> Anne-Sophie Anglaret (Traducteur)

ISBN : 2246765013
Éditeur : Grasset (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.73/5 (sur 389 notes) Ajouter à mes livres
En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, l... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par araucaria, le 06 mai 2012

    araucaria
    Bon autant le dire tout de suite, j'ai été très déçue par ce livre. J'avais lu généralement de bons avis sur Babelio et sur différents blogs, et puis la quatrième de couverture me semblait prometteuse, intéressante. En fait ce roman constitué de mails, je le trouve très fade, très plat. Je ne suis pas séduite par les dialogues. Je ne comprends pas comment les deux protagonistes peuvent avoir l'idée de correspondre après la lecture du premier mail. Emmi, est capricieuse, abonnée aux scènes, elle me déplaît. Léo est plus sympathique, mais... cela ne suffit pas à la construction d'une histoire intéressante. le sentiment amoureux, je ne le sens pas vraiment. peu d'érotisme ou alors mal formulé... Livre creux, absolument creux! Un mauvais roman de gare qu'on lit parce qu'on a malheureusement rien d'autre à se mettre sous la dent. C'est du temps perdu. Aucun enrichissement intellectuel. Aucune émotion. Je regrette mon achat et le temps passé à la lecture de ce livre. le pire, c'est qu'en lisant les critiques élogieuses (que je ne comprends pas du tout) j'ai acheté la suite, et que j'ai donc commencé la lecture de "La Septième Vague", roman de la même eau qui se révèle toujours aussi insipide.
    On peut très bien se passer de lire ce roman, ce ne sera pas une lacune pour notre culture générale.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/
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    Critique de qualité ? (27 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Azilys, le 03 novembre 2010

    Azilys
    Cela fait un moment maintenant que je l'ai lu (quoi 10 jours et au moins trois livres, ça beaucoup quand même!) et je n'arrive pas à mettre en ordre mes idées, envies, sentiments et impressions.
    Donc je me lance et vous lance par la même occasion mon ressenti sur ce livre et d'avance je vous dit, attention "coup de coeur qui fait fondre"

