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ISBN : 2745971999
Éditeur : Milan (2014)


Note moyenne : 4.13/5 (sur 474 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Gwendolyne a 16 ans. Elle vit à Londres. Vie normale, scolarité normale dans une grande école privée, famille normale, en apparence… Car cette famille a un secret : certaines filles sont porteuses d’un gène qui leur permet de voyager dans le temps. Le premier tome d’une... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par florencemullot, le 22 octobre 2014

    florencemullot
    La trilogie des gemmes était depuis un petit moment dans ma liste des livres à lire. J'en avais entendu beaucoup de bien et le fait que l'héroïne voyage dans le temps était plutôt original (pas de vampires, loups-garous... bien que je n'ai rien contre). Elle aurait pu rester encore longtemps à prendre la poussière si le film n'était pas sorti ! Par curiosité, je l'ai regardé et j'ai beaucoup apprécié. du coup, ni une, ni deux : j'ai commencé la trilogie.
    Pour ceux qui ont vu le film ou qui vont le voir, sachez qu'il est vraiment très fidèle au roman. Et donc, pour le coup, ma lecture n'a pas été une découverte, mais cela ne m'a pas déplu pour autant. Mais je vous avoue que commencer le tome deux sans savoir ce qu'il va se passer est tout de même plus grisant !
    ROUGE RUBIS pose très bien les bases de l'histoire. On en apprend beaucoup, il y a de l'action, on entre rapidement dans le vif du sujet. En clair, le premier tome n'est pas ennuyant, certes, nous avons encore beaucoup de choses à découvrir mais l'auteur ne nous fait pas languir indéfiniment en espérant que le second tome soit plus palpitant. le premier l'est déjà (et j'espère que la suite le sera tout autant). le style de l'auteur est en plus très dynamique. Gwendolyn, notre héroïne, est la narratrice, et je dirais que nous retrouvons sa personnalité dans la narration : dynamique, piquante, drôle et aussi avec cette touche de jeunesse et de naïveté. Pour ma part, j'ai trouvé cela très agréable, très frais, sans pour autant desservir l'histoire.
    Gwen n'est pas une écervelée de seize ans qui glousse toutes les cinq minutes. Loin de là. Elle agit comme une adolescente de seize ans, avec les préoccupations qu'on a à cet âge, mais ce qui lui arrive va la placer au-dessus de cela. Autant le dire tout de suite, j'aime énormément ce personnage. Et c'est sans aucun doute, l'un des points qui me fait tant apprécier ROUGE RUBIS. J'ai tout de suite accroché. Sa personnalité, sa façon de voir les choses, son côté "je ne me laisse pas faire" (enfin pas trop), son amitié avec Leslie qui est juste parfaite, le fait que pas mal de choses lui tombent dessus mais qu'elle ne se laisse pas submerger ou engloutir, elle pense par elle-même, a le goût de l'aventure... En clair, un personnage féminin fort avec ses petites faiblesses. Un personnage qui a sa place à l'heure actuelle dans la littérature jeunesse.
    ROUGE RUBIS nous permet aussi de rencontrer beaucoup d'autres personnages. Nous n'avons pas forcément le temps de tous apprendre à les connaître et certains n'ont que de trop brèves apparitions, mais je dois avouer que la petite ribambelles de protagonistes qui peuplent ROUGE RUBIS sont plutôt sympathiques. Mis à part le comte Saint-Germain dont la misogynie m'a pour le moins fait hérisser le poil, ainsi que son arrogance démesurée, la plupart sont attachants à leur manière et donnent encore plus de couleurs au récit. Leslie est très pétillante et positive. Gideon arrogant mais pas que. Mr George absolument adorable et prévenant. Glenda hystérique et prétentieuse à en mourir de rire... Nous n'avons pour l'instant qu'effleurer tous ces personnages et j'avoue que j'ai hâte d'en découvrir un peu plus sur eux.
    Quant à l'histoire, je suis assez enchantée. Comme je l'ai dit au début de mon avis, le thème est plutôt original par rapport à ce que l'on peut lire couramment dans la littérature jeunesse ces dernières années. Les voyages dans le temps sont de plus assez délicats à traiter, mais en un sens, pour l'instant, ils ne prennent pas tellement une grande place dans l'intrigue. On voyage bien sûr avec Gwen et Gideon à travers différentes époques mais ce qui est le plus "important" pour moi, reste les rencontres qu'ils font, pas vraiment le côté historique de tout cela. Sans compter les mystères qu'il y a autour du chronographe, des pierres et du fameux Comte. On sent tout de suite que l'aventure est prédominante plutôt que le côté fantastique. Et ce n'est pas pour me déplaire.
    La lecture est passionnante, rapide et entraînante. Une très bonne combinaison. Je vais d'ailleurs enchaîner avec le tome deux et sûrement le trois dans la foulée.
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    • Livres 5.00/5
    Par LauraDarcy, le 26 mai 2015

