ISBN : 2070125955
Éditeur : Editions Gallimard (2009)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Il en est des femmes comme des îles : on ne les aborde jamais aussi facilement qu'en rêve.
A marée haute, protégées par les embruns, elles se rient de nos tentatives, jouent les dévotes ou les catins dans les salons, les cuisines ou les trains de nuit.
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par saphoo, le 02 mars 2011

    saphoo
    Voici un petit recueil de 10 nouvelles, pour ne pas dire de 10 tableaux poétiques tout à fait charmant.
    La sensualité comme pinceau pour nous peindre les femmes rêvées, devinées, presque là à la frontière du réel et du fantasme. Tout comme un voyage, Guy Goffette nous embarque dans les rondeurs du verbe, l'impalpable du désir, où le froufrou féminin met en émoi le masculin, sourire, regard en catimini… une lecture presqu'orinique.
    Rien de déplacé juste des notes voyageuses … habillées de rouge passion.
    Encore un petit livre qui m'a plu énormément, auteur que j'ai découvert dernièrement avec “Elle, par bonheur, et toujours nue” qui m'avait enchantée.
    Qui mieux que le poète peut nous offrir la délicatesse dans le phrasé ?
    Qui mieux que le peintre peut nous offrir des tableaux délicats et lumineux ?
    Voici un auteur talentueux qui a la grâce et la beauté pour nous envoûter.

    A lire la quatrième couverture, vous poussez déjà la porte le monde particulier des poètes :
    Il en est des femmes comme des îles : on ne les aborde jamais aussi facilement qu'en rêve.
    A marée haute, protégées par les embruns, elles se rient de nos tentatives, jouent les dévotes ou les catins dans les salons, les cuisines ou les trains de nuit.
    A marée basse, elles vous détournent comme rien un écrivain de sa phrase, un voyeur de sa fenêtre, un collégien de ses devoirs.
    Insaisissables, on ne les touche qu'en fermant les yeux. Elles sont toujours l'ombre qui fait trébucher nos pas, la lumière qui confond nos routes.
    J'aimerai vous offrir des mots plus intenses et à la mesure de ce recueil, mais il est si petit et pourtant si grand, que je préfère vous laisser le plaisir de le découvrir


    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2011/02/02/20286142.h..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Evie, le 27 septembre 2009

    Evie
    La couverture est, aujourd'hui encore, ce que je crois préférer en ce livre, et pourtant, Et pourtant, il est incroyablement bon lui aussi !
    Il se compose de deux parties, Marée Haute et Marée Basse. Deux parties, chacune correspondant à 5 textes, plus ou moins longs. La première est consacrée aux femmes, l'autre aux hommes. Plus exactement, la première nous parle sous la vision d'une femme, sous ses sentiments, sous son ressenti, et c'est elle qui voit les autres, qui voit les hommes. Et inversement. Rien que pour la présentation, je fus conquise avant même de lire. Je trouve ça tellement... Tellement inhabituel, mais véritablement charming !
    Et quand Guy Goffette écrit, il écrit.


    Lien : http://lectureseviniennes.blogspot.com/2009/09/presquelles-guy-goffe..
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Citations et extraits

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  • Par saphoo, le 02 mars 2011

    La phrase rêvée, la phrase inespérée, la phrase miraculeuse, celle qui mûrissait depuis des siècles à l’ombre de sa main, au revers de la feuille blanche ; celle sur laquelle il peinait jour après jour, nuit après nuit, cigarette sur cigarette et le coeur battu battant à grands coups de cafés noirs ; la phrase à quoi il lui semblait avoir tout sacrifié, confort, famille, maîtresse, et la mer et le soleil et tous les clairs de lune ; celle dont allait dépendre son avenir, la phrase sans laquelle rien n’est possible et la vie même n’a plus de goût, Dan sentit ce matin-là, au réveil, qu’elle était là, juste à portée de sa main, qu’il lui suffirait d’un petit geste de rien du tout pour la tenir à sa merci, car elle flottait dans l’air entre le lit et la fenêtre ouverte et jouait avec la brise dans les plis du rideau en attendant qu’il se lève et s’en saisisse et qu’il la prenne comme une femme, ainsi qu’il avait pris, la veille, pis et repris, frénétique et inépuisable , au cours d’une nuit folle.
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