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ISBN : 2234059259
Éditeur : Stock (2007)


Note moyenne : 3.32/5 (sur 59 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Vous n'avez rien vu venir et vous ne l'aimez plus. Vous demandez à vérifier. Il s'agit d'être sûr. Mais vous doutez. En fait, vous l'aimez et ne l'aimez pas à la fois. Il faudrait vous décider, ça devient agaçant. Vous l'aimez pensez-vous, mais ne supportez pas quand ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lucie16, le 01 juillet 2010

    Lucie16
    Peut-on parler d'écritures féminines et masculines? Peut-être bien... du moins dans certains cas. J'ai passé la journée d'hier plongée dans deux univers féminins, tout d'abord avec un court recueil de nouvelles, L'amour est très surestimé, Prix Goncourt de la nouvelle 2007, un cadeau d'une amie qui pratique le genre avec un bel enthousiasme. Brigitte Giraud (que je découvre ici) traite de l'amour, non pas dans son effervescence ou son flamboiement mais dans sa chute, quand il y a séparation, deuil, quand on doit réapprendre à vivre seule, à adopter de nouveaux codes, apprivoiser de nouveaux repères. D'entrée de jeu, avec La fin de l'histoire, le ton est donné. « On dit que la fin est inscrite dans le commencement. » (p. 11) J'ai été plutôt séduite par le ton intimiste du recueil et son unité, sauf pour L'été de l'attente qui, même si elle traite de la fin d'un amour (l'assassinat de Marie Trintignant par son amant) m'a semblé hors propos ici. Il ne se passe presque rien dans ces petites histoires qui ressemblent à tant d'autres, et pourtant, on y entre sans hésitation, porté par un certain spleen et une élégance du ton.
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    • Livres 5.00/5
    Par Maldoror, le 29 août 2012

    Maldoror
    Ben, c'est pas franchement le livre à ouvrir la veille de son mariage, ou un dimanche soir de pluie en novembre après un plateau télé solitaire devant une redif du dernier épisode du commissaire Montalbano, ou par Bella Swan venant de se faire mordiller la jugulaire par Edward Cullen… Mais, si on est maso, au moins c'est court, on peut donc vite passer à autre chose (le gaz, la corde, les films porno… J'en passe et des meilleurs).
    Pour tous les autres, dans ses onze nouvelles, Brigitte Giraud rappelle, sur le ton du journal intime, que derrière la banalité des faits, dont la statistique synthétise, écrase, ratatine, martopilonne la réalité, il existe des petites âmes qui remuent encore et se débattent dans la douleur, la tristesse, le doute, les questions. Peu de certitude dans ces confessions (en tout cas pas celle de la statistique), si ce n'est celle du gâchis. Aucune explication mais des constats, des questions, beaucoup de sentiments (jamais trop et toujours très finement et sensiblement esquissés). Souvent l'impuissance face au destin, aux dérives ou aux volontés de l'un ou de l'autre.
    Il est difficile de ne pas se laisser toucher par ces histoires, de ne pas ressentir toute cette humanité, et de ne pas vouloir compassionner un tantinet. Mais pour autant, par tropisme personnel (ouais parce que c'est clairement pas celui du bouquin), je ne veux pas comprendre le titre comme l'affirmation du peu de valeur de l'amour, mais au contraire comme quoi l'amour en a beaucoup plus qu'on a pu se l'imaginer, qu'il nécessite donc d'investir beaucoup, mais que parfois on n'en a pas les moyens. Car enfin ! Il existe quand même de vraies et belles histoires d'amour. Non ? Regardez le prince Albert et Charlene !
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    • Livres 4.00/5
    Par liliba, le 20 juillet 2008