    point par point, de manière très rothnerienne je vais vous expliquer pourquoi.
    -1-
    Ce livre m'a fait de l'oeil tout l'été ! En effet, livre coup de coeur pour tous les libraires que je fréquente, il n'a pas été évident de résister à la tentation. Car victime d'inscription compulsive à des swap je ne devais pas alimenter ma PAL ! Bref, comme vous le savez : toute chose que l'on interdit devient encore plus tentante, cela se vérifie chez moi mais j'ai tenue bon ! yes !
    Et cet automne, libérée de toute contrainte palienne, j'ai pu donner libre court à mon envie !
    -2-
    livre puissant et intense!
    Il m'a fait quitter Barrons en plein "Fièvre Fatale" pour vous donner une idée de son pouvoir d'attraction, d'addiction ! Il devrait porter un écriteau "Attention avec un fort pouvoir addictif!"
    -3-
    Résolument moderne !
    Cet échange de mail, rien de plus actuel. En même temps des mails d'adultes. Il n'y a pas de smiley ou d'abréviation sms. Non, rien de tout cela. De l'écriture, libre et libérée, pure et dure.
    -4-
    Épistolaire !
    Cette correspondance est notre seul et unique point de vue de l'histoire. Et là je peux vous dire que l'imagination turbine à plein tube ! Cette multitude fenêtre sur leur âme.. c'est juste beau !
    -5-
    Emmiiiiiiii !
    Je me suis vue dans cette femme ! je me suis lu dans cette femme ! J'ai même cru que l'auteur avait espionné mon moi intérieur ! si si je vous jure ! à certain moment cela ne semblant pas possible autrement ! une pétillante, sautillante, spontanée et naturelle ! Car oui on vois tout cela dans l'écriture de ses mails ( je vous parlait de l'imagination plus haut et non non je n'ai rien fumé !). C'est là que l'auteur réussit un véritable exercice de style. Dans un roman, sans la description de l'allure, de l'approche, de l'humeur des personnages, le lecteur arrive à percevoir cet ensemble de petit riens qui constituent la base de l'imagination. Au fur et à mesure de leur e-mail j'ai vu se matérialiser Léo et Emmi, jusqu'à avoir l'impression de pouvoir à tout moment les toucher et les interpeller.
    -6-
    Une correspondance comme j'aimerais en avoir !
    La virtualisation et l'anonymat, sans doute, ont facilité cela. Chacun use et abuse de la situation. Ils jouent tout deux au chat et à la souris mais sont tout deux conscients des enjeux. Ils ne s'en cachent pas. Ils sont franc, plus ou moins direct, assez taquin et ne manquent pas d'exposer à l'autre son point de vue son analyse du mail précédemment reçu. Un échange résolument adulte (je me répète vraiment!).
    -7-
    Un échange à double tranchant !
    Au départ, un rendez-vous un peu secret, une bulle de liberté où chacun se sent libre d'être lui-même, sans rôle à tenir, sans percevoir une attente de l'autre. Un rendez-vous qui chaque fois qu'il se produit, provoque sourire et parfois soulagement : le pouvoir du "vous avez un message" ! Se sentir attendu et attendre secrètement l'autre.
    Mais ces rendez-vous prennent de plus en plus de place dans la vie de chacun. Ce n'est plus une bulle mais un bulleur (référence aquarium nulle) de liberté. Un espace qui finalement les envie dans leur quotidien, les préoccupe continuellement. le sentiment de vivre quelque chose, d'être à part qui finalement les isole du reste du monde.
    -8-
    Léééoooooooooooo !!!!
    Un homme sage et joueur, posé et taquin, et certainement plein de charme (il est impossible qu'il en soit autrement) qui ose , a l'audace de se confier. Mais aussi de renvoyer Emmi dans ses pénates, la confrontant à ses propres représentations, et fonctionnement. Pour cela et plein d'autre chose il est et restera un mec à part.
    -9-
    Une fin !
    Une vrai fin ou pas ! les avis divergent ! celle-ci me convient mais je ne crache pas sur une suite pour le plaisir de retrouver ces personnages.
    ce n'est pas un cliff-hanger (fin au supense intenable) car l'histoire peut réellement s'arrêter là. Ce n'est pas un happy end , et l'auteur aurait été décevant s'il avait fait ce choix.
    Ce n'est pas une fin dépourvue de sens. Elle est simplement à l'image du reste, atypique et inattendue.
    -10-
    pour le plaisir d'avoir fait un billet en dix point ! ^^
    Bref si vous le croiser , n'hésitez pas et plongez, vous ne pourrez vous arrêter, le coeur battant au rytme infernal de ces e-mails intempestifs.
    Je dois absolument signaler que ce livre m'a fait penser au film "Vous avez un message" Comédie romantique réunissant Tom Hanks et Meg Ryan près de 10 ans après "Nuits Blanches à Seattle"

    Lien : http://chezazilys.blogspot.com/2010/11/quand-souffle-le-vent-du-nord..
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Lefso, le 29 février 2012

