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ISBN : 2253010847
Éditeur : Le Livre de Poche

Existe en édition audio



Note moyenne : 4/5 (sur 228 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A la « Buvette du Piémont », un vieux journalier est attiré par un grand gars qui parait affreusement triste et provoque ses confidences : Albin venait de la montagne, de Baumugnes. Trois ans auparavant, il était tombé amoureux fou d'une fille qui s'est laissé séduire p... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Yggdrasil, le 22 mars 2015

    Yggdrasil
    Un de Baumugnes, c'est pour moi un douloureux souvenir scolaire, réminiscence de ces lectures forcées qui vous laissent le plus souvent un souvenir amer, âcre ( et d'après les échanges effectués avec d'autres personnes, je ne suis pas le seul dans ce cas). Comme je l'ai déjà dit dans une précédente critique sur Giono, cette lecture m'aurait occulté l'oeuvre de Giono s'il n'y avait pas eu cette rencontre fortuite.
    J'ai donc profité de cette découverte pour relire Un de Baumugnes, et je peux dire sans vergogne, que j'ai découvert un autre livre, bien différent de celui que j'avais ânonné il y a plusieurs années. J'en profite pour dire que Giono n'est pas un auteur pour jeunes collégiens. Fin de mon soliloque.
    Un de Baumugnes est un cours roman dans la lignée des oeuvres de Giono, on y découvre au travers des mots de l'auteur les thèmes qui lui sont chers à savoir la terre, l'amitié, la générosité humaine, les bienfaits de la nature...
    Giono nous convie à la rencontre de deux saisonniers, Amédée, le narrateur et Albin. de cette rencontre va naître une amitié, sans faille et généreuse comme la terre de la Marigrate.
    Un de Baumugnes c'est aussi une histoire d'un amour impossible, une chanson regorgeant de sentiment et là où les mots ne suffisent plus, il y a la musique. Cette musique qui vous parle, vous prend et vous transporte, la musique jouée avec le coeur sans l'intervention perfide des mots.
    Comme cette terre de Provence, Giono peut sembler difficile d'accès, indomptable, sauvage, mais une fois maîtrisé, le texte, la poésie s'offre à vous. C'est l'odeur du blé coupé, le ressac de la Durance, le grondement de l'orage, le bruit du vent dans les tilleuls, c'est enfin l'amour clair entre Albin et Angèle qui bouillonne dans vos tempes.
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    • Livres 5.00/5
    Par Chouchane, le 12 septembre 2014

    Chouchane
    C'est Amédée - un ouvrier agricole rude à la tâche et le coeur sensible - qui parle. Il raconte, dans la langue splendide de Giono, une histoire d'hommes et de femmes et nous offre un grand moment de littérature.
    Amédée, après avoir loué ses bras pour les foulaisons du blé, s'assoit boire un coup avec les autres ouvriers et là il voit Albin, un de ces hommes « qui sont seuls dans le monde, seuls sur leurs jambes avec un grand vide autour, tout rond ». Cet homme triste et solitaire semble remplit d'amertume et Amédée se sent l'âme de le soulager. Pour cela, rien de mieux que les mots, ceux qui racontent.
    Ainsi on passe au récit d'Albin. C'est lui qui vient de Baumugnes. Un village retranché où se sont réfugiés des humains que, pour punir de leur croyance, on a amputé de la langue. Ces hommes et ses femmes se sont alors servis, pour communiquer, du son de l'harmonica. Comme eux, Albin sait parler avec la musique en soufflant dans le bois et le métal. On retrouve le réalisme fantastique de Giono qui emballe son lecteur dès les premières lignes. Un été de travaux Albin rencontre Louis, un marseillais de la pire espèce lui aussi embauché aux champs. Surtout, il découvre furtivement entre les roseaux Angèle. « Elle avait troussé jupon et elle était nue de toutes ses cuisses ; sans corsage, elle était nue de ses roux comme de grosses prunes et, ainsi faite, elle pataugeait dans l'herbe et l'eau ». Il n'est hélas pas le seul à avoir mesuré la pure beauté d'Angèle, Louis aussi. Plus cruel et manipulateur, c'est Louis qui va mener une danse manipulatrice et dramatique pour Angèle.
    Amédée reprend alors le fil du récit. Il décide de retrouver la trace d'Angèle et c'est cette aventure qui va occuper la fin du roman. Giono sait mêler suspens, poésie et analyse psychologique des personnages et d'une histoire simple faire un chef d'oeuvre. Tout concours à rendre puissant le récit, le travail des hommes dans les champs, le silence devant la soupe du soir, la souffrance silencieuse, les mots de l'harmonica dans la nuit. Les sentiments permettront aux hommes de transgresser les carcans sociaux et quand le bonheur arrive enfin au rendez-vous c'est dans un champ de blé que Giono nous le représente.
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 17 décembre 2011