    LauraDarcy
    J'ai, tout d'abord, découvert la saga des gemmes en regardant les deux premiers films qui ont été adapté au cinéma. Et après avoir vu Bleu saphir qui est sortie récemment en DVD en France, j'ai eu l'extrême envie de lire la saga. Sans perdre de temps, j'étais déjà rendue dans ma librairie pour acheter les deux premiers tomes. le tome 3 n'étant pas encore sortie dans la nouvelle édition, son achat attendra quelque peu.
    C'est article sera légèrement différent de d'habitude puisque je ne me cantonnerais pas à donner mon avis que sur le livre.
    Kerstin Gier nous conte une histoire pleine de mystère qui m'a captivée dès les premières pages. Je connaissais déjà l'univers grâce aux films mais je savais d'ores et déjà que le livre recelait de détails qui m'avait manqué jusqu'à présent. Car il faut le reconnaitre les films m'ont beaucoup plu mais la mise en place est assez longue et laborieuse.
    Gwendolyn est une jeune fille de seize ans à laquelle je me suis beaucoup attachée. J'avais peur qu'elle soit très immature et capricieuse mais elle est loin de cette image. Elle est certes légèrement immature mais c'est ce qu'on attend d'un personnage de son âge. Toute sa vie, elle est passée en second plan aux yeux de sa famille car Charlotte, sa cousine, était la fille soit-disant exceptionnelle. Alors qu'elle aurait pu être jalouse de cette différence de traitement, elle en est presque soulagée et reconnait volontiers qu'elle est trouillarde bien que ce trait de caractère n'apparait absolument pas. Elle voit et communique depuis toujours avec les esprits, et même si elle en a eu peur petite, elle s'y est très vite habituée.
    C'est une dès grandes différences avec l'adaptation cinématographique, puisque Gwendolyn ne voit les esprits que lorsque le gène du voyageur fait son apparition. Cependant, je comprends le choix qui a été fait de modifier les événements. Il aurait été difficile d'expliquer que Gwendolyn avait toujours vu les esprits alors que le début du film est concentré sur le fait que la vie de Gwendolyn est banale avant l'activation du gène.
    Gidéon quant à lui apparait beaucoup plus tard dans le livre que dans le film. C'est un personnage a su se faire désirer. J'avais très envie de faire sa connaissance plus en profondeur et je n'ai pas du tout été déçue. Je préfère nettement le Gidéon du livre qui est entouré de plus de mystère que dans le film. On en apprend notamment plus sur les différentes rencontres entre Gidéon et le Comte de St-Germain qui auraient pu influencer la façon de pense de Gidéon envers la mission. C'est un personnage que j'ai beaucoup apprécié car il laisse supposé de grand chamboulement pour les prochains tomes. J'ai également hâte de voir comment la relation de Gwen et Gidéon va évoluer.
    Les personnages secondaires ont toute leur importance. Charlotte est identique dans le film et dans le livre ainsi que Glenda et Lady Arista. J'ai particulièrement apprécié le personnage du Docteur White qui est plus nuancé dans le livre et j'ai hâte de pouvoir en apprendre un peu plus sur lui. le personnage de Georges est très mis en avant dans le film alors que pour l'instant il reste en retrait et n'aide pas véritablement Gwendolyn dans sa recherche de la vérité.
    Le film a pour particularité d'avoir remanier l'intrigue et les événements ne se déroulent pas dans le même ordre sans que cela ne pose problème. J'imagine aisément que le choix a été fait pour structurer et dynamiser le film qui présente malgré tout quelques longueurs surtout au début puisque l'histoire complexe peine à se mettre en place.
    J'ai lu ce livre en une journée et je regrette maintenant de ne pas avoir pris dans ma valise le tome 2 car j'ai vraiment hâte de pouvoir lire la suite. C'est une saga que je recommande à lire et à voir.

    Lien : https://darcybooks.wordpress.com/2015/05/13/rouge-rubis-tome-1-de-ke..
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    • Livres 4.00/5
    Par EnjoyBooks, le 01 septembre 2014

