> Michel Tournier (Préfacier, etc.)
> Pierre Du Colombier (Traducteur)

ISBN : 2070372375
Éditeur : Gallimard (1980)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Ou l'histoire d'une régulation sentimentale. Édouard et Charlotte sont riches, ils mènent en un vaste domaine une existence raisonnée qui tend à la conservation de leur bonheur. Sur le désir d'Édouard, ils dérogent à leurs pr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par zohar, le 27 mars 2011

    zohar
    Dans ce livre, les affinités entre passions s'y trouvent expliquées à la manière d'un principe chimique. Plus précisément, c'est un processus littéraire qui est décrit, celui par lequel un auteur emprunte à la réalité scientifique un matériau pour construire sa propre fiction.
    Edouard, Charlotte, le Capitaine, et Odile sont les quatre personnages qui vont vivre une expérience de l'ordre des émotions et des sentiments de façon analogue à celle que peut produire les éléments chimiques entre eux…
    Il y a des natures qui se rebutent naturellement où aucun contact ne peut les unir (comme l'eau et l'huile) d'autres s'attirent spontanément de manière irrépressible (dans le récit, Edouard et Charlotte forment un couple chimiquement harmonieux).
    Cela étant, les natures qui se composent naturellement entre elles (Edouard et charlotte) ont aussi des rapports avec d'autres substances (en l'occurrence, ici, le Capitaine et Odile).
    Et cela devient intéressant lorsque les affinités provoquent des séparations : au fil des pages du roman, Odile, la nièce (une jeune fille de seize ans) de Charlotte éprouvera de fortes attirances pour Edouard (homme d'une quarantaine d'années), et Charlotte ressentira, également, de vifs plaisirs à être avec le Capitaine (un ami d'Edouard).
    L'équilibre des natures est ainsi bouleversé opérant, par la même occasion, un ébranlement du cadre des bonnes convenances : à cause des préférences réciproques insoupçonnées, des affinités irrépressibles entre Odile et Edouard, d'un côté, Charlotte/le Capitaine, de l'autre.
    Ils sont attirés, l'un vers l'autre, aveuglément et avec la même nécessité que deux substances chimiques…
    L'originalité du roman est « une métaphore scientifique appliquée à une intrigue psychologique ».
    La nature est imprévisible, tout comme l'homme dans son évolution : tout est affaire d'occasion puisque la vie est une affaire de rencontres interpersonnelles ou intersubjectives.
    En somme, l'homme n'a pas d'identité stable ou définitive.
    C'est ce que nous dit Goethe à travers son roman. Il nous montre aussi l'impuissance de la raison à anticiper et à endiguer le cours des affinités passionnelles.
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    • Livres 1.00/5
    Par Dasazi, le 29 septembre 2010

    Dasazi
    Quelle déception ! Ayant lu Faust et Les souffrances du jeune Werther, que j'ai beaucoup aimés, j'avais hâte de lire un nouveau roman de Goethe. Mais avant il y a une préface et malheur m'en a pris de la lire : elle dévoile tout de l'intrigue et des rebondissements !
    En plus j'ai eu du mal à le lire car il y a une exacerbation de la perfection du paysage, des sentiments, de certains personnages et cela était assez énervant. Il s'agit pourtant du même traducteur que pour « «Les souffrances du jeune Werther » que j'avais apprécié, il est vrai, à la seconde lecture.
    Et que dire des renvoies aux notes qui dévoilent également ce qui va venir dans les pages suivantes ou pour donner une explication totalement inutile (ici le problème relève plus de l'édition que j'ai acheté que de l'œuvre en elle-même).
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    • Livres 3.00/5
    Par LindaLapostolle, le 14 juillet 2011

    LindaLapostolle
    Un roman écrit en 1809 qui offre peu de dialogues, mais où les passions et les émotions, toujours présentes, sont parfois contrôlées, parfois consommées.
    Des relations interpersonnelles qui se calquent sur les éléments de la nature, qui s'attirent ou se repoussent, qui parfois ont des affinités ou qui n'en ont pas du tout.
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    • Livres 3.00/5
    Par Elvira, le 15 octobre 2011

    Elvira
    Je connaissais déjà Goethe car j'ai eu le plaisir de lire Faust il y a deux ans. Les affinités électives est une œuvre totalement différente. Lorsque j'ai commencé ma lecture, j'ai eu l'impression de me plonger dans un roman de Jane Austen par son côté huis clos amoureux et ses chassé-croisé. Mais cette impression s'est vite dissipée à la lecture des considérations morales ou philosophiques des différents personnages (discussions autour des sciences, de l'Homme, de l'amour…).
    Même si je n'ai lu que la traduction et que le texte original est sans aucun doute meilleur, j'ai beaucoup apprécié l'écriture plutôt poétique, les phrases harmonieuses et travaillées.
    Dans la deuxième partie, j'ai moins aimé les pages, trop nombreuses à mon goût du « journal d'Odile », qui provoquent une rupture dans le récit.