    brigittelascombe
    Il m'a pris soudain comme une envie de m'enivrer d'air vif, cette tramontane du pays de Manosque qui fouette le sang et vous insuffle le mot bonheur; de m'égarer aux abords de Baumugnes; de plonger dans la transparence bleutée de la Durance qui s'abreuve à la pureté des glaciers; d'écouter dans une simple buvette les quelques notes d'accordéon qui survolent la familiarité des mots pour tisser un cocon d'amitié, tiens un peu comme celui de l'Amédée et de l'Albin, ces deux hommes de peine qui se louaient au gré des fermes sans se connaître avant de se rejoindre au fil des mots. J'ai eu envie de m'asseoir là pour toucher du doigt leur entente toute fraternelle, savoureuse comme le bon pain; de ressentir à travers la verve d' Amédée le souffle de l'amour qui passe par le petit trou de la lorgnette, entre Albin et Angèle, fille perdue abusée par Louis et enfermée par son père dans une sombre cave pour avoir fauté.
    Alors,s'élèvera légère la complainte de l'harmonica, "ce son qui ronfle,ce son qui pleure", qui arrive sur vous comme "un grand morceau de pays forestier arraché tout vivant, avec la terre,toute la chevelure des racines de sapins,les mousses, l'odeur des écorces"; une musique qui s'égoutte "longue source blanche", lumineuse "queue de comète".
    Oui, il m'a soudain pris l'envie d'arpenter les chemins du conteur Jean Giono. Des chemins divins!
    Un du pays de Baumugnes est l'un des romans les plus représentatifs de l'oeuvre de Jean Giono. Il parle d'hommes,de nature,d' amitié et d'amour, d' émotions simples et fortes. Ecrit au "je" son débit alerte, son parler parfois cru, nous entrainent dans l'imagination fertile de l'auteur, sur ces terres de Haute Provence qu'il a tant aimées. Giono c'est toute une philosophie qui plante ses racines dans la terre aride, s'immisce entre les rocailles, descend en profondeur, là où tout nait, là où tout meurt, pour y puiser sa sève.
    Giono, c'est la vie malgré tout!
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    • Livres 4.00/5
    Par JuXzero, le 30 avril 2015

    JuXzero
    "Un de Baumugnes", c'en est un qu'on lit avec des images plein la caboche. Des odeurs aussi ! Parce que voilà : Giono, qui était un de ces gars du coin de Manosque comme on n'en fait plus ce jourd'hui, Giono donc, lui il savait comment te prendre les mots et te les essorer pour en faire sortir l'essence même ; et comme il te retournait le ciboulot avec tout ces vieux phrasés qu'on comprend pas tout mais c'est pas trop grave !
    Ici, on abandonne les Bastides Blanches de "Colline". C'est pas qu'on les aime plus, ces vieilles Bastides, mais c'est que l'histoire qui nous intéresse là, elle se passe pas là-bas, c'est tout. Mais attention ! Elle se passe pas non plus à Baumugnes ! "Un de Baumugnes", ça veut bien dire ce que ça veut dire : c'est un gars qui vient de Baumugnes, se perdre à la Marigrate, ou plutôt, qui revient à la Marigrate ; pour ça je peux pas vous en dire plus si vous avez pas encore lu. Mais y a bien une chose que je peux vous dire, entre quatre z'yeux, si ça vous intéresse : c'est que si vous prenez le temps de lire "Un de Baumugnes", et même, soyons fous, "La trilogie du Pan" au complet, ma foi ! ; si vous prenez le temps de les lire, donc, et, de toute façon, vous serez obligés de prendre votre temps pour tout piger ; si vous prenez le temps de lire, que je disais, vous comprendrez que Giono, c'est pas un écrivain comme les autres, non ; Giono, c'est un conteur, qui dompte les mots sauvages et rudes comme on en trouvait en Provence, et qui les enferme entre deux pages pour en faire des images et des odeurs et des sons à lire.
    "Un de Baumugnes", c'est pour ceux qui en veulent des histoires un peu d'amour, un peu d'amitié, du travail de la bonne terre, de la vieille époque, de l'odeur des cigales et du chant des lavandins, ou l'inverse ; pour ceux qui n'ont pas peur de quitter leur canapé en ouvrant ces pages, et d'avoir les oreilles pleines de l'accent du pays et le nez saturé de pastaga. Ha non, ça c'est chez moi, con !
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    • Livres 5.00/5
    Par Domichel, le 22 avril 2015