    EnjoyBooks
    Rouge Rubis – Tome 1 de Kerstin Gier. (Genre : Fantastique, Jeunesse).
    Editions : Milan
    Prix : 13,90€
    Année de parution française : 2011
    Année de parution originale : 2009
    Titre version originale : Rubinrot.
    .Résumé : Gwendolyne a 16 ans. Elle vit à Londres. Vie normale, scolarité normale dans une grande école privée, famille normale, en apparence… Car cette famille a un secret : certaines filles sont porteuses d'un gène qui leur permet de voyager dans le temps.
    .Mon avis : Cette série me tentait depuis un long moment à vrai dire… juste deux ans, depuis mon arrivée sur la blogo. Je remercie donc Justine, de me l'avoir envoyé lors du SWAP parce que je suis content de l'avoir découvert ! La couverture est vraiment belle et c'est par cette dernière que j'ai été induit en erreur pour l'histoire. Je savais ce qu'il en était de la trame de départ mais j'ai été étonné de la tournure du récit. J'ai donc passé un excellent moment.
    .Le prologue qu'a écrit l'auteure m'a assez intrigué. En effet, il est rédigé à la troisième personne et on ne sait pas quels personnages on suit. On est en fait assez dans le flou et c'est ce qui nous pousse à continuer pour savoir qui ils sont. Une fois le prologue passé, on arrive vite à l'évènement déclencheur du roman et on est vite propulsé au sein de la mythologie développée par Kerstin Gier. Et c'est un très bon élément pour attirer le lecteur dans ses filets.
    .En ce qui concerne les personnages je trouve qu'il y en a un peu trop… je n'ai pas toujours réussi à me rappeler de tel physique ou de qui était qui vers la fin tellement je me mélangeais les pinceaux entre les personnages secondaires. Pour les principaux, je les ai beaucoup appréciés. Surtout Gwendolyne qui par son côté naïf et sans aucune connaissance de son univers amène un côté frais et parfois divertissant. Elle est attachante et elle évolue au fil du roman, prenant confiance en elle-même si tout n'est pas encore gagné d'avance. J'aurai cependant aimé plus en apprendre sur elle concernant son passé familial et personnel. C'est la chose que je reproche à l'auteure pour tous ses personnages d'ailleurs. Ensuite vient Gideon, qui ne m'a pas forcément plu au premier abord. J'ai appris à l'apprécier à travers Gwendolyne mais je n'ai pas compris son acte de la fin, WTF ^^ Puis il y a la famille de Gwen ainsi que son amie Leslie. Sa famille est vraiment explosive et je l'ai adoré. Quant à Leslie, c'est une personne qui aurait mérité d'être plus en avant dans le livre parce qu'elle aide beaucoup Gwen par ses recherches.
    .Le rythme est assurément bon même si les chapitres sont parfois assez longs. le fait d'être comme Gwendolyne, dans l'inconnue la plus totale, nous pousse à lire pour en apprendre davantage. Et c'est en fait ce qui rend le roman addictif. Et puis les personnages n'arrêtent pas de bouger. Ensuite les sauts dans le temps vont se greffer à ces actions et il y a aussi de nombreux mystères qui intriguent vraiment le lecteur. A travers de nombreuses questions, l'auteure réussi à nous rendre curieux et c'est grâce à son univers que notre curiosité est d'autant plus renforcée.
    .L'univers fantastique des voyages dans le temps est pour moi ce qui m'a le plus surpris. En fait, je ne m'attendais pas à ce que ce soit traité de cette manière et cela m'a étonné dans le bon sens du terme. On sent un travail, peut-être des recherches, je ne sais pas. Ou alors une imagination débordante mais Kerstin Gier possède une mythologie poussée avec des règles, une histoire et une prophétie en quelque sorte. Même si ce tome 1 ne dévoile qu'un pan de cette univers, ce qu'on nous propose est vraiment alléchant et j'ai hâte de voir où cela va m'amener. Parce que même si le concept du voyage dans le temps peut paraître banal, l'auteure y amène des difficultés et des bases solides sont posées.
    .La plume de l'auteure est ce qui rend le tout encore plus prenant. Je ne dis pas que c'est une plume ultra recherchée, loin de là, mais elle est efficace. J'ai cependant eu du mal avec certaines phrases que j'ai du relire plusieurs fois. Soit c'est la fatigue (et ça doit surement être le cas), soit c'est la traduction (et c'est aussi possible ^^). Mais le style d'écriture est fluide et c'est un roman qui se lit à une très grande vitesse. La fin donne forcément envie de voir vers où l'auteure va partir. Et ce qui m'intrigue le plus en fait, ce sont les titres des autres romans. Parce qu'en sachant la trame de l'histoire je ne vois pas en quoi Gwendolyne peut y être mêlée… mais je ne demande qu'à être surpris encore une fois !
    .Enfin, que vous dire à part que c'est un premier tome que je vous recommande. le concept du voyage dans le temps peut paraître banal au premier abord mais l'auteure en fait un univers poussé et construit. Gwendolyne est attachante et les autres personnages la portent dans le récit bien que ces derniers apportent aussi des éléments à l'histoire. Puis la plume de l'auteure est efficace sans être recherchée totalement ce qui convient parfaitement pour du jeunesse.

