ISBN : 2253154261
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Nous nous retrouvons à l'ombre du cerisier. Les deux familles, les amis fidèles. Je passe d'une chaise à l'autre, je ne trouve pas ma place. Je suis entourée de tous ceux que j'aime et je suis mal. Je sais que chacun va finir par s'en aller, même tard, même demain. Chac... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    A présent décrit avec un grand dépouillement une période difficile qu'a dû affronter l'héroïne du roman. D'entrée de jeu, le titre porte en lui une rupture, suggérant un avant et annonçant un présent que l'on devine douloureux. Effectivement, l'événement qui a fait tout basculer est la mort aussi brutale qu'inattendue du compagnon aimé.
    L'inconcevable est arrivé, et bien qu'en état de sidération, la narratrice doit faire face sans préparation, elle doit continuer à avancer, poussée malgré elle par «l'instinct de survie».
    Elle est celle des deux qui reste et qui doit affronter les regrets, celle qui constate qu'ils ont mal profité de tous ces petits rien que leur offrait la vie.
    Cette leçon de vie, Brigitte Giraud nous la livre dans ce court roman écrit à la première personne avec une sobriété, une justesse incisive des mots, sans s'appesantir sur la douleur, en évitant le moindre pathos, ce qui donne beaucoup de force et d'intensité au récit.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Lene, le 04 février 2012

    Lene
    J'ai trouvé ce récit très juste, sans tomber dans le pathos on perçoit ce vide ressenti par la perte inopinée d'un être cher.
    On se rend compte qu'on vit toujours dans l'avenir en reportant tout à plus tard (en particulier le bonheur) comme si nous n'étions pas capable d'être heureux à l'instant présent alors que tout peut s'effondrer en quelques minutes ou quelques heures.
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Audreyy, le 15 août 2011

    Audreyy
    Un récit douloureux sur le deuil et la perte d'un être cher. Toute personne peut être bouleversée par cette histoire, je le suis moi d'ailleurs. Les mots de l'auteure sont tellement justes et profonds qu'on n'en ressort pas indemne.
    Je souriais par endroit et dans d'autres, j'avais les yeux embués de larmes. Un livre écrit magnifiquement bien sur une vie prise parmi tant d'autres.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par DonLo, le 08 mars 2011

    DonLo
    Après avoir échangé quelques mails avec Brigitte Giraud (autour d'un manuscrit), j'ai eu envie de lire ce qu'elle écrivait et j'ai choisi ce livre au hasard - la taille réduite a joué. Bon choix. L'émotion naît et ravage tout, dans cette relation brute d'un deuil. Ce n'est pas un cri, ni de rage ni de haine contre la mort, juste la rigole de sang qui coule d'un cœur surpris par la mort de l'être aimé. La narratrice n'était pas préparée à "ça", le lecteur non plus. Pas moyen de rester en surface : on plonge et partage la douleur, sans rémission.
    Une expérience à vivre plus qu'à lire.
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    • Livres 3.00/5
    Par belledeschamps, le 01 mars 2008

    belledeschamps
    Un accident de moto, il meurt et la vie bascule. Dorénavant, il y aura avant l'accident et à présent. Les jours qui suivent l'accident. Les obligations, le protocole, le déménagement prévu et maintenu. La présence des amis, de la famille. Une écriture simple, des émotions sincères. Un très beau livre sur le deuil, sur une vie "fauchée" sans crier gare.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par kathy, le 01 août 2010

    Je découvre aujourd'hui que j'étais heureuse.... Pourquoi on ne sait pas ces choses-là? Pourquoi on ne les mesure pas? Parce qu'on croit que le lendemain sera mieux, on demande plus, on trouve que le présent est minable, comparé à ce qui va arriver. On attend d'aménager dans une nouvelle maison,..., on attend d'être en vacances, on attend d'avoir un deuxième enfant, on attend de publier un livre, ... on attend d'avoir de l'argent pour travailler moins, on attend d'être libre. On a les yeux rivés sur l'avenir... On attend d'être tranquille, ..., on attend demain. A force d'attendre on piétine chaque jour qui passe, on le vit comme un état provisoire, on ne s'installe pas vraiment. On a le cul entre deux chaises, on est sur une rampe de lancement, et déjà on regarde en arrière. On ne veut pas savoir qu'on est heureux. On est superstitieux. Alors on est aveugle, on est distrait, ..., on se plaint,..., on en fait une montagne, on se gâche la vie.... Mais en fait, tout au fond, on boit du petit lait. Aujourd'hui qu'il n'y a plus rien, je sais, je peux dire comme c'était bien.
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  • Par mandarine43, le 22 novembre 2011

    Je pense à Claude, je me dis qu'il est encore temps de tout arrêter, d'envoyer bouler le prêtre, l'église, la bénédiction, le micro, l'orgue. Claude ne comprendrait pas ce cirque, penserait que je suis tombée sur la tête ou quoi ? Les images de "Breaking the Waves" me reviennent, Bess (Emily Watson) pénétrant dans l'église en short et bas résilles, par amour pour son mari moribond. Je me sens proche de Bess, j'ai envie de me faire jeter de l'église, je veux être indésirable. Mais, contrairement à elle, mon mari à moi est déjà mort, aucun sacrifice ne le ramènera à la vie. Alors j'encaisse, je me laisse traiter comme un chiffon (c'est-à-dire un agneau de Dieu).
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  • Par mandarine43, le 20 novembre 2011

    Continuer d'avancer, même si on ne sait plus dans quelle direction. Demeurer dans le mouvement. Ne jamais s'arrêter, jamais, pour ne pas pourrir. On appelle ça l'instinct de survie. D'un coup, l'instinct de survie vous tombe dessus. Oui, c'est bien lui. Il s'occupe de vous, il vous empêche de mourir. Il agit dans l'ombre, vous ne lui avez rien demandé. C'est automatique. Et pourtant vous ne voyez pas une raison de vous lever le matin. Vous vous levez quand même, vous enchaînez les minutes, votre seule ambition est d'arriver au soir. Et le soir, d'arriver au matin. Vous n'êtes plus qu'une unité de temps, obnubilée par l'action.
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  • Par babounette, le 29 juillet 2009

    Ce soir, Claude est mort.
    Je l'aimais.
    Ma vie s'arrête et commence en même temps.
    Pour éviter de nommer l'événement, je dis "avant" et "à présent."

    Ce soir Claude est mort et moi je suis vivante.
    Il me quitte sans l'avoir voulu, par inadvertance.
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  • Par mandarine43, le 21 novembre 2011

    J'ai rendez-vous à l'église, pour une ultime répétition. Le prêtre nous reçoit, deux amis et moi. Nous devons construire la cérémonie (nous sommes faits comme des rats, obligés de nous soumettre) : qui dira quoi, dans quel ordre, et la musique ? Nous nous mettons soi-disant d'accord, nous négocions le temps de parole et le contenu des interventions. On ne fait pas ce qu'on veut, on ne dit pas ce qu'on veut non plus. On est dans la maison de Dieu et pas chez nous. On le comprend très vite.
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Le Cercle litteraire de la BnF ? entretien du 17 octobre 2011 .
Le Cercle litteraire de la BnF, 17 octobre 2011, avec Brigitte Giraud, Valentine Gobi et Christian Oster. Présenté par Laure Adler et Bruno Racine








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