    Domichel
    Il ne m'aura pas fallu longtemps après « Colline » pour continuer la « Trilogie de Pan », par « Un de Baumugnes », qui n'est pas la suite du précédent.
    Cette fois encore, la magie de l'écriture a fait son oeuvre d'enchantement.
    Amédée, ouvrier agricole plus très jeune, se loue à la tâche de ferme en ferme pour un toit, la soupe et quelque argent. le dimanche soir il retrouve ses collègues pour boire le coup, et fait la connaissance d'Albin, un autre tâcheron comme lui, de trente ans son cadet, qui semble remâcher son malheur dans son coin. Mis en confiance et détendu sous l'effet du vin, il va se confier à son collègue et lui conter son histoire. Celle d'une rencontre un peu féerique d'une jeune et très belle fille, Angèle, qui pour son malheur sera tombé sous l'emprise de Louis, un fieffé personnage qui aura tôt fait de l'emmener à Marseille pour la mettre au turbin sur le trottoir. Seulement Albin ne peut oublier la belle et veut aller chez les parents d'Angèle pour savoir ce qu'il est advenu de cette dernière. Pressentant un malheur ou des mensonges, c'est Amédée qui va s'en charger, et promet à son compagnon de lui donner quelques nouvelles d'ici la Toussaint.
    À partir de ce moment, l'histoire au présent se met en marche, et dans la bouche d'Amédée c'est presque une enquête policière qui débute. Comme dans le premier volume de la trilogie, grâce à une écriture ramassée, drue et riche, Giono nous emmène dans ces paysages de Haute-Provence qu'il connaît si bien et dont il nourrit son récit. Moins axée sur la force de la nature mais davantage sur la psychologie des personnages, c'est une galerie de portraits d'hommes et de femmes simples, quelquefois rustres, mais toujours aux sentiments contenus, que l'auteur nous présente. Dans un pays sauvage, c'est à travers les humains que la dureté de la nature va ressortir parfois avec beaucoup de violence. Clarius le père, prompt à empoigner son fusil ; Saturnin le valet, en proie à des rires plus inquiétants que drôles ; maman Philomène, soumise mais à l'occasion rebelle ; Albin, volontaire et idéaliste ; Louis, fourbe et fainéant ; Angèle, confiante sans retenue ; et ceux de Baumugnes dont on découvrira l'histoire. Au milieu de tous, évolue Amédée, courageux, rusé, philosophe et conscient de son propre sort, sans doute le plus attachant de tous…
    Dans cette histoire aux accents de tragédie antique, on retiendra la beauté des images et la complexité des caractères, avec une pointe de suspense qui est la bienvenue dans un récit lent et mesuré. Même si le roman est court il faut cependant du temps pour le lire et en apprécier le contenu, car chaque mot, chaque respiration, chaque image a son importance. Pour paraphraser Saint-Exupéry, s'il n'y a rien à rajouter, il n'y a rien à retrancher et c'est ce qui fait la force de ce livre.
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Citations et extraits

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  • Par SZRAMOWO, le 03 février 2015

    À Marigrate, le vieux Amédée se loue dans les fermes. Il rencontre Albin à la
    Buvette du Piémont dans le faubourg à Manosque. Albin est un jeune, bel
    homme qui vient du village Baumugnes.
    Trois années auparavant, il était dans le même village avec Louis et il en dit
    ceci: „La gerbe tremblait au bout de sa fourche et sa mauvaise odeur
    m'engourdissait“ (p. 11)
    Un soir, une charrette, conduite par une fille, déboule sur la place. Louis veut la
    transformer en une putain à Marseille. Il n’y voit qu’un capital. Mais Albin est
    fasciné d’elle et il dit: „Alors, c’est la lune qui lui tape en plein dessus, du pied
    au cheuveu, et c’est elle que je vois entière, avec ses jambes et son doux
    ventre et ses deux sains pleins que le corsage tenait, et sa belle tête aux
    tresses tortillées“. (p. 13)
    Albin ne s'en remet pas et il est tombé amoureux d’Angèle. Mais elle est à
    Marseille et il, désespéré, erre depuis trois ans de ferme en ferme, et envisage
    maintenant de rentrer chez lui à Baumugnes. Amédée espère obtenir des
    informations et peut soulager Albin avec des nouvelles d’Angèle. Il lui fixe un
    rendez-vous dans trois mois à un endroit donné et Albin accepte sa proposition.
    Voilà donc Amédée parts vers la ferme des parents d’Angèle.
    Quand il arrive à la Douloire, le mas du parents d’Angèle, il y est reçu par un
    homme le fusil à la main et qui le menace de tirer s’il ne part pas de suite.
    Heureusement la mère d’ Angèle arrive et Amédée reussis à se faire engager.
    Les parents d’elle sont très tristes et l’ambiance est bien plus que sinistre dans
    cette maison. De ceci Amédée conclut qu’elle n’est plus rentré.
    Entre-temps, Albin l'attend dans une ferme où Amédée a travaillé et où il
    couchait avec la fermière.
    „Les gens d’ici sont très fins sur l’amour-propre et la réputation. Une fille qui se
    dérobe, et encore avec un pignouf de ce genre, ça fait parler, ça fait dresser les
    index.“(p. 56) Avec cette phrase il a montré qu'il connaît „La fille du Barbaroux“
    et pendant un orage il remarque qu’Angèle est enfermée. Mais le problème est
    où elle se trouve. Comme premier il informe Albin sur la situation.
    Quand la mère apporte de la nourriture dans l’abri et il voit une tasse fine, qui
    n’est pas au père, puisque celui est de nature grossière, Amédée vient
    lentement sur la trace que les parents doivent avoir dissimulé Angèle. Albin
    découvre par coïncidence la cache, un silo, et Amédée et Albin la délivrent. Puis
    Ils s'enfuient et retournent chez les parents d’Angèle de se réconcilier. Après
    Albin et Angèle tombent amoureux et ils rentrent heureux à Baumugnes. Et le
    vieux Amédée continue à travailler de ferme en ferme.
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  • Par Lavieestunlongfleuvetranquille, le 01 septembre 2014

