Il ne faut pas dire ce que je fais quand mon institutrice inscrit sur le tableau : raconter une soirée d'automne. Il ne faut pas écrire : La nuit qui tombe à cinq heures. Le bruit de la cocotte-minute, le bruit du mixer, la chaise vide de ma soeur, la louche pour servir... > voir plus
Il a fallu un peu de temps pour que je m'habitue à ce livre ...... Il est écrit par petits paragraphes avec de courtes phrases. C'est l'histoire d'une petite fille de son entrée en CP jusqu'au collège. Les petits paragraphes s'enchaînent en racontant son quotidien, par petites touches. Elle a un papa, une soeur (qui n'est pas beaucoup là mais on ne sait pas pourquoi), un demi-frère et celle qu'elle appelle 'celle qui n'est pas ma mère'. C'est parfois un peu décousu mais pour finir je me suis attachée à cette petite fille et à sa vie. Elle raconte l'école, la maison, la gymnastique. Il y a du mystère dans sa vie car elle n'a pas ou plus de maman, on comprend certaines petites choses au compte-goutte mais tout ne sera pas éclairci à la fin du livre. Elle n'a pas l'air très malheureuse mais pas très heureuse non plus alors elle se raccroche à l'école et elle apprend. Un livre tout en sensibilité.
Le plus surprenant et extraordinaire dans ce roman, c'est que l'on s'aperçoit soudain que l'on grandit en même temps que cette fillette : elle nous raconte le programme de l'école qui se complexifie, ses relations sociales qui se créent, sa vie amoureuse, la difficulté de vivre dans cette famille où sa mère lui manque fatalement...
J'apprends que deux mondes peuvent exister ensemble, sans que cela se voie. J'apprends que l'on peut rire et être malheureux à la fois. J'apprends que l'on peut mentir sans avoir l'intention de mentir. J'apprends que l'on peut écrire je sans parler de soi.
Le Cercle litteraire de la BnF ? entretien du 17 octobre 2011 . Le Cercle litteraire de la BnF, 17 octobre 2011, avec Brigitte Giraud, Valentine Gobi et Christian Oster. Présenté par Laure Adler et Bruno Racine