ISBN : 2354080530
Éditeur : Mnémos (2009)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Ambeliane ! Quels mystères cache cette cité close dont les hardis marins règnent sur le trafic hauturier de l'Arc Côtier ? Pour Djeeb Scoriolis, la curiosité est trop forte. Artiste aventurier, esthète bateleur épris du beau geste, il prend tous les risques pour percer ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 10 avril 2012

    BVIALLET
    Djeeb Scoriolis, jeune chanteur aventurier, propriétaire de l'Arbogail, sorte de galère ou de rafiot à rames, se lance sur les mers pour atteindre la mystérieuse cité interdite d'Ambéliane. Il aimerait percer les secrets de cette ville close dont les hardis marins règnent sur le trafic hauturier de l'Arc Côtier. A peine débarqué, les épreuves ne vont pas manquer... Des tavernes du port aux palais des puissants, on ne lui veut pas que du bien ; alors il va devoir déployer toute son astuce et tout son talent pour sauver sa peau.
    Un roman ne relevant pas vraiment de la fantaisie classique mais plutôt de l'aventure imaginaire. En effet, pas de contexte moyenâgeux, pas de fées, ni d'elfes, ni de mages, ni de chevaliers errants, mais plutôt une ambiance maritime type XVème siècle, grandes découvertes. le héros est une sorte de ludion qui réchappe de tout et même du pire. En bon Mister Catastrophe, il déclenche sans vraiment le vouloir la ruine et la destruction partout où il passe. L'intrigue, pas très originale, reste relativement intéressante. Un seul ennui, mais de taille, un style précieux, alambiqué, ampoulé, tarabiscoté pour ne pas dire filandreux et amphigourique. L'auteur croit sans doute qu'allonger à loisir des descriptions sans intérêt, se payer de mots choisis et délayer son récit parfois jusqu'à la logorrhée permet de se distinguer et d'atteindre les sommets littéraires. Il ne fait qu'ennuyer le lecteur et ôter intérêt et rythme à son histoire. Espérons qu'il saura corriger ce défaut agaçant mais non rédhibitoire dans les prochains tomes.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par Deuzenn, le 07 octobre 2010

    Deuzenn
    Faites connaissance avec Djeeb, personnage haut en couleur chez qui se mêlent allégrement Don Quichotte et Cyrano de Bergerac, avec une pointe de Jack Sparrow, et partez avec lui à l'assaut d'Ambéliane, cité aussi mystérieuse que fascinante.
    De la Fantasy de très haut vol où il n'est pas question de quête ni d'élu, mais d'un personnage plein de panache dont on suit les pérégrinations avec délectation. Un vrai plaisir et un grand coup de coeur!
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    • Livres 5.00/5
    Par DonLo, le 10 juillet 2010

    DonLo
    Goldeneyes, sur le Cafard Cosmique :
    "Alors bien entendu, la lecture de Djeeb le Chanceur ne bouleversera pas les convictions du lecteur. Mais ce n'est pas son but avoué. Et il ne peut y avoir méprise sur la marchandise. Car bien avant le début du récit, l'auteur avait clairement énoncé le contrat de lecture : Djeeb le Chanceur se veut un roman de fantasy sans autre ambition que de proposer à son lecteur le plaisir simple et immédiat de l'évasion et du dépaysement. À cet égard, il remplit parfaitement son office. Il se lit vite. Il se lit bien. Et si vous vous êtes délicieusement perdus dans le treillis des aventures vancéennes, il y a de fortes chances que Djeeb le Chanceur ne vous fasse pas regretter le voyage."
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    • Livres 5.00/5
    Par DonLo, le 12 juillet 2010

    DonLo
    Une nouvelle critique d'une lectrice assez enthousiaste (j'en rougis) :
    Du point de vue de l'écriture, la langue très fleurie s'accorde à la personnalité du héros. Les descriptions sont dosées juste comme il faut, le rythme soutenu mais pas effréné, l'unique scène de fesses éhontément mangée par une ellipse entre deux chapitres (bouuuuh !) et la fin agréablement épique (et colégram... pardon, c'était plus fort que moi). Ça reste un petit roman, peut-être un peu trop linéaire, mais pour une fois qu'on a un héros de fantasy qui ne sauverait pas le monde si on le lui demandait, et qui d'ailleurs, ce coup-ci, fait plus de mal que de bien sans qu'on ait envie de le haïr, on ne boudera pas notre plaisir.
    Je ne partirais peut-être pas en vacances avec Djeeb Scoriolis (que voulez-vous, je tiens à la vie), mais Djeeb l'Encourseur partira en vacances avec moi.