    Lefso
    Comme d'habitude, je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce livre. Je me l'étais procuré après avoir lu des avis élogieux, mais comme d'habitude, je n'avais pas lu le résumé du livre. J'ai donc été surprise de voir que ce roman épistolaire était constitué de mails. J'oublie certainement l'époque dans laquelle nous vivons.
    En tous les cas, cela donne un roman très fluide, très dynamique. J'ai vraiment eu du mal à faire des pauses dans ce livre, je me disais à chaque fois, encore quelques pages...
    J'ai vraiment beaucoup aimé l'histoire que raconte ce livre, d'autant que je ne m'attendais vraiment pas à ça. Ce livre m'a fait remonter plusieurs années en arrière, lors de ma période geek accro aux jeux en ligne, période où j'ai rencontré des amis vraiment sympathiques dont je ne connaissais rien, des confidents qui ne me connaissaient pas et très certainement un genre d'âme sœur qui finissait mes phrases lorsque je les commençais. Ce qui explique pourquoi ce livre m'a tant touché : il est vraiment très réaliste.
    Depuis un moment déjà, j'ai tourné le dos à cette vie pour privilégier ma vie réelle car comme le démontre très bien mon expérience et ce livre, il est presque impossible de concilier vie réelle et vie virtuelle car très vie l'une prendra le dessus sur l'autre, souvent la plus facile, la plus pratique, celle où l'on a moins de responsabilité et il est très difficile de faire marche arrière.
    Je me suis vraiment attachée à ces deux personnages. Léo sort d'une relation difficile et Emmi est mariée et "heureuse en ménage" (les guillemets ne sont pas de moi, mais de Léo Leike!).
    Leur dialogue est vraiment très rafraîchissant. Il peut parler de tout et de rien comme de choses importantes, il sera toujours captivant. le style de l'auteur, bien que restant dans la limite de l'e-mail est vraiment très poétique. Tout comme Emmi, je suis tombée amoureuse des mails de Léo Leike !!! Les mails d'Emmi sont totalement différents mais tout aussi accrocheurs.
    La relation entre ces deux personnages est vraiment addictive. On est loin d'un roman à l'eau de rose. il s'agirait plutôt d'un essai confrontant vie réelle et vie virtuelle. Les textes sont le plus souvent bâtis de façon très intelligente. C'est une dégustation de mots, d'idées, de concepts !
    Je n'ai toujours pas trouvé quelle était la bonne Emmi (l'originale, celle à la forte poitrine ou bien encore celle aux yeux bridés), je ne sais pas si j'ai laissé passer un indice ou bien si l'auteur a voulu laisser le lecteur dans l'ignorance. Et vous savez-vous laquelle des trois est la bonne ?
    On retrouve évidemment dans ce livre le thème de la rencontre sur internet, mais pas seulement. On voit également comment il est plus facile de converser sur sa vie avec des "inconnus", comment cette conversation peut prendre une ampleur telle que la vie réelle s'efface, voire même se fait complètement oublier. Enfin, on peut voir combien ce dialogue peut être salvateur pour l'âme mais destructeur envers nos idéaux.
    Si je devais retenir une seule chose de ce livre, ce serait à coup sûr la fin, que dis-je la FIN. Car oh mon dieu... Quelle FIN ! Heureusement j'avais la suite sous la main. D'ailleurs personne chez moi n'a encore compris pourquoi un jour, j'ai traversé le salon comme une folle, attrapé un livre dans la bibliothèque et replongé avec sous les couvertures !

    En conclusion, un très gros coup de cœur pour moi ! le livre fût très vite avalé, la suite aussi (je ne suis quasi ressortie des couvertures, une fois le second tome terminé ^^)

    Lien : http://lefso.blogspot.com/2012/02/quand-souffle-le-vent-du-nord-de-d..
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Beatrice64, le 25 février 2011

    Beatrice64
    C'est vif, c'est prenant, c'est romantique, c'est délicieux. le genre de livre qui parle à votre côté fleur bleue (oh, allez, vous aussi, vous aimez les histoires d'amour), mais ô surprise, sans guimauve. Quand souffle le vent du nord, c'est un peu « The Shop around the Corner », pas le pâlot remake avec Tom « Forrest » Hanks, mais LA comédie romantique, le jubilatoire film de Lubitsch : deux inconnus tombent amoureux par correspondance. Sauf que les deux personnages du roman ne se connaissent pas du tout dans la vraie vie (alors qu'ils sont collègues et se détestent dans le film de Lubitsch) : une demande de résiliation d'abonnement envoyée par erreur à la boîte mail de Leo Leike par Emmi Rothner les entraîne rapidement dans une correspondance échevelée, pleine d'humour et… de suspense, et dont ils deviennent vite tous deux dépendants. Peut-on tomber amoureux en échangeant des mails ? J'ai ma petite idée sur la question, et je vous laisse découvrir ce qui va arriver à Leo et Emmi, en lisant leurs échanges épistolaires, dont il est difficile de décrocher (j'ai lu le livre d'une traite). Même pas honte
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Luna05, le 24 novembre 2011