    Lien : http://enjoybooksaddict.blogspot.fr/2014/09/chronique-rouge-rubis-to..
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    • Livres 4.00/5
    Par LittleJohn, le 31 août 2013

    LittleJohn
    Un Young Adult que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire. Premier tome d'une trilogie, il faudra vraiment aller au bout pour avoir toute l'histoire, mais de temps en temps, comme on a des incursions dans le passé, on devine petit à petit fait où on va arriver. Surtout, le prologue nous met sur la voie…
    Le personnages de Gwendolyn, lycéenne tout à fait normale, voire même banale, est tout à fait attachant de par son aspect ordinaire et de par sa ressemblance avec bien des lycéennes. Gwen se retrouve embrigadée dans des histoires de voyage dans le temps alors qu'elle n'y était nullement préparée, toute sa famille pensant que c'était sa cousine Charlotte qui y était prédestinée. Une histoire de gènes voyez-vous...
    C'est donc avec Gwen qu'on découvre page après page le monde des Veilleurs, les voyageurs dans le temps, les 12 pierres précieuses et le chronographe. On a plaisir à faire des incursions dans l'histoire, et à découvrir les robes en crinoline, les livrées et les calèches. L'intrigue autour de la quête de voyageurs dans le temps, de traîtres potentiels, et de desseins cachés, fait qu'on a plaisir à tourner chaque page et le livre se lit assez vite. On comprend aussi que quelque chose se dessine avec le beau et hautain Gideon de Villiers, mais très lentement.
    Un livre très Young Adult, qui peut se lire dès l'entrée au collège, mais qui n'a pas besoin d'être boudé par les adultes. Une bien jolie découverte, qui a été adaptée au cinéma en Allemagne, mais n'est pas sorti dans les salles françaises. le tournage du tome 2, Bleu saphir, va débuter à l'automne 2013.
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    • Livres 5.00/5
    Par TeamLitteraire, le 21 mai 2015

    TeamLitteraire
    Bien souvent utilisé, le thème des voyages dans le temps continue de faire rêver, représenté avec une même idée fantastique. C'est inévitablement à cette thèse que l'on s'attend en voyant le résumé du livre et pourtant, c'est une histoire complètement originale qui nous attend, et inédite. L'histoire est recherchée et méticuleusement travaillée par l'auteure, ce qui lui donne une impression de réel. L'aspect fantastique est intégré à un quotidien normal, sous forme d'une société secrète, de sorte à donner une cohérence complète à tout les événements réalisés.
    On ne peut nier les éléments compliqués qui forment l'histoire de ce secret. Cependant, l'apprentissage de la jeune Gwendolyne permet au lecteur d'apprendre lui-aussi, au même rythme. La compréhension totale est ainsi possible, ne laissant pas plus de surprises au lecteur qu'au personnage principal. Car on peut dire que les surprises et les mystères sont naturels dans ce livre, donnant l'envie de poursuivre l'aventure et d'en connaître toujours plus sur la suite des événements !
    Au delà de l'aspect général du livre, on peut facilement remarquer que les personnages sont très bien travaillés et que l'entente familiale est bien conçue, de façon explosive ! Leurs caractères complètement différents ajoutent des relations dynamiques à l'histoire, se complétant les uns aux autres. Certains étant très imprévisibles, apportent une note de mystère et de surprise, renforçant le suspense. le caractère de Gwendolyne se démarque dès le début, laissant ressortir de la simplicité, de l'innocence et du courage. Mélange d'une fille banale et d'une héroïne, elle est le personnage rêvé pour les adolescents auquel se destine normalement le livre. Cette jeune fille est surtout attachante par l'empathie qu'on lui témoigne, due à ses relations sociales.
    A la fois simple et catégorique, la plume de Kerstin Gier ne permet pas de s'ennuyer à la lecture. Contrôlant parfaitement le sujet et l'histoire, elle sait très bien gérer l'écriture de son livre avec une très bonne répartition des actions. Ne se succédant pas de manière exagérée, les événements ne donnent pas une impression d'histoire tiré par les cheveux.
    Une réécriture du voyage dans le temps bien travaillée que je recommande à tous, notamment aux plus jeunes. J'ai passé un excellant moment à la lecture ce livre jeunesse sans prise de tête, qui m'a laissé m'évader dans un monde fantastique. Il me tarde de lire le second tome.

    Lien : http://www.teamlitteraire.fr/2015/05/rouge-rubis-de-kerstin-gier.htm..
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Citations et extraits

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  • Par Beki, le 25 novembre 2012

    — Tu as dit que je ne pourrais jamais posséder cette magie, parce que je ne suis qu’une fille tout à fait banale. Une fille comme tu en connais tant d’autres. Qui ne vont toujours qu’en groupe aux toilettes et se moquent des autres, et...

    Une main se posa sur mes lèvres.

    — Je sais ce que j’ai dit.
    Gideon s’était de nouveau penché vers moi.
    — Et je le regrette, ajouta-t-il.

    Hein ? J’étais assise là, comme frappée par la foudre, incapable de bouger ou de simplement respirer. Ses doigts frôlèrent prudemment mes lèvres, caressèrent mon menton et remontèrent à tâtons ma joue jusqu’à ma tempe.

    — Tu n’es pas banale, Gwendolyn, chuchota-t-il, tout en me caressant les cheveux. Tu es très inhabituelle. Tu n’as pas besoin de la magie du corbeau pour représenter pour moi quelqu’un de tout à fait particulier.

