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ISBN : 2290343110
Éditeur : J'ai Lu (2004)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.81/5 (sur 372 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
MÉPHISTOPHÉLÈS : - Je veux ici m'attacher à ton service, obéir sans fin ni cesse à ton moindre signe ; mais, quand nous nous reverrons là-dessous, tu devras me rendre la pareille.
FAUST - Le dessous ne m'inquiète guère ; mets d'abord en pièces ce monde-ci, et l'... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Nastasia-B, le 04 avril 2014

    Nastasia-B
    Étonnant pouvoir de la relecture... Mue à l'origine (il y a bien longtemps de ça) par l'élan propre à la dégustation d'un mets exquis, j'abordai cette prime lecture du Faust de Goethe, qui plus est, traduit par Gérard de Nerval, comme une merveille de caviar servie sur un lit de foie gras.
    Le palais peu forgé, faute d'âge ou de fondements, d'épaisseur ou de référents, il m'avait fallu constaté que, de saveurs indicibles, peu à peu, mon caviar sur foie gras c'était transmuté en rillettes premier prix de hard discount.
    Je mâchai sans grand plaisir ces syllabes au corps gras de vers aux musiques intraductables (non, « intraductansibles » serait plus correct). Je restai donc, des années durant, sur cette relative indigestion.
    Tout à coup, l'autre jour, sans motif ni pourquoi, Le nez dans la bibliothèque, aux voisinages des Giono des Gogol et autres Golding, mon œil sans trop savoir, s'est arrêté sur Faust. Ah, non ! Pas celui-là ! … et pourquoi pas ?
    Effectivement, c'eut été bêtise que de ne point retenter l'expérience de vendre mon âme à Goethe. Et bien m'en a pris car, même si j'ai retrouvé certaines indigestes bouchées, notamment tout le passage dans la cave de Leipzig ou les fêtes avec les sorcières (Walpurgisnachtstraum), la dimension philosophique et allégorique m'a mieux impressionnée qu'à la première lecture à froid.
    Que nous dit Goethe dans Faust et Faust sur Goethe ? J'y vois tout d'abord une allégorie de l'Homme en quête de sens à donner à sa vie. Faust n'a plus guère de foi et du haut de sa science se heurte à des écueils insurmontables.
    Il voit couler sa vie au fond d'un noir terrier et se dit que bientôt la mort viendra le cueillir sans qu'il ait pu jouir de quoi que ce soit dans l'existence. D'où sa secrète invocation du diable, ou plus exactement, avec l'aval de Dieu, pourquoi le diable s'essaie à le soudoyer.
    Ainsi donc, selon Goethe, c'est le désespoir qui crée l'appel aux forces du mal et non comme on pourrait le penser de prime abord, l'envie, même si c'est bien l'envie de connaître toujours plus qui pousse Henri Faust à pactiser avec Méphistophélès.
    Ce faisant, l'auteur insiste beaucoup sur la falsification des mots ou des apparence. Son Faust était dans le faux avec sa science, il le sera également dans ses jouissances. Goethe développe aussi la notion d'utopie de la pureté, au travers de Marguerite notamment. Selon lui, ce que l'on pense être pur chez l'humain provient surtout du fait qu'on a une connaissance imparfaite des différentes facettes de cet humain.
    Quel autre message nous délivre l'auteur ? Un pessimisme hors norme pour l'époque, à savoir que, quelle que soit votre quête, elle sera vaine. Lorsque Faust obtient les pleins pouvoir des mains de Satan, celui-ci s'adonne à la fête, il s'y ennuie très vite, puis il se donne à l'amour, qui bientôt flétrit, entraînant au passage la chute d'une fille honnête.
    Le voyage ne semble guère mieux lui réussir tout comme les richesses. Quelle est donc la voie du salut pour Goethe ? Je ne l'ai pas trouvée dans cette lecture, la vie y semble nécessairement vouée à être subie avec son cortège de souffrances et d'insatisfactions.
    Mais au cours du temps, depuis son apparition dans le théâtre élisabéthain, Faust a aussi pris une dimension de " récit mythique " un peu d'ailleurs comme l'autre grande parabole de Goethe, L'apprenti sorcier. Sommes-nous tous des docteurs Faust prêts à vendre notre âme au diable pour jouir de menus privilèges ? sommes-nous tous des apprentis sorciers qui jouons avec le feu de l'existence ?
    On comprend que Johann Wolfgang von Goethe ait eu une influence décisive sur la littérature allemande au tournent du XXème siècle, je pense notamment à Thomas Mann, avec la " tentation du diable " transformée en " tentation de la maladie " dans La Montagne magique.
    Pour conclure, une lecture que je trouve riche philosophiquement parlant mais pas spécialement roborative sur le plan stylistique ou littéraire, ce qui n'est, évidemment que mon avis, un pauvre diable lui-aussi, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par Darkcook, le 08 avril 2014