    Luna05
    Voici un titre que j'avais repéré dès sa sortie mais dont j'ai à chaque fois reculé l'échéance d'achat jusqu'à son arrivée aux éditions France Loisirs. L'occasion était trop belle pour reculer je me suis donc laissée tenter sans regret, de plus j'avais immédiatement été conquise par leur nouvelle couverture.
    Quelques mois après son acquisition je me suis enfin décidée à me lancer à corps perdu dans cet ouvrage. J'avais quelques appréhensions quant au genre épistolaire qui s'avère très spécial, spécifique et dont les codes ne peuvent pas plaire à tout le monde. Heureusement pour moi je ne fais pas partie de ceux là.
    Suite à une erreur d'adresse quant à une demande de résiliation d'un magazine, naitra une correspondance entre Emmi Rhotner et un certain Léo Leike. Un échange de mails sans avenir ne devant jamais interférer dans le monde réel et surtout pas dans leur vie respective. Ce qui au départ devait n'être qu'un petit jeu innocent entre deux inconnus se muera en relation virtuelle qui les dépassera tout deux.
    Autant l'avouer d'emblée, ce livre a été pour moi un véritable coup de cœur, je me doutais que je l'apprécierai mais pas à ce point, je l'ai tout bonnement adoré et dévoré en seulement deux soirées. L'auteur malgré une écriture simple s'est avéré très efficace quant à nous faire ressentir tant de sensations au travers des échanges de mails. On souris, ris, s'inquiète, s'impatiente, s'exalte au rythme de la lente montée des sentiments liant inexorablement Leo à Emmi. Les messages anodins du début se muant peu à peu vers des confidences plus intimes, les étrangers d'hier devenant chaque soir le dépositaire de chacun, l'épaule sur qui se reposer, pleurer, s'épancher. Puis vint le souhait de découvrir l'autre physiquement mais de façon détournée, rendez-vous qui, bien entendu, ne se déroulera pas comme prévu mais non moins de manière amusante. Léo et Emmi devant deviner dans un bar dans un créneau horaire précis qui est qui. de cette correspondance naitra une dépendance réciproque devenue presque vitale, un besoin irrépressible d'écrire à l'autre et d'obtenir une réponse. Des soirées à distance rien qu'à deux dans les bons et les mauvais moments, avec ou sans alcool libérant les inhibitions, les désirs et de nouveaux sentiments. L'envie de s'approprier son interlocuteur, créer un lien plus solide et constant, l'envie de posséder et de contrôler. Entre moments délicieux, complicité débordant de l'écran et sentiments grandissants de part et d'autre, Léo et Emmi ont fort à faire, cependant, dans le monde réel Léo sort d'un chagrin d'amour et Emmi est mariée avec deux enfants de son mari à sa charge. Entre émois amoureux et sentiments déchirants où peut mener cette idylle virtuelle naissante? Une rencontre dans le monde réelle briserait-elle le charme née de cette correspondance virtuelle? Et où commencerait et s'arrêterait l'adultère? Tant de questions que ne cesseront de débattre Léo et Emmi jusqu'au point de non retour..
    Un roman épistolaire dont la lecture m'a totalement captivé et hypnotisé du premier au tout dernier mail m'ayant laissé pantelante.
    Une relation tout bonnement grisante à suivre ou, une fois la lecture débutée il devient presque impossible de refermer le livre. Au vu de cette conclusion poignante et insoutenable je me suis immédiatement procurée la suite bien que ce dénouement aurait pu se suffire à lui même. Une excellente surprise m'ayant ouvert les portes vers le genre épistolaire.
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Citations et extraits

