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ISBN : 2072721326
Éditeur : Gallimard (02/03/2017)

Note moyenne : 2.17/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Experte en amour, pâtisseries et chansons de troubadour, Tiphanie dite Belle d’amour a été l’une des suivantes de Saint Louis et a participé, en première ligne, aux deux dernières croisades en Orient. Mais sa vie, qui aurait pu être un conte de fées, tourne souvent au cauchemar.
Jetée très jeune sur les chemins du royaume après la condamnation à mort de ses parents, elle est réduite en esclavage à Paris d’où elle s’échappe pour répondre à l’appel des croisés... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Verdure35
20 mars 2017
Curieux ce roman paru dans la « Blanche » de Gallimard.
Très agréable à lire, mais pour nous démontrer que des faits historiques du Moyen âge pourraient se calquer sur notre siècle , le procédé est assez brouillon  tout de même.
F.O.G, de qui je retiens de bons moments de lecture, raconte ici la vie de Tiphaine »au moyen âge)rebaptisée Tiphanie pour ces années présentes.
Le narrateur s'appelle Olivier, peut-être me suis-je trompée, mais je le vois bien déguisé en F.O.G. Et le narrateur intervient parfois à titre personnel dans le roman, ; il fréquente un hacker, est amoureux d'une syrienne peut-être islamiste radicalisée, donc c'est un problème qu'il cherche à élucider, nos sommes bien en 2O16 à ce moment
Mais le personnage principal est donc Tiphanie qui démarre une pauvre vie au XIIIième siècle, qui contrairement à « La Chambre des Dames » est un siècle où tout est sale, gens et environnement, c'est la version de l'auteur, vraie à beaucoup d'égards, mais qui se livre il me semble à quelques privautés avec L Histoire, quoique !Je les trouve bienvenues, c'est un roman .L'auteur raconte les Croisades avec de solides connaissances.
Pourtant , cette période de croisades rafraîchit la mémoire du lecteur , il s'agissait avant tout de répondre aux attaques de l'Islam, et surtout de défendre les chrétiens d'Orient. Et donc la Tiphanie qui a vu mourir ses parents sur le bûcher dédié aux hérétiques se retrouve d'abord chez une tante qui lui apprend la patisserie, esclave avec le successeur(qui a 4 garçons) ce qui donne à peu près 40 viols par semaine,( cela est raconté de telle façon que ça passe avec tout le reste). tombe amoureuse souvent, et finira par accompagner le roi Louis IX en Terre Sainte, un peu par hasard, beaucoup par son énergie.
Il lui arrive tellement d'aventures que le lecteur les découvrira lui-même ; c'est un roman très , parfois trop foisonnant, mais le but de ce livre est de nous avertir , sans prendre partie, de l'étonnante similitude de ces deux époques le Moyen Age et la nôtre où religion et politique s'entremêlent, pendant que l'Orient et l'Occident se font la guerre au nom de Dieu.
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lunatic57
13 avril 2017
Après son arracheuse de dent l'an dernier, F.O.G nous dresse encore une fois le portrait d'une femme. Cette fois ci on découvre la vie de Tiphanie au coeur du 13e siècle, au temps des croisades, entre Paris, Marseille ou Tunis. Tiphanie connait bien des aventures, des drames et des malheurs. Dès le début du roman, avec la mort de ses parents, elle doit fuir, elle fera alors des rencontres malheureuses, subissant des violences, tortures et viols. Elle connaîtra l'amour plusieurs fois, avec des personnages bien singuliers (un bourreau, un eunuque, un religieux…) et elle accompagnera Louis IX dans les croisades. Tiphanie est décrite comme une femme forte, courageuse et déterminée, loin de l'image que l'on peut se faire d'une femme au moyen-âge. Pour coller à l'époque du roman, l'auteur utilise un vocabulaire médiéval, mais juste suffisamment pour que le récit reste agréable à lire. J'ai du coup pu apprendre quelques expressions et mots. Dans ce roman, les rencontres improbables s'enchaînent, les situations rocambolesques se succèdent, j'ai vraiment été captivée par la vie de Tiphanie.
