ISBN : 2070347109
Éditeur : Folio (2007)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Je voulais aller loin. Je dois y être. Douala m'arrête. La moiteur m'enveloppe. Mes jambes ne me portent plus. C'est donc ici ? Ici que je dois être ? Yves Kermarec, je m'éloigne de toi. Mon Dieu, faites que ce soit pour toujours.
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 23 mai 2011

    litolff
    Ce roman présenté comme un journal intime raconte l'histoire de Charlotte Marthe, une jeune enseignante qui suite à une déception sentimentale arrive au Cameroun. Plus précisément au collège moderne de jeunes filles de New Bell, à Douala, dont elle prend très vite la direction. Nous sommes dans l'Afrique colonisée des années 50, et Charlotte Marthe dérange. Elle se bat au quotidien pour redonner leur dignité à des élèves dépréciées de tous, et dont elle veut faire l'élite de la société camerounaise. Mais pour mener à bien son projet, d'un côté il lui faut convaincre les camerounais frileux à l'idée de voir leurs femmes évoluer à leur dépend, de l'autre elle doit subir les railleries d'une administration coloniale figée et paternaliste. Sa ténacité paie, les "Antilopes", c'est ainsi qu'on les nommera, réussissent brillamment leurs études. Elles sont la fierté de Charlotte Marthe qui s'est profondément attachée à cette nouvelle vie. Mais en 1960, l'histoire la rattrape, le mouvement pour l'indépendance est lancé, et les émeutes se multiplient. Les français ne sont plus les bienvenus. Elle qui était parvenue à se faire respecter de ses élèves, doit faire un choix ; partir ou rester ? Inspirée d'une histoire vraie, Valentine Goby parvient à dresser un portrait émouvant, d'une française exilée dans l'Afrique de la décolonisation, qui par dépit, puis par amour, dévoua dix ans de sa vie à l'éducation et à la réussite de celles qu'elle considéra comme "ses filles".
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    • Livres 5.00/5
    Par Malice, le 15 mai 2010

    Malice
    Ce roman est le journal intime de Charlotte Marthe, dans les années cinquante, une française. En 1949, Elle s'expatrie au Cameroun à Douala. Elle se trouve confrontée à la communauté coloniale . Elle est la directrice du collège moderne de jeunes filles de new-bell à Douala. Elle nomme le groupe "les antilopes". Son but est de former ces jeunes filles dont elle veut faire l'élite de la société camerounaise, pour que ces femmes soient l'avenir de leur pays. Charlotte entreprenant une tâche pas facile avec beaucoup de courage et de ténacité. Elle me fait penser aux beaux portraits de femmes que l'on retrouve dans la littérature africaine, ces femmes fortes qui trouvent toujours les bonnes astuces pour régler les problèmes d'intendance du quotidien. C'est un magnifique portrait de femme, car Charlotte représente ces femmes qui dans l'ombre, comme des petites fourmis, ont forgées un destin, une identité, tournée vers le bien des autres. Elle incarne une page oubliée de l'Histoire.

    Lien : http://livresdemalice.blogspot.com/2008/12/valentine-goby-lantilope-..
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - Cameroun : 1949-1960. A travers son journal, Charlotte Marthe nous fait découvrir sa vie d’enseignante à Douala. A son arrivée en 1949, elle est surtout « une femme qui part » : elle fuit la Savoie et un premier amour qui l’a repoussée. Jeune directrice de collège, ignorante de l’Afrique, elle en découvre progressivement les réalités. Il faut se battre avec détermination contre une administration française incohérente, le non paiement des salaires, l’indifférence et le mépris pour les élèves africaines et leurs professeurs. C’est là, dans ce collège, qu’elle bâtit sa vie, avec pour ambition de faire de ces jeunes filles soumises au droit coutumier, des femmes autonomes. Cela passe par l’obtention du BEPC qui ne doit plus avoir seulement valeur de dot, mais ouvrir à d’autres études, à des bourses professionnelles en France. Cela passe aussi par les succès de sa merveilleuse équipe sportive, les Antilopes. Un petit noyau d’amis la soutient dans un Cameroun où la misère et la corruption se développent aussi vite que l’industrialisation internationale. Toujours taraudée par sa frustration amoureuse, elle ne renonce pourtant pas à son combat, jusqu’aux violentes émeutes contre la France. La confiance que lui accordent les habitants ne protège pas le collège : elle doit quitter ses Antilopes. Des années plus tard, nous la retrouvons en Provence, où Valentine Goby reconstitue son histoire et remonte la filière des Antilopes devenues, comme Charlotte Marthe l’avait souhaité, enseignantes, juges, médecins, ministres… Un style fluide, une grande puissance d’émotion et d’évocation sont au service d’une très belle histoire empreinte de nostalgie. « Nous n’avons pas été assez nombreux à donner le meilleur de nous-mêmes », regrette Charlotte Marthe. Mais cette femme combative, cette célibataire autonome aura finalement eu sa victoire… et les enfants dont elle rêvait. Ecoutez l’adieu que lui avaient fait les jeunes Africaines : « Retourne dans ton cher pays, la France, mais dis aux Français que tu ne leur rapportes que ton corps car tes filles à jamais gardent ton coeur et ton esprit.» Réseau : A voir absolument, le documentaire Sisters in Law de K. Longinotto (2005), mise en scène du travail que mènent actuellement au Cameroun deux femmes, l’une juge, l’autre procureur._ Michelle Brillatz

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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 06 décembre 2010

    Un Noir de Gold Coast, le docteur Aggrey, affirme : "Instruisez un garçon, vous aurez éduqué un homme ; élevez une fille, vous aurez civilisé une famille." L'Afrique sera ce que les femmes en font.
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  • Par Malice, le 15 mai 2010

    Avec les sixièmes, nous avons écrit La Marche des Antilopes. M. Prieuré a composé une mélodie à quatre voix. Nous sommes les élèves De New-Bell Douala Que la foi nous soutienne Nous ne faillirons pas Et si par malheur nous perdons Nous recommencerons C'est la marche des Antilopes Qui vont tout droit vers leurs destin Elles sautent, lancent et galopent Avec beaucoup d'entrain ! (et hop)
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  • Par litolff, le 12 mai 2010

    Je voulais aller loin. Je dois y être. Douala m'arrête. La moiteur m'enveloppe. Mes jambes ne me portent plus. C'est donc ici ? Ici que je dois être ? Yves Kermarec, je m'éloigne de toi. Mon Dieu, faites que ce soit pour toujours.
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Vidéo de Valentine Goby

L'expérience du Groenland .
Pour la romancière Valentine Goby : "écrire est un voyage". Elle part régulièrement découvrir de nouveaux territoires qui servent de toile de fond à ses romans.








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