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  • Par saphoo, le 15 juin 2010

    Vous êtes tellement sévère, Emmi. Ne soyez pas si sévère. Je ne veux pas de café. Je veux Emmi. Venez chez moi. Buvons encore un verre de vin. Nous pourrions nous bander les yeux, comme dans le film. […]J’aimerais vous embrasser. Je me moque de votre apparence. Je suis tombé amoureux de vos mots. vous pouvez écrire ce que vous voulez. Vous pouvez être aussi sévère que vous le désirez. J’aime tout. D’ailleurs, vous n’êtes pas sévère du tout. Vous vous forcez, vous voulez avoir l’air plus forte que vous l’êtes. […]Dommage que vous soyez mariée. Non, c’est bien que vous soyez mariée. Trompez-vous votre mari Emmi ? Ne le faites pas. Cela fait si mal d’être trompé. […] Je veux embrasser Emmi. Je suis un peu ivre, pardonnez-moi. Baiser de bonne nuit. Dommage que vous soyez mariée. Je crois que nous irions bien ensemble. Emmi. Emmi. Emmi. J’aime écrire Emmi. Une fois le majeur gauche, deux fois l’index, le majeur droit. EMMI. Je pourrais écrire Emmi des milliers de fois. Ecrire Emmi, c’est embrasser Emmi. Allons dormir, Emmi.
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  • Par Lefso, le 29 février 2012

    Le jour suivant
    Objet : Me froisser
    Cher Léo, j’abandonne le « Leike ». Vous pouvez donc oublier le « Rothner ». J’ai trouvé vos mails d’hier tout à fait savoureux, je les ai lus plusieurs fois. J’aimerais vous faire un compliment. Je trouve fascinant que vous soyez capable d’engager la conversation avec une personne que vous ne connaissez pas du tout, que vous n’avez encore jamais vue et que vous ne verrez probablement jamais, de qui vous n’avez rien à attendre, et cela sans savoir si elle vous répondra de la même manière. C’est une attitude atypique chez les hommes, que j’apprécie chez vous. Je voulais commencer par vous dire cela. Bien, et maintenant je voudrais aborder quelques points :
    1. Vous avez une psychose avancée des mails de vœux groupés. Où l’avez-vous attrapée ? Il semble que l’on vous vexe à mort quand on vous souhaite un « joyeux Noël et une bonne année ». Bien, je vous promets que je ne le ferai plus, plus jamais ! Du reste, je trouve extraordinaire que vous pensiez être capable de déduire l’âge de quelqu’un d’un « joyeux Noël et bonne année ». Aurais-je eu dix ans de moins si j’avais dit « joyeux Noël et heureuse année » ?
    2. Désolée, cher Léo le psychologue du langage, mais croire qu’une femme ne peut pas avoir moins de 20 ans si elle n’utilise pas « cool », « chanmé » et « grave » me semble une attitude un peu naïve et pontifiante. Non pas que j’essaie, quand j’écris ceci, de vous faire croire que j’ai moins de 20 ans. Mais sait-on jamais ?
    3. J’écris comme si j’avais 30 ans, dites-vous. Mais une trentenaire ne lit pas Like, dites-vous encore. Je vous explique cela volontiers : j’avais pris l’abonnement à Like pour ma mère. Alors, qu’en dites-vous ? Est-ce que, tout compte fait, je suis plus jeune que mes mails ne le laissent penser ?
    4. Après cette question fondamentale, je m’en vais. J’ai malheureusement un rendez-vous. (Préparation à la confirmation ? Cours de danse ? Manucure ? Thé avec des amies ? Je vous laisse choisir.) Bonne fin de journée Léo !Emmi.

    Trois minutes plus tard
    RE :
    Ah oui, Léo, je vais vous divulguer un secret : pour la pointure, vous n’étiez pas très loin. Je fais du 37. (Mais pas besoin de m’offrir des chaussures, j’ai déjà tout ce qu’il faut.)

