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ISBN : 2290343110
Éditeur : J'ai Lu (2004)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 237 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
MÉPHISTOPHÉLÈS : - Je veux ici m'attacher à ton service, obéir sans fin ni cesse à ton moindre signe ; mais, quand nous nous reverrons là-dessous, tu devras me rendre la pareille. FAUST - Le dessous ne m'inquiète guère ; mets d'abord en pièces ce monde-ci, et l'autre pe... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par NastasiaBuergo, le 21 avril 2012

    NastasiaBuergo
    Étonnant pouvoir de la relecture... Mue à l'origine par l'élan propre à la dégustation d'un mets exquis, j'abordai cette prime lecture de Faut, qui plus est, traduit par Nerval, comme une merveille de caviar servie sur un lit de foie gras. le palais peu forgé, faute d'âge ou de fondements, d'épaisseur ou de référents, de saveurs indicibles, peu à peu mon caviar sur foie gras c'était transmuté en rillettes premier prix de hard discount. Je mâchai sans grand plaisir ces syllabes au corps gras de vers aux musiques intraductables (non, « intraductansibles » serait plus correct). Je restai donc, des années durant, sur cette relative indigestion.
    Tout à coup, l'autre jour, sans motif ni pourquoi, Le nez dans la bibliothèque, aux voisinages des Giono des Gogol et autres Golding, mon œil sans trop savoir, s'est arrêté sur Faust. Ah, non ! Pas celui-là ! … et pourquoi pas ? Effectivement, c'eut été bêtise que de ne point retenter l'expérience de vendre mon âme à Goethe. Et bien m'en a pris car, même si j'ai retrouvé certaines indigestes bouchées, notamment tout le passage dans la cave de Leipzig ou les fêtes avec les sorcières (Walpurgisnachtstraum), la dimension philosophique et allégorique m'a mieux impressionnée qu'à la première lecture à froid.
    Que nous dit Goethe dans Faust et Faust sur Goethe ? J'y vois tout d'abord une allégorie de l'Homme en quête de sens à donner à sa vie. Faust n'a plus guère de foi et du haut de sa science se heurte à des écueils insurmontables. Il voit couler sa vie au fond d'un noir terrier et se dit que bientôt la mort viendra le cueillir sans qu'il ait pu jouir de quoi que ce soit dans l'existence. D'où sa secrète invocation du diable, ou plus exactement, avec l'aval de Dieu, pourquoi le diable s'essaie à le soudoyer. Ainsi donc, selon Goethe, c'est le désespoir qui crée l'appel aux forces du mal et non comme on pourrait le penser de prime abord, l'envie, même si c'est bien l'envie de connaître toujours plus qui pousse Henri Faust à pactiser avec Méphistophélès. Ce faisant, l'auteur insiste beaucoup sur la falsification des mots ou des apparence. Son Faust était dans le faux avec sa science, il le sera également dans ses jouissances. Goethe développe aussi la notion d'utopie de la pureté, au travers de Marguerite notamment. Selon lui, ce que l'on pense être pur chez l'humain provient surtout du fait qu'on a une connaissance imparfaite des différentes facettes de cet humain.
    Quel autre message nous délivre l'auteur ? Un pessimisme hors norme pour l'époque, à savoir que, quelle que soit votre quête, elle sera vaine. Lorsque Faust obtient les pleins pouvoir des mains de Satan, celui-ci s'adonne à la fête, il s'y ennuie très vite, puis il se donne à l'amour, qui bientôt flétrit, entraînant au passage la chute d'une fille honnête. le voyage ne semble guère mieux lui réussir tout comme les richesses. Quelle est donc la voie du salut pour Goethe ? Je ne l'ai pas trouvée dans cette lecture, la vie y semble nécessairement vouée à être subie avec son cortège de souffrances et d'insatisfactions.
    Mais au cours du temps, Faust a aussi pris une dimension de "récit mythique" un peu d'ailleurs comme l'autre grande trouvaille de Goethe, « L'apprenti sorcier ». Sommes-nous tous des docteurs Faust prêts à vendre notre âme au diable pour jouir de menus privilèges, sommes-nous tous des apprentis sorciers qui jouons avec le feu de l'existence ? On comprend que Johann Wolfgang von Goethe ait eu une influence décisive sur la littérature allemande au tournent du XXième siècle, je pense notamment à Thomas Mann, avec la "tentation du diable".
    Pour conclure, une lecture que je trouve riche philosophiquement parlant mais pas spécialement roborative sur le plan stylistique ou littéraire, ce qui n'est, évidemment que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 3.00/5
    Par NastasiaBuergo, le 31 mai 2012