    Son visage se rapprocha encore. Quand ses lèvres effleurèrent les miennes, je fermai les yeux.

    OK, je n’avais plus qu’à tomber dans les pommes, maintenant.
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  • Par Cielvariable, le 30 avril 2013

    La limousine était devant la porte. Mon coeur se mit à battre un peu plus fort.
    Le souvenir de la soirée précédente me troublait encore.
    - Wouahhh ! Qu’est-ce que c’est que cette caisse ? s’exclama Gordon avec un petit sifflet d’admiration. Alors c’est peut- être vrai ce qu’on raconte : il paraît que Madonna a mis sa fille dans notre école... incognito, of course, et sous un faux nom.
    - Sûr, dit Leslie en clignant des yeux au soleil. C’est pour ça qu’on vient la chercher en limousine. Pour que personne ne la remarque...
    La limousine avait été repérée par d’autres élèves. Cynthia et sa copine Sarah se tenaient aussi dans l’escalier, les yeux écarquillés. Elles ne regardaient pas la voiture, mais un peu plus loin vers la droite.
    - Et moi qui pensais que cette affreuse bûcheuse se fichait pas mal des garçons, dit Sarah. Surtout de ce genre de modèle de luxe.
    - C’est peut-être son cousin, avança Cynthia. Ou son frère.
    J’agrippai Leslie par le bras. Gideon était là, dans notre cour, plus cool tu meurs, en jean et tee-shirt. Et il parlait avec Charlotte.
    Leslie comprit tout de suite.
    - Ben, je croyais qu’il avait les cheveux longs, me dit-elle sur un ton réprobateur.
    - Ils sont longs, non ?
    - Mi-longs, précisa Leslie. Ça fait toute la différence. Super cool !
    - Il est pédé, Je parie cinquante livres qu’il est pédé, lança Gordon.
    Il appuya son bras sur mon épaule pour pouvoir mieux voir entre Cynthia et moi.
    - Oh, mon Dieu, il la touche, s’affola Cynthia. Il lui prend la main !
    Le sourire de Charlotte se devinait d’ici. Elle ne souriait pas souvent (mis à part son sourire à la Mona Lisa), mais quand elle le faisait, elle était ravissante.
    Avec une petite fossette au coin de la bouche. Gideon devait la voir aussi et il ne la trouvait très certainement pas du tout banale.
    - Il lui caresse la joue !
    Oh, mon Dieu. Vraiment ! Je ne pouvais plus ignorer le pincement au coeur que je ressentais.
    - Et maintenant il l’embrasse !
    Nous retînmes toutes notre souffle. On avait véritablement l’impression que Gideon allait embrasser Charlotte.
    - Mais seulement sur la joue, dit Cynthia, soulagée. C’est tout de même son cousin. Gwenny, s’il te plaît, n’est-ce pas que c’est son cousin ? !
    - Non, dis-je. Ils n’ont aucun lien de parenté.
    - Et il n’est pas homo non plus, ajouta Leslie.
    - Tu paries quoi ? T’as qu’à regarder sa chevalière !
    Charlotte fit encore un grand sourire à Gideon et partit d’un pas léger. Sa mauvaise humeur s’était visiblement envolée.
    Gideon se retourna vers nous. Je me doutais bien du spectacle que nous lui offrions : quatre filles et Gordon en train de le regarder en gloussant.
    Des filles de ton genre, j’en connais.
    Pile poil ce qu’il pensait. Bravo.
    - Gwendolyn, cria Gideon. Te voilà enfin !
    Cynthia, Sarah et Gordon s’arrêtèrent de respirer en même temps. Moi aussi, pour être honnête. Leslie fut la seule à rester zen. Elle me poussa légèrement en avant.
    - Presse-toi un peu. Ta limousine t’attend.
    En descendant l’escalier, je sentais les regards des trois autres dans mon dos.
    Ils étaient sans doute tous restés bouche bée. Gordon surtout.
    - Salut, dis-je à Gideon.
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  • Par Cielvariable, le 30 avril 2013