    Lien : http://metamorphoses-de-psyche.cowblog.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par Cleanthe, le 05 octobre 2011

    Cleanthe
    Un quatuor amoureux, des chassés croisés entre amants, un mari amoureux de la pupille de sa femme parti à la guerre sans parvenir à oublier celle qu'il aime, un enfant conçu par deux époux alors qu'ils songent chacun aux bras d'un autre, à l'amour d'une autre, un feu d'artifice offert à l'amour de son amante, un petit garçon sauvé in extremis de la noyade, un autre tombé à l'eau, et qui en meurt, dans la tempête qui suit les débordements d'une retrouvaille amoureuse: la matière des Affinités électives est pleine de fureurs et de débordements...

    Lien : http://danslabibliothequedecleanthe.over-blog.com/article-goethe-les..
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Citations et extraits

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  • Par Outis, le 17 septembre 2007

    Il n’y a rien de plus maladroit et de plus barbare, dans l’éducation des enfants, comme aussi dans la conduite des peuples, que les interdictions et les défenses. L’homme est actif par nature, et, si on sait lui donner des ordres, il suit aussitôt, agit et exécute. Pour ma part, j’aime mieux supporter longtemps dans mon cercle des fautes ou des défauts jusqu’à ce que je puisse imposer la vertu contraire, plutôt que de me débarrasser de la faute, sans rien mettre de bon à sa place. L’homme fait très volontiers ce qui est bon et utile , pourvu qu’il en ait l’occasion ; il le fait pour avoir quelque chose à faire et n’y réfléchit pas plus qu’aux sottises qu’il entreprend par oisiveté et ennui.
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  • Par Elvira, le 15 octobre 2011

    Nous aimons à nous figurer les choses humaines, et en particulier les liens du mariage, comme tout à fait durables ; et, pour ce qui regarde le dernier point, nous nous laissons conduire par les comédies que nous voyons répéter sans cesse, à ces imaginations qui ne concordent point avec le train du monde. A la comédie, le mariage nous apparaît comme le but suprême d’un désir différé par des obstacles pendant plusieurs actes ; et, à l’instant même où il est atteint, le rideau tombe, et cette satisfaction momentanée se prolonge en nous. Dans le monde, il en va autrement : derrière le rideau, le jeu continue, et s’il se relève, on aimerait mieux n’en plus rien voir, n’en plus rien entendre.
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  • Par Elvira, le 15 octobre 2011

    « Une seule joie me reste encore. Quand j’étais près d’elle, je ne rêvais jamais d’elle ; mais, maintenant, au loin, nous sommes réunis en rêve. Et, bizarrerie, c’est seulement depuis que j’ai fait ici connaissance d’autres aimables personnes des environs, que son image m’apparaît en songe, comme si elle voulait me dire : « regarde à droite et à gauche : tu ne trouveras rien de plus beau, de plus cher que moi. » Ainsi son image se mêle à tous mes rêves. Tout ce qui m’arrive avec elle s’entremêle et se superpose. »
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  • Par Elvira, le 15 octobre 2011

    Dans la vie de tous les jours il arrive souvent ce que, dans l’épopée, nous avons coutume de célébrer comme un artifice du poète : lorsque les personnages principaux s’éloignent, se cachent, s’adonnent à l’inaction, tout aussitôt un personnage de second ou de troisième plan, un personnage à peine remarqué jusque-là, remplit la scène, et, en exprimant toute son activité, nous paraît à son tour digne d’attention, de sympathie, voire de louanges et d’estime.
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  • Par Elvira, le 15 octobre 2011

    Si l’on songe au nombre d’hommes que l’on a vus, connus, et si l’on s’avoue le peu que nous avons été pour eux, le peu qu’ils ont été pour nous, nous ne nous sentons pas très fiers. Nous rencontrons l’homme d’esprit sans nous entretenir avec lui, le voyageur sans rien apprendre de lui, l’homme sensible sans lui rien témoigner d’aimable.
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Thomas Hairmont le Coprophile
Thomas Hairmont- le Coprophile (POL) : Où Thomas Hairmont tente d'expliquer d'où vient "Le Coprophile", et parle de la matière du livre et de la matière fécale, de l'excrément et de l'extrême, des formes et du vivant, du corps et du corps social, des mathématiques et des surfaces, de l'intérier et de l'extérieur, de l'usage de la première personne et de l'abstraction, de la narration et du lecteur, des sensations et des descriptions, de Goethe, de Dante et de William Blake, de la merde et de la quête de l'absolu, au moment où paraît "Le Coprophile" aux éditions POL, à Paris le 22 février 2011











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