    liliba
    Onze nouvelles et autant de personnages qui nous racontent la fin de l'amour : le couple usé, celui qui n'éprouve plus de désir, celui qui se déchire, l'annonce de la séparation aux enfants, le veuvage, la nouvelle vie...
    Monologues, pensées profondes qui trahissent la douleur, la lassitude, la peur de l'avenir, l'agacement. Reproches, paroles prononcées, paroles tues. Rêves avortés, déception, compromis et reniement.
    suite sur http://liliba.canalblog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par kikou114, le 21 avril 2012

    kikou114
    C'est une série de petites histoires sur des séparations de couples racontées par l'un d'eux ou par un enfant sur la séparation de ses parents. Très bien écrit, les sentiments sont bien décrits. Bien sûr c'est pas gaie, c'est triste mais ce sont des situations que nous connaissons tous un jour ou l'autre...
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    • Livres 2.00/5
    Par Marsup, le 21 avril 2010

    Marsup
    C'est un roman qui se lit très vite. De petits chapitres scandés en phrases courtes. 11 nouvelles distinctes.
    Ce que j'ai trouvé interessant c'est qu'on ne comprend pas tout de suite que c'est une narratrice différente dans chaque histoire. Même si ces histoires ne se succèdent pas, elles ont une cohérence entre elles. On y retrouve les thèmes habituels tels que la rupture, la routine, les remises en questions...Tout y est décrit avec sobriété !
    Petit bémol, je n'ai pas réussi à pénetrer dans cet univers même si je reconnais que c'est très bien écrit.
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Citations et extraits

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  • Par Astrid2479, le 31 mars 2013

    Nous allons dire aux enfants que leur vie va changer, avec des mots trompeurs et lâches, dire qu'ils ne doivent pas être inquiets. Leurs parents les aiment, c'est ce qui compte, allons-nous répéter. Leurs parents sont laminés, épuisés, par les nuits sans sommeil, les tentatives de sauvetage, les longs tunnels comateux, l'espoir enfui, mais leurs parents vont se tenir devant eux, presque souriants, et vont prononcer deux phrases, tout au plus, deux ou trois phrases composées tout spécialement pour l'occasion, un enchaînement de mots qui dira l'amour et la fin de l'amour, l'amour qu'on a pour eux, et l'amour qu'on n'a plus pour nous. Deux phrases qui vont tuer quelque chose en eux, après qu'est mort quelque chose en nous.
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  • Par Neigeline, le 04 octobre 2010

    Je ne savais pas qu'on pouvait vivre, travailler, plaisanter et être malade de douleur. (...) J'ignorais qu'on pouvait à la fois être détruit et concentré sur son travail, effondré et souriant, triste et disponible, nostalgique et amoureux.

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  • Par line70, le 21 mars 2011

    [...] lire est la seule échappée qui me reste. Et tu comprends pourquoi. Je peux me caler dans mon lit après une journée de travail, après avoir dit bonne nuit aux enfants, je peux enfin, après neuf heures du soir, penser à moi. Et comme je suis seule dans mon lit et que le silence s'abat d'un coup sur l'appartement, je n'ai qu'une chose à faire : ouvrir le livre qui me fera oublier que tu me manques.
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  • Par Audreyy, le 22 juillet 2011

    Si je devais dire oui à nouveau ce soir, je dirais oui pour une vie entière à tes côtés. Alors, je ne le crie pas trop fort, on pourrait rire de nous. [...] C'est une affaire entre toi et moi, ou plutôt entre moi et moi, parce que j'ai pris l'habitude de parler toute seule dans le noir depuis que tu n'es plus là."

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  • Par mandarine43, le 26 mars 2011

    [épigraphe du livre]

    "L'amour est très surestimé."

    Dominique A, Surestimé.

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Vidéo de Brigitte Giraud

Le Cercle litteraire de la BnF ? entretien du 17 octobre 2011 .
Le Cercle litteraire de la BnF, 17 octobre 2011, avec Brigitte Giraud, Valentine Gobi et Christian Oster. Présenté par Laure Adler et Bruno Racine








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