    Il s'en venait tout le long de la Durance un air d'Alpe, franc de lame comme un rasoir.
    Mon Saturnin (et ça, je l'ai apprécié tout de suite), mon Saturnin tombe la veste et couvre le mulet.
    "Si des fois il prenait froid", qu'il dit, comme tout honteux de la chose.
    Je reste un moment sans parler, puis je dis :
    "Et toi, si tu prenais froid, des fois ?"
    Il a son petit rire en bruit de fagot.
    "Moi, qu'il dit, si je me pose là, au beau courant d'air, je le veux bien, c'est de mon vouloir, mais la bête, c'est tout niais, sans bras devant le mal. Alors, si c'est pas un peu nous qui prenons sa défense, qui ça sera ?"
    Et puis après, comme il venait de se trémousser dans un long frisson, il dit encore, peut-être pour que je réponde oui :
    "Ce que c'est couillon, un homme !"
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  • Par ssab, le 08 septembre 2012

    -Qu'est ce que c'est que ça, Clorinde?
    Ça, c'était une musique de vent, ah, mais une musique toute bien savante dans les belles choses de la terre et des arbres.
    Ça sentait le champ de maïs ténébreux : de longues tiges et de larges feuilles.
    Ça sentait la résine et le champignon et l'odeur de la mousse épaisse.
    Ça sentait la pomme qui sèche.
    -Ça fait Clorinde, c'est lui en bas, qui se désennuie en jouant de la musique. C'est comme ça tous les jours. C'est rudement beau
    Oui, c'est rudement beau.
    Et ça poignait durement dans le milieu du ventre comme quand on vous dit l'expression de toute la vérité bien en face.
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  • Par Oliphant, le 20 juin 2013

    - Je suis ici à me pourrir, qu’il parle ; je vais plier mon paquet et je décampe.
    - Laisse tomber, que j’y réponds, s’il y a quelqu’un qui t’a malmené, ou si on t’a dit une raison de trop, faut jamais s’en souvenir avec du vin dans le gésier. C’est un mauvais moment. Les choses, ça passe au courant du jour, laisse tomber : Une heure ? une heure ; Un jour ? un jour. A mesure que ça défile, ça efface.
    - C’est pas de ça, qu’il me fait ; les mauvaises raisons c’est rien pour moi. Ce que j’ai, c’est du sérieux et ça compte ; ça m’est entré dedans petit à petit comme un fil d’eau, et, maintenant, c’est gros et lourd sur mes jambes et ça m’empêche d’être heureux au soleil. Tant vaut que je parte.
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  • Par Domichel, le 20 avril 2015

    Je dépasse à peine le premier rebord de terre que ça me fait comme un grand froid noir sur l’échine.
    Je lève l’œil. Il y avait dans le ciel cinq gros nuages lancés à fond de train et c’était l’avant-garde. Ça avait encore un peu figure humaine, mais ce qui venait derrière : la fin de tout, une confiture d’encre, sans forme ni rien, avec des tressautements de tonnerre et un grand rire d’éclair qui montrait ses dents en silence avant de bramer.
    Je cavale en vitesse sur la pente et, tout d’un coup, j’entends la grande averse qui court après moi.
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