    NastasiaBuergo
    J'ai déjà apporté un commentaire à propos du premier Faust et je ne vais donc m'appesantir ici que sur le second Faust, publié en 1832, soit plus de 20 ans après l'autre. (Au passage, j'en profite pour signaler l'excellente… non, la très très très excellente édition des trois Faust chez l'éditeur Bartillat datant de 2009, avec un appareil critique de tout premier choix, à faire pâlir La Pléiade, mais qui n'est malheureusement pas visible sur Babelio et qui regroupe pour la première fois en français l'UrFaust de 1775, le Faust I de 1809 mais sans la gangue de la traduction De Nerval et le Faust II. Là encore, pour ceux que ça intéresse, je signale que la première version de Faust, dite « UrFaust » est incomparablement plus scénique, plus pêchue, plus accessible que la version canonique parue 34 ans plus tard, popularisée en français par la traduction De Nerval, laquelle traduction présente à la fois des qualités et des inconvénients majeurs. Il paraît que Bertold Brecht était un tenant absolu de cet UrFaust comparé au plus célèbre, ce sur quoi je le rejoins sans équivoque car je trouve qu'il présente tout ce qui est indispensable et bon, sans le superflu et le lourd de la version finale, mais ceci n'est que mon avis, fin de la parenthèse).
    Vous vous demandez peut-être pourquoi j'ai asséné un très sévère « deux étoiles » à ce Faust II. Il me faut m'en expliquer et ce n'est pourtant pas par manque d'intérêt quant au fond. Cette œuvre tardive, fruit d'une mûre et dense réflexion de Goethe, nous met le doigt, comme le premier Faust, sur beaucoup de travers de la quête humaine d'un absolu. C'est réellement philosophique et riche, sans être excessivement condensé. Donc j'aurais adoré pouvoir m'y sentir comme chez moi, jouir des réflexions fines de l'auteur. Mais là, non, je vous arrête tout de suite, car la forme de cette pièce en cinq actes est vraiment, VRAIMENT lourde, indigeste, peu accessible, peu motivante, peu captivante. Je pense notamment aux actes 2 et 3 du transport en Grèce antique et de la séduction d'Hélène qui m'ont été presque aussi pénibles à lire que l'Ulysse de Joyce, ce qui n'est pas peu dire ! Les références innombrables à la mythologie, à des tableaux assez peu connus, à des légendes lointaines ou à des passages de la Bible que je ne connais pas par cœur rendent l'ensemble assez peu affriolant, et dans une forme rimée un tantinet vieillotte, même à l'époque de Goethe, qui alourdit encore le cadre déjà pesant.
    Dans le premier acte, l'auteur met aux prises l'empereur avec des soucis financiers, que Faust et son terrible acolyte Méphistophélès vont parvenir à résoudre temporairement, montrant au passage la vacuité du monde de l'argent virtuel. le propos de Goethe m'a semblé être que lorsque les gens dans le dénuement pécuniaire accèdent à la richesse, ils en font bien peu de chose de cette richesse. Ceci prolonge donc le propos du Faust I, montrant que lorsqu'on recherche la fortune, on s'expose au fiasco, même et surtout si l'on y parvient.
    Dans le second acte, sans trop que je sache vous préciser pourquoi, Faust décide tout d'un coup que la seule femme pour lui doit être la plus belle des femmes, et la plus belle selon lui et celle dont la beauté fut célébrée dans la culture mère, donc la Grèce antique, et cette femme ne saurait donc être autre qu'Hélène, celle pour les yeux de laquelle la Guerre de Troie fut déclarée et tant de vies sacrifiées. C'est donc un long, intriqué et cacophonique cheminement dans les arcanes de l'espace et du temps pour la rejoindre… et j'en cherche encore l'intérêt !
    Le troisième acte consacre l'union de Faust et d'Hélène et la morale, comme avec la Catherine du premier Faust, pourrait (si j'ai bien tout compris, ce dont je doute fortement) être que la quête d'un idéal féminin est forcément vaine.
    Après les quêtes stériles de l'argent et de la femme, il ne pouvait plus rester au bien cher Faust que la quête du pouvoir, ce qui sera chose faite au cours des actes IV et V, et comme vous pouvez vous en douter, Goethe rabat toutes nos espérances de ce côté-là également montrant toute la futilité de l'existence humaine. Je vous laisse découvrir la petite pirouette finale et ce qu'il advient de l'âme du docteur Faust, puisqu'elle était l'objet du pacte de sang signé avec Méphisto…
    À tout seigneur tout honneur, donc le mot de la fin revient à Monsieur Goethe lui-même :
    « Celui qui, dans son constant effort, n'épargne pas sa peine, celui-là, nous pouvons le sauver. » Et c'est vrai que vous n'avez pas ménagé votre peine Monsieur Goethe, aussi veux-je vous sauver, même si, reconnaissons-le, vous m'avez parfois barbée lors de cette lecture, mais qui suis-je donc, du haut de mon insignifiance, pour vociférer de la sorte ? Un énième et ultime avatar de Satan ? En tous les cas, sûrement pas grand-chose, dormez en paix Monsieur Goethe.
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    • Livres 3.00/5
    Par Under_The_Moon, le 28 octobre 2012