    Darkcook
    J'avais eu un cours passionnant il y a bien des années sur Faust, Dom Juan, tous ces personnages mis en musique, en littérature, portés sur grand écran maintes et maintes fois, et qui ont tant influencé la suite des arts. Il fallait qu'un jour je découvre la pièce de Goethe (ici le Faust I, traduit par rien de moins que Gérard de Nerval!), surtout en lecteur avide du XIXème siècle et du romantisme.
    C'est une pièce archi-romantique, où toute l'influence de Shakespeare se déploie, de façon plus sauvage que chez nos auteurs à nous, l'univers fantasmagorique se prêtant totalement à ce théâtre gothique dans des décors allemands comme seul notre esprit peut les peindre. L'on se retrouve essentiellement face à deux figures légendaires, éminemment reprises : Faust et Méphistophélès. Mais plutôt que de nous offrir un mortel pathétique soumis à la tentation, face au machiavélique Diable, Goethe inverse et relativise les polarités, nous faisant comprendre pourquoi Méphistophélès est tant cité aujourd'hui. Il incarne, surtout vers le début de la pièce dans le cabinet d'étude de Faust, une sorte de vilain charismatique qu'on ne peut détester, qui regarde les humains avec une distanciation narquoise mais juste. Faust, à l'inverse, est présenté comme un gamin capricieux, égoïste, insupportable d'hybris, insolent et blasphématoire par excellence, qui voudrait être Dieu, et n'a de cesse de le réclamer, qu'importe s'il lui faut être attaché au Diable pour ressentir enfin la jouissance divine. Mais derrière ça, c'est un personnage désenchanté par l'austérité de l'étude, qui a dévoré tous les livres, toutes les sciences, sans évidemment jamais trouver de réponses. La religion, le pouvoir du divin ainsi que celui qu'il lui prête, est la seule bouée à laquelle il est encore capable de se raccrocher, le son de l'Église l'empêchant de mettre fin à ses jours. Mais Faust VEUT connaître les secrets de l'univers et de la nature, veut vivre plutôt que mourir dans son cachot de savoir bavard, et le pacte avec Méphistophélès est vite signé. Tout cela est aussi l'occasion pour Méphistophélès de brocarder l'éducation au sens péjoratif, qui domestique, tout le verbiage scolaire, académique, qui anéantit les individualités, faisant de lui aujourd'hui une icône rebelle ou plutôt anti-institutionnelle.
    S'ensuit une virée virevoltante (rends-je hommage à V Pour Vendetta, qui cite Faust, avec mes allitérations en V? En tout cas, l'attribution de la célèbre "Vi veri universum vivus vici" à Goethe est une erreur du film, d'après Internet) pour notre duo, au travers de laquelle Faust tombe amoureux de Marguerite, petit tour provoqué par Méphistophélès. Il goûtera alors à la sensation suprême de l'amour, en plus de la capacité à voler, mais causera la perte de sa bien-aimée, bien qu'elle soit au dernier moment sauvée par le ciel qui lui accorde au moins sa grâce. Au passage, je me souviens du cours et comprends mieux le ridicule, pour la prof, de "la pauvre Marguerite" dans son hyper-piété chrétienne, qui finit au cachot et totalement accablée pour un simple baiser, appelée prostituée pour avoir embrassé celui qui s'est vendu au diable... Elle ne doit pas être très excitante à interpréter pour les actrices!
    C'est une pièce folle, à l'image du romantisme allemand, le premier et le plus débridé de tous, au point que certains passages comme la fameuse Walpurgisnachtstraum semblent par endroits hermétiques, sans interêt, ou plutôt gratuits, comme le commente la présentation de mon édition GF. Je déplore l'absence du Faust II même si un résumé en est présenté et s'il est moins apprécié. En tout cas, cette immersion dans l'oeuvre du Shakespeare allemand, pour un fan du Maître anglais qui a n'a que trop peu lu à ce jour de littérature allemande, fut un petit régal. Mention spéciale à Gérard de Nerval!!
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    • Livres 5.00/5
    Par BookShellFairy, le 17 juin 2014