Ce roman c'est aussi un prétexte pour F.O.G de nous parler de l'islam, du christianisme, des religions… le narrateur du roman, prend donc la parole en 2016 à 3 ou 4 reprises dans le récit pour nous parler de sa rencontre avec une jeune syrienne qu'il soupçonne de radicalisation. Je n'ai pas du tout aimé le parallèle qu'il fait alors entre 2016 et le 13e siècle. Toute ces parties me semblent bien inutiles et gâchent le récit. Il faudrait presque supprimer ces passages à mon sens pour en faire un meilleur roman.
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LaMoun
24 mars 2017
Je me réjouissais de découvrir cet auteur par son nouveau roman médiéval, les critiques entendues étant plutôt positives.
La première partie m'a un peu déçue. J'ai été désorientée par les digressions et les épiphrases nous ramenant au 21ème siècle et nous faisant partager les états d'âme de l'auteur. Je n'en ai pas compris l' intérêt outre le fait de redécouvrir les croisades et le parallèle avec notre époque.
Le texte est parsemé de vocabulaire d'ancien français placé là pour "faire médiéval" mais en décalage avec le reste de la narration.
La seconde partie est plus vivante, on s'attache plus au devenir de Tiphanie ( je n'ai pas bien compris le choix de ce prénom) et à sa vie extrêmement mouvementée et cruelle.
Il ne faut en fait pas aborder ce livre comme un roman médiéval . le moyen-âge et la 8ème croisade me semblent ici servir d'illustrations à l'auteur afin de nous exposer ses idées sur la religion, la politique et le parallèle entre cette époque et la nôtre. Enfin c'est comme cela que je l'ai ressenti !
Difficile de rivaliser avec Jeanne Bourin, Robert merle, Bernard Tirtiaux, Ken Follet, Carole Martinez ...
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virginie-musarde
16 mars 2017
Quelquefois, j'ai des envies de roman historique. Quelquefois, attirée par une quatrième de couverture alléchante, je devrais me méfier et passer mon chemin !
Je n'avais jamais rien lu de Franz-Olivier Giesbert et je n'en lirai sans doute plus jamais rien...
Immense déception que ce roman qui n'en a que le nom, où s'entremêlent l'histoire de Tiphanie (quel choix étrange que ce prénom presque trop moderne pour une héroïne médiévale !), jeune orpheline malmenée par la vie et embarquée pour la croisade, et les pensées et avis de l'auteur sur l'islam (que viennent faire ici Chateaubriand ou les historiens allemands pour nous expliquer ce que fût ce XIIIème siècle ?), et, curieusement, une ébauche d'intrigue policière...
La narration en devient bancale, interrompue sans cesse par des digressions inutiles évoquant les services rendus par Samir la souris, geek vaguement salafiste, ou encore l'amour de FOG pour une bénévole syrienne...
D'autant que le style m'a gênée : les expressions d'époque, et leur traduction en bas de page qui alourdissent la lecture, explosent en redondances pénibles : quatre ou cinq vocables synonymes pour exprimer l'acte sexuel dans la même phrase, c'est un peu comme faire du zèle pour montrer qu'on a fait toutes les recherches nécessaires sur le sujet.
La truculence vantée par l'éditeur n'offre rien de si joyeux ni de si pittoresque...Ainsi, si les personnages sont originaux, ils n'ont cependant que peu de profondeur et finissent par ressembler à des images sans couleurs.
On est bien loin avec ce "roman" de la poésie de Carole Martinez ou de la parfaite maîtrise du sujet de Robert Merle. D'autant qu'avec ce titre, on s'attend plus volontiers à de l'amour courtois qu'à des viols répétés et qu'on aurait sans doute apprécié d'oublier la bestialité de ce Moyen-Âge cruel et religieux.
Bref, ça manque de consistance, c'est souvent maladroit dans l'écriture, et ça a drôlement gâché mon plaisir !
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FleursDuBien
15 mars 2017
Alors là, ce livre me plonge dans une grande perplexité.
Je ne connaissais pas cet auteur, mais les critiques étaient plutôt bonnes, le sujet plaisant, je me suis laissée emporter par ma boulimie de livres, après tout bien fait pour moi.
Car je n'ai pas du tout aimé ce livre.