    Je cherchai une cachette, mais la pièce était sobrement meublée. Il y avait une sorte de canapé sur des pieds arqués dorés, un bureau, des chaises rembourrées, rien derrière quoi se dissimuler à moins d'avoir la taille d'une souris. Je n'avais plus qu'à trouver refuge derrière l'un des rideaux dorés qui tombaient jusqu'au sol... pas vraiment le genre de cache originale. Mais pour l'instant, personne ne me cherchait non plus
    Dehors, dans le couloir, des voix se firent entendre.
    - Où tu vas ? Demanda une voix d'homme, d'un ton plutôt furieux.
    - N'importe où ! loin de toi ! répondit une autre voix.
    C'était celle d'une jeune fille... d'une jeune fille en pleurs, plus exactement. A ma grande frayeur, elle entra dans la pièce en courant. Et le type à ses trousses. J'aperçus leurs ombres flottantes à travers le rideau.
    Ah, évidemment ! Parmi toutes les salles disponibles à l'étage, il fallait justement qu'ils choisissent la mienne !
    - Laisse moi tranquille ! Dit la fille.
    - Il n'en est pas question, fit l'homme. Chaque fois que je te laisse seule, tu en profites pour faire n'importe quoi.
    - Va-t'en ! Répéta la fille.
    - Non, je ne m'en irai pas. Ecoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé. Je n'aurais pas dû le tolérer.
    - Mais tu l'as fait ! Parce que tu n'avais d'yeux que pour elle !
    L'homme rit doucement.
    - Tu es jalouse !
    - Ça te plairait, hein ?
    Eh bien, super ! Deux amoureux en bisbille ! Ça pouvait durer. J'aurais le temps de m'encroûter derrière ce rideau avant de revenir dans le présent et de me trouver face à Mrs Counter en plein cours d'anglais. Je pourrais peut-être lui expliquer que j'avais participé à une expérience de physique. Ou que j'avais été là tout le temps, sans qu'elle me remarque.
    - Le comte va se demander où nous sommes passés, dit l'homme.
    - Il n'a qu'à envoyer à nos trousses son frère d'âme transylvanien, ton comte. En fait, il n'est même pas comte. Son titre est aussi faux que les joues roses de cette... Comment c'était déjà son nom ?
    Dans sa colère, la fille n'arrêtait pas de renifler.
    Tout ça m'avait un air connu. Bien connu, même. Je risquai discrètement un oeil derrière le rideau. Ils se trouvaient de profil juste devant la porte. La fille était vraiment une fille et elle portait une robe fantastique, de soie bleu nuit et de brocart brodé, dont le bas était si large que ça devait être coton de passer par une porte normale avec ça. Elle avait des cheveux blanc neige, qui formaient une montagne étrange sur sa tête et retombaient en boucles sur ses épaules. Ce ne pouvait être qu'une perruque. L'homme avait aussi les cheveux blancs, retenus sur la nuque par un ruban. Malgré leurs cheveux de vieux, ils paraissaient très jeunes, et très beaux aussi, surtout l'homme. En fait, c'était plutôt un jeune homme, dans les dix-huit ou dix-neuf ans, peut-être. D'une allure à couper le souffle. Un parfait profil de mâle, je dirais. Pour le voir encore mieux, je me penchai beaucoup plus que je ne le voulais.
    - J'ai déjà oublié son nom, dit le garçon en continuant à rire.
    - Menteur !
    - Le comte ne peut rien au comportement de Rakoczy, dit le garçon, redevenu tout à fait sérieux. Il va certainement le punir. On ne te demande pas d'apprécier le comte, tu dois seulement le respecter.
    La fille émit un reniflement de mépris et elle me sembla de nouveau étrangement familière.
    - Je ne dois rien du tout, dit-elle en se tournant brusquement vers la fenêtre.
    C'est-à-dire vers moi ! Au moment de plonger derrière le rideau, je me figeai sur place.
    C'était impossible !
    La fille avait mon visage. Je jetai un regard dans mes propres yeux effrayés !
    La fille parut tout aussi stupéfaite que moi, mais elle se remit rapidement de sa frayeur. Elle fit un geste de la main sans équivoque.
    Cache-toi ! Disparais !
    Oppressée, je rentrai la tête derrière le rideau. Qui était-ce ? Une telle ressemblance, ce n'était pas possible. Il fallait jeter de nouveau un oeil.
    - Qui est-ce ? dit le garçon.
    - Rien ! répondit la fille.
    Est-ce que ce n'était pas ma voix aussi ?
    - A la fenêtre.
    - Il n'y a rien !
    - Et si c'était quelqu'un derrière le rideau, qui nous esp...
    La phrase se termina dans un son de surprise. Puis soudain le silence. Que s'était-il encore passé ?
    Sans réfléchir, je poussai le rideau sur le côté. La fille qui me ressemblait pressait ses lèvres sur celles du jeune homme. D'abord il se laissa faire, puis il lui enlaça la taille et l'attira vers lui. La fille fermait les yeux.
    D'un coup, des tas de papillons se mirent à danser dans mon ventre. C'était étrange de se regarder soi-même en train d'embrasser. En fait, je ne me débrouillais pas si mal. Il était clair que la fille n'embrassait le garçon que pour le détourner de moi. C'était gentil de sa part, mais pourquoi faisait-elle ça ? Et comment passer près d'eux sans me faire remarquer ?
    Dans mon ventre, les papillons se muèrent en oiseaux voletants, et l'image du couple enlacé s'estompa à mes yeux. Et puis, je me retrouvai brutalement dans la classe des sixième.
    Silence parfait.
    Je m'attendais à des cris horrifiés des élèves et peut-être même à voir Mrs Counter tourner de l'oeil. Mais la salle était vide. Je soupirai de soulagement. Cette fois-là, au moins, j'avais eu de la chance. Je me laissai tomber sur une chaise et posai ma tête sur le pupitre. Pour l'instant, ce que j'avais vécu dépassait mon entendement. Cette fille, ce joli garçon, le baiser...
    La fille faisait plus que me ressembler.
    La fille, c'était moi.
    Aucune erreur possible. Je m'étais parfaitement reconnue à la cicatrice sur la tempe en forme de demi-lune, dont tante Glenda avait toujours dit que c'était ma "drôle de petite banane".
    Une telle ressemblance, ça ne pouvait pas exister.
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  • Par Cielvariable, le 30 avril 2013