    Under_The_Moon
    Voilà une pièce de théâtre ô combien mythique !
    Dieu lance un défi au Diable : celui de corrompre le Docteur Faust, un homme égaré en quête de la Connaissance :
    " Il me cherche ardemment dans l'obscurité, et je veux bientôt le conduire à la lumière. Dans l'arbuste qui verdit, le jardinier distingue déjà les fleurs et les fruits qui se développeront dans la saison suivante.
    (...)
    Aussi longtemps qu'il vivra sur la terre, il t'est permis de l'induire en tentation. Tout homme qui marche peut s'égarer. "

    Voilà qui est très prometteur. de ce jeu découlent quelques bonnes scènes. Malgré tout, j'ai trouvé qu'il y avait trop de fioritures et referme ce livre avec l'impression que je suis passée à côté. Les didascalies minimalistes donnaient parfois l'impression que la pièce allait dans tous les sens.
    Je pense que pour l'apprécier pleinement, Faust, comme beaucoup d'autres pièces de théâtre doit être vu sur scène !
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    • Livres 5.00/5
    Par loicdj, le 18 avril 2013

    loicdj
    "Faust", la légende de Faust. Qui ne l'a entendue, lue ? Relire cette grande oeuvre de Goethe procure une grande satisfaction. Celle de l'orgueil assouvi ? à la manière de Faust tenté, éprouvé comme Job, avec l'accord de Dieu, par le diable ? dont l'orgueil, vanité des vanités, sera cause de la chute ? - à la radicale opposition de Job qui persistera à louer Dieu dans ses malheurs.
    Pourtant le docteur Faust est un homme complet dans ses connaissances encyclopédiques. Il a atteint un haut degré de sagesse. Qui peut lui en raconter ?
    Il est seul. Sa faiblesse est sa soif de savoir. Il rend les armes à Méphistophélès avec une facilité déconcertante :
    "Le grand Esprit m'a dédaigné; la nature se ferme devant moi; le fil de ma pensée est rompu, et je suis dégoûté de toute science."
    Vanité. Je cite le Pape Benoît XVI dans son homélie de la messe des Invalides du 13 septembre 2008 in Benoît XVI en France (12-15 septembre 2008) :
    "L'argent, la soif de l'avoir, du pouvoir et même du savoir n'ont-ils pas détourné l'homme de sa Fin véritable, de sa propre vérité ? ".
    Et pourtant Faust avait exprimé, juste avant, quelque lucidité, aussitôt éteinte :
    "Et qu'as-tu à donner, pauvre démon ? L'esprit d'un homme en ses hautes inspirations fut-il jamais conçu par tes pareils ? Tu n'as que des aliments qui ne rassasient pas; de l'or pâle, qui sans cesse s'écoule des mains comme le vif-argent; un jeu auquel on ne gagne jamais; une fille qui jusque dans mes bras fait les yeux doux à mon voisin; l'honneur, belle divinité qui s'évanouit comme un météore. Fais-moi voir un fruit qui ne pourrisse pas avant de tomber, et des arbres qui tous les jours se couvrent d'une verdure nouvelle."
    Faust capitule. Il pactise. Il demande l'aide au diable pour conquérir la couche - le coeur de Marguerite qui sera pervertie. Ce que touche le diable perd toute vie, pourrit instantanément sous la condition de la capitulation de l'homme. Son souffle putride acidifie toute vie, l'enferme, non - Goethe l'expose avec force- sans une certaine élégance d'apparat.
    Le grand orgueil de Faust est d'avoir voulu se comparer, par les connaissances, à Dieu. Refuser la vérité d'avoir été créé est le péché originel du diable. Faust, déjà, avant de rencontrer Méphistophélès partageait se profond ressentiment. Il a consciemment refusé la Liberté, la Vérité. Il s'est lui-même condamné.
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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 13 février 2013

    vincentf
    Le mythe de l'âme vendue au diable est bien connu. En croyant obtenir des bienfaits, on plonge de le malheur éternel. On signe l'acte tragique dès le début. On l'oublie un instant et on y replonge. le Faust de Goethe n'est cependant pas une tragédie. On y rit, entre étudiants débauchés ou sorcières en sabbat, et on y folâtre, épris d'amour pour une Marguerite qui cède trop vite, et qui regrette ensuite amèrement la perte de sa vertu. Les temps et les moeurs changent. Bien sûr, la lecture ne laisse qu'imaginer les scènes grandioses, horribles ou secrètes. Les mots seuls ne suffisent pas. On a l'impression de lire un livret d'opéra, et d'ailleurs, c'est sous cette forme que se feront les meilleurs Faust...
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Citations et extraits

