> Jean Tardieu (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070327353
Éditeur : Gallimard (1993)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
ÉLÉGIE DE MARIENBAD ET AUTRES POÈMES [1993], trad. de l'allemand par Jean Tardieu . Édition de Jean Tardieu. Édition bilingue illustrée de dessins de Goethe, 120 pages, ill., sous couv. ill., 108 x 178 mm. Collection Poésie/Gallimard (No 266), Gallimard -poés. ISBN 9782... > voir plus
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  • Par lauravanelcoytte, le 26 juin 2009

    Trilogie de la passion


    Élégie de Marienbad — Elegie
    Élégie de Marienbad





    Et si l'homme devient muet dans son martyre,
    Un dieu m'a donné de dire ce que je souffre.



    Que dois-je maintenant espérer du revoir,
    De la fleur close encore de ce jour ?
    Le paradis et l'enfer te sont ouverts ;
    Que d'émotions changeantes dans ton âme ! —
    Plus de doute ! Elle s'avance aux portes du ciel,
    Et t'attire dans ses bras.

    Ainsi tu fus reçu au paradis
    Comme si tu t'étais rendu digne de la vie éternellement belle ;
    Nul vœu ne te restait à former, nulle espérance, nul souhait,
    Là était le but de tes intimes tendances,
    Et dans la contemplation de cette unique beauté,
    Se tarit presque la source de tes ardentes larmes.

    Comme le jour agitait ses ailes rapides,
    On eût dit qu'il poussait les minutes devant lui !
    Le baiser du soir, un gage fidèle :
    Il en sera de même au soleil prochain.
    Les heures dans leur tendre cours se ressemblaient
    Comme des sœurs, mais nulle n'était semblable à l'autre.

    Le baiser, le dernier, affreusement suave, déchirant
    Un splendide tissu de voluptés entrelacées —
    Maintenant le pied se hâte, il trébuche, évitant le seuil
    Comme si le chassait de l'intérieur un chérubin flamboyant.
    L'œil découragé se fixe sur le sentier obscur,
    Il se retourne : la porte s'est fermée.

    Et désormais il se referme en lui-même comme s'il ne s'était,
    Ce cœur, jamais ouvert, comme s'il n'avait jamais goûté
    Auprès d'elle des heures bienheureuses splendides,
    À faire envie à toutes les étoiles du ciel ;
    Et le chagrin, le repentir, le souci l'oppressent
    Désormais dans une atmosphère étouffante.

    Le monde ne reste-t-il donc pas ? la cime des montagnes
    N'est-elle plus couronnée d'ombres saintes ?
    La moisson ne mûrit-elle plus ? un verdoyant pays,
    Semé de bois et de prairies, ne longe-t-il donc plus le fleuve ?
    Et l'immensité ne se voûte-t-elle pas,
    Tantôt vide, tantôt riche de formes ?

    Légère et charmante, tis
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Thomas Hairmont le Coprophile
Thomas Hairmont- le Coprophile (POL) : Où Thomas Hairmont tente d'expliquer d'où vient "Le Coprophile", et parle de la matière du livre et de la matière fécale, de l'excrément et de l'extrême, des formes et du vivant, du corps et du corps social, des mathématiques et des surfaces, de l'intérier et de l'extérieur, de l'usage de la première personne et de l'abstraction, de la narration et du lecteur, des sensations et des descriptions, de Goethe, de Dante et de William Blake, de la merde et de la quête de l'absolu, au moment où paraît "Le Coprophile" aux éditions POL, à Paris le 22 février 2011











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