    Je cherchai une cachette, mais la pièce était sobrement meublée. Il y avait une sorte de canapé sur des pieds arqués dorés, un bureau, des chaises rembourrées, rien derrière quoi se dissimuler à moins d'avoir la taille d'une souris. Je n'avais plus qu'à trouver refuge derrière l'un des rideaux dorés qui tombaient jusqu'au sol... pas vraiment le genre de cache originale. Mais pour l'instant, personne ne me cherchait non plus
    Dehors, dans le couloir, des voix se firent entendre.
    - Où tu vas ? Demanda une voix d'homme, d'un ton plutôt furieux.
    - N'importe où ! loin de toi ! répondit une autre voix.
    C'était celle d'une jeune fille... d'une jeune fille en pleurs, plus exactement. A ma grande frayeur, elle entra dans la pièce en courant. Et le type à ses trousses. J'aperçus leurs ombres flottantes à travers le rideau.
    Ah, évidemment ! Parmi toutes les salles disponibles à l'étage, il fallait justement qu'ils choisissent la mienne !
    - Laisse moi tranquille ! Dit la fille.
    - Il n'en est pas question, fit l'homme. Chaque fois que je te laisse seule, tu en profites pour faire n'importe quoi.
    - Va-t'en ! Répéta la fille.
    - Non, je ne m'en irai pas. Ecoute, je suis désolé pour ce qui s'est passé. Je n'aurais pas dû le tolérer.
    - Mais tu l'as fait ! Parce que tu n'avais d'yeux que pour elle !
    L'homme rit doucement.
    - Tu es jalouse !
    - Ça te plairait, hein ?
    Eh bien, super ! Deux amoureux en bisbille ! Ça pouvait durer. J'aurais le temps de m'encroûter derrière ce rideau avant de revenir dans le présent et de me trouver face à Mrs Counter en plein cours d'anglais. Je pourrais peut-être lui expliquer que j'avais participé à une expérience de physique. Ou que j'avais été là tout le temps, sans qu'elle me remarque.
    - Le comte va se demander où nous sommes passés, dit l'homme.
    - Il n'a qu'à envoyer à nos trousses son frère d'âme transylvanien, ton comte. En fait, il n'est même pas comte. Son titre est aussi faux que les joues roses de cette... Comment c'était déjà son nom ?
    Dans sa colère, la fille n'arrêtait pas de renifler.
    Tout ça m'avait un air connu. Bien connu, même. Je risquai discrètement un oeil derrière le rideau. Ils se trouvaient de profil juste devant la porte. La fille était vraiment une fille et elle portait une robe fantastique, de soie bleu nuit et de brocart brodé, dont le bas était si large que ça devait être coton de passer par une porte normale avec ça. Elle avait des cheveux blanc neige, qui formaient une montagne étrange sur sa tête et retombaient en boucles sur ses épaules. Ce ne pouvait être qu'une perruque. L'homme avait aussi les cheveux blancs, retenus sur la nuque par un ruban. Malgré leurs cheveux de vieux, ils paraissaient très jeunes, et très beaux aussi, surtout l'homme. En fait, c'était plutôt un jeune homme, dans les dix-huit ou dix-neuf ans, peut-être. D'une allure à couper le souffle. Un parfait profil de mâle, je dirais. Pour le voir encore mieux, je me penchai beaucoup plus que je ne le voulais.
    - J'ai déjà oublié son nom, dit le garçon en continuant à rire.
    - Menteur !
    - Le comte ne peut rien au comportement de Rakoczy, dit le garçon, redevenu tout à fait sérieux. Il va certainement le punir. On ne te demande pas d'apprécier le comte, tu dois seulement le respecter.
    La fille émit un reniflement de mépris et elle me sembla de nouveau étrangement familière.
    - Je ne dois rien du tout, dit-elle en se tournant brusquement vers la fenêtre.
    C'est-à-dire vers moi ! Au moment de plonger derrière le rideau, je me figeai sur place.
    C'était impossible !
    La fille avait mon visage. Je jetai un regard dans mes propres yeux effrayés !
    La fille parut tout aussi stupéfaite que moi, mais elle se remit rapidement de sa frayeur. Elle fit un geste de la main sans équivoque.
    Cache-toi ! Disparais !
    Oppressée, je rentrai la tête derrière le rideau. Qui était-ce ? Une telle ressemblance, ce n'était pas possible. Il fallait jeter de nouveau un oeil.
    - Qui est-ce ? dit le garçon.
    - Rien ! répondit la fille.
    Est-ce que ce n'était pas ma voix aussi ?
    - A la fenêtre.
    - Il n'y a rien !
    - Et si c'était quelqu'un derrière le rideau, qui nous esp...
    La phrase se termina dans un son de surprise. Puis soudain le silence. Que s'était-il encore passé ?
    Sans réfléchir, je poussai le rideau sur le côté. La fille qui me ressemblait pressait ses lèvres sur celles du jeune homme. D'abord il se laissa faire, puis il lui enlaça la taille et l'attira vers lui. La fille fermait les yeux.
    D'un coup, des tas de papillons se mirent à danser dans mon ventre. C'était étrange de se regarder soi-même en train d'embrasser. En fait, je ne me débrouillais pas si mal. Il était clair que la fille n'embrassait le garçon que pour le détourner de moi. C'était gentil de sa part, mais pourquoi faisait-elle ça ? Et comment passer près d'eux sans me faire remarquer ?
    Dans mon ventre, les papillons se muèrent en oiseaux voletants, et l'image du couple enlacé s'estompa à mes yeux. Et puis, je me retrouvai brutalement dans la classe des sixième.
    Silence parfait.
    Je m'attendais à des cris horrifiés des élèves et peut-être même à voir Mrs Counter tourner de l'oeil. Mais la salle était vide. Je soupirai de soulagement. Cette fois-là, au moins, j'avais eu de la chance. Je me laissai tomber sur une chaise et posai ma tête sur le pupitre. Pour l'instant, ce que j'avais vécu dépassait mon entendement. Cette fille, ce joli garçon, le baiser...
    La fille faisait plus que me ressembler.
    La fille, c'était moi.
    Aucune erreur possible. Je m'étais parfaitement reconnue à la cicatrice sur la tempe en forme de demi-lune, dont tante Glenda avait toujours dit que c'était ma "drôle de petite banane".
    Une telle ressemblance, ça ne pouvait pas exister.
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  • Par Cielvariable, le 30 avril 2013