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  • Par silem, le 05 mai 2013

    Eh bien ! puisque des sons bien doux et bien connus m'ont arraché à l'horreur de mes sensations ,en m’offrant ,avec l'image de temps plus joyeux ,les aimables sentiments de l'enfance ...je maudis tout ce que l’âme environne d'attraits et de prestiges ,tout ce qu'en ces tristes demeures elle voile d'éclats et de mensonge ! maudite soit d'abord la haute opinion dont l’esprit s'enivre lui même ! maudite soit la splendeur des vaines apparences qui assiègent nos sens ! maudit soit tout ce qui nous séduit dans nos rêves ,illusions de gloire et d'immortalité ! maudits soient tous les objets dont la possession nous flatte,femme ou enfant ,valet ou charrue ! maudit soit mammon ,quand par l’appât de ses trésors ,il nous pousse à des entreprises audacieuses ,ou quand par des jouissances oisives ,il nous entoure de voluptueux coussins !maudite soit toute exaltation de l'amour ! maudite soit l’espérance ! maudite la foi ,et maudite ,avant tout, la patience !
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  • Par NastasiaBuergo, le 13 août 2012

    MÉPHISTOPHÉLÈS :
    Dans un tel esprit tu peux te hasarder : engage-toi ; tu verras ces jours-ci tout ce que mon art peut procurer de plaisir ; je te donnerai ce qu’aucun homme n’a pu même encore entrevoir.
    FAUST :
    Et qu’as-tu à donner, pauvre démon ? L’esprit d’un homme en ses hautes inspirations fut-il jamais conçu par tes pareils ? Tu n’as que des aliments qui ne rassasient pas ; de l’or pâle, qui sans cesse s’écoule des mains comme le vif argent ; un jeu auquel on ne gagne jamais ; une fille qui jusque dans mes bras fait les yeux doux à mon voisin ; l’honneur, belle divinité qui s’évanouit comme un météore. Fais moi voir un fruit qui ne pourrisse pas avant de tomber, et des arbres qui tous les jours se couvrent d’une verdure nouvelle.
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  • Par NastasiaBuergo, le 14 août 2012

    Maudite soit d'abord la haute opinion dont l'esprit s'enivre de lui-même ! Maudite soit la splendeur des vaines apparences qui assiègent nos sens ! Maudit soit ce qui nous séduit dans nos rêves, illusions de gloire et d'immortalité ! Maudit soient tous les objets dont la possession nous flatte.

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  • Par NastasiaBuergo, le 16 décembre 2012

    LE POÈTE : Ce qui s'accroît trop vite est bien près de finir :
    Mais le laurier tardif grandit dans l'avenir.
    LE BOUFFON : Oh ! la postérité ! c'est un mot bien sublime !
    Mais le siècle présent a droit à quelque estime,
    Et, si pour l'avenir je travaillais aussi,
    Il faudrait plaindre enfin les gens de ce temps-ci :
    Ils montrent seulement cette honnête exigence
    De vouloir s'amuser avant leur descendance...
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  • Par NastasiaBuergo, le 31 mai 2012

    MÉPHISTOPHÉLÈS : Maudit destin ! Hommes dupés ! Jeannots toujours enjôlés depuis Adam !
    Vieux, on le devient, mais qui devient sage ? Ne t'es-tu pas bien trop souvent amouraché ?
    Ce peuple-là, on le sait, ne vaut fondamentalement rien : le buste encorseté, le visage fardé. Elles n'ont rien de sain à vous proposer, où qu'on les prenne, pourries dans tous les membres. On le sait, on le voit, on peut les toucher, et pourtant on danse quand ces putains sifflent !
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Thomas Hairmont le Coprophile
Thomas Hairmont- le Coprophile (POL) : Où Thomas Hairmont tente d'expliquer d'où vient "Le Coprophile", et parle de la matière du livre et de la matière fécale, de l'excrément et de l'extrême, des formes et du vivant, du corps et du corps social, des mathématiques et des surfaces, de l'intérier et de l'extérieur, de l'usage de la première personne et de l'abstraction, de la narration et du lecteur, des sensations et des descriptions, de Goethe, de Dante et de William Blake, de la merde et de la quête de l'absolu, au moment où paraît "Le Coprophile" aux éditions POL, à Paris le 22 février 2011











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