    BookShellFairy
    J'ai longtemps hésité avant de poster mon avis. Cette œuvre m'a profondément bouleversée. D'une manière différente que les œuvres de Georges Bataille, certes. Pourtant, ce texte d'apparence si commun : Un pari entre Dieu et Méphistophélès, dont le Docteur Faust va être la cible, est pertinemment brillant !
    De nombreux concepts font écho dans la société actuelle, à croire que Goethe était un visionnaire. Les dialogues sont si riches de sens, qu'à chaque relecture un sens caché apparaît.
    Cette œuvre d'une vie semble avoir la même durée de lecture qu'une vie humaine : le début prend du temps à se définir, tout se met en place pièce par pièce ; ensuite vient le temps des premières expériences, découvertes, amour ; le cœur s'accélère pour ne point décélérer avant la fin de la pièce.
    J'espère un jour voir cette pièce jouée ; j'avais vu le film d'Alexander Soukourov qui est un merveille, je vous le conseille d'ailleurs.
    Le mot de la fin, la traduction que j'ai lue est celle de Jean Amsler, comme il en existe plusieurs, je tenais à le préciser. Je vous la recommande vivement, elle est pour beaucoup dans mon engouement.
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    • Livres 4.00/5
    Par gill, le 10 décembre 2012

    gill
    En 1829, du vivant même de Goethe, un des plus extraordinaires des chefs d'œuvre de la littérature universelle "Faust" a été transposé sur scène, tout entier, en Allemagne, par Ernst August Friedrich Klingemann, un talentueux homme de Théâtre.
    Peu à peu, "Faust" parut sur toute les grandes scènes allemandes.
    Pourtant pour la première fois en France, Emile Vedel présente, en 1913, au Théâtre National de l'Odéon, un spectacle qui exprime, malgré des raccourcis formidables effectués dans le plus grand respect de l'œuvre initiale, la puissance du texte allemand.
    Le rideau se lève sur la grande rosace d'une cathédrale gothique vue de l'extérieur, les statues nichés dans la pierre prennent la parole.
    Les archanges Raphaël, Gabriel et Michel s'adressent au Seigneur qui est lui-même interpellé par Méphistophélès.
    Le docteur Faust, serviteur du Seigneur devient l'enjeu de cette conversation et Dieu permet à Satan de le tenter et de l'entraîner doucement dans les sentiers qui mènent à l'enfer.
    Le Prologue, très court, est à lui-seul un grand moment de Théâtre.
    Douze tableau constituent ce morceau de Théâtre, rendu accessible au public, et qui sont issus pour la plupart du premier "Faust" et de ce que le second a de plus scénique.
    La tentation de Faust, l'épisode de Marguerite, l'apparition d'Hélène précèdent le superbe tableau de la mort de Faust, lorsque Méphistophélès vient de le ramener dans son cabinet.
    Emile Vedel, ancien officier de marine et écrivain, a écrit une version fidèle et intelligente. Il parvient, dans ce texte à éclairer et à modeler pour la scène les trois personnalités crées par le génie de Goethe : Faust, Méphistophélès et Marguerite.
    Cette adaptation, talentueuse et très littéraire, est, aujourd'hui, encore un des textes les plus beaux que le Théâtre ait donné à la littérature.
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    • Livres 2.00/5
    Par Under_The_Moon, le 28 octobre 2012

    Under_The_Moon
    Voilà une pièce de théâtre ô combien mythique !
    Dieu lance un défi au Diable : celui de corrompre le Docteur Faust, un homme égaré en quête de la Connaissance :
    " Il me cherche ardemment dans l'obscurité, et je veux bientôt le conduire à la lumière. Dans l'arbuste qui verdit, le jardinier distingue déjà les fleurs et les fruits qui se développeront dans la saison suivante.
    (...)
    Aussi longtemps qu'il vivra sur la terre, il t'est permis de l'induire en tentation. Tout homme qui marche peut s'égarer. "

    Voilà qui est très prometteur. de ce jeu découlent quelques bonnes scènes. Malgré tout, j'ai trouvé qu'il y avait trop de fioritures et referme ce livre avec l'impression que je suis passée à côté. Les didascalies minimalistes donnaient parfois l'impression que la pièce allait dans tous les sens.
    Je pense que pour l'apprécier pleinement, Faust, comme beaucoup d'autres pièces de théâtre doit être vu sur scène !
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Citations et extraits