    Il s’éclaircit la voix avant de poursuivre :
    - J’espère qu’elle va tenir ce garçon à distance. Mon... hmm, neveu ou je ne sais quoi. On n’y comprend rien à ces rapports de parenté.
    - Ce n’est pourtant pas si difficile : ton arrière-grand-père et son arrière-grandpère étaient frères jumeaux. Donc, ton arrière-arrière-grand-père est également son arrière-arrière-grand-père.
    En voyant son regard perplexe, elle éclata de rire et ajouta :
    - Je vais te faire un dessin.
    - Je le disais bien : on n’y comprend rien. En tout cas, je n’aime pas ce type. Tu as remarqué comme il l’a mise sous sa coupe ? Heureusement qu’elle ne s’est pas laissé faire.
    - Elle est amoureuse.
    - Mais non.
    - Si, si. Mais elle ne le sait pas encore.
    - Et toi, comment le sais-tu ?
    - Ah, il est tout simplement irrésistible. Oh, mon Dieu, tu as vu ses yeux ? Verts comme ceux d’un tigre. Je crois aussi avoir senti mes genoux flageoler quand il m’a décoché ce regard furibond.
    - Quoi ? Tu ne parles pas sérieusement, là ? Depuis quand aimes-tu les yeux verts ?
    Elle rit.
    - Pas de souci. Tes yeux sont toujours les plus beaux. En tout cas, pour moi. Mais je pense qu’elle, elle préfère les verts...
    - Jamais de la vie elle ne peut être amoureuse de ce type.
    - Mais si. Et il est exactement comme toi autrefois...
    - Hein ? Ce... ! Il n’est pas du tout comme moi. Moi, je ne t’ai jamais commandée, jamais !
    Elle sourit moqueusement.
    - Oh si, tu l’as fait.
    - Seulement quand c’était nécessaire.
    Il se repoussa le chapeau sur la nuque avant d’ajouter :
    - Je veux seulement qu’il la laisse tranquille.
    - Mais tu es jaloux, dis-moi ?
    - Oui, avoua-t-il. N’est-ce pas normal ? La prochaine fois que je le verrai, je lui dirai de ne plus la toucher !
    - Je pense que nous allons bientôt les croiser dans les prochains temps, dit-elle, redevenue sérieuse. Et je pense aussi que tu peux déjà commencer à exercer tes talents d’escrimeur à l’entraînement. Nous avons du pain sur la planche.
    Il jeta en l’air son bâton de promenade et le rattrapa adroitement.
    - Je suis prêt. Et toi, princesse ?
    - Prête, si tu es prêt.
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