elle pleurait. Je pense aussi qu'il est de fortes joies pour les forts, et de faibles joies pour les faibles que les fortes joies blesseraient. Elle, un rien de plaisir la soûlait ; un peu d'éclat de plus, et elle ne le pouvait plus supporter. Ce qu'elle appelait le bonheur, c'est ce que j'appelais le repos, et moi je ne voulais ni ne pouvais me reposer.
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  • Par mandarine43, le 09 février 2012

    J'ai cherché, j'ai trouvé ce qui fait ma valeur : une espèce d'entêtement dans le pire.
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  • Par petitours, le 26 juillet 2009

    Rien de plus tragique, pour qui crut mourir, qu'une lente convalescence. Après que l'aile de la mort a touché, ce qui paraissait important ne l'est plus ; d'autres choses le sont, qui ne paraissaient pas importantes, ou qu'on ne savait même pas exister. L'amas sur notre esprits de toutes connaissances acquises s'écaille comme un fard et, par places, laisse voir à nu la chair même, l'être authentique qui se cachait.
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  • Par mandarine43, le 26 septembre 2011

    Si encore nos médiocres cerveaux savaient bien embaumer les souvenirs ! Mais ceux-ci se conservent mal. Les plus délicats se dépouillent ; les plus voluptueux pourrissent ; les plus délicieux sont les plus dangereux dans la suite. Ce dont on se repent était délicieux d'abord.
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Vidéo de André Gide

La Symphonie Pastorale 6/6, film français de Jean Delannoy, sorti en 1946 et adapté du roman d'André Gide. Il remporta la Palme d'or au festival de Cannes en 1946 et Michèle Morgan obtint le prix d'interprétation féminine pour le rôle de Gertrude








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