    Trois jours plus tard
    Objet : Un manque
    Cher Léo, quand vous ne m’écrivez pas pendant trois jours, j’ai deux réactions : 1. Je suis étonnée. 2. Je ressens un manque. Ce n’est pas très agréable. Faites quelque chose ! Emmi.

    Le jour suivant
    Objet : Enfin envoyé !
    Chère Emmi, pour ma défense, je vous ai écrit des mails tous les jours, mais je ne les ai pas envoyés. Non, au contraire, je les ai tous effacés. Je suis arrivé à un moment délicat de notre dialogue. Elle, cette Emmi qui chausse du 37, commence peu à peu à m’intéresser plus que le cadre de notre discussion ne le permet. Et quand elle, cette Emmi qui chausse du 37, déclare sans préambule : « Nous ne nous verrons probablement jamais », elle a bien sûr tout à fait raison, et je partage son point de vue. Je trouve cela très très intelligent de partir du principe que nous ne nous rencontrerons pas. Je ne veux pas que notre conversation tombe au niveau d’une discussion de petite annonce ou de chatroom.
    Bien, et maintenant j’envoie enfin mon mail, pour qu’elle, cette Emmi qui chausse du 37, ait au moins quelque chose de moi dans sa boîte. (Je sais que le contenu n’est pas très palpitant, mais ce n’est qu’un fragment de ce que je voulais vous écrire.) Je vous embrasse, Léo.
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par shulien, le 03 octobre 2010

    On ne peut pas reproduire le bon vieux temps. Comme son nom l'indique, ce temps est vieux. Le nouveau temps ne peut jamais être comme le bon vieux temps. S'il essaie, il semble aussi défraîchi et usé que celui qu'il souhaite voir revenir. Il ne faut pas regretter le bon vieux temps sous peine de devenir soi-même vieux et amer.
    Citation de qualité ? (28 votes positifs)
  • Par Morgouille, le 12 juin 2011

    Cher Leo, je vous en prie, mettez-vous à ma place. Je vous avoue qu’il y a longtemps que je n’avais pas échangé avec quelqu’un des émotions aussi violentes. Je suis d’ailleurs étonnée que cela soit possible de cette façon. Dans mes mails, je peux être comme jamais la véritable Emmi. Dans la « vraie vie », si on veut réussir, si on veut tenir le coup, il faut sans cesse faire des compromis avec sa propre émotivité : LÀ, je ne dois pas dramatiser ! CA je dois l’accepter ! CA, je dois le laisser passer ! Nous adaptons en permanence nos sentiments à notre entourage, nous ménageons ceux que nous aimons, nous nous glissons dans les cent petits rôles du quotidien, nous nous tenons en équilibre, nous pesons le pour et le contre pour ne pas mettre en danger la structure à laquelle nous appartenons.
    Avec vous, cher Leo, je n’ai pas peur de laisser libre cours à ma spontanéité profonde. Je ne réfléchis pas à ce que je peux ou ne peux pas vous imposer. J’écris allègrement ce qui me vient à l’esprit. Et cela me fait un bien fou !!! C’est grâce à vous, cher Leo, et c’est pourquoi vous m’êtes devenu indispensable : vous m’acceptez comme je suis.
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  • Par PLUMAGILE, le 10 mai 2010

    *Nous communiquons au milieu d'un désert. Nous avons sagement avoué quel était notre métier. En théorie, vous pourriez me faire un joli site internet et moi établir de vous un (médiocre) profil psychologique. C'est tout. Nous savons grâce à un mauvais magazine local que nous habitons dans la même ville. Mais à part cela ? Rien. Il n'y a personne autour de nous. Nous n'habitons nulle part. Nous sommes sans âge. Nous sommes sans visage. Nous ne faisons pas la différence entre le jour et la nuit. Nous vivons hors du temps. Nous sommes retranchés derrière nos écrans, et nous avons un passe-temps commun : nous nous intéressons à un parfait inconnu. Bravo !
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