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  • Par silem, le 05 mai 2013

    Eh bien ! puisque des sons bien doux et bien connus m'ont arraché à l'horreur de mes sensations ,en m’offrant ,avec l'image de temps plus joyeux ,les aimables sentiments de l'enfance ...je maudis tout ce que l’âme environne d'attraits et de prestiges ,tout ce qu'en ces tristes demeures elle voile d'éclats et de mensonge ! maudite soit d'abord la haute opinion dont l’esprit s'enivre lui même ! maudite soit la splendeur des vaines apparences qui assiègent nos sens ! maudit soit tout ce qui nous séduit dans nos rêves ,illusions de gloire et d'immortalité ! maudits soient tous les objets dont la possession nous flatte,femme ou enfant ,valet ou charrue ! maudit soit mammon ,quand par l’appât de ses trésors ,il nous pousse à des entreprises audacieuses ,ou quand par des jouissances oisives ,il nous entoure de voluptueux coussins !maudite soit toute exaltation de l'amour ! maudite soit l’espérance ! maudite la foi ,et maudite ,avant tout, la patience !
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  • Par Nastasia-B, le 13 août 2012

    MÉPHISTOPHÉLÈS :
    Dans un tel esprit tu peux te hasarder : engage-toi ; tu verras ces jours-ci tout ce que mon art peut procurer de plaisir ; je te donnerai ce qu’aucun homme n’a pu même encore entrevoir.
    FAUST :
    Et qu’as-tu à donner, pauvre démon ? L’esprit d’un homme en ses hautes inspirations fut-il jamais conçu par tes pareils ? Tu n’as que des aliments qui ne rassasient pas ; de l’or pâle, qui sans cesse s’écoule des mains comme le vif argent ; un jeu auquel on ne gagne jamais ; une fille qui jusque dans mes bras fait les yeux doux à mon voisin ; l’honneur, belle divinité qui s’évanouit comme un météore. Fais moi voir un fruit qui ne pourrisse pas avant de tomber, et des arbres qui tous les jours se couvrent d’une verdure nouvelle.
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  • Par Nastasia-B, le 14 août 2012

    Maudite soit d'abord la haute opinion dont l'esprit s'enivre de lui-même ! Maudite soit la splendeur des vaines apparences qui assiègent nos sens ! Maudit soit ce qui nous séduit dans nos rêves, illusions de gloire et d'immortalité ! Maudit soient tous les objets dont la possession nous flatte.

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  • Par Nastasia-B, le 16 décembre 2012

    LE POÈTE : Ce qui s'accroît trop vite est bien près de finir :
    Mais le laurier tardif grandit dans l'avenir.
    LE BOUFFON : Oh ! la postérité ! c'est un mot bien sublime !
    Mais le siècle présent a droit à quelque estime,
    Et, si pour l'avenir je travaillais aussi,
    Il faudrait plaindre enfin les gens de ce temps-ci :
    Ils montrent seulement cette honnête exigence
    De vouloir s'amuser avant leur descendance...
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  • Par Nastasia-B, le 31 mai 2012

    MÉPHISTOPHÉLÈS : Maudit destin ! Hommes dupés ! Jeannots toujours enjôlés depuis Adam !
    Vieux, on le devient, mais qui devient sage ? Ne t'es-tu pas bien trop souvent amouraché ?
    Ce peuple-là, on le sait, ne vaut fondamentalement rien : le buste encorseté, le visage fardé. Elles n'ont rien de sain à vous proposer, où qu'on les prenne, pourries dans tous les membres. On le sait, on le voit, on peut les toucher, et pourtant on danse quand ces putains sifflent !
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Thomas Hairmont le Coprophile
Thomas Hairmont- le Coprophile (POL) : Où Thomas Hairmont tente d'expliquer d'où vient "Le Coprophile", et parle de la matière du livre et de la matière fécale, de l'excrément et de l'extrême, des formes et du vivant, du corps et du corps social, des mathématiques et des surfaces, de l'intérier et de l'extérieur, de l'usage de la première personne et de l'abstraction, de la narration et du lecteur, des sensations et des descriptions, de Goethe, de Dante et de William Blake, de la merde et de la quête de l'absolu, au moment où paraît "Le Coprophile" aux éditions POL, à Paris le 22 février 2011











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