    Lien : http://histoiresdoph.blogspot.com/2010/07/djeeb-le-chanceur-laurent-..
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    • Livres 5.00/5
    Par Coeurdechene, le 27 juillet 2009

    Coeurdechene
    Je vous présente un petit coup de cœur de cette année.
    Laurent Gidon est un auteur français qui a déjà fait ses armes sous le pseudonyme de Don Lorenjy et n'en est pas à sa première incursion dans le genre. Pourtant, s'il a déjà écrit, c'était plutôt pour un public jeune. Ici il se tourne vers un roman adulte, plus mature. Mais ce n'est pas ce qui fait le charme de l'ouvrage...
    La suite sur mon blog

    Lien : http://coeurdechene.unblog.fr/2009/07/27/138/#more-138
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Citations et extraits

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  • Par Coeurdechene, le 27 juillet 2009

    Sous les regards amusés et quelques premiers quolibets, sa silhouette agenouillés se détendit, raflant d'une main preste les cinq couteaux et le gobelet. Avant même qu'il se soit mis debout, les lames miroitantes dansaient en l'air alors que la timbale de résine prenait un parfait équilibre sur son front. Dans la salle, langues et expressions se figèrent. De rudes gaillards ébahis frissonnaient lorsqu'une point effilée, semblant sortir de sa trajectoire, frôlait un œil ou une oreille avant de se voir cueillie et relancée par une main virevoltante. Dans sa danse jongleuse, l'artiste se mettait en péril, risquait sans cesse la blessure. Plus d'un crût voir naître une goutte de sang au passage d'une lame acérée semblant échapper au lanceur. A chaque erreur possible, ils sentaient l'acier mordre la peau, trancher pulpe et tendons, gagner l'os dans une brûlure odieuse.

    Mais ce qui les sidérait tous, c'était la parole de Djeeb. Longtemps contenue, elle semblait maintenant sourdre du gobelet même, toujours immobile sur son front, et les poignait au coeur. Chacun, tendu par les dangers du spectacle, s'ouvrait sans retenue aux vagues des mots et avait l'intime conviction que ce discours s'adressait à lui seul, réveillant des douleurs enfouies, des nostalgies inavouées. En phrases simples et sans fard, Djeeb évoqua la douleur des mères qui les avaient tous enfantés égaux, les tortures de l'abandon lorsqu'il fallut laisser trop tôt la place chaude au bébé suivant, les caprices d'injustice aux proportions de fin du monde, le bref déchirement d'amours trop jeunes condamnés au silence, les déceptions du temps qui passe et ne vient rien changer, la mort en ligne de mire comme un fanal qu'on voudrait éviter… Il embarque les spectateurs dans un voyage au coeur d'eux-mêmes, sans cesser une seconde son bal téméraire et tranchant.
    Il parla longtemps peut-être, ou un instant seulement, personne ne comptait plus. Puis dans un dernier geste appuyé d'un coup de tête il laissa ses coute
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  • Par DonLo, le 10 juillet 2010

    Fran lui demanda de lâcher un peu de câble d’avance pour que, lors de son décollage, elle ne soit pas retenue dans la zone de turbulence maximum. Elle empoigna alors l’armature du voilair, le libérant du chevalet pour l’établir au-dessus de sa tête. Djeeb aurait bien aimer partager encore un regard, peut-être même lui demander de renoncer, mais Fran ne voyait plus que sa monture de toile. Les yeux fixés sur ce voyageur des airs, elle en éprouvait une dernière fois l’équilibre et la portance. Puis, dans un grand cri libérateur, elle se lança.
    Dès son troisième pas dans la pente, une rafale lui arracha le voilair des mains. Celui-ci prit le vent, se cabra un peu, tendit les longes et s’envola avec sa cavalière. Djeeb laissa filer les bobines, veillant seulement à ce qu’elles se dévident de façon équilibrée pour que le voilair demeure le plus droit possible. En tentant de les freiner, il sentit à quel point le vent avait forci depuis leur essai du matin. Il y réussit toutefois, retenant Fran à une hauteur qui dépassait déjà le sommet du Lorne. Il la voyait danser sous l’armature de toile, le corps retenu à l’horizontal par son harnais. Deux longues encablures les séparaient. Il n’était plus question de se parler pour communiquer. Mais Fran parvint à lui signifier par gestes que tout allait bien. Pourtant, sa position ne devait pas être des plus confortables.
    Prise par le vent puissant d’altitude, le voilair tentait d’échapper à cette pression dans ses membrures en oscillant de droite à gauche, ouvrant un côté, puis l’autre, de plus en plus largement. Djeeb tenta de corriger ce mouvement pendulaire croissant en agissant sur les poignées, mais il eut du mal à trouver le rythme et commença par secouer l’équipage encore plus fort. Il constata bientôt qu’il lui était plus facile de suivre le mouvement que de le contrer, et commença à amener Fran le plus loin possible vers l’est dans un grand arc descendant, avant de la renvoyer aussi souplement vers l’ouest. Ainsi guidé, le voilair acceptait de moins se déhancher, quitte à toujours maintenir sur la brèche son pilote à distance. Djeeb accepta cette responsabilité, se prit au jeu, et lança bientôt Fran dans un ballet aérien étourdissant.
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  • Par BVIALLET, le 10 avril 2012

    Voyez-vous, récita-t-il comme on déroule un argumentaire vendeur, je me considère un peu comme un artiste dont chacun des instants serait l'oeuvre. Je danse ma vie, je la jongle et je la chante aussi, et je veille à ce que chaque mouvement, chaque parole, avec son élégance propre, contribue à l'harmonie de l'ensemble. Oui, un artiste danseur de vie, vraiment, voilà ce qui me définit le mieux.
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