Déjà, la narration est très étrange, c'est peut être la marque de l'auteur, mais c'est dérangeant. En effet, on passe du "je" au "elle" comme qui rigole, on ne sait plus où on en est, bref le bazar !
Alors oui, l'auteur sème de ci de là des mots de vocabulaire d'ancien français, pour faire sérieux, mais bon...
Des anachronismes, un langage moderne pour Tiphainie, et surtout, surtout des digressions à la pelle, comme ça, comme un cheveu sur la soupe, l'auteur nous explique deci delà des détails du Moyen âge, certes très intéressants, mais pas inclus comme cela dans l'histoire, c'est maladroit. On dirait un jeune auteur qui débute. Enfin, c'est l'impression que ce livre m'a donné, un manque de sérieux.
C'est comme son histoire d'amour avec lequel il nous rabat les oreilles, intox ou info ?
J'avoue, je ne l'ai pas fini. Et c'est dommage mais je ne peux plus lire le style de Monsieur Giesbert.
J'ai bien peur qu'il connaisse mal son sujet, mais bon, comme il est de bon ton de le lire, alors....
Bref, pas du tout intéressant, pour moi bien sûr.
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Les critiques presse (2)
LeFigaro07 avril 2017
Vingt ans après Le Sieur Dieu, l'auteur revient au Moyen Âge et fait toujours montre de la même énergie romanesque.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeJournalDuDimanche09 mars 2017
Portrait d'une femme aussi captivant qu'étonnant, Belle d'amour vient parfaire le panthéon personnel d'un auteur rompu à l'exercice, qu'il déniaise néanmoins par une grisante liberté de ton et quelques audaces.
Lire la critique sur le site : LeJournalDuDimanche
Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO02 mars 2017
Marseille, 2016. À côté de chez moi, à Marseille, les cloches de la basilique Saint-Victor viennent de sonner. Au premier tintement, j’ai été jeté dans le monde d’aujourd’hui, comme si je tombais de la terrasse d’un gratte-ciel, alors que, depuis mon lever, à quatre heures du matin, je vivais en plein e siècle, au temps de l’amour courtois, dans un royaume envahi par les porcs qui, parfois, mangeaient les enfants et que l’on jugeait ensuite en grande pompe avant de les exécuter en place publique. Même si je suis en train d’écrire un roman, je me considère comme un peintre : je raconte la toile comme elle se compose sous mes yeux. En ce moment, Tiphanie, mon héroïne, s’esclaffe en interprétant une chanson de troubadour et je me demande comment elle peut rire après tout ce qu’elle a vécu, les croisades, le froid, les défaites, la prison. Elle a bien de la chance : les personnes de ce genre meurent toujours vivantes, vieilles et vivantes.
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missmolko1missmolko119 mars 2017
[...] Les barrières sont les meilleures alliées de l'amour; plus elles sont hautes, plus il est grand.
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FleursDuBienFleursDuBien12 mars 2017
C'est depuis ce jour là que j'ai les yeux morts. Cherchez bien, vous ne trouverez jamais rien dedans, ni haine, ni remords, ni désir de vengeance. J'ai le regard inexpressif de ceux qui se sont retranchés du monde après avoir trop souffert, trop pleuré, trop vécu. Mais ne vous y fiez pas. C'est une ruse, celle des survivants qui ont décidé de passer inaperçu dans notre monde de brutes.
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FleursDuBienFleursDuBien12 mars 2017
Dieu est partout. Dans le vent qui court entre les arbres, soulève les feuilles et emporte les graines. Dans les silences, les grondements, les cris d'oiseaux du ciel. Dans la lumière qui inonde tout. Dans les odeurs chaudes et grisantes des pâtisseries après la cuisson.
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rkhettaouirkhettaoui11 mars 2017
Mais la barbe ne fait pas le salafiste. Samir la Souris est musulman et vomit les islamistes. « Partout, affirme-t-il, le malheur a commencé de la même façon : d’abord, tu vois de plus en plus de femmes voilées et d’hommes barbus dans la rue et puis, un jour, c’est foutu, les attentats se multiplient et il ne te reste plus qu’à faire tes valises ! Le choix est clair : la valise ou la chahada. À moins que ce ne soit la chahada ou le cercueil.
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